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Édition Semaine n° 42 / Octobre 2018

 

Paris - Milan

Venise...Là haut

Rome

urbs aeterna

Escapade

à Zurich

Thessalonique

à Halkidiki

Genève

Sur les pas de la Réforme

Florence

gemme de la Toscane

Crète entre cimes élevées

 et plages idylliques

London, toujours...

Lisbonne... au fil du Tage

Anvers, ville diamant!

Escapade bergamasque

 

Paris - Milan

© Lexnews

Promenade Milanaise

Pinacoteca Ambrosiana

La Pinacoteca Ambrosiana, née en 1618, et de manière générale l’ensemble de L’Ambrosiana formant un tout, ont été conçus par l’admirable cardinal Federico Borromée, archevêque de Milan, et font partie de ces lieux marquants qui croisent votre chemin avec bonheur, bien plus que vous ne pensez les avoir choisis… L’institution fut souhaitée par le grand humaniste afin de préserver la culture et de la rendre accessible au plus grand nombre, surtout aux plus démunis. Que de trésors gardés depuis ce début du XVII° siècle, dans le mouvement de la Contre-Réforme, afin de raffermir les croyants dans leur foi dispersés par les suites de la Réforme. La mission léguée par l’illustre archevêque perdure encore aujourd’hui avec la volonté de faire partager au plus grand nombre les trésors de la culture héritée des siècles précédents tout en les confrontant aux cultures d’autres civilisations et d’autres horizons.

 

 

Des trésors renommés de la peinture sont ainsi réunis dans la Pinacothèque, exposés avec goût en une scénographie intimiste : magnifique Madeleine peinte par le Titien, un personnage que le cardinal appréciait tant en raison du caractère humain qui s’en dégage, entièrement tourné vers la source divine de toute lumière, même les plus fugitives… La même salle offrira la tendre évocation de l’enfant Jésus enlaçant tendrement un agneau évoquée par cette peinture de Bernardino Luini, une œuvre pourtant si dramatique lorsque l’on réfléchit quelques instants à la symbolique représentée par ce jeune animal.

Ces premières impressions ne sont que le début d’une visite qui occupera plusieurs heures pour les plus persévérants ou bien quelques découvertes flânées au hasard des salles telle cette célèbre nature du morte du Caravage sous forme d’une corbeille de fruits automnale si différente dans sa simplicité (elle s’autorise même la figuration de feuilles à moitié desséchées) de celle portée par un jeune garçon figurant à la Villa Borghèse à Rome. Impossible de passer à côté de l’admirable portrait d’un musicien peint par Léonard de Vinci, le seul portrait masculin que l’on connaisse du peintre et qui représente le compositeur Franchino Gaffurio, auteur de nombreuses messes et motets pour la cathédrale de Milan entre le XV° et XVI° siècle.

 

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La liste est longue des trésors à découvrir dans ces lieux où le silence règne et où le personnel de surveillance est d’une délicatesse rare dans les musées de nos jours. Il faudra encore réserver de longs instants pour admirer le Codex Atlantico de Léonard de Vinci séparé en feuilles préservées de l’agression du temps dans des vitrines protectrices alignées tout au long de l’impressionnante Bibliothèque conçue selon la règle du nombre d’or, prônant l’équilibre parfait des dimensions dont la Renaissance fera grand usage. Un instant de sérénité extrême vous gagne et vous n’avez qu’un seul désir à l’esprit, revenir goûter ces rares moments de bonheur dans des lieux si généreux !
 

Pinacoteca di Brera…

Au 28 via Brera, à Milan, se trouve un ancien convent, aujourd’hui sanctuaire des plus belles œuvres de l’art italien : la Pinacoteca di Brera. Une fois passée l’austère façade de l’édifice, le regard se porte sur une statue érigée par le sculpteur Antonio Canova en l’honneur de Napoléon Bonaparte dans la cour intérieure, statue qui le représente en empereur romain, nettement moins sensuelle que celle qu’il réalisa de Pauline Bonaparte à la Villa Borghèse…

 

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On gravit les marches d’un escalier monumental, et il est impossible de ne pas croiser alors le regard de la statue de Cesare Beccaria, le grand juriste natif de ce quartier de Milan, et qui fut l’un des fondateurs du droit pénal moderne et premier adversaire de la peine de mort…

Alors même que de multiples trésors attendent à l’intérieur, flâner quelques instants sur ce balcon intérieur qui longe toute la cour au premier étage est un enchantement, surtout lorsqu’il est tôt, le musée ouvre « aux aurores », et qu’un beau soleil éclaire tout l’espace qui vous est réservé, sans l’ombre d’un autre visiteur.

 

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Il serait tentant d’aller immédiatement vers la Pietà de Giovanni Bellini, représentation émouvante de la mort du Christ à faire pleurer les cœurs les plus secs ou encore ses deux « Vierge à l’Enfant » qui vous feraient presque oublier la proximité d’admirables tableaux de Mantegna à quelques mètres… Cette salle qui porte le numéro VI est décidément inoubliable, une seule solution y revenir au plus tôt…

Un peu plus loin, c’est à Lorenzo Lotto que nos regards s’attarderont avec une autre Pietà où deux anges soutiennent avec difficulté le corps du Christ au bas de la Croix alors que sa mère effondrée est elle-même littéralement tenue par saint Jean, la souffrance extrême à la vue de son fils mort l’empêchant de se maintenir encore dans le monde des vivants. À peine reposé, le regard de cette scène chargée d’émotions, vous apercevez tout à côté de vous des Tintoret, des Véronèse et même un Titien, vous ne rêvez pas, vous êtes à Brera et vous irez encore longtemps de découverte en découverte…
 

La Galerie d’Italia

A quelques pas du Duomo, dans un angle, et installée au sein du palazzo Brentani construit en 1720 par Giuseppe Brentani et du Palazzo Anguissola, la Galerie d’Italia offre un remarquable parcours dans l’art du XIXe siècle italien. Dans les murs de ce qui fut une ancienne banque de commerce, et dont il reste de encore très beaux guichets début de siècle, ainsi qu’une impressionnante chambre forte, sont disposés en une scénographie agréable et soignée de nombreux chefs d’œuvre allant de bas-reliefs d’Antonio Canova de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au préfuturisme d’Umberto Boccioni.

 

 

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Que l’on soit amateur d’art italien ou néophyte, chaque visiteur trouvera dans ces murs des œuvres d’une qualité digne des plus grands musées internationaux. Francesco Hayez, le peintre du fameux « Baiser », Gerolamo Induno, Giovanni Segantini, Gaetano Previati vous sont proposés presque pour vous seuls tant l’intimité de ce musée est préservée des foules envahissantes. La Galerie offre également au rez-de-chaussée un parcours très instructif sur les grandes tendances artistiques du XX° siècle, qu’il s’agisse de l’arte povera, du spatialisme, du futurisme, le Pop Art italien et bien d’autres tendances encore avec des noms passés à la postérité depuis ces avant-gardes novateurs : Lucio Fontana, Fausto Melotti, Bruno Munari, Renato Guttuso, Alberto Burri, Emilio Vedova, Mimmo Rotella, Enrico Baj, Piero Dorazio, Tancredi, Gastone Novelli, Piero Manzoni, Gianfranco Pardi, Emilio Isgrò…

 

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Nombreuses seront les découvertes dans ce musée car cette institution dynamique abrite régulièrement des expositions de qualité, l’ensemble étant d’un accès libre. Charme supplémentaire, le petit jardin qui jouxte le musée est un ilot de verdure et de fraicheur en pleine canicule estivale et offre le luxe discret pour ses visiteurs de s’asseoir aux côtés d’œuvres d’art de Joan Miró, Giò Pomodoro, Jean Arp et Pietro Cascella…

Interview Mgr. Gianantonio Borgonovo, Milano, 19/07/18

 

 

 

Ordonné en 1979 dans l'archidiocèse de Milan, Mgr Gianantonio Borgonovo, docteur en théologie, a réalisé de nombreuses recherches en exégèse biblique à l'Institut Biblique Pontifical de Rome et à l'Université Hébraïque de Jérusalem. C'est ainsi en qualité d'expert non seulement du texte biblique mais aussi de la culture chrétienne qu'il a été nommé par le cardinal Angelo Scola en décembre 2012 archiprêtre du Duomo de Milan. Il a présidé de 2014 à 2017 la Veneranda Fabbrica del Duomo. Il dirige aujourd'hui le musée de la Veneranda Fabbrica, musée exceptionnel que tous les touristes visitant Milan se pressent de découvrir tant ses trésors sont nombreux et permettent de mieux comprendre ce prestigieux édifice au coeur même de la ville. Rencontre avec une personnalité attachante et ouverte aux réalités actuelles.




ous êtes né en Lombardie et toute votre formation a été influencée par le diocèse de Milan, le plus grand d’Italie. Quelle est la spécificité et l’identité de cette entité géographique, fortement influencée par l’héritage ambrosien ?

Mgr. Gianantonio Borgonovo : "Nous avons en effet le plus grand séminaire ici à Milan. Lorsque j’y suis entré, il y avait alors plus de 1800 séminaristes, aujourd’hui nous n’en comptons plus que 150… De grands changements sont survenus ces derniers temps. Néanmoins, ce diocèse bénéficie toujours d’excellents instituts théologiques qui ont hérité du legs ambrosien. C’est cette riche expérience dont j’ai pu bénéficier également qui m’a permis de poursuivre mes études à Rome puis à Jérusalem. Indéniablement, le fait, pour moi, d’avoir étudié au préalable ici à Milan a été une grande opportunité. C’est ici que j’ai pu, en effet, acquérir toutes les bases qui m’ont été utiles et indispensables par la suite. Célébrer selon les rites ambrosiens offre certaines particularités quant à la liturgie, les prières et même quant aux études de l’héritage patristique. Cet héritage ambrosien a été fondamental pour l’ensemble de ma spiritualité".

Quel est votre souvenir du cardinal Carlo Maria Martini, haute figure de l’Église et notamment de Milan ?

Mgr. Gianantonio Borgonovo : "Carlo Maria Martini a été une figure très importante pour moi, car il était professeur, puis recteur à l’Institut Biblique Pontifical et recteur de l’Université Grégorienne. Lorsque je suis allé à Rome, il résidait là, mais a été nommé archevêque de Milan, la même année, ce qui fait que je n’ai pas eu cette chance de l’avoir comme professeur. C’était un expert en études bibliques et a été le conseiller important pour de nombreux chercheurs. Carlo Maria Martini avait institué un cursus d’études à l’Université Hébraïque de Jérusalem et il m’a par la suite vivement encouragé à le suivre, ce que j’ai fait".

 


Vous avez très tôt mené en effet des recherches à l’Institut Biblique Pontifical et à l’Université Hébraïque de Jérusalem, que vous a apporté cette connaissance au plus près du texte biblique ?

Mgr. Gianantonio Borgonovo : "Cette période que j’ai passée à Jérusalem a été très importante pour ma formation et mes études, sans oublier, bien entendu, la dimension culturelle. L’apprentissage de l’hébreu moderne et ancien, les contextes historique et géographique ont beaucoup compté lors de mes études à l’Université Biblique de Jérusalem. Mais de manière plus générale, toutes les personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer là-bas m’ont apporté cette sensibilité me permettant de mieux comprendre la culture et l’histoire hébraïques. J’ai pu constater par la suite des différences de sensibilité avec mes compagnons d’étude, et ces différences trouvaient leurs origines dans ce séjour à Jérusalem. Le fait d’avoir vécu intimement différents rites juifs au sein de familles chez lesquelles j’étais invité m’a ouvert le cœur à cette sensibilité, ce que l’étude de livres seuls ne saurait faire".

 


Vous dirigez le museum de la Veneranda Fabbrica, pouvez-vous nous expliquer l’origine et les fonctions de cette institution étroitement liée au Duomo de Milano ?

Mgr. Gianantonio Borgonovo : "L’origine de la Veneranda Fabbrica est étroitement associée à celle du Duomo, car elle a été en quelque sorte son guide. Le Duomo a été conçu par le seigneur de Milan Gian Galeazzo Visconti, il y a 631 années, mais il a rapidement réalisé qu’il était impossible d’accomplir à lui seul cette immense tâche. Il a ainsi compris la nécessité d’une administration et d’une organisation des travaux qui ont pris la forme de la Veneranda Fabbrica. Ainsi pour résumer rapidement, la naissance de la Veneranda Fabbrica demeure toujours étroitement associée à celle du Duomo et à la vie de la ville.

Ce sont donc des raisons pratiques qui ont présidé à sa création : trouver des architectes compétents, des artisans provenant non seulement d’Italie mais également de tout le nord de l’Europe… La création du musée est beaucoup plus contemporaine puisque son projet a été discuté en 1910, et qu’il n’a ouvert ses portes qu’en 1953.  L’idée était que le Duomo avait mis dans ses réserves depuis le XVIIe siècle un grand nombre d’œuvres d’art : statues, colonnes, objets décoratifs… qu’il n’était pas possible de présenter dans la cathédrale. Il a donc été décidé de créer un musée où exposer ces pièces souvent exceptionnelles, une manière de représenter l’histoire du Duomo au travers des siècles par ses œuvres d’art. Vous pouvez en effet y découvrir des statues du XVe, XVI et XVIIe siècles et avoir ainsi une meilleure idée de la vie de ce splendide édifice à travers les différentes périodes artistiques qui l’ont caractérisé. C’est quelque chose de très important pour mieux comprendre non seulement l’histoire de l’édifice mais également sa vie. Très souvent, lorsque vous visitez des cathédrales dans d’autres pays, vous avez seulement un monument, alors qu’ici, le visiteur a véritablement l’impression de quelque chose de vivant. Sa nature même est d’évoluer au fil des siècles, il n’y a rien de statique. Ma charge principale est de coordonner le musée, les archives, la chapelle musicale ainsi que d’autres activités culturelles. C’est dans le lien de toutes ces activités que s’accomplit ma mission. Plus qu’un directeur, c’est plutôt en tant que coordinateur de la culture du Duomo que je place mon activité essentielle ! (rires)…"

 

 

 


Comment percevez-vous la place des arts sacrés à Milan et en Italie comparée au reste du monde ?

Mgr. Gianantonio Borgonovo : "Pour vous répondre, je débuterai par ce problème initial hérité de la pensée cartésienne, et cette dialectique entre la pensée et la réalité. Les arts sacrés, au fil des siècles, ont toujours été des moyens figuratifs pour mieux comprendre et représenter la Bible. Les arts modernes aux XIXe et XXe siècles ont progressivement abandonné cet idéal initial et cherché à instituer un monde nouveau, un monde où la pensée prédomine sur la représentation. Pour représenter la réalité, de nos jours, nous avons la photographie ou les données numériques, les arts quant à eux ne sont plus figuratifs. Les arts sacrés modernes ont eu cette difficulté à se connecter et à comprendre cette évolution. Même de nos jours, nous sommes encore confrontés à ce problème, nous n’avons pas franchi le pont, et je pense que nous demeurons face à cette question non résolue. Le pape Paul VI a été le seul à comprendre que même les arts sacrés devaient appréhender cette interrogation. Nous devons travailler beaucoup plus cette idée qui me semble essentielle, car sur ce point nous sommes deux siècles en retard, même au regard des créations contemporaines en ce domaine.

 

 

 

 

Vous avez soit des œuvres d’art figuratives mais qui ne sont pas de l’art moderne, soit des œuvres d’art contemporain qui ne correspondent pas à notre manière de penser et à notre compréhension de la réalité d’aujourd’hui. Nous ne pouvons penser aujourd’hui avec une mentalité de plusieurs siècles en arrière, c’est tout le problème ! Notre muséum offre aux visiteurs différents chemins pour découvrir la Bible, siècle après siècle. Une statue est actuellement installée près de l’église de Saint Gothard réalisée par l’artiste britannique Tony Cragg qui est une évocation de la Madonnina du Duomo, la célèbre statue qui orne la flèche de la cathédrale. Il est certain qu’une telle œuvre n’est pas facilement compréhensible pour le plus grand nombre. Mais je pense qu’il est très important de faire cet effort d’appréhender cette manière de voir l’art contemporain parce que c’est le langage artistique d’aujourd’hui. Nous offrons cette richesse, par différents cheminements, afin de mieux considérer cette même réalité. Il me semble que grâce à cette approche, les personnes découvrant notre musée pourront mieux apprécier les problématiques de l’art de nos jours et peut-être mieux réfléchir à celles de demain".

 

 

 

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Hotel Magna Pars Milan

L’hôtel cinq étoiles Magna Pars Suites est situé en plein cœur du quartier du Tortona, à quelques pas seulement des célèbres Navigli, rares témoignages de l’époque où Milan était jalonnée de canaux avant qu’ils ne soient comblés par des restructurations urbaines cédant à la modernité… Autres témoins également d’une ville ayant connu le développement avec ces fabriques et artisanats ponctuant le paysage de ce quartier sud de Milan et qui, ces dernières années, se sont métamorphosés en haut lieux de la mode et du design. Il suffit en effet de s’y promener pour voir les enseignes les plus célèbres de la mode italienne y installer bureaux et showrooms notamment au sein même de l’hôtel Magna Pars Milan lors de l’effervescence des collections.

 


Magna Pars Suites Milano est, lui-même, né également d’une heureuse reconversion pour d’une ancienne fabrique de parfum métamorphosée, depuis quelques années, en un luxueux hôtel cinq étoiles unique en son concept et son design. L’hôtel abrite encore aujourd’hui l’enseigne du renommé parfumeur, ayant développé sa propre marque tout en continuant ses relations avec les plus célèbres marques de parfum italiennes. Lorsque l’on entre en ces lieux, c’est une impression de lumière et de clarté qui domine avec cette transparence du verre et l’omniprésence du bois.

Autre originalité, la quintessence des fragrances, bien sûr, on ne pouvait meilleure adresse, l’ensemble de l’hôtel répondant à une originale mélodie de parfums ! Ce fut un souhait des propriétaires que de garder cette mémoire olfactive des lieux pour la proposer délicatement et discrètement à ses hôtes. Chaque suite se voit ainsi discrètement identifiée par une fragrance – 39 flagrances pour 39 suites, celle-ci sera toujours subtile, perceptible avec l’attention que requièrent les choses précieuses. Magnolia, lys, iris, à vous de choisir…Vous pourrez même retrouver ces senteurs voire créer vous-même votre parfum personnel selon vos goûts et personnalité à la boutique située au rez-de-chaussée.

 


Le choix d’un design contemporain recherché et stylé séduit en ces lieux immédiatement, les propriétaires ayant transformé cette ancienne fabrique en temple du bon goût milanais : blancheur immaculée des suites, allure paquebot des couloirs au design de coursives, et au cœur même de l’hôtel cet incroyable bosquet de verdure abritant restaurant et bar en un ensemble harmonieux. Les expériences sont multiples au Magna Pars, l’intimité de suites généreuses où canapés confortables, cuisine et table de salle à manger offrent la possibilité de recevoir « chez soi », un peu comme à la maison. Chaque suite propose aux hôtes de larges espaces living et chambres séparés où œuvres d’art contemporain originales de l’Académie de Brera, toutes inspirées des différentes flagrances, impriment intimité, sérénité et harmonie à ces espaces.

 


Quel plaisir également que de descendre vers le centre végétal de l’hôtel où, en plein cœur urbain, un petit bosquet a pris naissance, dispensant fraicheur et senteurs à ses hôtes d’un jour, ou d’une soirée. Petits déjeuners, déjeuners et diners y sont proposés tout au long de la journée alors qu’à quelques mètres de là, le bar offre également de délicieux cocktails et collations. Les soirées cocktails-fragrances à base d'essence de fleurs et de plantes devenues l'un des rendez-vous les plus prisés de Milan sont assurément à retenir ! Alors que la température estivale milanaise affiche des valeurs hautes, cet espace de verdure ne laisse pas d’étonner et de charmer, ajoutant à l’attraction de l’endroit. Havre de paix et d’élégance stylée et raffinée, Magna Pars Suites est assurément l’hôtel tendance de Milan, un lieu à découvrir et à vivre !

Interview Barbara Rohner, General Manager Magna Pars Suites

 

 

Quelle est l’origine de Magna Pars Hotel et pouvez-vous nous expliquer la raison de sa situation à Milan ?


L’emplacement occupé aujourd’hui par Magna Pars Hotel était réservé à la fabrique de parfum de la famille Martone qui a dû se déplacer à l’extérieur de Milan en raison de son développement et de sa croissance. Dans les années 90, les lieux ont été transformés en un vaste espace évènementiel. Tout le quartier de Tortona a connu ce genre de mutation en devenant ainsi l’un des meilleurs et le plus réputé quartier pour la mode, le design et le life style. Il y a trois ans, un hôtel cinq étoiles membre des Small Luxury Hotels est né de cette ancienne fabrique reconvertie, c’est l’hôtel Magna Pars, le premier hôtel à parfum représentant l’excellence italienne et proposant une expérience unique sollicitant les cinq sens de nos hôtes. Ses composantes olfactives à base de bois, fleurs et fruits ainsi qu’un jardin caché créent et offrent un endroit magique en plein cœur de Milan.

 

 

Le design est au cœur de ce magnifique édifice, non seulement à l’extérieur mais également à l’intérieur de chacune de vos Suites.


Nous avons en effet tenu à ce que tous les éléments de décoration de notre hôtel soient sous le signe du « Made in Italy » avec des enseignes fameuses telles Poltrona Frau, Floss, Kartell, Italpoltrone, etc. Cette réalisation architecturale contemporaine est unique et est une évocation du passé avec ses composantes de l’ère post-industrielle, ses murs d’origine avec ses briques apparentes et ses balustrades en acier. Le blanc est la couleur dominante à l’intérieur en association avec le bois et une collection de livres anciens pour équilibrer l’ensemble. Des œuvres d’art originales contribuent également à la décoration de chacune de nos Suites en écho avec leur dénomination.

 

Vous proposez un large choix de services dans votre hôtel et tout spécialement un beau restaurant et un agréable bar, de même qu’un espace incroyable pour la réalisation d’évènements et d’expositions.


Notre service F&B est une grande valeur ajoutée de notre hôtel. Nous pouvons ainsi pleinement satisfaire nos clients sur un large éventail de services du cocktail au repas de mariage ou dîner de gala… Parallèlement, notre restaurant Da Noi In est notre fierté et pour cela un challenge de tous les jours. Tous les sens visent à être satisfaits par la perfection qui nous guide. Le restaurant propose une cuisine moderne et créative en raison de la qualité maximale des produits que nous retenons. Le cadre est de plus enchanteur avec ce jardin privé au cœur de l’hôtel en plein centre de Milan. Tous nos services sont orientés dans l’unique satisfaction de nos clients afin de leur offrir une expérience unique et inoubliable dans nos murs. En retour, nous constatons qu’un nombre croissant de nos hôtes renouvellent leur confiance en revenant nous voir.

 

 

 

Restaurant Da Noi

In via Forcella

Véritable écrin de verdure plus que prisé en plein cœur de la ville de Milan, le restaurant Da Noi, au sein même de l’hôtel cinq étoiles Magna Parts Milan, est situé dans le quartier des créateurs de mode et des showrooms. En ces lieux règne une ambiance festive où le paraître compte autant que le devenir avec cette esthétique stylée au cœur même des préoccupations, ce dont l'hôtel Magna Pars Suite est l'agréable miroir.

 

 

Installé au creux de ses murs, dans une végétation luxuriante, le restaurant Da Noi offre le choix d'une élégante salle ainsi qu'une très belle terrasse couverte. C'est à l'extérieur que nous nous installerons à l'une des petites tables dressées avec raffinement, œillets, lampes d'ambiance et climatisation extérieure pour un confort absolu. Nous débuterons ce dîner avec une entrée créative par un œuf cuit à basse température et présenté en papillote avec ses truffes noires et blanches pour un concentré de saveurs. Élégance également pour ce carpaccio de mérou et agrumes, stracciatella fumée et amandes grillées, un plat mettant en avant la douceur des associations méditerranéennes.

 

 

 

 

 

L’ambiance d’une douceur toute italienne mêle agréablement touristes et Milanais ayant retenu cette table dans leur carnet d'adresse, être vu et voir dans ce cadre idyllique est chose délicieuse. Nous sera également servi un délicieux risotto aux asperges vertes et ricotta, beurre d'amandes fumées, une impression crémeuse et équilibrée. La nuit est maintenant tombée et les accords de musique de fond laissent une impression estivale dans cette végétation luxuriante en plein cœur de la ville. Créativité encore pour cette déclinaison en quatre petits plats du lapin : en râble, macaron, club sandwich et en bouchée fritte a l'olive, c'est un menu en miniature original permettant de constater la maturité de la cuisine du chef. Belle préparation également pour ce filet de mulet au gratin de scarole et sauce bortaga, un plat mettant en avant des saveurs douces et rassérénantes.

 

 

Alors que les conversations sont encore bien animées en cette fin de soirée, un dessert tout en douceur viendra clore ces instants d'insouciance avec cette soupe d'agrumes et de mangue accompagnée de sorbet mangue et tannerie, une impression de fraîcheur de bon aloi en cette soirée caniculaire toute milanaise.

MAGNA PARS SUITES MILANO
Via Forcella ,6 - 20144 Milan, Italy - Ph +39 02 8338371 Info@magnapars.it
www.magnapars-suitesmilano.it

Brera Apartments Milan

Véritable alternative à l’hôtellerie de luxe, les appartements Brera Apartments Milan présentés sous forme de suites spacieuses et luxueusement aménagées trouvent ces dernières années un public international et exigeant toujours plus croissant. Se partageant entre clientèle d’affaires attirée par cette solution présentant l’intérêt d’une régularité pour des séjours fréquents et une clientèle privée permettant de réunir tout une famille en un même lieu, les Brera Apartments Milan jouissent d’une belle réputation en raison de la qualité des services proposés et le luxe élégant des suites proposées.

 

 

 

 

Les emplacements des Brera Apartments Milan ont été retenus pour leur accessibilité et leur proximité avec tous les centres d’intérêt et culturel de Milan. Les offres sont variées qu’il s’agisse d’un court séjour dans un appartement à deux pas du Castello Sforzesco et du Duomo ou d’une luxueuse suite de 90 m² à quelques minutes à pied de la pinacoteca de Brera dans le quartier Garibaldi en vogue ces derniers temps chez les managers, banquiers et personnalités de la télévision appréciant ces lieux animés par de nombreux restaurants et boutiques haut de gamme. Chaque offre garantit une qualité de service irréprochable. Réservation rapide par le Web, accueil individualisé à votre arrivée pour vous présenter l’appartement et vous accompagner dans la découverte de la ville, les Brera Apartments ont également retenu le meilleur de l’hôtellerie haut de gamme avec une approche privative à taille humaine et individualisée. Le design recherché a donné la priorité à une décoration de style épuré et raffiné aux teintes claires et aux meubles tendances.

 

 

 

 

Tout a été pensé pour proposer aux hôtes des Brera Apartments Milan un séjour sans encombre avec des suites agrémentées d’une cuisine bien équipée, salle à manger, deux salles de bain et deux chambres à la literie irréprochable dont une ayant conservé quelques vestiges de fresques anciennes entre deux lampes design… L’ensemble des services proposés des Brera Apartments Milan se distingue des locations classiques d’appartements en ville avec une qualité d’équipement digne d’un hôtel haut de gamme (station iPod/iPhone, TV écran plat, air conditionné, parquets en bois, produits de salle de bain, réfrigérateur, machine Nespresso avec une sélection offerte de capsules, thés et tisanes) tout en offrant à ses hôtes une liberté en plein cœur de la ville même de Milan…

 

 

On vous laissera les clés de votre appartement milanais et ne soyez pas surpris si vous êtes salué par un voisin de palier arrosant ses plantes, vous laissant l’impression très dépaysante d’avoir définitivement élu résidence à Milan… Une solution à adopter assurément pour de courts séjours exigeants calme et indépendance ou pour un séjour familial et entre amis pour une liberté aux rythmes milanais des plus plaisants.

Interview Paolo Catoni, CEO Brera Apartments

 

 

 Quelle est l’origine de Brera Apartments ?

Notre compagnie possède deux branches, l’une, Brera Apartments, pour de courts séjours en calquant les services proposés sur ceux de l’hôtellerie haut de gamme. La deuxième branche concerne le conseil en hôtellerie qui inclut les dimensions stratégiques et de management dans ce secteur de l’hôtellerie du luxe dont je suis originaire. Fort de cette expérience, j’ai souhaité proposer à nos clients un autre concept en ouvrant des suites et des appartements à Milan qui offrent des services similaires mais dans un autre contexte. Vous avez deux offres avec des suites sans cuisine comme dans un hôtel et des appartements, de plus grande taille avec cuisine, plus orientés pour les familles et pour celles et ceux qui viennent pour travailler dans notre ville souhaitant à avoir leurs habitudes dans nos murs. Je me suis interrogé sur les raisons de ce succès des locations d’appartement de nos jours, et je pense que dans une grande majeure partie des cas, les hôtels moyen de gamme – je parle des trois et quatre étoiles et non des cinq étoiles – ont rogné sur la qualité des services de conciergerie, de petit-déjeuner et autres pour des raisons financières. De ce fait, les clients ne trouvent plus dans de nombreux hôtels ce qui faisait leur attractivité auparavant.
 


Quels ont été vos critères pour retenir les lieux de vos suites et appartements ?

Nous avons privilégié les positions centrales au cœur de Milan. Cela correspond à notre image et, pour des raisons de logistique et de services, ces différents emplacements ne sont qu’à quelques minutes de notre siège. Nous cherchons dans tous les cas à nous aligner sur le niveau des hôtels quatre étoiles et pour certains d’atteindre le niveau d’un cinq étoiles sans offrir bien entendu les mêmes services que ces derniers. Cela ne nous empêche pas de proposer des services de conciergerie efficaces.

 

Quelles ont été vos choix quant à la décoration de vos appartements et les services proposés ?

Selon les lieux, nous avons retenu une approche classique ou moderne, mais dans tous les cas en proposant des hauts niveaux de décoration et de matériaux à partir de mobiliers de designers connus. Par ailleurs, au-delà de la décoration, nous restons en permanence à l’écoute de nos hôtes pour leur réserver un place au théâtre, un dîner dans un restaurant, apporter dans l’appartement des courses ou un repas chez un traiteur de la ville. La seule différence étant d’appeler nos bureaux au lieu d’un concierge. Nous proposons même des services laundry similaires aux hôtels. Nous avons également un restaurant Olmetto avec un chef qui a travaillé pour des restaurants étoilés par le passé. Il s’agit d’une restauration de qualité à partir de la cuisine italienne qui recueille un certain succès ces derniers temps.
 

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Nous allons ouvrir en octobre 2018 un immeuble entier avec réception, restaurant et spa, avec 21 suites, une offre proche d’un quatre étoiles près du Duomo. Il s’agira d’une offre entre celle de nos appartements et celle d’un hôtel haut de gamme.

 

Tel. +39.02.36556284 E-mail: stay@brerapartments.it
www.brerapartments.com

© Lexnews

 

Tables milanaises

 

Ristorante Berton *

A Milan, le restaurant d’Andrea Berton, originaire du Frioul, est un haut lieu, réputé et fort prisé, de la gastronomie internationale. Formé à la cuisine de Gualtiero Marchesi, à l’Enetoca Pinchiori, sans oublier le célèbre Louis XV d’Alain Ducasse, Andrea Berton fait aujourd’hui avec le Berton l’unanimité.

 

 

 

 

En ce lieu de l’enchantement, vous serez accueilli par une équipe dynamique et aimable, Stefano Carenzi et le sommelier Luca Enzo Berté se chargeront de vous embarquer en un merveilleux voyage. La cuisine d’Andrea Berton aime avant tout mettre au centre de ses créations l’identité du produit, toujours reconnaissable au palais. Ce qui pourrait paraître comme une crudité simple, se métamorphose alors en d’étonnantes associations telles cette tomate crue rouge couronnée d’une galette, d’un sorbet au basilic et d’un jaune ou ces tomates jaunes à la manière d’un œuf offrant un effet de saveurs surprises ! Élégante sobriété soulignée de cette eau de concombre versée venant révéler toute la complexité de l’ensemble à la dégustation. Raffinement également avec cette salade de petites crevettes de Venise sur crème d’amandes et grosses crevettes crues, un jeu de sensations une fois de plus stimulantes et inattendues.

 

 

 

 

Il vous faudra aussi découvrir ce plat de calamars noirs grillés accompagnés en son centre d’un rond d’abricot, couleurs et saveurs jouant de leurs associations. De même, ces étonnants raviolis à l’ail et huile d’olive relevés légèrement de chili ; un plat savoureux accompagné d’un croustillant de cigale de mer et d’un verre d’infusion du même crustacé offrant à chaque bouchée des accords doux et crémeux, légèrement relevés, un plat d’une très belle signature.

 

 

 

L’ambiance est au diapason de la cuisine du chef, élégance et discrétion pour une salle raffinée au mobilier urbain, doux camaïeu, agréable espace offrant aux hôtes du Berton cette intimité feutrée trop souvent souhaitée. Professionnalisme du service, enfin, avec un ballet discret mais d’une redoutable efficacité. Suivra, dans cette délicieuse ambiance, un jeu des formes et des préparations avec ces girolles et aneth en version crue et croustillante, une découverte réjouissante. Étonnement également pour l’un des plats les plus traditionnels de Lombardie, le fameux risotto, qui sous les doigts du chef se métamorphose en allure de pizza avec ses traits de cuisson faussement reproduits… L’humour discret ponctue ainsi également la cuisine d’Andrea Berton , un humour toujours ouvert sur la créativité, jamais la facilité.

 

 

La côte d’agneau est elle aussi un morceau d’anthologie dans sa variante plus classique : excellence du produit, préparation et cuisson impeccable, petite crème d’herbes vertes, poivron fourré de ricotta, un classique d’une signature, ici, incontournable. Des sommets sont atteints au restaurant Berton, avec aisance, une impression renforcée par ces desserts tout aussi créatifs et non dénoués d’humour avec cet étonnant caviar Berton en billes de tapioca servies dans leur boite de caviar avec petite cuillère en nacre et granité de vodka ! Et surprise ultime une mini pizza au dessert ! Le secret ne sera pas dévoilé, il faudra venir le découvrir au restaurant Berton pour le plus grand plaisir de ses convives…

 



Avec ce dîner, le sommelier Luca Enzo Berté a proposé les vins suivants : Cà del Bosco – Annamaria Clementi Dosage Zero 2008, Francesco Cirelli – Trebbiano d’Abruzzo Collina Biologica 2017, Tramin – Unterebner Pinot Grigio 2016, Walter Massa – Derthona 2013, Davide Fregonese – Langhe DOC 2015.

Via Mike Bongiorno 13 - 20124 Milano Italia
T +39 02 67075801
www.ristoranteberton.com

Joia *

Le chef Pietro Leemann propose depuis longtemps déjà à Milan une philosophie de vie véritable au cœur même de son restaurant Joia dont le seul nom déjà est synonyme de promesses. Convaincu que la cuisine et l'âme entretiennent un rapport indissociable, c'est à partir de cette conviction profonde et sincère qu'il a élaboré au fil des années une approche toute personnelle où toute souffrance inutile à notre monde se trouve écartée au profit d'une joie partagée et d'une cuisine végétalienne.

 

 

C'est cette sérénité qui se ressent dès l'arrivée dans ce lieu sobre et épuré où le bois clair prédomine. Si vous avez la chance de pouvoir déjeuner ou dîner face aux cuisines, vous découvrirez alors le chef en personne, communiant pour chaque plat qu'il élabore à ce que la nature offre comme trésor. C'est toute une équipe au diapason de cet esprit qui s'active alors pour proposer des mises en bouche d'une fausse simplicité avec une authenticité recherchée notamment cette sélection de crudités choisies pour l’harmonie de leur fraîcheur et à marier à plusieurs sauces de soja, huile d'olive, herbes marinées...

 

 

En cet antre de la cuisine végétalienne, les produits animaux sont, bien sûr, écartés au profit de la joie primordiale d'un accord avec la nature reposant sur autre chose que la contrainte et la domination. Suivra un délicieux carpaccio de pastèque aux amandes grillées, là encore, harmonieuse déclinaison de la source de vie avec ces céréales et pois chiche présentés en bouchées enluminées d'une émulsion de rose, plaisir de ces légumes fermentés, saveurs retrouvées en un accord parfait. Étonnant plat également que ce Solaris qui porte bien son nom avec cette assiette radieuse où au centre d'un consommé de carottes et sauce à l'orange figure un rond parfait pour une terrine de légumes solaire.

 

 

 

Équilibre de nouveau parfait des saveurs pour lequel le chef a mis toute son âme ; pour lui, il ne s'agit pas de substituer aux produits animaux d'autres éléments de remplacement, mais bien de créer en soi un véritable art culinaire végétal à part entière. Nous sera aussi présenté un magnifique risotto aux tomates, poivre de Sarawak, chanterelles et pesto vert de céleri, le goût de ce plat emblématique de la Lombardie est ainsi renouvelé en un enchantement de saveurs, sans lourdeur et aérien. Plat inspirant également que ce tofu aux fèves accompagné de petits légumes légèrement saisis offrant une sensation de douceur et de grande paix pour cette cuisine sincère apaisant toute tension.

 

 

 

Les expériences ne manquent pas au restaurant Joia et l'heure du dessert sera également l'occasion de vivre cette originale réminiscence du chef entraînant plaisamment son hôte dans une promenade suisse - Pietro Leemann est né à Locarno - sous la forme d'un pot de crème en verre intitulé Gong et où une mousse de lait est unie aux baies rouges, vanille, sauce fraise et pistaches. Belle expérience lorsque le chef viendra alors activer le gong apporté tout spécialement pour que ce son primordial raisonne dans tout le corps en découvrant ce superbe plat. Après avoir félicité le chef et son équipe pour cette expérience singulière, nous ressortons en paix de cet antre unique à Milan, une découverte assurément, à vivre , renouveler et à partager.

 

 

 

 

A ces mets, le sommelier a suggéré les vins suivants : Pojer & Sandri, Faedo (trento) Traminer Aromatico 2017, Giuseppe Mascarello, Castiglione Falletto (Alba), Freisa, 2016.

Via Panfilo Castaldi, 18, 20124 Milano
Email: joia@joia.it Phone: +0229522124
www.joia.it

Ristorante Bu:r - Milano

S’il est un exemple de l’excellence dans la décontraction, c’est bien au tout nouveau restaurant Bu:r qui vient d’ouvrir au cœur de Milan. Alors qu’une canicule orageuse s’abat sur la ville, nous parvenons dans ce lieu comme par enchantement, sourires à la barbe fleurie, décors raffinés, humour décontracté sans familiarité président à ce dîner élégant où déjà de nombreux Milanais ont fait leur réservation… En ces lieux officie le chef étoilé Eugenio Boer, dont les origines italo-hollandaises ont fait un heureux mariage. L’hôte du Bu:r aura le plaisir de rencontrer cette personnalité attachante qui n’hésitera pas à venir vous présenter un plat de sa création, avec un éternel sourire communicatif jusqu’ à toute son équipe notamment le sympathique responsable de salle Simone Dimitri et la talentueuse sous-chef Francesca Russo.

 

 

 

Point de carte, ici, mais une cuisine conceptuelle à laquelle vous êtes totalement conviée en choisissant l’un ou plusieurs des 8 thèmes qui ont fait l’histoire de la gastronomie et marqué le parcours du chef. En cette soirée, ce sera un tartare et œufs de poissons accompagnés de beignets de fleurs de courgettes qui ouvriront ce diner dans une salle resplendissante de bon goût confiée à l'architecte Mario Abruzzese, moquette ocre, bois teinté, bleu de Chine, marbre et laiton...

 

 

Classicisme et modernité font curieusement bon ménage avec Eugenio Boer, où les influences liguro-siciliennes et hollandaises léguées par ses parents ajoutent à cette heureuse complexité. Nous sera ensuite présenté un petit bol de crudités et légumes cuits, vinaigre et crumble pour rappeler l’importance de l’excellence des produits, clin d’œil malicieux de cet esprit du tacos en Ligurie avec des crevettes de San Remo et pistou, lorsque les frontières fondent à vue d’œil chez Bu:r…

 

 

Le service est à l’image du chef, prévenant, sensible et attentif, un brin cocasse pour le bonheur des convives. C’est un hommage à la pastèque légèrement poêlée et buratta venant de la région voisine de Côme qui anticipe maintenant sur un plat délicieusement savoureux : un œuf cuit à basse température et fromage sur lequel est râpé généreusement devant vous une belle truffe d’été…

 

 

Encore un hommage revisité avec un grand classique du Ritz et de la cuisine d’Escoffier pour cette épaule d’agneau à la béchamel, crème de pomme de terre et réglisse pour un plat généreux et de caractère, un régal. Nous sommes conquis par cette aisance dans des registres pourtant différents, le chef sachant parfaitement s’y entendre pour métamorphoser un calamar ou une endive en d’habiles associations crémeuses ou proposer d’inoubliables cappelletti de gambero rosso de Sicile avec une infusion froide à base de têtes de crevettes, parmi les credo du chef figurent ceux de l’économie durable et de ne rien gâcher, ce plat sans rien perdre de son originale saveur en témoigne ! Excellence encore, ce risotto au chèvre et pistou relevé de brins de lavande, une réussite toute méditerranéenne.

 

 

 

 

L’atmosphère est, maintenant à toutes les tables, enjouée par le haut niveau atteint par la cuisine du chef dont la bonhomie est agréablement contagieuse en cette soirée. Un dernier hommage à l’Italie et à la Sicile avec un sorbet d’agrumes, crumble, chocolat, café, pistaches et câpres. Un hommage également à l’artiste italien Lucio Fontana pour cette crêpe de crème fraiche sur fraises incisée… comme il se doit ! Une soirée délicieuse et un restaurant auquel nous souhaitons un bel avenir déjà tout tracé…
 

 


 

Le sympathique sommelier Yoel Abarbanel a proposé pour ce dîner la sélection suivante : Franciacorta "SoulSatèn" Brut 2011, Contadi Castaldi ; Etna Bianco "A' Puddara" 2016, (cepage Carricante), Tenuta di Fessina ; Toscana Rosso "Troncone" 2015 (cepage Sangiovese), Le Ragnaie ; Grappa di Bukkuram, Marco de Bartoli - Pantelleria (distillée par Bertagnolli, Turin)

Via Mercalli ang. Via S. F. D’Assisi 20122 Milano
T: +39 02 62 06 53 83 E: info@restaurantboer.com
www.restaurantboer.com

Ristorante Wicky's

Le Ristorante Wicky's situé en plein cœur de Milan à quelques pas du Duomo, c'est avant tout une personnalité originale, celle d’un homme, de son chef, né au Sri Lanka mais ayant vécu au Japon où il s’est formé auprès de grands maîtres de la cuisine japonaise avant de venir s'installer à Milan.

 

 

Point de fusion ici, mais une vraie haute conception de la gastronomie reposant sur de grands classiques de la cuisine japonaise que le chef réinterprète selon son inspiration et le goût occidental. Maîtrise hors pair des techniques, découpes des poissons et crustacés sous les yeux des convives, chaque geste de Wicky et de son équipe reflètent cet art japonais fait de discipline et de rigueur, ce qui n'exclut pas ici un brin d'humour et d'originalité, loin de là. L’ambiance y est agréablement animée et si l'on a la chance de diner à la table du chef ou plus exactement au comptoir façon japonaise, c’est un véritable festival culinaire qui attend le convive du Wicky's. Vaisselle et poterie en grès ancien, décoration raffinée et épurée rappelant la poésie du chef et les images qui lui sont chères telle cette magnifique lune qui trône dans le restaurant comme un rappel de ses années d’enfance...

 

 

Mais l'Italie n’est pas totalement absence et est déclinée sous le soleil levant avec ce tartare de crevettes Goby, sauce soja et mirin en hommage à la mer de Sardaigne. Sublime évocation également de la Sicile et de l’orient avec ces crevettes rouges de Mazara, daikon marinées avec du vinaigre de riz sucré, tartare de thon, le tout magnifié par du caviar d'esturgeon, un plat qui révèle toute la finesse des associations du chef. Trios de carpaccios de poissons omble, saumon et thon pour un tour du monde étonnant de saveurs marines. Nous comprenons rapidement pour quelles raisons le restaurant Wicky’s a su gagner une telle réputation à Milan et à l’international, la salle est en ce milieu de semaine comble malgré ce mois de congé estival à Milan.

 

 

 Les accords doux et soyeux de cette Burrata d'Andria avec thon sicilien, grains et feuilles de cucungi, sauce yuzu-miso, aubergines cuites dans un bouillon de dashi, courgettes jaunes et petites carottes ne font que renforcer cette impression d’excellence. Suit également cette touche d’humour certaine du chef Wicky avec ce Mini-Burger de saumon canadien mariné au soja et gingembre et boulettes de feuilles de navet, crème sure yuzu et crème de betterave, une bouchée de saveurs fondantes.

Nous sommes assis face au chef qui dirige avec maestria toute une équipe répondant à une affluence incroyable, chaque plat passant sous vos yeux ébahis par ce festival de couleurs et de formes, sans aucune précipitation intempestive ou mouvements d’humeur. En véritable chef d’orchestre à la parfaite maîtrise, le chef est là, présent et sa carte en illustre toute la richesse ; Une richesse qui reflète son expérience aux quatre coins du monde sans jamais perdre l’âme de la cuisine japonaise.

 

 

Aussi même lorsque la morue se trouve cuisinée en tempura, c’est avec un traditionnel bouillon dashi que ces mets nous seront présentés. Un plat toujours très apprécié qui sera suivi d’une réinterprétation subtile de la fondue traditionnelle japonaise Shabu Shabu avec un carpaccio de Kobe sauce classique au sésame avec son consommé d'oignon et d'échalote, bouillon de dashi ; un plat superbe qui renouvelle avec finesse la mémoire de la cuisine japonaise. Douceur fondante encore des maki de tempura de crabe impérial, riz au safran, os de moelle à la milanaise et chips de pomme de terre et de parmesan ou cet étonnant carpaccio de Bœuf Angus d’Écosse avec sauce de soja et vinaigre de Champagne, un plat réjouissant marquant la mémoire gustative par sa générosité et ses saveurs rassurantes. Nombreuses seront encore les découvertes à la table de Wicky qui étonnent et surprennent l’hôte des lieux par la richesse de cette dextérité créative sans limite.

 

 

Les desserts seront également, pour clore agréablement ce dîner, à la hauteur de ce festival culinaire avec une étonnante pierre de lune à la mousse de noix de coco, crumble de cacao, mangue et fruit de la passion en gelée, éponge de pistache sans oublier ce délicieux fondant au chocolat aux perles de chocolat croustillant… L’expérience d’un dîner au Wicky’s est unique (et il vaut mieux réserver !), le chef avec sa maîtrise et son sourire vous ouvrant les portes du Japon en plein cœur de Milan pour un dépaysement enchanteur.


 

 

 

Avec ces mets le sommelier a sélectionné ces vins : Letrari Dosaggio Zero, Champagne Bollinger Special Cuvée, Canus Friulano, "Tardivo ma non Tardo" Verdicchio from Santa Barbara Company, Frederic Magnien Fixin - Les Crais de Chene, "Poli" white grappa and "Mueggen" Pantelleria Passito

Corso Italia 6 Milano 20122 Italia
Tel +39 02 8909 3781 reservation@wicuisine.it
https://wicuisine.it

Restaurant Pacifico Milano

 

 

Le chef Jaime Pesaque s’est fait connaître dans le monde entier pour être l’ambassadeur de la cuisine péruvienne depuis plus de 17 ans. Formé auprès des plus grandes cuisines mondiales, c’est en Italie qu’il a décidé d’associer cuisine italienne et péruvienne pour un ensemble étonnant de saveurs du monde andin et latin. Installé à Milan ( et également présent à Rome) dans le quartier élégant de Brera en un lieu intimiste où le bleu et quelques touches de rose prédominent offrant ces petits espaces propices aux conversations entre amis et au partage de la cuisine du chef.

 

 

 

 

Nous débutons ce déjeuner sous des accords de musique et un ceviche au loup de mer assorti de deux sortes de maïs, croquant et doux, des associations acidulées que confirme également un ceviche au thon mariné et poulpe. Le partage sied à merveille au Pacifico où des assiettes pleines de soleil et de saveurs invitent à déguster la diversité de ces mets exotiques.

 

 

Tacos de thon mariné et avocat, crevettes et sauce mangue suivront pour des associations sucrées salées relevées discrètement par une pointe de chili. Quelques notes plus traditionnelles s’invitent également à la table du Pacifico avec ce plat péruvien où le poulpe est associé à une crème d’olive et une purée de patates douces et citron, un plat doux et généreux.

 

 

 

 

Les saveurs flattent le palais, la cuisine du Pacifico joue à merveille la carte du voyage au long cours propice aux discussions et partage entre amis. Cette agréable pérégrination se poursuivra encore avec un cheese-cake déstructuré à la mangue, une manière de prolonger cette découverte d’une cuisine signée Jaime Pesaque .

 

Avec ce repas, le restaurant a proposé un vin de Sicile plein de soleil Baglio di Pianetto Ficiligno Biologico 2016.

 

 

Via San Marco angolo Via Moscova Milano
Tel: 02 87244737
wearepacifico.it

Caffè Panzera

S’il est une institution incontournable à Milan près de la gare, c’est bien le Caffè Panzera qui depuis son ouverture en 1931, la même année que l’inauguration de la gare, est toujours resté dans la même famille du même nom. Classé parmi les cafés historiques, les lieux ont su préserver le cadre de ces anciens cafés de la ville qui ont fait le charme de ces époques où prendre un verre ou un café était un art et non une simple formalité entre deux métros, un endroit qui a accueilli depuis son ouverture tant de célébrités…

 

 

Aujourd’hui encore, Alberto Kammer a cœur de faire partager cette tradition et tient à maintenir cet esprit hérité du style des années 30 en veillant sur la bonne marche d’une équipe de serveurs à pied d’œuvre des 7h du matin avec l’arrivée des premiers trains, jusqu’à bien tard le soir. À peine descendu du train en provenance de Paris, le caffè Panzera fait figure de havre de paix, un lieu où un copieux petit-déjeuner sera préparé et servi dans les règles de l’art, nappe blanche impeccable, vaisselle et plateau soigné, pour un café ou des thés sélectionnés, accompagnés de brioche, croissants et pains, jus de fruit frais et œufs pour les plus gourmands.

 

En terrasse, comme en salle, c’est l’excellence d’un service prévenant qui invite à prolonger ces moments de quiétude. En soirée, c’est également une belle expérience qui attendra le visiteur du Caffè Panzera durant son séjour milanais ou en partance pour la gare.

 

 

 

 

En terrasse ou dans l’agréable salle décorée de photos historiques, la cuisine milanaise et italienne sont en ces lieux à l’honneur avec de généreuses et savoureuses pizzas, d’onctueux risottos ou encore des viandes et poissons alléchants, une gastronomie simple et parfaitement réalisée dans la plus pure tradition italienne.

 

 

 

 

L’expérience au Caffè Panzera ne s’arrête pas là, ce qui serait déjà très bien, car il vous faudra absolument goûter aux redoutables pâtisseries plus succulentes les unes que les autres, choix cornélien en prévision pour ce lieu à garder assurément précieusement dans son carnet d’adresses milanais !

Piazza Duca d'Aosta, 10 Milano
Tel +39 02 669 2647
www.caffepanzera.it

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Milan Pratique

Thello, l’alternative train Paris-Milan

 

À celles et ceux que les contrôles de sécurité et longues files d’attente interminables aux aéroports dissuadent de partir en vacances, Thello propose un train de nuit pour Milan pour un transport en toute tranquillité. La réservation se fait aisément en quelques clics sur le site de la compagnie ferroviaire : www.thello.com  et le jour J, c’est seulement quelques minutes avant le départ que vous serez accueillis par le personnel de bord, prévenant et souriant. On vous indiquera votre cabine-lit, spécialement réservée pour vous (de 1 à 3 personnes). Avec un espace toilette et une petite table pliante, c’est une tout autre approche du voyage qui est ainsi proposée par Thello. Le personnel vous indiquera le trajet et les formalités douanières, vous préparera votre lit avec drap, oreiller, couette, en vous remettant une trousse de toilette avec tout le nécessaire, ainsi qu’une bouteille d’eau. Un bon cadeau vous sera également offert pour prendre une consommation au bar du wagon-restaurant et le matin avant l’arrivée vous aurez également la possibilité de prendre un petit-déjeuner offert.

Un restaurant demeure à disposition des voyageurs également pendant tout le voyage proposant repas et consommations tout en profitant des paysages qui défilent sous vos yeux. Climatisation et insonorisation garantissent un voyage sans encombre et le matin à l’arrivée, c’est en gare de Milan que vous parviendrez après une nuit de sommeil, frais et dispos !
 


À noter que ce voyage Paris-Milan s’inscrit dans la ligne reliant la France à l’Italie du Nord et notamment le Paris-Venise, seule compagnie à offrir cette liaison directe. Thello est une filiale de la compagnie italienne Trenitalia et, ainsi que le souligne son PDG Roberto Rinaudo, cet acteur dynamique de transport a à cœur de proposer une autre expérience du voyage à ses clients en reliant deux des plus attractifs pays d’Europe. Thello, ce sont deux liaisons quotidiennes, Paris – Venise depuis 2011 et Marseille - Nice – Milan depuis décembre 2014.

 

www.thello.com

Blacklane

service limousine d’excellence

 

Incontournable sur le marché du VTC (voiture de transport avec chauffeur), la société Blacklane a acquis une solide réputation en matière de transferts et de transport privé tant en raison de la qualité de ses prestations que de l’étendue géographique de son action. Offrant un système de réservation simple et d’une redoutable efficacité, Blacklane met à disposition un dispositif sur le web ou sur application mobile permettant d’inscrire avec une extrême facilité les lieux de départ et d’arrivée souhaités ou le nombre d’heures pour lesquelles un véhicule avec chauffeur privé sera réservé.
 


L’heure et le véhicule souhaité peuvent être complétés afin de personnaliser de manière complète ce service sur mesure. Le jour du rendez-vous est anticipé par l’envoi de deux e-mails et deux SMS informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports. Qu’il s’agisse de déambuler dans les rues encombrées de Milan ou dans les ruelles étroites de la ville haute de Bergame, les chauffeurs Blacklane se jouent des difficultés et toujours avec le sourire !

Le parc automobile est doté des voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule.

 


Blacklane offre, enfin, également la possibilité de visiter la Lombardie avec un chauffeur formé à cet effet et permettant de conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels… D’une redoutable efficacité, cette société dynamique et réactive s’adapte immédiatement aux changements de dernières minutes et grâce à son réseau performant et étendu parvient à trouver une solution à toutes les difficultés. Une société de transfert et transport avec chauffeur privé d’un sérieux et d’une efficacité incontestables, à retenir pour tous vos déplacements en Lombardie.

 



www.blacklane.com

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Escapade Bergamasque

 

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Promenades Bergamasques

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Accademia Carrara & Museo Adriano Bernareggi


Située au pied des remparts de l’antique cité, l’Accademia Carrara est un véritable trésor pour la peinture italienne. Après avoir fait une courte promenade parmi les arbres et les chemins pavés de galets, nous parvenons à l’une des plus belles collections de tableaux réunis grâce au génie visionnaire du comte Giacomo Carrarra tout au long du XVIII° siècle. L’Accademia Carrara qui a rouvert ses murs avec une scénographie aérée et des plus réussies offre, en effet, un regard sur un riche choix d’œuvres telles celles de Lorenzo Lotto, un peintre qui réalisa notamment un grand nombre de tableaux de qualité dans la ville et dans les églises avoisinantes en cherchant à entretenir un certain dialogue entre l’art vénitien et l’art lombard. Si les chefs d’œuvres réunis par ce collectionneur avisé que fut Carrara sont nombreux, doivent également être découverts ceux réunis par Giovanni Morelli au XIX° siècle, homme de goût qui s’attacha pour sa part aux peintures de Pisanello et de Bellini avec notamment cette magnifique Madonna col Bambino acquise en 1891.

 

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Le visiteur se laissera entraîner par cette belle scénographie, allant de merveilles en merveilles de cette peinture italienne détenue par l’Accademia Carrara au fil des siècles…


Le Museo Adriano Bernareggi fait également partie de ces petits joyaux cachés que l’on découvre en se promenant dans les rues bordées de palais anciens de la ville basse de Bergame. C’est dans les années 30 du siècle passé que Mgr Adriano Bernareggi eut l’intuition de réunir un grand nombre de chefs d’œuvre d’art sacré allant du XVIe au XXe siècles.

 

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Ces quatre siècles se trouvent ainsi résumés de la plus belle manière qui soit avec une sélection d’œuvres précieuses. Celles-ci reflètent non seulement la spiritualité de chaque époque, mais également le talent des meilleurs artisans convoqués pour la réalisation de véritables trésors artistiques. Si notre époque peut souvent sous-estimer ces vénérables témoignages, le musée offre le charme d’une présentation particulièrement agréable où le visiteur peut déambuler librement, souvent très près des œuvres sans sonneries ni gardiennages intempestifs… C’est aussi une plongée dans les magnifiques parures liturgiques léguées par les siècles passés, ciboires et calices rendus précieux par les pierres qui les ornent, tableaux, tentures et sculptures replacés dans leur contexte historique et de foi.

 

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Cette visite sera également l’occasion de découvrir des chefs-d'œuvre telle cette Trinité peinte par Lorenzo Lotto ainsi que La Vierge et l'Enfant réalisée par Daniele Crespi. Le Museo Bernareggi, offre, enfin, également un touchant témoignage d’objets plus humbles de dévotion populaire avec ces étonnantes statues naguère vêtues lors des fêtes religieuses.

 

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Musée et trésor de la cathédrale

La cathédrale San Alessandro mérite une visite en son sein, mais également dans les profondeurs de ses fondations. Le musée du trésor de la cathédrale invite, en effet, ses visiteurs à plonger dans une étonnante scénographie souterraine permettant de découvrir en une pénombre propice, mosaïques romaines, structures médiévales, objets d’art précieux, ornements liturgiques…

 

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Résultant de fouilles réalisées dans la première décennie de ce siècle, le sous-sol a livré une fascinante mémoire, objet du présent musée. Si des traces d’occupation repoussent les limites historiques au Xe siècle Av.-JC., c’est surtout le site romain qui marque la véritable naissance de Bergame, promontoire et carrefour géographique convoité sous l’Antiquité. Le visiteur découvrira ému ces fondations du premier édifice paléochrétien au Ve s. dédié à San Vincenzo en imaginant ce que pouvait être à l’époque la dimension et l’envergure d’une religion au début de son essor.

 

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Puis viennent les temps de la cathédrale romane et de son plein essor avant la métamorphose imposée par le génie de la Renaissance, Le Filarète, qui disparaîtra avant d’avoir achevé son projet. Tout au long de ce parcours indispensable pour comprendre non seulement l’histoire des lieux, mais également sa culture et son rayonnement, le visiteur pourra s’arrêter sur un nombre important de trésors et de fresques livrant un témoignage de ce que fut l’Histoire de cette région de Lombardie appelée à un riche destin jusqu’aux temps modernes.

 

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En remontant de ses vénérables entrailles, il faudra déambuler au cœur même de la cathédrale et admirer la profusion de ses chefs d’œuvre avec notamment le Maître-autel des saints Fermo, Rustico et Procolo réalisés par Filippo Juvara, l’admirable retable d’Andrea Previtali, le martyre de saint Jean évêque de J.B. Tiépolo, sans oublier l’impressionnant martyre de saint Alexandre, patron de la cathédrale, œuvre du peintre napolitain Nicola Malinconico, une puissante évocation entre destin tragique et extase annoncée par les cieux.

 

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Le visiteur de Bergame est décidément bienheureux car à seulement quelques pas de la cathédrale, c’est un autre édifice religieux inoubliable qui l’attend avec la basilique Santa Maria Maggiore, probablement l’une des plus belles églises de la région. L’édifice en tant que tel est déjà une ode à cette lumière miellée caractéristique de Bergame, faites de rayons filtrés par les petites ouvertures se reflétant sur les caissons dorés des voûtes. Son acte de naissance remonte au XIIe siècle avec cette demande d’intercession de la Vierge par les habitants de Bergame contre la terrible peste qui sévissait alors dans toute l’Europe.

 

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En remerciement d’avoir été épargnés, les habitants vont alors avoir à cœur de laisser un témoignage stupéfiant de foi avec les plus précieux matériaux : stucs, marbres, fresques, marqueteries dont les fameuses de Lorenzo Lotto, véritable joyau sur bois… Chaque siècle a apporté sa contribution à l’édifice, et en déambulant, le visiteur mélomane aura une pensée émue en découvrant le tombeau du compositeur Gaetano Donizetti, né et mort à Bergame et dont les anges éplorés rappellent la mémoire. Chose curieuse, il n’y a pas de porte centrale à cet édifice pourtant prestigieux, chaque entrée protégée par ses fameux lions de marbre rouge d’un côté, blanc de l’autre, ouvrant sur une porte latérale, ce qui n’enlève rien à son charme !

 

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Pour compléter cette visite, il sera vivement recommandé de découvrir le musée du Tesoro de la basilique offrant une étonnante montée aux étages qui révèlera des fresques d’une fraîcheur de conservation remarquable, parures liturgiques, objets précieux témoignant, s’il en était encore besoin, de la riche histoire de la basilique.
 

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Hôtels et Restaurants

Da Vittorio

Bergamo - Brusaporto

La résidence Da Vittorio est à l’image de la région qui l’abrite : douce et de caractère ; douceur, en effet, de cette élégante demeure protégée des collines qui l’entourent à moins d’une heure de l’effervescence de Milan et à quelques minutes de l’inoubliable ville de Bergame. De caractère également, car c’est toute la Lombardie qui marque ce lieu entre plaine et petite montagne, forets et cultures, et partout cette impression d’être immergé dans un ilot de verdure et de tranquillité.

 

 

A l’écart, en effet, de tout bruit, cette adresse des Relais & Chateaux s’est faite tout d’abord connaître pour l’excellence de sa gastronomie ayant atteint les plus hautes sphères avec trois étoiles Michelin. Mais Da Vittorio, c’est aussi l’expérience d’une hôtellerie haut de gamme à taille humaine avec une dizaine de chambre seulement. On parvient dans les lieux après avoir traversé un vaste domaine où rosiers, arbres de haut jet, massifs soignés, et belle et vaste piscine se disputent la prééminence, alors que sur les hauteurs, vignes et vergers offrent, pour leur part, de belles promesses de récolte et de promenades.

 

 

A peine arrivés, vous aurez le plaisir de rencontrer l’un des membres de la célèbre famille Cerea, toujours présents et souriants du début de votre séjour jusqu’à votre départ. On reste surpris par une telle attention spontanée et naturelle lorsque l’on connaît le niveau d’excellence atteint en ces lieux connus dans le monde entier. La décoration raffinée et élégante s’ouvre à la lumière bergamasque omniprésente où vases et objets précieux s’associent aux teintes crèmes ajoutant au charme des lieux.

 

 

Vous découvrirez à l’étage votre suite avec terrasse privative donnant sur le parc, l’occasion d’y prendre un bain de soleil, un apéritif voire son petit-déjeuner avec les oiseaux et la nature comme voisins avant un farniente tout bergamasque autour de la belle et attirante piscine… La suite de taille généreuse est décorée avec soin de meubles de style et soieries, rideaux aux plis impeccables. Une vaste salle de bains invite au repos alors qu’au dehors piscine et promenade attendent ses visiteurs… Au matin, c’est dans la belle salle du petit déjeuner qu’une autre surprise attendra l’hôte de Da Vittorio où une somptueuse table y est, en effet, dressée avec un impressionnant choix de mets salés et sucrés qui attendent gourmandes et gourmands. Jambons affinés, fromages, saumons, gâteaux, variétés de crèmes et confitures, miel en rayon, jus frais, des produits assurément sélectionnés pour leur fraicheur et excellence, le tout proposé avec la même gentillesse et attention que celles présidant au fameux restaurant Da Vittorio.

 

 

A qui souhaite redécouvrir ou faire partager l’expérience du goût dans sa pleine valeur, une telle expérience est providentielle. C’est ainsi un dénominateur commun d’excellence et de bienveillance qui préside à la demeure Da Vittorio, écartant l’anonymat des grandes industries hôtelières du luxe pour lui préférer la dimension humaine manifestée en ce lieu idyllique.

Interview Chef Roberto Cerea

 

 

 

 

Votre restaurant et l’hôtel Da Vittorio près de Bergame forment une histoire de famille

Roberto Cerea : "Absolument, le restaurant est né en 1966 avec mon père et ma mère qui ont créé leur première adresse au cœur même de Bergame. Ils ont eu cette intuition d’apporter, dans cette ville, les premiers le poisson, ce qui était tout à fait précurseur à l’époque. Les débuts ont été évidemment difficiles car ce goût était tout nouveau pour l’époque et il fallait dès lors éduquer les Bergamasques à cette nouvelle approche culinaire. Mais depuis, notre restaurant est devenu le premier restaurant de poisson en Italie ! En 2005, nous avons ouvert cette auberge de dix chambres avec le restaurant Da Vittorio à quelques km de Bergame, précisément à Brusaporto. Et nos projets nous poussent d’ailleurs à envisager la création d’une dizaine de chambres supplémentaires en raison du fort taux d’occupation, cela agrémenté d’un Spa qui viendra compléter ce qui existe déjà. Nous sommes encore jeunes pour réaliser tous ces projets (rires) !"

Quels ont été vos souhaits pour votre restaurant triplement étoilés ?

Roberto Cerea : "Mes frères et sœurs sont nés, ici, à Bergame et nous avons très jeunes tous travaillé dans les cuisines dès l’âge de 11 ans. Notre père avait une certaine autorité mais nous sommes tombés amoureux de ce métier qui est devenu pour nous tous une véritable passion. Nous avons également eu de nombreuses formations, notamment chez Troisgros, Lenôtre avec de nombreuses expériences en France. Nous avons souhaité, cependant, partir d’une expérience de la gastronomie du terroir lombard avec une dimension internationale et des techniques très modernes. Nous ne retenons que des produits de saison, et au summum de leur qualité et des tendances. Notre priorité avec mon frère a toujours été de proposer une belle assiette reposant sur la qualité optimale du produit sur lequel nous veillons et contrôlons. Mon frère s’occupe du poisson, des fruits et légumes ; moi, des viandes, truffes et champignons. La technique et la créativité caractérisent notre cuisine. Notre région est très riche sur le plan gastronomique, ce qui nous aide à la créativité de nos assiettes en lien avec les autres régions d’Italie et d’Europe. Quand je voyage, j’ai à cœur de découvrir les cuisines locales, découvrir les marchés, etc."
 

 


Votre restaurant est une affaire d’équipe

Roberto Cerea : "Notre équipe en cuisine et en salle repose avant tout sur une relation de confiance. Nous veillons à cette dimension humaine, certaines personnes travaillent même avec nous depuis plus de vingt ans !"

Votre pâtisserie est également réputée à Bergame avec la Pasticerria Cavour.

Roberto Cerea : "Oui, c’est une dimension également importante car mon frère a débuté par une formation de pâtissier. Malheureusement, en Italie, beaucoup de restaurants n’offrent plus de desserts à la hauteur de la cuisine réalisée. Chez nous, c’est une tradition à laquelle nous tenons, nous avons un laboratoire de pâtisserie que nous allons également agrandir. C’est une dimension qui est en effet très importante pour nous !"

 

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Dîner au restaurant Da Vittorio ***

Le restaurant triplement étoilé Da Vittorio accueille ses hôtes avec cette magie inimitable d'élégance et de gentillesse dans un décor sobre et raffiné camaïeu de teintes crème et rehauts de bleu gris, quelques touches de couleurs avec les lustres et appliques de la célèbre île de Murano. Nous sommes accueillis par Francesco Cerea, alors que ses deux autres frères, Enrico, surnommé Chicco, et Roberto, dit Bobo, officient en cuisine.

 

 

Cet homme prévenant aura toujours la délicatesse d'un geste ou d'un service pour rendre votre soirée exceptionnelle. Mises en bouche étonnantes de créativité avec ces chips et crème de parmesan, ces succulentes cerises surprises du jardin dont le noyau se métamorphose en foie gras... Étonnantes transformations également d'un cocktail classique, en l’occurrence un Bellini, sous la forme solide d'une mousse de pêche et écrevisses crues, une surprise délicieuse. Étonnement encore que ce thon cru taillé en spaghettis et que l'on enrobe généreusement de cette crème bagna cauda du Piémont et crumble de pistaches, un régal !

 

 

Le service compose maintenant un véritable ballet où chaque envie est devancée, une organisation sans failles alors que les deux chefs triplement étoilés s'affairent en cuisine avec une belle brigade. Les délices se poursuivront encore avec ses queues de scampis sur crème d'amandes et roveja, une association d'une douceur remarquable. Peut-on encore être surpris lorsque tant l'excellence est déjà atteinte ?

 

 

Certainement avec ce plat mémorable présenté sous la forme d'une coupe au nom malicieux l'œuf dans l'œuf. Une émulsion d’œufs de caviar présentés sur cuillère de nacre et associée aux œufs de caille, de saumon et à l'œuf de poule pour un plaisir confondant !

La gastronomie du restaurant Da Vittorio atteint ainsi des sommets que seul un risotto étonnamment déstructuré prolongera encore. Nous atteignons des sommets dignes de ces monts bergamasques qui nous entourent, une cuisine raffinée et toujours accessibles aux sens. Encore quelques belles découvertes avec cette morue de l'Antarctique cuisinée aux palourdes et olives taggiasche, excellence des produits sublimés par une technique atteignant la perfection.

 

 

 

 

Il faudra encore découvrir ces trésors sucrés dont le restaurant a le secret, une kermesse de douceurs avec ces clins d'œil et ravissements sucrés se jouant du palais tels ces petits cubes de pastèque marinés dans du Campari, ce dessert Creolo où émulsion de bananes, mangue en sauce et caracole, jouent des associations mutines avec cette mousse de noix de coco, citron et pink peppercorn sorbet.

 

 

Il restera encore quelques agréables surprises à cette table exceptionnelle avec ces mignardises déposées sur un impressionnant nuage de barbe à papa sans oublier le chariot de confiseries, signature de la belle et célèbre confiserie du nom également de Da Vittorio sise à Bergame-Alta, et qui à n’en pas douter rappellera bien des souvenirs aux enfants que nous sommes ! Ce sont les chefs encore présents à cette heure tardive qui viendront personnellement vous souhaiter une bonne nuit sous les étoiles de leur inoubliable et enchanteresse propriété.
 

 

 

 

Avec ce repas, les vins suivants furent proposés : Poggio alle Gazze Toscana 2016 Ten. Dell’Ornellaia, Curtefranca Chardonnay 2014 Az. Ag. Cà del Bosco, Trento Giulio Ferrari Brut Riserva del Fondatore 2007 F.lli Lunelli, A. A. Roen Vendemmia Tardiva 2016 Cantina Tramin.

Collation au restaurant Da Vittorio

A l'heure du déjeuner, lorsque le soleil est à son zénith, une pause gourmande et toujours gastronome attend l'hôte du Relais et Châteaux Da Vittorio entre une promenade dans le vaste parc et une agréable plongée dans la vaste et belle piscine du relais...

 

 

 

 

Accueilli avec le même professionnalisme que pour le restaurant triplement étoilé, c'est en terrasse sous les ombrages des tonnelles ou en salle qu'un agréable déjeuner vous sera proposé. Service élégant et prévenant, mises en bouche de tomates cerises confites à l'aubergine, petits cubes de pastèques rafraîchis au caviar, c'est une sublime fraîcheur qui se met en place alors que le soleil domine généreusement.

 

 

Pain maison aux trois farines reposé 36 heures, un verre de Bellavista Convento della Santissima Annunciata CurteFranca bianco cuvée 2013, c'est toute l'excellence Da Vittorio qui se manifeste alors avec cette impressionnante salade de la mer où poissons marinés, crevettes, écrevisses, gambas, poulpes, calamars sont présentés en une magnifique et gourmande composition avec ses légumes miniatures pour un enchantement de couleurs et de saveurs...Trois cuillères de mayonnaise, citronnelle et pistou accompagnent ces mets fins d'une fraîcheur irréprochable pour un jeu d'associations à la fantaisie de chacun !

 

 

 


Dessert léger, enfin, également sous le signe de ces couleurs qui siéent si bien à l’Italie en une palette digne d'un peintre où petits pots de sorbet et fruits déclinent les saveurs de l'été. Régal de la framboise, Passion, mangue, agrumes... Un déjeuner d’une saveur exquise laissant présager la douceur d’un merveilleux dîner à venir…

 

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DA VITTORIO Relais & Châteaux
Via Cantalupa 17 I-24060 Brusaporto ([IT] - Italie)
Tél. : +39 035 68 10 24
www.davittorio.com

Relais San Lorenzo Bergame

Au sommet de la ville haute de Bergame, il est un promontoire unique qui domine toute la vallée du haut de ses remparts vénitiens : c’est le Relais San Lorenzo, un hôtel cinq étoiles. En ces murs, toute l’histoire de la région se concentre sur une incroyable échelle temporelle, des fondations antiques remontant à l’époque romaine archaïque, moyenâgeuse et renaissance jusqu’à l’architecture la plus contemporaine.

 

 

Nous parvenons dans cet endroit unique en son genre après avoir déambulé dans les multiples et charmantes ruelles de la de Bergame Citta’ Alta, où le temps semble avoir suspendu son aile. Accueil stylé et efficace de Daniele Cotronei à la réception, lobby vaste et clair ouvrant sur un patio rafraîchissant en ces heures chaudes de l’été, avant de découvrir une suite aménagée selon le design raffiné du talentueux architecte Adolfo Natalini. Passé et futur s’unissent en ces lieux à merveille où les plus beaux matériaux de l’artisanat italien ont été convoqués. Bois précieux en palissandre, cuir et peausseries, lampes Flos pour une harmonie élégante entre nature et culture si bien résumée à Bergame.

 

 

Lorsque l’on déambule dans les murs du Relais, c’est également au cœur de l’Histoire que l’on entre avec, à l’étage inférieur, un étonnant espace archéologique dont les origines remonte au Ve siècle avant J.-C.

 

C’est un incroyable livre ouvert archéologique qui est ainsi proposé aux hôtes du relais du petit-déjeuner jusqu’au dîner, puisque c’est dans ce site extraordinaire, qui pourrait à lui seul mériter un musée, que le célèbre restaurant du même nom San Lorenzo et la salle du petit-déjeuner se tiennent ; Comment mieux commencer et finir sa journée bergamasque ?!

Chaque siècle a laissé ici une pierre ou un vestige, des fondations de la Rome antique jusqu’à l’époque républicaine et impériale, puis au Moyen-âge et à la Renaissance.

 

 

Vous prendrez votre thé ou votre souper face aux restes d’une domus romaine et même les traces d’une antique Hostaria citée au XVIe siècle… Quel étonnant voyage lorsque après le dîner en ces antiques compagnies, vous déciderez de prendre un café ou un digestif sur la terrasse aménagée selon un design futuriste de bel effet.

 

 

 

 

Un jacuzzi de plein air vous offrira même quelques instants de fraîcheur aux heures chaudes la journée, à moins que nous ne préfériez profiter du Spa réservé aux hôtes du Relais pour une pause détente et soins.

 

 

Les expériences seront nombreuses au Relais San Lorenzo à Bergame, la première sera celle d’une pause élégante assurée par une équipe jeune et serviable rendant ce séjour plus agréable encore.

Dîner à l'Hostaria Relais San Lorenzo Bergame

C'est un cadre unique et incroyable qui attend le promeneur gourmand à Bergame au Relais San Lorenzo. Celui de souper littéralement parmi les ruines romaines et médiévales de la ville même de Bergamo-Alta ! Avec une association de modernité et de respect de ce vénérable héritage, dîner ou déjeuner dans un tel cadre s'avère en effet une expérience étonnante qui ne saura que ravir.

 

 

Accueillis par Nicole, vous serez placé juste aux côtés de cet incroyable décor, fondations rectangulaires de maisons romaines, traces d'édifices du moyen âge jusqu'à la renaissance... Nous débuterons ce dîner sous ces auspices avec un verre de Franciacorta rosé accompagné de belles et agréables mises en bouche, notamment cette originale version salée du baba à la morue, avant de découvrir la carte du talentueux chef Antonio Cuomo vouant à la cuisine de son pays un amour immodéré.

 

 

 

 

Nous le comprendrons avec cette appétissante et rafraîchissante soupe froide de petits pois aux algues et thé Macha accompagnée de petits rouleaux de riz fourrés au millet relevés d'un trait de vinaigre de riz. Un plat frais et savoureusement enlevé. Belles associations également pour ce carpaccio de thon rouge présenté en rosace et coloré de petites billes de crème de mozzarella de bufflonne et abricots.

L'ambiance est festive, une table voisine enjouée goûte également avec ravissement cet accord étonnant entre cuisine italienne et ruines antiques. Il vous faudra ensuite déguster ces savoureux gnocchis de pommes de terre au le cœur fourré d’olives et de pistou genovese, poulpes grillés, l’ensemble arrosé d'une infusion d'eau de tomates, une création audacieuse réussie.

 

 

Alors que le service bat son plein sous l'œil efficace et souriant de Nicole, notre regard ne se lasse pas de parcourir ces ruines, réflexions sur le sens de la vie, destin des civilisations... Que viennent suspendre agréablement de nouvelles belles créations et associations du chef avec notamment ces rouleaux de sole au tatziki et crème d'houmous, une manière de rappeler ce que les traditions italiennes doivent à l'héritage de la Grande Grèce. Viendront, enfin pour terminer, de plaisants desserts avec cette version surprenante de l’acquacotta et pomme en version liquide, rappelant, s’il en était encore besoin, la créativité de ce chef inspiré par un lieu, une histoire et une culture se trouvant si étroitement réunis dans cet impressionnant cadre de l’ Hosteria San Lorenzo.

 

 

Vins associés avec ce repas : Lugana Otella 2017, Moscato di Scanzo Doge Ca Brugherata

Piazza Mascheroni, 9A 24129 Bergamo (BG)
+39.035.237383 welcome@relaisanlorenzo.com
www.relaisanlorenzo.com

Ristorante Colleoni dell'Angelo – Bergame

Bergame, Piazza Vecchia, la basilique Sainte-Marie-Majeure, la cathédrale Saint Alexandre, le Palazzo della Ragione, le décor est jeté. Ici l’Histoire est dans chaque pierre, chaque détour, un air de Donizetti, un enfant de la ville et un fier condottiere qui a donné avec bonheur son nom au meilleur restaurant de Bergame. Que rêver de plus en cette soirée estivale, sans nuage, une chaleur agréable pour un dîner en terrasse avec pour voisins de table ces illustres monuments.

 

 

Accueillis chaleureusement par Pierangelo Cornaro, cette grande figure de la gastronomie italienne et internationale, nous prenons place à l’une de ces tables dressées avec raffinement face à la Piazza Vecchia où se termine une représentation de Commedia dell’Arte, un heureux hommage aux personnages d’Arlequin et de Brighella nés à Bergame. Nous débuterons ces agapes bergamasques avec une mise en bouche fraîche de calamar rôti accompagné d’une sauce à l’estragon et de beignets de fleur de courgette idéale avec un Franciacorta.

 

 

Cette agréable et joyeuse mise en appétit sera suivie d’un généreux carpaccio de poissons, huitres, Saint-Jacques et grosses crevettes en un assaisonnement savoureux pour une fraîcheur absolue. La cuisine du Colleoni dell’Angelo propose en un clin d’œil gastronomique la même version cuite, une expérience tout aussi savoureuse. Un jeteur de feu fait maintenant la démonstration de son art au milieu de la place, les badauds toujours étonnés perpétuent la tradition médiévale des attractions populaires.

 

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Il y a comme un air de fête en cette soirée à Bergame et les beaux plats de la cuisine de Colleoni dell’Angelo ne feront que renforcer ces sentiments de quiétude et de bonheur qui règnent toujours à sa table.

 

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C’est dans cette ambiance légère et bergamasque que nous dégusterons ces fameux raviolis au fromage et au safran avec un sublime Valpolicella de Vénétie ou encore ces gouteux taglioni aux crustacés démontrant l’excellence de l’art de la pasta en cette adresse. La nuit est désormais tombée sur la Città Alta de Bergame et pas un brin de vent ne souffle sur ces hauteurs. Suit une lotte mémorable, lotte aux tomates cerises et haricots verts fruit d’une préparation parfaite révélant aux gourmets toutes les saveurs d’un produit sélectionné pour sa qualité optimale. Les amateurs de viande pourront eux jetter leur dévolu sur ce plat bergamasque où veau, polenta et cèpes grillés servi avec une sauce blanche à la truffe offre une douceur et une délicatesse de saveurs mémorables.

 

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Soudain, un effet théâtral surprend les touristes non avertis : un bourdon grave et sonore se met à sonner 100 coups à 22 heures précises, tradition ininterrompue depuis le Moyen-âge qui marquait la fermeture des portes de la ville haute ; heureuse continuité, heureuse tradition.

 

A peine le dernier coup sonné, un predessert goûteux à souhait vient nous rafraîchir avec cette grosse cerise pleinement mûre et fraîchement cueillie du Trentino voisin. Une soupe de pêches et sa glace au lait, un soufflé et sa crème pâtissière au melon accompagné de billes et sorbets melon termineront avec gaîté cette heureuse soirée au restaurant Colleoni dell’Angelo, une expérience gastronomique toujours renouvelée.

 

Piazza Vecchia 7- Bergamo Alta -
Tel. 039 035.232596 - Fax 039 035.231991
info@colleonidellangelo.com
www.colleonidellangelo.com

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Bergamo Pratique

Thello, l’alternative train Paris-Milan

 

À celles et ceux que les contrôles de sécurité et longues files d’attente interminables aux aéroports dissuadent de partir en vacances, Thello propose un train de nuit pour Milan pour un transport en toute tranquillité. La réservation se fait aisément en quelques clics sur le site de la compagnie ferroviaire : www.thello.com  et le jour J, c’est seulement quelques minutes avant le départ que vous serez accueillis par le personnel de bord, prévenant et souriant. On vous indiquera votre cabine-lit, spécialement réservée pour vous (de 1 à 3 personnes). Avec un espace toilette et une petite table pliante, c’est une tout autre approche du voyage qui est ainsi proposée par Thello. Le personnel vous indiquera le trajet et les formalités douanières, vous préparera votre lit avec drap, oreiller, couette, en vous remettant une trousse de toilette avec tout le nécessaire, ainsi qu’une bouteille d’eau. Un bon cadeau vous sera également offert pour prendre une consommation au bar du wagon-restaurant et le matin avant l’arrivée vous aurez également la possibilité de prendre un petit-déjeuner offert.

Un restaurant demeure à disposition des voyageurs également pendant tout le voyage proposant repas et consommations tout en profitant des paysages qui défilent sous vos yeux. Climatisation et insonorisation garantissent un voyage sans encombre et le matin à l’arrivée, c’est en gare de Milan que vous parviendrez après une nuit de sommeil, frais et dispos !
 


À noter que ce voyage Paris-Milan s’inscrit dans la ligne reliant la France à l’Italie du Nord et notamment le Paris-Venise, seule compagnie à offrir cette liaison directe. Thello est une filiale de la compagnie italienne Trenitalia et, ainsi que le souligne son PDG Roberto Rinaudo, cet acteur dynamique de transport a à cœur de proposer une autre expérience du voyage à ses clients en reliant deux des plus attractifs pays d’Europe. Thello, ce sont deux liaisons quotidiennes, Paris – Venise depuis 2011 et Marseille - Nice – Milan depuis décembre 2014.

 

www.thello.com

Blacklane

service limousine d’excellence

 

Incontournable sur le marché du VTC (voiture de transport avec chauffeur), la société Blacklane a acquis une solide réputation en matière de transferts et de transport privé tant en raison de la qualité de ses prestations que de l’étendue géographique de son action. Offrant un système de réservation simple et d’une redoutable efficacité, Blacklane met à disposition un dispositif sur le web ou sur application mobile permettant d’inscrire avec une extrême facilité les lieux de départ et d’arrivée souhaités ou le nombre d’heures pour lesquelles un véhicule avec chauffeur privé sera réservé.
 


L’heure et le véhicule souhaité peuvent être complétés afin de personnaliser de manière complète ce service sur mesure. Le jour du rendez-vous est anticipé par l’envoi de deux e-mails et deux SMS informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports. Qu’il s’agisse de déambuler dans les rues encombrées de Milan ou dans les ruelles étroites de la ville haute de Bergame, les chauffeurs Blacklane se jouent des difficultés et toujours avec le sourire !

Le parc automobile est doté des voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule.

 


Blacklane offre, enfin, également la possibilité de visiter la Lombardie avec un chauffeur formé à cet effet et permettant de conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels… D’une redoutable efficacité, cette société dynamique et réactive s’adapte immédiatement aux changements de dernières minutes et grâce à son réseau performant et étendu parvient à trouver une solution à toutes les difficultés. Une société de transfert et transport avec chauffeur privé d’un sérieux et d’une efficacité incontestables, à retenir pour tous vos déplacements en Lombardie.

 



www.blacklane.com

Visite de Bergame

avec Turismo Bergamo

 

L’Office du Tourisme Visit Bergamo propose aux visiteurs de la ville, tant haute que basse, toute une série de services et d’informations utiles à la découverte de ce lieu riche en histoire, art et culture. Le visiteur aura grand intérêt à se rendre sur le site de la ville : www.visitbergamo.net  avec de nombreuses suggestions de visites et de parcours. Les bureaux de l’Office sont également présents notamment près de la gare de la ville
basse ou au pied de la Tour Gombit dans la ville haute, offrant toutes les documentations nécessaires pour les parcours touristiques à emprunter,

 les lieux et musées à visiter, ainsi que les adresses et visites organisées. Cet Office dynamique et polyvalent saura également utilement conseiller le visiteur bergamasque sur toutes les richesses à découvrir de la région.

 

 www.visitbergamo.net

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Venise...là haut !

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À la découverte de l’art vénitien…

Comment une si petite île peut-elle recéler tant de trésors ? Et ils ne sont pas tous cachés ou dérobés à la vue des visiteurs, loin de là ! Le visiteur, curieux, aura certes besoin d’une carte pour les découvrir et les seuls dangers qui le guettent sont le harassement, l’égarement même parfois, toutes ces inquiétudes étant vite balayées par une extraordinaire jouissance, celle d’accéder au plus près du beau, de l’absolu condensé en un si faible espace…

 

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Le visiteur vénitien aura tout intérêt à commencer pour la peinture par la fameuse Académie de Venise (Gallerie dell’Accademia). De l’incontournable place Saint-Marc, il suffit de prendre un vaporetto et de s’arrêter à La Salute (on peut aller plus près en bateau, mais la promenade à pied est un régal par beau temps !) puis de remonter tout droit, en longeant la Fondation Gugenheim, en prenant soin de faire une pause au passage pour un petit café matinal sur l’une des terrasses ensoleillées du quartier ! L’Académie possède le plus bel exemple de la continuité de l’art vénitien sur plusieurs siècles. Près de cinq cents ans sont, ici, réunis en commençant par le XIV° siècle avec Paolo Veneziano, peintre officiel de la République et dont le Polyptyque de Santa Chiara permettra d’admirer une représentation du couronnement de la Vierge d’un raffinement extraordinaire. Toutes les subtilités et évolutions de l’art vénitien sont en ces lieux. À quoi tient cette impression de continuité et de stabilité que tout visiteur constatera lors de sa visite ?

À la différence de nombreuses autres villes d’art italiennes, Venise a joui elle-même d’une stabilité politique, et ce de sa création en tant que République au XV° siècle jusqu’à la veille du XIX° siècle. Le pouvoir en place pendant de si nombreux siècles a su ainsi préserver et encourager ces artistes, ce qui explique cette immense réunion de chefs d’œuvre.
Comment, par exemple, oublier le réalisme de cette Procession sur la place Saint-Marc de Gentile Bellini après avoir foulé quelques instants auparavant ces lieux inchangés depuis cette représentation ?

 

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Toujours de Bellini, mais du frère le plus illustre, Giovanni, ces représentations de la Vierge sont un éternel sujet de ravissement tant leurs déclinaisons soulignent leur unité. Nous croisons Cima da Conegliano dont certaines des œuvres sont en ce moment exposées à Paris, au musée du Luxembourg, ce n’est pas grave, il y a tant de merveilles à voir ici ! Carpaccio offre également des instantanés saisissants de Venise dans ses toiles, et notamment dans son Miracle de la Croix au pont du Rialto… Nous sommes saisis de stupeur devant la célèbre Tempête de Giorgone, certains d’avoir entendu un coup de tonnerre face à l’évocation de l’éclair qui déchire la toile…
Il est impossible de retracer ici toute la richesse de ces précieuses Galeries, mais il est certain que s’il est un endroit que l’on doit visiter à chacun de ses séjours à Venise, c’est bien ici !

Les Primitifs vénitiens au musée Correr…

Au fond de la place Saint-Marc, lorsque l’on ose tourner le dos à la basilique, il faut grimper les marches d’un bel escalier, par la droite ou par la gauche selon son humeur, pour parvenir dans un musée qui vous fera entrer au cœur de l’histoire de Venise : Le musée Correr. Ce dernier peut en effet s’enorgueillir de multiples trésors, et parmi eux, nous avons retenu cette incroyable collection d’œuvres de peintures des primitifs vénitiens. Il faut pour cela gravir les deux étages, en se promettant de revenir au premier étage pour découvrir la très belle collection d’antiquités. Et là, dans de multiples petites salles, claires et non surchargées, vous déambulez parmi les œuvres de Paolo Veneziano et de ses contemporains du Trecento (XIV°s.).

 

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Progressivement, l’influence byzantine s’estompe pour introduire, au gré du développement de la Sérénissime, les éléments qui préparent la future Renaissance, il suffit pour s’en convaincre de s’attarder quelques instants sur cette dramatique pietà de Cosmè Tura… Il faudra également prendre tout son temps pour découvrir l’admirable petite salle consacrée à la famille Bellini, tout au fond sur la gauche. En ces lieux, baignés par la lumière naturelle de Venise, les œuvres du père, Jacopo, et de ses deux fils, Gentile et Giovanni inondent de leur beauté l’espace qui leur est réservé. Comment partir de cet endroit sans revoir cette Vierge de Giovanni Bellini dont le regard empreint d’une ineffable résignation vous suivra longtemps, comme un songe, après votre départ…

Confrérie Scuola Grande de San Rocco

Incontournable, la Confrérie Scuola Grande de San Rocco reste toujours un moment d'émerveillement pour qui la découvre. À l'image des nombreuses autres confréries laïques sous le patronage d'un saint protecteur, San Rocco n'a eu de cesse de se développer depuis le XVe siècle qui l'a vu naître. Parmi les innombrables trésors à découvrir dans ce lieu mémorable, l'incroyable travail réalisé par le Tintoret en ces murs ne cesse d'étonner qui entre dans les bâtiments de la Confrérie.

 

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Qu'il s'agisse de la Salle de l'Albergo ou celle dite Supérieure ou encore celle inférieure, la profusion de chefs d'œuvres du Maître en un même lieu ajoute au vertige. C'est un nombre impressionnant de scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se trouvent animées sous le pinceau du grand maître lui-même membre de la Scuola et qui réalisa ces oeuvres entre 1564 et 1587. L'esprit de la Contre-Réforme souffle au cœur de ces évocations, véritable programme théologique qui eut son importance en son temps et qu'il appartient à chacun de découvrir dans ce haut lieu de l'art vénitien.

Palazzo Cini


 

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Moins connu du grand public que ses aînés, le Palazzo Cini est un écrin d’art en plein cœur de Venise. Raffiné et discret, ce musée est le reflet du goût d’un grand collectionneur d’art Vittorio Cini (1885-1977). Installées dans le palais qu’il habita, cette collection reflète non seulement la qualité des choix artistiques de son propriétaire mais dégage de manière émouvante l’esprit qui l’animait tant les lieux sont encore chargés de sa présence. Pénombre propice aux plus belles œuvres d’art, des Primitifs à Filippo Lippi, Beato Angelico, Botticelli, Piero di Cosimo, Pontormo et bien d’autres encore… Intimité des lieux, œuvres étonnement à portée de main, sentiment d’un intérieur encore vivant, les parquets anciens en bois craquant sous vos pas… Le Palazzo Cini est également l’occasion d’expositions temporaires telle celle installée jusqu’au 17 septembre 2018 consacrée à d’extraordinaires architectures imaginaires, qui ont pour la plupart d’entre elles relevé du rêve et non des contingences pratiques de leurs concrétisations.

Musée Peggy Guggenheim

Peggy Guggenheim est née il y a 120 ans, un 26 août 1898. D’une famille ayant fait fortune dans l’extraction et la transformation de minerais du côté paternel et d’une famille de riches banquiers du côté de sa mère, la jeune Peggy grandit à New York jusqu’au drame du naufrage du Titanic dans lequel disparaît son père. Viendront les années de bohême à Paris avec d’autres expatriés américains et de nombreux artistes tels Constantin Brancusi, Djuna Barnes, Marcel Duchamp, Jean Cocteau…

 

 

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C’est à l’art contemporain qu’elle s’intéresse plus vivement grâce aux encouragements de son ami Samuel Beckett. Viennent alors les années d’acquisitions de toutes les œuvres possibles d’artistes qu’elle rencontre et soutient avant l’ouverture en 1952 du musée portant son nom à Venise dans l’ancien palais inachevé de la famille Venier, le fameux Palazzo dei Leoni, qu’habita précédemment Luisa Casati. Extraordinaire histoire d’un palais inachevé acheté et habité avec passion par trois femmes hors du commun...(lire la chronique du livre)

 

 

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Peggy Gugenheim disparaîtra le 23 décembre 1979, ses cendres sont déposées dans l’un des angles du jardin de son musée auprès de ses nombreux chiens. C’est en ces lieux extraordinaires que l’une des plus fameuses collections d’art du XXe siècle se trouve ainsi, aujourd’hui, réunie, dans un cadre enchanteur où les plus grands maîtres tels Picasso, Braque, Klee, Kandinsky, Dalí, Magritte, Miró, Chagall, Duchamp, De Chirico, Rothko, Pollock et bien d’autres encore vous entraînent dans ce délicieux vertige vénitien…

Pinacoteca Manfrediniana

Dans le Dorsoduro, au pied de la Salute, le visiteur aura grand plaisir à découvrir les collections Manfredini dans une pinacothèque intime et préservée du flux touristique. Lieu du Séminaire Patriarcal, les œuvres réunies en ces murs sont le fruit d’un legs laissé par le marquis Federico Manfredini (1743-1829) et compte de belles œuvres de Vivarini, Bellini, Cima da Conegliano, Lippi, Beccafumi, Guercino, toutes présentées dans une scénographie agréablement sobre et épurée.

Palazzo Fortuny

Lorsqu’il décrit les robes de Fortuny, Marcel Proust dans la Recherche ne peut dissocier Albertine des robes du célèbre couturier Mariano Fortuny et de ses souvenirs de Venise : « Pour les robes de Fortuny, nous nous étions enfin décidés pour une bleu et or doublée de rose, qui venait d’être terminée ». Le narrateur regrette de n’avoir vu cette ville, mais la présence si tentatrice de la Sérénissime se fond avec celle de la jeune femme qui « revêt » sur elle tous ses symboles de la féerie Fortuny. « Elle était envahie d’ornementation arabe, comme les palais de Venise dissimulés à la façon des sultanes derrière un voile ajouré de pierres, comme les reliures de la Bibliothèque Ambrosienne, comme les colonnes desquelles les oiseaux orientaux qui signifient alternativement ».

 

 

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Cette évocation puissante et colorée montre à quel point l’art de Mariano Fortuny (1871-1949) sut faire vibrer les plus intimes ressorts de l’émotion humaine par son art consommé de la forme, de la coupe, des plissés et des couleurs. C’est cette magie qui hante encore son palais Pesaro-Orfei et demeure pour le visiteur perceptible. L’insatiable créateur ne cessera, en effet, jusqu’à sa mort survenue en 1949, d’y collectionner tissus et autres traces du passé, amour hérité de sa mère qui elle-même collectionna toute sa vie des tissus précieux dans ces malles et coffres que le jeune Mariano découvrait émerveillé. Le visiteur sera plongé dans l’univers soyeux et inimitable du grand créateur que fut Mariano Fortuny, cet espagnol de naissance mais Vénitien d’adoption, tant la Sérénissime à l’abri de son Palais Orfei plongé dans une ambiance feutrée et sombre fut l’un de ses joyaux d’inspiration.

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Hôtels - Venise

 

Ca Maria Adele Hotel *****

 

 

Avec l’Eglise de La Salute comme seule voisine, le boutique Hôtel Ca Maria Adele a assurément retenu le cadre idéal pour installer un hôtel de luxe exclusif, véritable bijou vénitien, avec seulement douze suites, chacune décorée de manière singulière et raffinée d’une rare beauté.

 

 

Tout simplement splendide, l’hôte de ces lieux enchanteurs ne peut qu’être subjugué ! Alors que votre watertaxi vous déposera sur le ponton d’accueil privatif de l’hôtel, un service exclusivement masculin s’affairera pour vous réserver le plus bel accueil qui soit. Formalités administratives discrètement réalisées alors que vous vous rafraichissez dans le petit et intime boudoir attenant à la réception, mobiliers de style, tissus dans le goût vénitien, et cette agréable impression d’être accueillis dans l’un des palais du Doge…

 

 

Impression qui ne pourra que se renforcer lorsque vous découvrirez à l’étage votre suite, celle du Doge justement. Murs tapissés de pourpre, fauteuils à la taille de trône, miroirs et appliques précieuses se renvoyant la douce lumière distillée par votre voisine, Dame Salute, que vous pourrez admirer de jour, comme de nuit, pour vous seul… Tout est écrin raffiné en ces lieux, non point ostentatoire, mais une décoration recherchée dans le style de la Venise des Doges, époque glorieuse où l’opulence rimait avec élégance.

 

 

 

 

 

 

Petite touche originale de modernité, votre TV que nous n’allumerez que le temps d’observer un curieux spectacle : l’image d’une webcam installée sur le toit de l’hôtel et qui vous prodigue à toute heure de la journée le spectacle de la petite place et de l’embarcadère de La Salute, histoire de ne pas être pris au dépourvu si une visite s’annonçait… Envie de hauteur ? Si celle généreuse des plafonds ne suffisait pas, quelques marches et ce sera la discrète terrasse dans un goût oriental installée au sommet du palais dispensant fraîcheur et intimité pour un verre et une conversation dans un cadre rêvé.

 

 

Originalité encore que ce petit-déjeuner qui a banni le buffet pour ne répondre qu’à vos souhaits exprimés sur un carton laissé à votre porte. Le matin, dans votre suite ou dans la belle salle du piano nobile, un service élégant se met en branle pour vous présenter dans une vaisselle élégante, viennoiseries, pains et autres céréales, tout ce qui vous passerait par la tête pour composer un petit-déjeuner royal…

 

 

Avec un réel service discret et généreux, élégant et de bon goût, un séjour à l’hôtel Ca Maria Adele, déclaré l’un des plus romantiques boutique hôtel au monde, restera même pour ses hôtes les plus exigeants une expérience unique gravée dans votre mémoire…

 

Dorsoduro 111 - 30123 Venezia Italia info@camariaadele.itT +39 0415203078
www.camariaadele.it

Grand Hotel dei Dogi

The Dedica Anthology

À l’écart des lieux arpentés par des cohortes de touristes, il est un endroit au Nord de Venise préservé qui appartient à l’histoire même de la ville : Le Grand hotel dei Dogi. Installé dans le Palazzo Rizzo Patarol édifié au XVIIe siècle dans le goût des riches familles vénitiennes, le palais devint par la suite un monastère, puis une ambassade de France et de Savoie avant d’être transformé en grand hôtel.

 

 

Nous y parvenons en watertaxi par les canaux longeant la lagune du Nordi, la meilleure façon d’aborder ces lieux aux façades antiques et teintes d’ocre délicatement nuancées par les siècles. Parvenus à l’intérieur du Grand Hotel dei Dogi, faisant aujourd’hui partie du groupe The Dedica Anthology, c’est une impression d’antique demeure prestigieuse qui prédomine avec ses vastes espaces communs meublés de fauteuils et canapés recouverts de tissus crème et bordeaux dans le goût vénitien, où prédominent marbres rares et anciens, sols en mosaïques, et ces lustres majestueux de la toute proche île de Murano…

 

 

Aux étages, encore de vastes espaces, anciens salons ayant conservés leur mobilier d’époque, stucs et marbres précieux, invitent au farniente et aux songes ; on s’attendrait à voir une marquise sortir d’une porte à la dérobée…

 

 

 

Charme suranné des chambres gardant la mémoire de ces lieux avec ici encore leurs sols anciens en mosaïques, cartes géographiques d’une autre époque, touche résolument passéiste cultivant le passé des lieux. En redescendant, après le hall, le bar, et en terrasse, le restaurant de l’hôtel annoncent l’un des trésors du Grand Hôtel dei Dogi : un vaste et long jardin, unique à Venise par sa taille et ses majestueux arbres. Naguère ce quartier de Madonna dell’Orto était un endroit de nombreuses cultures, ce qui explique aujourd’hui la taille impressionnante pour Venise de ce jardin heureusement préservé des siècles. En découvrant cette perle, rocailles et bosquets se découvrent progressivement aux détours de ses méandres pour parvenir à un bâtiment qui le clôt et ouvre sur la lagune, magie de cette vue unique à partir d’un océan de verdure.

 

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Occasion d’otium dans un cadre de rêve, chaises longues installées au soleil ou à l’ombre sur la pelouse pour se remettre de ses émotions vénitiennes. Lorsque l’après-midi touchera à sa fin, un petit tour au SPA, enfin, installé au rez-de-chaussée suivi d’un apéritif au bar tenu de haut vol anticipera sur une soirée passée dans le calme et la sérénité.

Interview Martina Di Luca, General Manager Grand Hotel dei Dogi, The Dedica Anthology

 

 


Quelle est l’histoire de votre hôtel ?

Le Grand Hotel Dei Dogi,The Dedica Anthology est un palais historique, très intimiste et éloigné du flux des touristes, situé dans les murs du Palazzo Rizzo Patarol, une résidence magnifique édifiée par la famille Patarol au XVIIe siècle. Le bâtiment reflète la structure architecturale typique d’un palais vénitien de cette période, affichant le statut d’une famille prospère de marchands de la lagune et une habitation de tous les jours. A l’époque de sa construction, ce secteur correspondait aux seules terres cultivées de Venise, ce qui explique que lePalazzo Rizzo patrol ait hérité d’un si vaste jardin, chose extrêmement rare ici. Dans ce jardin se trouve une rocaille avec la statue de la Vierge Marie entourée de rochers artificiels, fontaines et buissons, signes que le palais hebergait un couvent au XXe siècle. L’hôtel associe ainsi un sens authentique de la noblesse héritée du XVIIe siècle à un style de vie moderne au service attentionné et personnalisé.

Votre jardin est en effet très étonnant par sa taille et sa richesse inhabituelles à Venise

C’est un trésor en effet bien protégé, une surprise pour nos hôtes avec un des plus vastes et magnifiques jardins botaniques privés à Venise. Il est considéré depuis des siècles comme l’une des attractions de la ville à découvrir pour les étrangers en visite. C’est pour cette raison que l’empereur François 1er d’Autriche l’a visité durant l’un de ses séjours à Venise en 1815. En 1833, Giovanni Correr a profondément transformé le jardin en suivant la mode romantique de son époque au lieu des formes géométriques des jardins italiens. Lorsque nos hôtes séjournent dans notre hôtel, ils peuvent ressentir le dévouement de nos jardiniers pour préserver cet héritage. C’est en effet un lieu très spécial que j’aime beaucoup personnellement.

 

 

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La décoration des salons est d’ailleurs également un témoignage de cette riche période

C’est en effet une période de la magnificence de Venise et de sa puissante histoire. A l’époque, « l’étage noble » était l’espace le plus important à l’intérieur du palais, où la noble famille vivait. Cet étage était agrémenté par les décorations les plus opulentes et élégantes de tout le palais. De nos jours, vous pouvez toujours admirer ces sols luxueux faits en « terrazzo Veneziano », ainsi que ces chandeliers de Murano, avec ce sens enjoué tout vénitien de la couleur pour la décoration avec tous ces détails typiques d’un boutique hôtel.

Quelles sont vos priorités pour les prochains mois ?

Le Grand Hotel dei Dogi fait partie depuis le 21 avril 2018 du groupe The Dedica Anthology, et nous avons à cœur d’y promouvoir l’image même de ce groupe à travers lui. The Dedica Anthology est une nouvelle marque d’hôtels de luxe reposant sur un éventail de cinq hôtels distincts en Italie et en Europe qui ont été associés pour représenter cette promesse d’une nouvelle gamme d’hôtellerie contemporaine. « Dedica » vient du latin « dedicare » qui signifie se dédier. “Dedica” en italien désigne la dédicace faite à la main par un auteur sur un livre qu’il destinera à un lecteur particulier, c’est aussi l’œuvre qu’un artiste désignera en l’honneur d’une personne. C’est un geste noble et personnel. C’est donc cet esprit qui guide notre dévouement pour faire de l’expérience d’un invité dans notre ville de Venise soit différente de ce qui se fait habituellement, répondant en cela aux souhaits de la marque. Nous considérons notre Grand Hotel dei Dogi comme un hommage à la ville de Venise. Je suis ravie d’avoir l’opportunité d’entreprendre ce nouveau défi professionnel en tant que General Manager de cet hôtel fabuleux qui appartient à la nouvelle promesse de l’hôtellerie italienne.

Dîner dans l’intimité

du Giardino Segreto du Grand Hotel dei Dogi

Un apéritif

au Grand Hotel dei Dogi Lounge Bar

 

 

Le Grand Hotel dei Dogi jouit d’une position excentrée et privilégiée à Venise avec son jardin luxuriant et merveilleux, qui n’a pas son pareil dans la ville, et ouvrant sur cette lagune du nord avec pour horizon Murano. Outre cet extraordinaire jardin, le Grand Hôtel dei Dogi abrite en son sein dans ce cadre enchanteur un restaurant - Giardino Segreto, installé sous une tonnelle toute de ferronnerie et accueillant en soirée ses hôtes à la lumière des bougies et lampions. Aucun bruit, si ce n’est celui de la petite fontaine toute proche et des nombreux oiseaux qui profitent de la fraîcheur des arbres adjacents.

 

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Un apéritif Bellini offre l’occasion de découvrir tous ces charmes alors que la température plus clémente dispensée par la végétation repose enfin les sens durement éprouvés par une journée vénitienne. Nous débuterons par une belle sélection de jambon de parme affiné accompagné de son melon et de gressins maison avant de déguster ces excellents scampi in saor, morue en en brandade, crevettes de la lagune, polenta et St-Jacques en gratin, un tableau varié des saveurs vénitiennes réinterprétées par la cuisine du chef Umberto Ungaro. La carte propose également une sélection de pâtes et de risotto, tels ces Tortellone à la crème de morue, poivron jaune et tomates. Les amateurs de poissons retiendront, pour leur part, ce filet de turbot aux asperges vertes et réduction de mangue pour un accord sucré sacré en réminiscence de la cuisine vénitienne. La nuit gagne sur le jardin et les oiseaux ont laissé la primeur de leur chant à celui de la fontaine. Douceur et charme de ces arbres témoins de tant de saisons et de chuchotements… Un café signature invitant vieux rhum et chocolat noir prolongera encore quelques instants l’expérience de ce si plaisant cadre avant une dernière promenade au bord des canaux vénitiens, endormis à cette heure de la nuit.


 

 

Alors qu’à l’extérieur chaleur et effervescence touristique règnent, il est un lieu étonnamment retranché de la cohue et d’une fraicheur appréciable: le Lounge Bar du Grand Hotel dei Dogi.

 

À cet endroit, vous serez accueilli comme un Doge par Bané, le responsable du bar et de la gastronomie, l’œil à tout, le geste sûr et rapide. Un Aperol Spritz pour étancher une soif certaine préparé avec un vin prosecco de qualité par l’homme de l’art réjouira d’emblée. Mobilier dans l’esprit des bars d’antan, canapés confortables avec vue sur l’incroyable et vaste jardin en plein Venise, c’est tout un art de vivre qui se trouve en quelques instants transporté, ici.

 

Vous seront alors proposés de gourmands sandwichs club dinde, bacon, œufs, tomates accompagnés de frites maisons ou encore ces savoureuses focaccia caprese avec mozzarelle de bufflonne, tomate et pistou, simplicité des préparations, excellence des produits.

 


 

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Nous avons l’impression d’échapper au quotidien en cet endroit où tout a été conçu pour le service grâce à l’efficacité et la gentillesse du Barman. Encore quelques douceurs avec ces petits fours préparés en cuisine et un café avant de découvrir le charme de ce jardin réputé, donnant directement sur la lagune nord et les îles vénitiennes.

Grand Hotel Dei Dogi
Fondamenta Madonna dell’Orto (Calle Larga Piave), 3500 - 30121 Venice
Tel +39 041 220 8111 e-mail : reception.dogi@dahotels.com
www.dahotels.com/grand-hotel-dei-dogi-venezia

Hotel Papadopoli Venezia

MGallery by Sofitel

L’Hôtel-boutique Papadopoli est une adresse bien connue des amateurs de charme préservé et de calme. Alors que train, bateau ou voiture laissent souvent le voyageur pétri des fatigues au terme de son périple, il ne reste à l’hôte de l’Hôtel MGalery Papadopoli que quelles rues et un pont à traverser avant de parvenir à bon port et de trouver verdure et calme, si rare au cœur même de Venise. Le MGallery Papadopoli évite bien des désagréments et égarements dans l’enchevêtrement des ruelles et canaux vénitiens.

 

 

En ces lieux, à l’écart des foules se tient une fière bâtisse 18e siècle qui vient de faire, avec un peu moins d’une centaine de chambres, l’objet d’une récente et élégante restauration. Avec vue sur le Canal Tolentini et les fameux Jardins Papadopoli qui comptaient naguère plantes exotiques, volières et même perroquets, l’endroit a un charme rare et privilégié à Venise grâce à l’élan donné par son sympathique directeur Pierpaolo COCCHI, francophile averti et qui vous accueillera avec une générosité sincère.

 

 

Immédiatement, vous percevrez que règnent en ces lieux une harmonie certaine et un équilibre des différentes facettes de l’hôtel. La réception ne vous harasse pas de questions, vous propose un verre avant de vous diriger rapidement vers votre chambre dont vous apprécierez le calme avec cette décoration cosy et soignée, véritable cocon soyeux où se remettre des fatigues, découvertes et promenades vénitiennes.

 

 

 

 

 

 

Un petit balcon donnant sur le canal et ce sont immédiatement vos premières impressions de voyage qui se graveront inexorablement dans votre mémoire : soleil radieux sur le canal, gondoles et petites embarcations flottant discrètement sur l’onde, passants discrets à quelques pas de là, calme et oiseaux appréciant la fraîcheur du jardin jouxtant l’hôtel, ainsi que cette église Tolentino à façade majestueuse de six colonnes corinthiennes à fronton.

 

 

 

 

Et c’est très justement que Pierpaolo COCCHI, directeur de l’hôtel, peut souligner : « Les lieux ont le grand avantage d’offrir un calme absolu tout en étant au cœur de la vraie Venise, celle de ses habitants encore présents dans les quartiers de Santa Croce et du Dorsoduro tout proche ».

 

 

Instants de fraîcheur et de repos goûtés à l’intérieur de l’hôtel, espaces élégants du bar et du restaurant dans le jardin d’hiver, le MGallery a assurément plus d’un atout dans sa poche, le premier n’étant pas le moindre, celui d’une prévenance, disponibilité et gentillesse sincère de son personnel.

Restaurant Giardino d'Inverno MGallery Papadoli

dîner dans un jardin d’hiver…

Nous sommes à Venise et pourtant partout la végétation foisonne, ici, en l’hôtel MGallery Papadoli avec la proximité de son parc, ses grands arbres, sa végétation luxuriante, et son étonnant jardin d’hiver qui offre également aux hôtes du restaurant MGallery Papadoli une diversité de plantes vertes pour un dîner en toute fraicheur par temps estival.

 

 

 

 

C’est, en effet, un ravissement que de s’installer à l’une des tables dressées avec goût entre marbres, espèces botaniques épiphytes et robes de haute couture présentées à cette occasion. Alessio Vettore, le sommelier, vous accueillera dans le raffinement de ce lieu enchanteur. Un verre de Franciacorta , du caviar de Venise sur mousse de burrata et une douce mélodie se met aussitôt en place dans ce lieu discret à la belle élégance. La dégustation se poursuit avec un tartare de loup de mer aromatisé au basilic, un plat frais avec un bel équilibre des saveurs.

 

 

Belle expérience également pour ce Saint Germain du Chef Davide Lazzarini, décidément bien inspiré avec ce velouté de petits pois, coquillages et crustacés, fraîcheurs marines et printanières agréablement associées. Le Chef sait, à l’évidence, magnifier les beaux poissons telle cette ombrine à la chair fine dont les filets sont sublimés par une crème onctueuse de chou-fleur accompagnée de flans aux épinards, un plat élégant mettant en avant l’excellence des produits pour une cuisine légère  goûteuse.

 

 

Ce sera, enfin, une crème glacée au champagne, rhum barricadé, fruits et meringues qui apportera encore une touche de fraîcheur pour conclure cet agréable dîner et cette expérience toute en délicatesse au restaurant Giardino d'Inverno du MGallery Papadoli Venise.
 

 

 

Le sommelier saura vous faire découvrir la délicatesse des vins italiens tels ce Franciacorta Saten Bosio 2017, ce Soave Classico Carnica 2014, Schiava Bischofsleiten Castel Sallegg 2017, Chardonnay Grafin de la Tour Villa Russiz 2013, Passito tenuta col sandago.

Santa Croce 245 Giardini Papadopoli 30135 Venise ITALIE
Tel : (+39)041/710400

www.accorhotels.com/fr/hotel-1313-hotel-papadopoli-venezia-mgallery-by-sofitel

Hotel La Calcina - La Residenza 818

La Calcina, un lieu qui a gardé le souvenir de cette chaux que des bateaux déversaient sur ces quais que l’on nomme Zattere. À l’époque, ce petit hôtel à taille encore humaine se nommait Pensione Calcina, c’était du temps où le fameux historien de l’art John Ruskin résidait en ces murs et arpentait ces fameuses pierres de Venise dont il laissa le récit si émouvant.

 

 

Depuis les années ont passé mais le charme opère tout autant. D’autres personnages connus en ont apprécié le calme et l’atmosphère tels les écrivains André Suarès, Dominique Rolin et Philippe Sollers qui vinrent loger des années dans la même chambre pour y écrire un grand nombre de leurs romans. Si La Calcina a su évoluer avec le temps, offrant un nouveau standing avec des suites plus luxueuses, elle demeure pour ses hôtes fidèles un hôtel atypique à Venise à l’écart des foules et offrant une autre belle expérience de la célèbre ville bâtie sur l’eau. L’élément aquatique est en effet prédominant comme souvent à Venise mais ici c’est une version plus grandiose avec la largeur majestueuse du canal de la Giudecca qui borde La Calcina et accueille à toute heure de la journée les embarcations les plus démesurées que la Sérénissime ait pu connaître. Immenses paquebots dépassant la taille de l’église dei Gesuati toute proche, majestueux cinq mats que l’on dirait sorti d’un musée de la marine, flottilles de vaporetti et autres watertaxis grouillent sur ses eaux inlassablement.

 

 

L’accueil de La Calcina, bâtiment classé parmi les hôtels historiques, est celui chaleureux des adresses à l’élégance sûre et discrètes ; votre nom est connu et un généreux souvenir accompagne votre bienvenue dans ces lieux cosy et protégés. Vous pourrez choisir une chambre classique dans le bâtiment principal ou préférer l’une de ces larges et belles suites récemment aménagées en retrait de la Residenza 818 dans la fraîcheur et le charme de la cour intérieure. Élégance d’une vieille demeure qui abritait un monastère et qui en a hérité le calme et la sérénité, mobiliers choisis avec un goût certain pour leur patine et beaux tissus, discret fond de musique classique en certains recoins, tables généreusement recouvertes de livres d’art, et ces multiples et agréables espaces retirés laissés à votre disposition … Vous êtes chez vous à Venise à La Calcina !

 

 

C’est tout un art de vivre qui se manifeste, en effet, ici avec à tout instant un service irréprochable pour vous apporter un cendrier ou un cocktail avec le même sourire. Le repos est absolu à La Calcina, la nuit tombée, plus aucun bruit, doux rêves assurés… Le matin, la magie opère de nouveau ! Soleil généreux dans une chambre baignée de lumière qui souligne le charme de ses meubles anciens, ces parquets antiques à l’odeur de cire.

 

 

Petit-déjeuner raffiné, croissants dans les règles de l’art, porcelaine et argenterie, point de buffet géant mais un appétissant choix de beaux produits pour bien débuter la journée dans l’écrin douillet du salon de La Calcina, pour un peu vous pourriez croire entendre l’accent de John Ruskin derrière votre dos… Un séjour à La Calcina restera gravé dans votre mémoire, une autre expérience de Venise dans l’intimité de ses murs.

Interview Corrado Tognon, Directeur de La Calcina


 

 

Quelle est l’origine du nom de l’hôtel ?


Les lieux de La Calcina sont historiques. A l’origine, il s’agissait d’un entrepôt où était stockée de la chaux pour bâtir des maisons, d’où le nom laissé aux lieux. Puis c’est devenu une locanda, c’est-à-dire un endroit où se restaurer et dormir. C’est en 1850 que le nom de La Calcina est définitif avec une auberge à part entière. Depuis 2013, la famille Siboué a acquis l’hôtel, un nom bien connu pour leur hôtel Le Fer à cheval cinq étoiles réputé à Megève. C’est un nouvel air pour La Calcina avec cet esprit british cher à John Ruskin qui a résidé dans nos murs. Avec ce changement, en 2014, La Residenza 818 est venue se joindre à La Calcina, un ancien monastère jusque-là occupé par des sœurs. Cela a été l’occasion unique d’associer à La Calcina un lieu plein de charme avec des suites dans l’esprit d’autrefois.

 

 

 


Bien des noms célèbres d’écrivains ont choisi La Calcina…


Le plus récent est bien entendu Philippe Sollers qui a résidé ici des années dans notre hôtel avec Dominique Rolin où ils ont tous deux écrit un grand nombre de leurs romans. Nous venons d’apposer une plaque commémorative à leur honneur. John Ruskin est bien entendu le premier personnage illustre à avoir séjourné à La Calcina. Il avait un amour particulier pour l’art italien avec Tiepolo, Tintoret… Il est arrivé à Venise et la situation géographique de notre hôtel l’a attiré, il a habité l’actuelle chambre n° 2, nous avons retrouvé l’endroit en relisant la description qu’il en avait faite. Une grande partie de ses écrits et dessins vénitiens est née dans nos murs. André Suarès a également séjourné dans notre hôtel, charmé par le canal de la Guidecca et la tranquillité des lieux. Dans cet esprit,nous avons souhaité maintenir cette tradition artistique en créant avec un ami artiste Marco Agostinelli un prix Ruskin de critique d’architecture. Cela n’existait pas jusqu’alors en Europe et la première édition a eu lieu cette année en mai. Cela a été exceptionnel avec un succès que je n’espérais pas. La presse locale et nationale se sont faits l’écho de l’évènement. Nous allons également réaliser des salons culturels pendant l’hiver en présence du grand architecte Renzo Piano, ainsi que des présentations de livre. Nous avons à cœur de perpétuer cette tradition culturelle héritée depuis un siècle et demi.

 

 

 


La restauration est également très importante


Oui absolument. Avant toute chose, notre priorité reste l’accueil. Si nous avons le cadre et la position, l’attitude de tout notre personnel reste déterminante. J’ai à cœur que ce souvenir de Venise soient positivement associé au lieu où l’on a résidé. Dans ce même esprit, la restauration reste également essentielle. Le cadre de notre restaurant La Piscina est idéal sur cette terrasse dominant le canal de La Guidecca. Nos hôtes sont devenus de plus en plus exigeants avec la mode des grands chefs,aussi proposons nous toujours des plats reposant sur la tradition vénitienne tout en incluant une dimension internationale sur certains plats. Nous veillons aux saisons pour établir la carte et faisons évoluer nos propositions en fonction du retour que nous avons de nos clients. Je n’aime pas l’anonymat de nos hôtes, je veille à ce que leur nom soit mémorisé par le personnel.

Dîner sur le canal de la Giudecca

au restaurant La Piscina – Calcina Hotel

Ce n’est pas au bord mais littéralement sur le canal de la Giudecca que nous dînerons ce soir, sur la terrasse du restaurant La Piscina installée sur l’eau, là, où tous les bateaux de Venise se sont donné rendez-vous pour un festival aquatique improvisé. Petits et grands, affichant tour à tour leurs mâts ou leur haut pavillon, c’est un véritable ballet qui nous accueille avec Marco, l’un des responsables de ce lieu enchanteur, à nul autre pareil à Venise. Installés à une jolie table d’angle face à ce spectacle unique, nous n’avons comme voisine que la Giudecca et la fabrique Fortuny, encore en activité et conservant jalousement les précieux secrets de Mario Fortuny, son fondateur.

 

 

Un apéritif Bellini pour rimer avec le rose du ciel en cette fin de journée et nous découvrons la carte de La Piscina qui fait la part belle à de beaux produits locaux, àl’Italie et aux recettes vénitiennes réinterprétées avec inspiration. Saveurs authentiques pour commencer avec ces poulpes grillés aux tomates du Vésuve marinées à l’ail et au basilic pour de belles notes de fraîcheurs marines qui ouvrent ce repas sous un soleil déclinant sur le Canal. Il faut déguster également ces gnocchis-maison aux crevettes royales et tomates cerise pour mieux comprendre combien la cuisine de La Piscina cultive l’art du bon goût italien, tradition et saveurs réunies. Le service est prévenant, sourires et bienveillance spontanés président à ce dîner dont le principal invité demeure l’élément marin omniprésent jusqu’aux vagues remuant sous vos pieds comme pour mieux vous saluer…

 

Toutes les nationalités dont les accents se font entendre ont convergé en ce lieu réputé des Zattere qu’affectionnaient tant des célébrités comme l’historien de l’art John Ruskin, l’écrivain Guy Suarès sans oublier plus près de nous, Philippe Sollers…

Nous sera servi, pour continuer ce joyeux dîner à l’air tout vénitien, ce foie de veau à la vénitienne, tradition élégante, au romarin et sauge, pignons de pin et polenta pour un ensemble heureux de saveurs appartenant à la gastronomie locale. Excellence des poissons également telle cette daurade cuite sur la peau, légumes grillés et pommes de terre au four, de beaux produits et saveurs franches dominent grâce à une préparation sans faute.

 

 

La lune s’est maintenant levée tout spécialement pour les convives de La Piscina et lampions des bateaux entreprennent une danse nocturne sur le Canal baigné de pénombre. L’heure est aux conversations feutrées et enjouées en une douce intimité. Viennent, enfin, les instants sucrés avec un tiramisu réinterprété aux notes d’agrumes, un bel accord, sans oublier ce traditionnel Affogato pour les amateurs de café. La douceur de cette soirée se prolongera encore tard à La Piscina avec une belle grappa ou encore ce délicieux Amaretto Montenegro alors que le Canal goûte complice avec les derniers convives ces heures de joyeuse légèreté…

 


 

Avec ce repas furent proposés un beau vin blanc du Frioule Pinot Grigio La Tunella et un remarquable rouge de Montalcino Antinori Pian delle Vigne 2015

Hotel La Calcina - Megezia S.r.l. - Dorsoduro 780 - Zattere - 30123 Venice, Italy
Tel. +39.041.5206466 info@lacalcina.com
www.lacalcina.com

Hôtel Saturnia

 

 

L’hôtel Saturnia est certainement l’un des plus anciens hôtels appartenant encore à la même famille depuis plus d’un siècle, celle de la famille Serandrei qui le dirige depuis quatre générations. L’histoire débute en 1908 avec Zoe Lustig et son mari Ugo Serandrei, né à Pise et vénitien d’adoption. En plein cœur de Venise, à quelques pas seulement de la place Saint-Marc, du Théâtre de la Fenice ou encore de l’Accademia et du musée Guggenheim, il jouit d’une position centrale incontestable. On entre dans ces lieux après avoir quitté à quelques pas de là son watertaxi, enfilades de ruelles et de magasins de luxe forment le décor animé de cet endroit prisé du tourisme international.

 

 

À l’intérieur, charme des demeures anciennes avec une réception traditionnelle jouxtant un bar animé à toute heure où naguère venaient prendre un verre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Photos anciennes et décoration héritée des siècles passés composent un cadre charmant pour ce palais d’origine patricienne remontant au XIVe siècle et dont de nombreux traits sont encore visibles à l’intérieur, arcades de pierre, vitraux, marbres anciens.

 

 

 

 

Aux étages, salon généreux du piano nobile, décor d’une autre époque préservé du temps, élégance d’une belle suite aménagée avec goût, hauteurs généreuses des plafonds à caissons, mix de mobilier classique et plus moderne, calme absolu alors qu’au dehors l’animation de la rue bat son plein. L’hôtel Saturnia offre enfin à ses hôtes un restaurant réputé La Caravella et très prochainement l’ouverture d’un espace de fitness et de bien-être.

 

 

Interview Gianni Serandrei - Hotel Saturnia

 



Votre hotel est né d’une longue tradition familiale…


Oui, cela fait plus d’un siècle que quatre générations se sont succédé pour faire de l’hôtel Saturnia ce qu’il est devenu. Notre famille est d’origine hongroise d’un côté et toscane de l’autre. Au fil des siècles, d’une pension de famille nous sommes arrivés à un hôtel de 96 chambres.


Quelle est l’origine de cet immeuble très ancien ?


C’est une vieille demeure qui à l’origine appartenait à une ancienne famille d’un Doge, la famille Pisani. Certaines parties du palais remontent au XVe siècle…

 

 

Quelles sont vos priorités dans le quotidien de votre hôtel ?


Nos activités sont multiples et ma priorité en ce moment se porte à la fois sur la restauration avec notre restaurant La Caravella réputé à Venise. Il s’agit d’une cuisine vénitienne revisitée au goût contemporain avec un nouveau chef arrivé depuis six mois. Nous avons donné un nouvel élan au bar qui connaît une belle activité depuis que nous l’avons ouvert sur l’extérieur. Nous travaillons également à l’installation d’un nouveau Spa, centre de forme avec Hammam et petite piscine jacuzzi au style oriental. Notre priorité reste le service avec notamment une très belle terrasse qui offre un solarium avec vue sur La Fenice. Nous comptons une centaine d’employés à gérer au quotidien. Avec mon frère et mes deux sœurs nous veillons à la bonne marche de tous ces aspects.

 

 

Quel style avez-vous souhaité pour la décoration de votre hôtel ?


J’ai souhaité imprimer un nouveau style de la décoration intérieure pour l’hôtel en lui donnant un style 1900 et Art Déco qui correspond plus à l’esprit des murs et aux attentes actuelles de nos clients qui viennent souvent des Etats-Unis, de l’Angleterre et de France. J’avoue être un peu lassé du baroque…

Dîner dans la cour jardin du Restaurant Caravella

Un Aperol Spritz pour débuter ce dîner à l’heure vénitienne en terrasse de l’Hôtel Saturnia. Au cœur de Venise et à quelques pas de la Piazza San Marco, ce lieu préservé du flux touristique offre une gastronomie vénitienne revisitée grâce à plus d’un siècle d’hôtellerie en ces lieux.

 

 

Vicenzo avec ses 28 ans de service dans les lieux vous accueillera avec professionnalisme et chaleur. Dans cette cour ouverte sur le ciel et préservée du monde, nous débuterons ce dîner vénitien par un risotto aux fleurs de courgettes et gambas et ses saveurs gourmandes d’associations crémeuse et onctueuse.

 

 

l faudra également déguster cette bouillabaisse vénitienne qui associe le meilleur de la lagune à un bouillon qui ravit le palais. Moules, gambas, crevettes, poissons s’accordent pour un ensemble équilibré.

Délices également que cette friture de mer ou encore ce loup de mer cuit sur la peau, julienne de poireaux, pignons de pin et gambas. La cour du jardin est comble en cette soirée caniculaire et Nicola saura vous conseiller un Sauvignon Vié di Romanz du Frioule pour accompagner idéalement tout ce repas en fraîcheur.

 

 

 

La nuit est tombée sur la cour de la Caravella, les étoiles pointent sur la voûte vénitienne alors que des notes de citron en crème dans son nid de chocolat blanc, petite sucette de sorbet et meringues déclinent les saveurs acidulées de l’agrume. Un café et une belle grappa termineront idéalement cette soirée passée au cœur de Venise.

 

Calle Larga XXII Marzo, 2398, 30124 Venezia VE, Italie
Téléphone : +39 041 520 8377
www.hotelsaturnia.it

Ca’ Pisani Design Hotel

Entre l’église dei Gesuati et l’Accademia, à quelques pas seulement du musée Peggy Guggenhein l’hôtel Ca’ Pisani cultive l’art de la décoration en un style Art Deco dans un palais datant du XIVe siècle. Jouant habilement de ces contrastes, c’est un boutique hôtel de taille humaine qui a fait l’objet d’une rénovation complète au début des années 2000.

 

 

 L’architecture intérieure tout en soulignant les structures antiques de l’immeuble est l’occasion d’abriter une décoration de bon goût avec du mobilier d’époque des années 1930 et 1940. Des œuvres du grand artiste du mouvement Futuriste ialiten Fortunato Depero sont présentes dans l’hôtel de même qu’une gouache d’Ugo Sissa, un artiste longtemps actif à Venise. L’art est omniprésent en ces lieux, aussi est-ce avec un plaisir certain que l’hôte du Ca’ Pisani Hotel déambulera dans les étages jusqu’à cette terrasse dominant l’immeuble et pouvant être privatisé pour un dîner d’amoureux avec vue sur les toits de Venise…

 

 

 

Luxe de détails discrets et raffinés, la décoration s’attache à tous ces éléments qui laissent l’impression d’un ensemble objet de tous les soins. Calme et tranquillité sont au rendez-vous de cet hôtel où la salle de petit-déjeuner s’étendant jusqu’à une terrasse extérieure offre la possibilité d’ une copieuse collation à l’heure où les touristes ne sont pas encore apparus.

Interview Fransceco D'Este - Directeur de l'hôtel Ca Pisani

Quelle est l’histoire du lieu dans lequel nous nous trouvons ?

Notre hôtel qui a ouvert au début des années 2000 est installé en plein cœur du quartier des artistes, un lieu un peu en retrait de la foule touristique et réputé notamment pour ses musées, L’Accademia toute proche, le musée Peggy Guggenheim et de belles églises comme les Gesuati, La Salute… sans oublier La Dogana. Cet immeuble appartenait à la famille Pisani, une très grande famille vénitienne.
 

 


Parlez-nous du style bien particulier de votre hôtel ?

Nous avons opté en effet pour un style début du XXe s., Art Déco ouvert aux tendances artistiques diverses telle que le Futurisme avec Marinetti et d’autres artistes célèbres. Chaque chambre a une identité propre avec des meubles chinés jusqu’en France pour donner ce style unique de notre hôtel. Nous avons conçu un boutique hôtel de 29 chambres avec des hôtes qui viennent du monde entier notamment pour découvrir les proches musées. Nous avons souhaité, par ailleurs, que cet hôtel attire également les Vénitiens, et ne soit pas seulement un hôtel international, c’est pourquoi nous avons souhaité garder une taille humaine à ce lieu.

 

Design Hotel Ca’ Pisani
Dorsoduro 979/a 30123 Venezia
ph. +39 041 2401411 info@capisanihotel.it
www.capisanihotel.it

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Venise, des restaurants, cafés et bar...

Apothéose culinaire au restaurant Quadri - Venise

Décor de théâtre, Piazza San Marco, sa basilique et son campanile. C’est, en effet, un décor presque irréel qui accueille l’hôte du Quadri tant ces images pourtant familières composent du 1er étage où ce tient l’antre sacré demeure une expérience unique. Quelques marches gravies pour y parvenir et le promeneur vénitien entre dans ce Saint des Saints, le restaurant Quadri appartenant à la famille Alajmo avec le chef Silvio Giavedoni aux commandes des cuisines.

 

 

 

Décoration raffinée par Philippe Starck parvenant à repenser totalement les lieux tout en préservant son âme héritée des siècles passés, décoration selon l’esprit des tentures vénitiennes avec quelques clins d’oeil tels ces discrets portraits des frères Alajmo que l’on reconnaît, ici ou là et ces grands miroirs de bois bruts rythmés par des animaux naturalisés, cabinet de curiosités digne du Siècle des Lumières. Les fenêtres donnent sur l’un des plus charmants spectacles qui soit avec la place Saint-Marc pour soi, l’exclusivité de l’excellence.

 

 

 

 

Une équipe dynamique, prévenante et non dénuée d’un certain humour se met en place, Marco Cicchelli, Matteo Gianolla et le sommelier Ignazio Russo. De fines mises en bouche sont alors présentées dans le raffinement et la couleur, verres de Venise, quelques notes de As Time Goes By en fond musical, Ignazio déploie tout son art pour suggérer une véritable symphonie de vins qui accompagnera ce menu en quatre actes, Goldoni n’est pas très loin…

 

 

Nous commencerons ces agapes toutes vénitiennes du célèbre Quadri par un carpaccio d’asperges et œufs mimosa revisités au thon, carpaccio de betteraves sauce ail noir et cette fondante focaccia vénitienne à la morue et petits escargots de mer pour un premier acte tout en nuances et subtiles propositions. Pour le deuxième acte, le choix du chef s’est porté sur un risotto d’asperges et poivron vert associé à un nuage de betteraves, une douceur crémeuse rassurante, alors que la petite soupe de poissons et raviolis métamorphose comme par magie les saveurs de la lagune.

Surprenantes tagliatelles de fromage cacio, enfin, assaisonnées de sauce aux oignons, câpres et café, viennent clore ce deuxième acte en d’inoubliables réminiscences vénitiennes. Troisième acte, crescendo ! Mémorable homard et crème de pistaches, langoustines frites à l’origan et superbe filet de Saint-Pierre, artichauts, chips au riz blanc sur une crème de tournesol, sans oublier ces succulents artichauts de l’île vénitienne toute proche, St Erasmo. Un festival de saveurs maîtrisées, jeux de miroirs entre mémoire gustative et associations visuelles, magie théâtrale transposée au goût qui confirme toute l’excellence de la cuisine du Quadri.

 

 

Le Quadri propose, en effet, une cuisine vénitienne repensée au XXIe siècle avec une force d’équilibre et de subtiles audaces, une harmonieuse polyphonie culinaire mise parfaitement en écho avec les vins suggérés. Un prédessert sous la forme originale d’un apéritif framboises fraîches écrasées, vodka et gingembre offre une pause rafraichissante avant de découvrir ces desserts aussi délicieux que créatifs tels cette tartelette aux deux prunes, ce fin sorbet fraise et sureau, sans oublier ces cannolo de ricotta et marmelade de poivron aux fèves de tonka et cacao et pour conclure cette originale pipette de tiramisu, clin d’œil à la créativité des frères Alajmo…

 

 

 

 

Par cette association subtile d’un service prévenant et raffiné, d’un cadre exceptionnel donnant sur l’un des lieux les plus emblématiques de Venise et d’une haute gastronomie, d’une subtilité originale et fidèle à l’excellence de la fête vénitienne, l’expérience du Quadri demeure pour ses hôtes assurément unique !


 

 

 

Le talentueux sommelier Ignazio Russo propose des associations originales de vins italiens : Franciacorta Dosaggio zero 2014 Arcari e Danesi, Lambrusco di Sorbara Charmat Naturale Gino Friedmann 2016 Cantina di Carpi e Sorbara, Vitovska 2015 Zidarich, Timorasso Costa del Vento 2015 Vigneti Walter Massa, Cerasuolo d'Abruzzo 2016 Valentini et ce mémorable Raspberry dream cocktail.

Un apéritif au Gran Caffè Quadri de Venise...

Sous un soleil irradiant la place Saint-Marc, les arcades des Procuratie Vecchie abritant le célèbre Caffè Quadri laissent l’impression d’un espace préservé du temps, plus encore que de la chaude température estivale. Abandonnant pour ces raisons, l’idée d’un verre en terrasse, c’est dans les admirables salles d’époque que nous nous réfugions avec un certain plaisir non dissimulé, pour y être accueillis par l’aimable et sympathique Vanni Bonotto, intarissable sur l’histoire de ces lieux ouverts en 1775.

 

 

Un classique Aperol Spritz par ces temps de canicule et de savoureux snacks et sandwiches variés - que l’on nomme ici des "cicchetti" - sont tout spécialement conçus par le prestigieux chef Max Alajmo pour le Gran Caffé et préparés sur place. Bonheur et plaisir de déguster ces petites préparations entre fresques anciennes et banquettes moleskine dans l’un des plus anciens cafés de la Sérénissime alors qu’au-dehors un flot interminable se presse sur l’une des places les plus connues au monde.

 

 

C’est Giorgio Quadri de retour de Corfou avec son épouse grecque qui eut l’heureuse idée d’ouvrir le premier un lieu pour déguster une boisson chère et rare à l’époque, le café.

Ce sera le début d’une longue histoire que la famille Alajmo perpétue encore avec toujours autant de brio et créativité au XXIe siècle. Et si les stucs aux tons pastels verts et jaunes ont vu tant de clients célèbres tels Stendhal, Byron, Alexandre Dumas père, Richard Wagner, Marcel Proust et entendus tant de confidences, cette délicieuse tradition toute vénitienne n’a pas pour autant de nos jours pris une ride et les cocktails variés proposés par la carte du Caffè Quadri et préparés avec amour par le barman Leonardo Cisotto sont l’occasion d’un saut dans l’élégance d’un temps inoubliable.

 

 

Autres touches originales et si italiennes, ces petites pizzas Romana dont la pâte a été cuite à la vapeur puis saisie au four pour un croustillant aérien avec sa burrata et tomates. Petites sardines in saor aux oignons marinés et pignons, brandade de morue et polenta, boule de riz panée, gratin d’aubergines et autres régals enchantent le palais avec cette vue sur la Piazza et son impressionnant Campanile.

Le Quadri est une expérience hors du temps qui prolonge à toute heure de la journée avec excellence le bonheur des instants vénitiens…

 

Piazza San Marco, 121 30124 Venezia (VE)
tel +39 041 5222105 quadri@alajmo.it
www.alajmo.it

Un inoubliable apéritif

au Café Florian…

Le soleil inonde la place Saint-Marc dont les seules arcades prodiguent encore un peu de fraicheur en ce milieu de journée. C’est dans le cadre merveilleusement intime que nous allons déguster un cocktail au fameux Café Florian, illustre institution qui vit le jour, grâce à Floriano Francesconi , dans ces lieux bénis en 1720 ! Et oui, bientôt 300 ans pour cette belle et si célèbre Maison vénitienne. Nous entrons, l’aimable direction nous a réservé une place dans la salle des Hommes illustres, récemment restaurée et qui date de l’époque du milieu du XIXe siècle.

 

 

 

Aussi réjouis qu’honorés nous prenons place. Commence alors un ballet de réminiscences invitant aux songes. Que d’hommes célèbres venus goûter au charme des lieux ! Impossible de ne pas ressentir un certain vertige, accentué rapidement par le généreux cocktail Bellini servi avec élégance par un personnel en livrée blanche.

« Le Florian cultive depuis ses débuts une proximité avec les arts », ainsi que nous le rappelle le sympathique directeur artistique Stefano Stipitivich accompagné de Christiana Rivolta du département des ventes.

Goldoni est entré, ici, alors qu’il était encore enfant et Casanova arpentait ces salons, le seul café, à l’époque, à admettre la présence féminine ! Wagner a mis la dernière main à son Tristan et Iseult ici même, et Oscar Wilde n’aura de cesse d’apprécier le raffinement des lieux alors qu’un tour de gondole sur les canaux de Venise lui donnait l’impression d’avoir fait une promenade « dans les égouts à bord d’un cercueil »… Mais, tout Venise est en ce Café , et si la Sérénissime sait si bien envoûter, le café Florian pour sa part, devint rapidement le point de convergence de l’élite intellectuelle venue, ici, chercher l’absolu, l’oubli ou encore la quintessence de l’otium, cette oisiveté antique dont la traduction française souffre encore tant de préjugés rédhibitoires.

 

 

 

Marcel Proust recherchait Albertine disparue dans les reflets des miroirs du Florian. À cinq heures sous le chinois était le cri de ralliement initié par Henri de Régnier, ce qui en langage ordinaire signifiait : « Rendez-vous à cinq heures au Florian dans la salle orientale ! » Nous sommes assurément assis sous le regard d’hommes illustres et si nous ne portons pas de longues moustaches comme le faisaient ces prestigieux ancêtres, nous portons cependant un toast à leur mémoire avec ce délicieux cocktail.

La tradition et le service se perpétuent, ici, tout le monde s’assemble comme c’était la coutume aux siècles passés où hommes de lettres, personnalités politiques, ambassadeurs ou encore Vénitiens anonymes s’asseyaient souvent côte à côte, sur les mêmes banquettes de velours rouge.

 

 

 

C’est encore le cas de nos jours où vous pouvez très bien être face à une célébrité du grand écran, des responsables financiers ou de jeunes gens en jeans et en basket s’inquiétant de la portée du wi-fi… Le mythe opère toujours de sa magie, et de ce fait, renouvelle une réalité qui n’est pas près de se ternir.

 

Le Florian offre toute une gamme de boissons et de petites restaurations. Avec notre cocktail de savoureux petits sandwichs nous sont également servis délicatement sur de belles assiettes et un plateau en argent, quel bonheur des yeux et du palais ! Lorsque vos joues auront pris un peu de ce rose Tiepolo, vous aurez peut-être la surprise de découvrir cet original « pastis » servi avec de la glace pilée posée dans une passoire en argent sur votre verre taillé spécialement pour la boisson, une manière subtile de distiller comme au siècle passé la traditionnelle boisson si « Marseillaise » sans la noyer ! Pour les plus gros appétits, l’assiette de saumon sauvage avec sa crème et ses petits toasts grillés réjouira les palais les plus exigeants, le saumon est savoureux et mérite d’être dégusté. Il sera grand temps, enfin, de goûter aux savoureuses pâtisseries et au fameux café du Florian.

 

 

Un autre plateau d’argent arrivera alors avec votre précieux breuvage dans une belle tasse en porcelaine avec des gâteaux plus séduisants les uns que les autres, tiramisu en version semifreddo, sphère d’agrumes au cœur de framboises… alors que la musique de l’orchestre au-dehors distille des airs classiques ou plus modernes. Si l’envie d’un verre d’exception vous prenait, il faudra alors jeter son dévolu sur l’un des digestifs les plus exclusifs du Florian, le mythique cognac Louis XIII servi dans son verre en cristal, un grand moment vécu… Le charme opère comme dans un rêve, sensation de souvenirs doucement enfouis qui ressurgissent comme par enchantement, le temps d’une visite au Florian…Mais là, réside toute la magie vénitienne du si célèbre Café Florian!

 Caffè Florian Piazza San Marco, 57 – 30124 VENEZIA
servizi@caffeflorian.com Ph. +39 041 520 56 41
www.caffeflorian.com

Souper au pied de la Fenice

avec le restaurant Taverna La Fenice

Soirée encore tout estivale sur Venise avec ses canaux vénitiens irisés des couleurs de soleil déclinant et la majesté du Théâtre de la Fenice, voisin du prisé Restaurant la Taverna La Fenice. Nous prenons place à l’une des jolies tables dressées en terrasse, terrasse si agréable avec son air un brin british, accueillis avec gentillesse par Magnolia, sommelière au restaurant. Un apéritif Martini et pèche blanche qu’accompagnent un mix de légumes en crudité, huile d’olive et sélections de gressins, ouvre l’appétit et la curiosité de découvrir une carte renommée.

 La chaleur est définitivement installée sur Venise, mais la fraîcheur de ces lieux reculés du tumulte des foules pourtant voisines invite à un doux farniente, valeur estimée et non décriée de ce côté-ci des Alpes. Une friture légère de fleurs de courgettes et légumes primeurs suivie d’un esprit de pommes de terre accompagné de viande ou champignons des bois et servi dans un verre à Martini donnent le « la » de la cuisine de la Taverna La Fenice : élégance, légèreté et saveurs sublimées. Saveurs délicates également avec ce tartare de gambero rosso de Mazara sur crème de choux fleur, une générosité des associations.

 

 

 

La Taverna La Fenice cultive assurément l’art de vivre à la vénitienne avec un service prévenant, discret et à l’écoute et une belle sélection de vins italiens notamment du Frioule et de Vénétie qui complète cette partition idéale.

Clin d’œil encore à la gastronomie vénitienne avec ce succulent foie de veau taillé à la vénitienne sur polenta. Les amateurs de crustacés seront, quant à eux, comblés avec ces mémorables linguines au homard, une préparation parfaite sublimant le noble crustacé. Dans la pénombre, les bougies et lanternes de Murano ont maintenant joyeusement pris le relais et c’est un véritable décor de théâtre qui prédomine avec ravissement.

 

 

Des desserts légers telles cette soupe de mangue et glace aux amandes ou encore cette glace aux pistaches siciliennes prolongeront encore ces instants rêvés. Il faut prendre son temps en ce lieu privilégié qui a su préserver avec prévenance l’art de vivre vénitien à quelques pas seulement de l’un des plus célèbres endroits de la Sérénissime, mais offrant toutes la sérénité et la discrétion des belles soirées .

RISTORANTE TAVERNA “LA FENICE”
San Marco, 1939 30124 – Venezia, Italia
tel +39 041 5223856
http://ristorantelafenice.it

Zanze XVI,

l’élégance discrète de la gastronomie

Un restaurant de haute qualité vient juste de fêter sa première année, une valeur montante située dans le quartier de Santa Croce pour vivre une expérience de Venise, loin des foules. C’est en effet au bord du Rio de la Cazziola e de Ca’ Rizzi qu’a pris place dans un local classé ce petit restaurant à l’élégance discrète. Jeune restaurant mais reposant sur une équipe déjà riche d’une expérience de la haute gastronomie puisque son chef Luca Tartaglia a servi pour L’Astrance à Paris ainsi que pour Alain Ducasse…

 

 

C’est fort de cette maîtrise dans les plus belles cuisines internationales que ce chef sympathique et humble a décidé de proposer dans ce lieu au sobre raffinement une version épurée et sincère de la haute gastronomie. Nicolo de Pol, le sommelier, vous accueillera avec élégance et une maîtrise du français remarquable. Nous commencerons ce déjeuner aux belles promesses par un bar cru en lamelles présenté avec ses pommes de terre miniatures et câpres alors qu’une infusion à base des peaux de pommes de terre l’accompagne en théière. Avec ce consommé, la saveur fine et délicate du poisson cuit doucement s’exprime en toute délicatesse en de doux accords terre-mer.

 

 

 

Nous sommes à Venise au bord d’un de ces multiples canaux qui rappelle à tout instant la présence de l’eau et du lointain, évasion que ces « sarda in Saor » réinterprètent avec brio : une crème de raisins, des sardines, oignons marinés un mois dans de l’eau de rose ; l’ensemble, véritable tableau floral, nous sera servi de manière originale avec un cocktail, tout spécialement préparé au shaker, de liqueur de cannelle, un voyage au long cours assuré !

Saveurs franches et goûteuses encore avec ces pâtes Calamarata, beurre et gingembre, excellence de l’art de la pasta qui est, ici, également cultivé. Alors que le soleil donne au plus fort à l’extérieur, le restaurant Zanze XVI est un havre de paix où il fait bon goûter à l’excellence vénitienne, créativité et tradition associées pour le meilleur.

 

 

 

 

Le service en salle offre cette qualité des belles maisons confirmée par cette morue à la vapeur proposée selon une déclinaison savoureuse de betteraves, radis noirs tiédis, ail confit, un plat franc mettant en avant la qualité des produits retenus. Pour conclure ce repas savoureusement inspiré, une meringue et glace de lait sur Chantilly et écrasé de fruits rouges offrent de belles et fraîches saveurs venant prolonger le bel équilibre de l’ensemble du menu. Assurément, Zanze XVI est une adresse qui fait et fera encore bien parler d’elle à Venise, un lieu à découvrir !

 

 

 

 


Le sommelier Nicolo de Pol vous proposera de belles sélections de vins pour accompagner ce repas tels ce Zenti Arrubia, - Orro -Valle del Tirso de Sardaigne 2016, Grüner Veltliner Strasser – Arndorfer – 2015, Arbis blanc Cormons Venezia Giulia – Borgo San Daniele – 2015, Jurançon Lapeyre – Jean-Bernard Larrieu, 2014.

Santa Croce n°231 30135 Venezia
T +39 041715394 E info@zanze.it
https://zanze.it

Anniversaire du restaurant Local Venise

Le restaurant Local souffle cette année ses trois bougies ! Cela fait, en effet, trois ans que cette enseigne de qualité et de goût a ouvert au cœur du Castello. Nous sommes accueillis par Benedetta et Luca Fullin, son frère. Les lieux sont conçus avec un minimalisme de bon aloi, sol en mosaïque refait à l’ancienne, mobilier artisanal de design italien. Le Chef Matteo Tagliapietra est originaire de l’île de Burano dont il a gardé les racines culinaires, mariant terre et mer dans un esprit vénitien de rencontre occident et orient. Pour accompagner cette rencontre, enfin, Jacopo Rosa, le sommelier, vous conseillera un voyage dans les plus belles vignes d’Italie avec un accord met-vin idéal.

 

 

 

Premières impressions de bons augures, ces mises en bouche venant stimuler immédiatement les papilles faisant d’ores et déjà la démonstration que le Chef a travaillé pour des restaurants étoilés de Londres, Copenhague ou encore Venise, ce dont témoignent ces sardines sur crème de pignon ou ce miniburger de brandade de morue. Les Saint-Jacques marinées, salicorne, tomates cerise confites soulignées d’une ligne déshydratée de courgettes ravissent le palais par ces associations douces et soyeuses. Son secret ? Il vous sera susurré que le Chef a épousé une Japonaise ce qui explique cette autre source d'inspirations culinaires telle cette galette de riz sur mesclun et autres petits légumes, frais et revigorants.

 

 

Le service en salle assuré par Alberto, prévenant et élégant, souligne la qualité de la table du Local, une adresse qui manifeste un goût certain pour une excellence accessible. Belle présentation des mets avec notamment ce trait allongé de filet de sole aux billes de citrons, épinards et noisettes sur crème de pommes de terre.

L’ambiance est au rêve, installés dans la fraicheur de la salle du Local bordant ce petit canal arpenté seulement par quelques gondoles, à rythme régulier, en une douce mélodie. Espagne, Chine, Japon, nombreuses sont les nationalités qui convergent vers ce lieu qui a acquis depuis son ouverture une solide réputation de qualité dans le raffinement de chaque détail, pains bio, huile d’olive des Pouilles savoureuse…

 

 

Retour maintenant aux sources de Burano avec cette recette de risotto de go, un poisson local de la lagune, lague nori et katsuobushi, la bonite traditionnelle japonaise pour des associations heureuses de saveurs marines au long cours. Une belle tradition sublimée également par une préparation sans faute pour cette anguille associée à un miso de mangue et radis aux saveurs franches et de caractère pour un plat au bel équilibre.

 

 

 

 

 Pour finir, ce sera la Barena, cette région plus méconnue de la lagune au nord de Venise, qui sera conviée avec un dessert original à base de chocolat en rochers et glace, une heureuse réinterprétation de la géographie locale et une belle manière de clore cette découverte gastronomique en plein cœur de Venise !



Le sommelier Jacopo Rosa s’y entend à merveille pour proposer une visite des beaux vignobles italiens : Verdiso Sui Liveti 2016, Gregoletto, Cocai 2016, Vignale oi Cecilia, Terra Minuta 2015, Valentina Passalacqua, Lu Cuntaden Rosé 2017, Rabasco, Friulano 2015, Borgo del Tiglio, Amarone dell Valpolicella 2011, Malvasia delle Lipari Passito 2015, Hanner.
 

Local, Castello 3303 , 30122 Venice
+39 041 2411128 info@ristorantelocal.com
www.ristorantelocal.com

Tradition et excellence gastronomiques

à l’Osteria Da Franz

L’Osteria Da Franz a pris le nom d’un jeune soldat austro-hongrois, Franz Habeler, qui adopta Venise et décida de s’y installer en créant un restaurant où déguster les produits typiques de la lagune et de ses îles. Par la suite, le père de Maurizio Gasparini, le Chef Gianfranco Gasparini reprit cette tradition après avoir travaillé dans les plus grands hôtels européens. Il n’en fallait pas moins pour faire de cet endroit discret et intimiste, à l’entrée quelque peu en en retrait, l’un des lieux les plus réputés pour ses produits de la mer.

 

 

 

Maurizio Gasparini vous accueillera avec amabilité et un français impeccable dans son petit écrin qui a gardé le charme des restaurants d’antan. A l’évidence, les nombreux fidèles et habitués viennent en ce lieu « d’initiés » avec un plaisir certain d’y bien dîner ou déjeuner sans artifice de design dernier cri. Professionnalisme et élégance règnent ici et c’est avec de belles mises en bouche, crème de basilic en chips, que vous débuterez votre repas accompagnées d’un verre de Prosseco, crème de basilic en chips,. C’est tout l’art de recevoir à la Vénitienne qui se met alors en place avec un service prévenant et à l’écoute de ses hôtes.

 

 

 

Il vous faudra déguster ces tout petits calamars sur crème à l’encre de seiche et fruits des bois pour apprécier toute le savoir-faire de la cuisine de Da Franz. Réinterprétation habile de plats traditionnels, la sardine al sor et la brandade de morue en croquants de polenta développent, elles aussi, une palette de saveurs originales et savoureuses pour ces goûts traditionnels revisités avec créativité.

Le risotto de petits pois au ragoût de seiche et billes de citron est un régal et une réussite pour l’équilibre de sa préparation, un plat signature à retenir assurément.

 

 

On ne s’étonnera pas alors d’entendre accents canadiens, américains anglais et italiens converger dans cette rassurante atmosphère intimiste du Franz qui n’accueille que 36 couverts. Bel esprit encore de tradition gastronomique pour cette anguille de la lagune, idéalement grillée et soulignée par une crème de moutarde, un plat lui aussi au goût exquis.

L’Osteria Da Franz a bâti sa réputation sur cette alchimie toujours délicate à réussir et maintenir de cet équilibre subtil entre tradition et modernité maîtrisée reposant sur des produits locaux choisis et de qualité, et alliée à un service hors pair dans la grande tradition de l’hospitalité italienne. Nul étonnement alors que la réputation de ces lieux dépasse les frontières italiennes, ce dont témoignent un nombre impressionnant de photographies de célébrités ayant choisi ce restaurant durant leur séjour à Venise. De délicieux instants sucrés accompagneront encore l’hôte de l’Osteria Da Franz jusqu’en fin de soirée avec ces redoutables sélections de gâteaux au chocolat, glaces aux fruits rouges et mignardises, c’est toujours un regret que de quitter un tel lieu et seule une promenade au clair d’une lune vénitienne sur fond de lagune endormie pourra se substituer à ce cadre au temps suspendu.

 

 


Maurizio Gasparini recommanda avec ces mets un Sauvignon Primosic, un Ribolla Gialla Ronco delle Betulle et un Valpolicella Classico Bonacosta Masi 2016.

Salizada San Antonin 3499, 30122 Venezia (Castello), Italia
Tel: 0039 041 5220861 email: info@hostariadafranz.com
www.hostariadafranz.com

Bar Il Mercante

Il Mercante est l’un des bars les plus en vue à Venise. Installé face à la célèbre église de Frari au cœur même de la ville, il est difficile de manquer les lieux lorsque l’on s’approche de cette belle place à la nuit tombée tant est grande l’affluence jusque tard le soir de ce lieu historique qui a abrité un café dès 1870, le Caffè dei Frari.

 

 

Dénommé aujourd’hui Il Mercante, il est dirigé par Alessandro Zampieri et est né de l’envie de proposer aux hôtes un agréable voyage à partir de l’expérience des plus grands navigateurs des temps anciens, ceux qu’a connus notamment la Sérenissisme avec le succès que l’on sait.

 

 

 

C’est donc avec l’esprit de curiosité et de découvertes qui guidaient ces célèbres marchands que ce bar prisé à la décoration réussie préservant les éléments traditionnels hérités tout en intégrant un nouveau design a ouvert en 2016. Depuis, Il Mercante propose de délicieux cocktails élaborés à partir de ces inspirations au long cours.

 

 

Hospitalité et raffinement de la carte des cocktails sont les maîtres mots de ce lieu où l’on prendra un verre assis à l’une des petites tables au rez-de-chaussée ou plus discrètement sur l’un des confortables canapés à l’étage autour d’un lustre de lumière plongeant sur les deux niveaux. On choisira alors un cocktail au titre énigmatique Bellini doesn’t play in Copenaghen pour une réinterprétation originale du classique cocktail vénitien. en invitant les saveurs scandinaves de l’eau-de-vie aquavit , pêche fraîche écrasée, citron et liqueur d’écorce d’orange, un délicieux voyage. Humour également que ce Fake Martini qui convoque rhum, citron et olive pour une recette dynamique et savoureuse. Les clins d’œil ne manquent pas au Il Mercante pour prolonger agréablement les soirées accompagné ou entre amis dans ce cadre chaleureux.

 

Fondamenta Frari, 2564, 30125 Venezia VE, Italie
Tél: +39 041 476 7305
www.ilmercantevenezia.com

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Concert Teatro La Fenice, Venise,  Quartetto di Cremona, 19 juin 2018.

Programme
Mozart "Lodi" K80
Debussy Quartetto in sol minore
Beethoven Quartetto op.132

 

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La Fenice, nom à lui seul symbole de Venise, et si l'image du phénix renaissant de ses cendres est facile, tout visiteur ne pourra qu'être étonné par la splendeur des lieux alors que nous avons tous en mémoire les terribles images de ce théâtre néoclassique du XVIIIe ravagé par les flammes pour la troisième fois de son histoire... Cet écrin à musique, ce boudoir pour voix et instruments dont la magie opère instantanément bien avant d'en avoir franchi le seuil une soirée de gala, tient à la fois du rêve et de la passion qu'eurent les Vénitiens pour la musique. Rossini, Bellini, Donizetti sans oublier le grand Verdi eurent leurs heures de gloire en ces murs et, de nos jours, la Fondazione Teatro La Fenice di Venezia tient également à honorer des concerts de chambre avec des ensembles de dimension internationale tel le Quartetto di Cremona, fondé il y a presque 20 ans, et réunissant Cristiano Gualco (violon) Paolo Andreoli (violon) Simone Gramaglia (alto) et Giovanni Scaglione (violoncelle). C’est dans une salle comble que s’ouvre cette soirée avec le quatuor n° 1 en sol majeur K. 80 de Mozart alors que le musicien se trouvait non loin de Venise, à Lodi exactement, en Lombardie, en 1770. Œuvre de jeunesse, Mozart n’avait que quatorze ans, ce quatuor manifeste déjà tout le génie du compositeur qui s’exprime alors que le jeune garçon ne passe qu’une seule nuit à Lodi en allant de Milan à Parme, et qui donna naissance à trois des quatre mouvements, le dernier ayant été ajouté ultérieurement. Peut-être inspiré par un quatuor de Giuseppe Sammartini, le jeune Mozart offre déjà une déconcertante facilité dans la composition, avec ici ou là quelques chromatismes enjoués pour des œuvres qui n’étaient destinées qu’à être jouées en privé.

Après cette belle interprétation soulignant la fraîcheur juvénile de Mozart, c’est avec Debussy et son quatuor à cordes en sol mineur daté de 1893 que le programme de cette soirée se poursuit, un hommage au centième anniversaire de la mort du compositeur. L’œuvre puissante et émouvante fait écho au quatuor de Grieg et annonce la modernité du siècle à venir. Tumultes et envolées alternent avec des moments de douces introspections, pizzicati, ostinato, tons graves au violoncelle bouleversent les codes de la composition de son temps. Le Quartetto di Cremona s’entend à merveille pour rendre cette tendre fougue avec un accord implicite pour chacune des transitions, une complicité manifeste quant à cette œuvre tempétueuse. Applaudissements sans réserve pour cette belle interprétation, le public nombreux salua longuement les artistes avant une courte pause permettant de goûter sur la petite place du Teatro le charme de ce début d’été vénitien. Reprise du concert avec le quatuor à cordes n° 15 en la mineur op. 132 de Ludwig van Beethoven composé entre 1823 et 1825. Œuvre tardive du compositeur qui disparaîtra deux ans plus tard , ce quatuor révèle une profondeur remarquable qui fut saluée à l’époque. Comprenant inhabituellement cinq mouvements au lieu des quatre traditionnels d’un quatuor, l’œuvre déploie tout le génie de son auteur qui émut le poète T.S. Eliot confiant : « j'aimerais être capable de mettre en vers quelque chose de cela avant de mourir ».

 

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Le troisième mouvement est un véritable chant d’action de grâce selon l’intitulé du compositeur convalescent, après avoir été gravement malade. Les premiers accords sombres et lents laissent place à la lumière divine et à l’espoir, des nuances que surent rendre à merveille les musiciens sur scène, longuement applaudis une nouvelle fois au terme de ce concert réussi. Une soirée passée à La Fenice ne s'oublie jamais et c'est une des nombreuses raisons qui font de cet espace un lieu unique que rien ne saurait réduire.

Bortoletti

la tradition artisanale vénitienne

 

 

C’est en 1980 que la Fonderie artistique Bortoletti a été fondée par quatre frères ayant hérité de la passion de leur père pour le bronze et la sculpture. Cet élan pour l’artisanat et les arts a eu pour cadre l’écrin rêvé de Venise où cette maison a vite gagné en réputation en raison de l’excellence de ses créations et la collaboration avec deux artistes réputés : Elio Martella and Agostino Venturini. Ce nouveau tournant assura à la marque Bortoletti des créations de toute beauté pour chaque produit alliant héritage du passé prestigieux de la Sérénissime et apport des temps modernes. L’artisanat est au cœur de ce travail réalisé exclusivement à Venise pour des produits uniques. Le bronze, le verre de Murano, les cuirs d’excellence, chaque matière se trouve travaillée selon des critères ancestraux pour un résultat admirable à l’heure de la mécanisation en série. Hommage à l’artisanat vénitien réputé depuis des siècles, chaque création Bortoletti est la garantie d’un objet beau et utile à la fois, conçu pour durer et être admiré ! Que ce soit lors d’une visite à Venise dans la boutique, devenue célèbre et incontournable, située à Marcon ou à partir de la boutique en ligne, les créations Bortoletto offrent un choix illimité d’idée-cadeau de bon goût.

Bortoletti perpétue avec sa chacune de ses créations l’excellence vénitienne de l’artisanat d’art. Les Stylos élaborés par la marque puisent en effet leur source d’inspiration dans le passé qui a fait la grandeur de la Sérénissime. C’est un hommage à la France et à la monarchie qui ont présidé à la création du magnifique stylo-plume « Couronne », l’emblème royal trônant au sommet du capuchon. Cette couronne associée à la fleur de lys répétée sur le corps du stylo en un harmonieux dessin est une référence luxueuse au symbole de la royauté hérité depuis les Carolingiens.

Bortoletti tient par cette référence à un illustre passé à défendre les valeurs héritées et notamment celle du stylo-plume tant menacé par des stylos usuels et les nouvelles technologies. Avec cette réalisation en bronze ayant fait l’objet de tous les soins par cette fonderie de l’excellence artisanale, les traditions sont et seront encore, pour les amoureux des belles écritures, entre de bonnes mains !


Avec la parure loupe et coupe-papier Bortoletti, c’est l’art du verre et de la fonderie qui se trouve conjugués. Chaque objet est entièrement fait main, aucune reproduction en série, mais une réalisation artisanale remarquable provenant des ateliers de la marque à Venise même. Le bronze finement ciselé avec de délicates incisions en forme serpentines sur la lame et circulaires sur la tranche de la loupe est du plus bel effet. Le verre de Murano enchante le regard avec cette belle couleur turquoise en hommage aux reflets de la lagune sous un soleil d’été. Belles finitions également avec ces passementeries ajoutées pour un ensemble raffiné qui décorera un bureau, un secrétaire ou une table basse pour un quotidien original et enchanteur.

C’est encore l’art du cuir qui est sublimé par Bortoletti avec ce carnet fait main. Un carnet, bien à soi, loin des séries, avec sa remarquable qualité et son esthétique à nulle autre pareille. De taille généreuse (14x21 cm), le cuir issu de peausserie superbe est protégé à chaque coin par de belles décorations en bronze, un motif médiéval repris pour le fermoir de la sangle qui protège ce luxueux carnet dont les pages en papier épais garantissant une écriture sans défaut sont ainsi protégées pour recueillir toutes les confidences et mémoires, vénitiennes peut-être, de son heureux propriétaire !

 

www.bortoletti.com

Venise Pratique

Worldwide Group Limousine pour vos transferts à Venise

 

Worldwide Group a acquis une solide réputation dans le domaine de services de transferts et limousine haut de gamme tant en Italie que sur un plan international depuis une vingtaine d’années. Son extrême compétence et la qualité de ses services lui ont valu d’avoir été retenu par de nombreux voyageurs venus du monde entier notamment des Emirats. La réussite de cette entreprise repose sur plusieurs éléments dont le premier d’entre eux est l’excellente logistique qui garantit des réservations des trajets très précis et adaptés selon les besoins de chaque voyage, qu’il s’agisse de loisirs ou d’affaires. L’équipe réactive, 24h sur 24h, sait s’adapter aux changements de dernières minutes : retards de vol, changement de destination, pour chacune de ces modifications un email de confirmation est très rapidement envoyé confirmant l’heure et le lieu retenus.

Le nom et le numéro du chauffeur vous sont également communiqués, ce qui peut être précieux, et le jour J, c’est lui qui vous accueillera dans les meilleures conditions à l’aéroport avec une pancarte à votre nom pour mener vos bagages à la limousine, essentiellement des véhicules haut de gamme Mercedes de moins de deux ans. Elégants et polyglottes, les chauffeurs à la conduite irréprochables seront vous mener à bon port en temps voulu, en l’occurrence aux portes de Venise, où un relais peut-être prévu avec un watertaxi. Worldwide Group propose également toute une gamme de services de protection rapprochée pour le transport de personnalités et assistance spéciale VIP. Pour toutes ces raisons, Worldwide Group a été retenu fournisseur officiel de services de Limousine pour la compagnie Emirates Airline dans toute l’Italie et la Suisse ces 20 dernières années.

 


 

www.worldwidelimousine.it

Limousine in Venice, l’excellence du watertaxi vénitien


Limousine in Venice est une jeune société de bateaux à moteur opérant sur Venise et la lagune. Ayant déjà acquis une solide réputation pour sa ponctualité et l’excellence de ses services, cette société dynamique dirigée par Simionato Sebastiano propose une gamme étendue de qualité de services et déplacement à Venise, qu’il s’agisse d’un transfert en provenance des aéroports, déplacements dans Venise même et ses îles ou visites et tours de la lagune. Avant chaque rendez-vous d’une ponctualité irréprochable, vous recevrez un email de confirmation et à l’heure convenue d’arrivée, votre magnifique embarcation vous attendra sur le ponton privatif de votre hôtel ou à l’une des stations indiquées au préalable. Cette société a su s’équiper de superbes embarcations, bateaux au vernis rutilant, chromes brillants et moteur vrombissant. Élégance et discrétion du service pour embarquer, tout est fait pour réserver votre attention au plaisir de découvrir Venise, sur l’eau, rien que pour vous… Ponctualité et prévenance, adaptabilité en cas de changement d’horaires ou de lieu, Limousine in Venice offre assurément cette expérience unique de déplacement dans des conditions optimales, évitant foule et labyrinthes vénitiens.

Les embarcations sont toutes récentes et répondant aux critères les plus exigeants de sécurité et de technologie avec sièges en cuir et minibar. Limousine in Venice, complétant ses services watertaxis, a par ailleurs conçu de multiples offres de découverte de Venise à bord telles « Les canaux de Venise » permettant de découvrir Grand Canal et les plus petits canaux de la ville au raz de l’eau, confortablement assis avec une bouteille de prosecco… d’autres thèmes sont également proposés tels les îles de la lagune, les fabriques de verre ou un romantique coucher de soleil sur Venise…
Incontournable pour garder un souvenir inoubliable de Venise, Limousine in Venice est la société à retenir pour son prochain voyage dans la Sérénissime !

 

 

 

 

www.limousineinvenice.com
 

Venise en Livres & Guides

Olivier Lexa « Monteverdi et Wagner, Penser l'opéra » Archives Karéline, Broché - format : 13,5 x 21,5 cm, 352 pages, 2018.

 


Curieuse association pour ce titre - Monteverdi et Wagner, Penser l'opéra, retenu par Olivier Lexa dans son dernier essai paru. Rapprocher le nom de Wagner à celui de Monteverdi peut, en effet, surprendre si l’on songe à tout ce qui sépare les deux musiciens sur pas moins de deux siècles. Cependant, associant histoire de l'art, histoire culturelle et esthétique analytique, l’auteur - metteur en scène, dramaturge et historien - rapproche avec brio ces deux compositeurs quant à leur goût commun pour la musique et le théâtre, et bien sûr, leur rôle essentiel pour l’opéra. En effet, si Monteverdi jette le premier les bases de ce que sera l’opéra moderne, Wagner, pour sa part, en repoussera à l’extrême les limites avant la modernité. La pensée néoplatonicienne qui les anime tous deux inspire fortement leurs rapports à la création musicale et à l’art, médium entre réalité quotidienne et réalité supérieure. Tous deux théoriseront leur art, Monteverdi pour répondre aux attaques dont il était l’objet quant à la modernité de sa musique, Wagner produisant de nombreux écrits théoriques. Le rapport au temps, la rédemption par l’amour, nombreux sont les thèmes qui rapprochent les deux musiciens, similitudes parfois évoquées par le passé par des analyses comme celles de Pierre Boulez mais jamais étudiées de manière exhaustive, ce que fait avec science et pédagogie Olivier Lexa dans ce livre qu’il a su ne pas limiter aux seuls musicologues, mais au contraire a souhaité laisser toujours accessible. L’ouvrage « Les règles de l’art » de Pierre Bourdieu a manifestement inspiré l’auteur ; ce dernier a également retenu l’exemple des œuvres et les nombreuses analogies entre Monteverdi et Wagner pour développer dans un second temps un historique de la pensée de l’opéra depuis ses origines au XVe siècle jusqu’à la période contemporaine. À partir d’une approche pluridisciplinaire et d’une réflexion sur ce qui constitue une œuvre d’art, Olivier Lexa a souhaité approfondir cet espace philosophique après Hegel, Novalis, Schopenhauer, Kierkegaard, sans oublier Nietzsche qui consacra un essai bien connu sur Wagner. Analysant le rapport à ce genre musical de penseurs comme Adorno, Barthes, Deleuze, Foucault, Bourdieu, il invite à une conception pleine et entière de l’opéra. L’auteur souligne en effet les limites de l’enregistrement d’œuvres qui n’ont jamais été conçues pour s’abstraire du rapport visuel et de leur dimension théâtrale. Nous entrons ainsi dans ces pages inspirées au cœur d’une philosophie de l’opéra moins connue que celle instrumentale et que l’auteur illustre idéalement avec ce livre à partir des exemples comparés de deux géants de la musique.

“The Unfinished Palazzo: Life, Love and Art in Venice” by Judith Mackrell, Thames & Hudson, 2018.

 


Dans le même esprit que son précédent ouvrage « Flappers: Six Women of a Dangerous Generation », Judith Mackrell a retenu pour son dernier livre “The Unfinished Palazzo”, un lieu ayant réuni à lui seul le destin de trois femmes hors du commun, trois femmes ayant laissé leur nom dans l’histoire du XXe siècle pour leur esprit de liberté et leur singularité extrême : la marquise Luisa Casati, Doris Castlerosse et Peggy Guggenheim, trois vies liées à ce Palazzo dei Leoni de Venise, bordant le Grand Canal et curieusement jamais achevé. Projeté au XVIIIe siècle par la famille Venier, ce bâtiment devait s’inspirer des deux architectes Palladio et Longhena mais des difficultés matérielles obligèrent à laisser la construction, une première fois, inachevée. Luisa Casati s’en portera acquéreur au début du XXe siècle et fit de ce lieu un endroit mémorable notamment pour ses soirées extraordinaires et souvent excentriques… mais ne put, elle-même en achever la construction. La muse de Gabriele d'Annunzio ne reculait pourtant devant rien pour faire de sa vie une véritable œuvre d’art.

 

 

 

 

 

Plus près de nous, l’Américaine Peggy Guggenheim fut elle aussi bien connue pour avoir imprimé au lieu une marque très personnelle articulée autour de son amour de l’art moderne dont elle conçut avec un goût certain l’une des plus grandes collections du siècle et aujourd’hui abritée dans ce même palais attirant des visiteurs du monde entier. Enfin, Doris Castlerosse est peut-être la femme la moins connue de cette fascinante histoire retracée par Judith Mackrell dans ces pages au style alerte. Née en 1900, Doris Castlerosse fut l’épouse de Valentine Browne, 6e Comte de Kenmare. Femme mondaine, elle reçut dans ce palais de Venise à l’occasion des soirées également mémorables un nombre incessant de gens du monde, noblesse, stars du cinéma… À l’issue de cet ouvrage, le lecteur comprendra mieux en quoi ce lieu fut le reflet d’une certaine conception de la vie de ses propriétaires successifs, de ses trois femmes anticonventionnelles et résolument décidées à construire leur vie selon un dessein singulier. Pour cela, il fallait un Palais vénitien qui soit unique, et l’histoire du Palais Palazzo dei Leoni de Venise, au travers ou grâce à ses trois femmes, le fut assurément.

L'Association Chorus

et la visite des Eglises de Venise

Venise en toute simplicité

avec l’Office du Tourisme de Venise !
 

L’association CHORUS a pour objet de préserver les églises de Venise (ainsi que les autres églises du Patriarcat) et de valoriser leur dimension culturelle, historique et spirituelle au plus grand nombre. Ces églises sont de véritables musées, parallèlement à leur rôle de lieu de culte. Cet impressionnant patrimoine exige une préservation et une conservation lourde sur un plan matériel, raison de cette contribution demandée qui ne saurait d’ailleurs suffire à elle seule à l’entretien d’un tel patrimoine. Chorus a également pour but de diffuser une information détaillée à l’attention de ses visiteurs, ce qui n’est souvent pas le cas dans une église isolée où des tableaux restent muets faute de renseignements. L’association va même plus loin en développant études, recherches, conférences ainsi que des débats sur ce patrimoine artistique exceptionnel. Il ne faut pas oublier que toutes ces églises comptent en leur sein des tableaux dignes des plus grands musées internationaux.

 

Eglise de Saint Stéphane - La Céne de Jacopo Robusti dit Le Tintoret


Ce sont dix-sept églises parmi les plus belles de Venise qui relèvent ainsi de l’association Chorus et le Chorus Card tout spécialement prévu pour les visiter s’avère indispensable pour profiter de cette richesse répartie sur tout Venise, un itinéraire culturel à suivre grâce à la carte prévue sur le site de l’association détaillant chacune des églises ainsi que leur collection. Attention, des horaires bien précis sont prévus pour visiter ces églises, vérifiez tous les détails sur le site de l’association Chorus qui est exemplaire en terme d’information et en français de surcroît !
 

www.chorusvenezia.org


 

Venise est à la fois une petite île et un labyrinthe inextricable où le visiteur peut se perdre, ce qui est souhaitable et même conseillé afin de découvrir des chemins hors des sentiers battus, mais cela peut néanmoins se révéler préjudiciable si l’on a peu de temps devant soi pour son séjour…


Aussi, aux fins d’éviter cela, l’Office du Tourisme de Venise dispense au visiteur toute une gamme d’informations et cela avec la bonne humeur et une sympathie certaine à l’égard des Français ! D’une information pratique sur l’acqua alta aux musées les plus cachés de la ville, cette institution aura toujours une réponse à vos questions que ce soit sur le site (malheureusement en anglais ou en italien) ou bien par téléphone (en français, sans aucun problème !).

 

L'Office du Tourisme de Venise propose également tout un éventail de cartes ou pass pour faciliter vos envies, promenades ou découvertes lors de votre séjour : Ainsi, pour voyager tranquille, sans avoir à garder sur soi de la petite monnaie pour le transport par vaporetto (ainsi que les bus avant Venise), la carte VeneziaUnica, avec des formules allant de 1 à 7 jours (billets également de 75 mn), s’avère indispensable : www.veneziaunica.it

 

Contact :

Office du Tourisme de Venise
IAT Venezia Unica
Venezia, Piazza San Marco 71/f –

orario di apertura: 9.00 – 19.00
info@veneziaunica.it – www.veneziaunica.it
CallCenter (+39) 041 24 24 
 


ENIT, Office National Italien de Tourisme
www.enit.it  et www.italia.it 
 

Parkcloud la solution facilité

pour le stationnement dans les aéroports

 

Quel parking choisir dans un aéroport, à quelle adresse, faire en sorte que tout soit prévu avant même de voyager pour ne plus avoir à penser à ces détails lors de son retour, c’est à ces différentes questions que répond Parkcloud, le service web d’une redoutable efficacité grâce à son puissant moteur de recherche qui permet de choisir le stationnement selon des critères clairement indiqués. Une fois indiqué le lieu de son aéroport sur le site web de Parkcloud très intuitif,

tout une sélection de lieux de stationnement, coûts, durée se trouve immédiatement indiqué à partir d’un vaste réseau de la société dans 2139 parkings à travers 41 pays du monde entier. Il suffit de choisir la solution adaptée et de réserver afin d’obtenir confirmation de son stationnement pour la durée indiquée par email. A partir de là, à son arrivée au parking, un ticket avec le code indiqué dispensera de tout paiement à son retour.


ParkCloud
customer.service@parkcloud.com
0033 (0)170718498 www.parkcloud.com

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Escapade Trouville - Hôtel Les Cures-Marines

 

1912, la Belle Époque à Trouville, une Belle Époque à retrouver aujourd’hui le temps d’un été, le temps d’un week-end. 1912, comme par pressentiment, les projets sont à l’insouciance, un oubli vertigineux dans les fêtes et ces prémisses de loisirs appelés à un bel avenir, tout d’abord pour une élite, anticipation de ce qui allait advenir pour la suite du siècle. 1912, c’est aussi la date d’inauguration des Cures Marines, un incroyable projet venu à terme avec la réalisation du plus grand Casino d’Europe, un casino associant salles de jeux, salons de lecture, un restaurant, un café, un théâtre de 900 places et… ces fameux bains chauds d’eau de mer dans cette Cure marine unique. « Les Cures Marines forment un bâtiment historique créé en 1912 avec cette ambition de faire des lieux le plus grand théâtre au monde. Nous avons souhaité en reprenant,  il y a quatre ans, ce bâtiment historique faire des Cures Marines un lieu d’accueil et de service de qualité associé à une thalassothérapie et une restauration gastronomique. », souligne le directeur de l’hôtel Émile Viciana.

 

 

Il faut dire que les lieux avaient déjà une histoire ayant déjà attiré un premier tourisme balnéaire célébré par les peintres au XIXe siècle sous l’impulsion de l’artiste Charles Mozin qui a tant célébré ce port de pêche avant que la célébrité retienne le nom d’Eugène Boudin célébré par Baudelaire. Les bains deviennent alors une pratique prisée par une élite grandissante et virent la naissance des cabines, toilettes de bain et usages nouveaux …

Alexandre Dumas par sa plume contribue également à vanter les mérites de ce village normand, nommé Trouville, où la mer, La Touque et le vert se rencontrent si agréablement et où il résidera à plusieurs reprises, notamment à l’auberge de la mère Ozeraie et qu’il relate dans ses Mémoires. L’écrivain voit les lieux comme l’île de Robinson Crusoé dont il pense être le premier à découvrir les charmes venant de Paris, vite déchanté en découvrant que les peintres l’ont devancé… Quelques années plus tard ce sera au tour de Flaubert de découvrir ces lieux et de constater, selon lui, l’hideux spectacle de ces dames se baignant en des tenues ridicules ! Après moult débats et polémiques, le projet d’un nouveau Casino prend cependant jour et sa réalisation prend l’allure d’un palais sur la mer tant sa taille et son ampleur sont inédites pour l’époque.

 

 

 

 

Le 29 juin 1912 exactement, le nouveau Casino est inauguré, début d’une longue histoire, une belle et longue histoire aujourd’hui perpétuée avec bonheur par le MGallery Cures Marines, un hôtel cinq étoiles reposant sur une recherche et un souci d’élégance et de services inhérents au lieu grâce à l’admirable décoration réalisée par l’architecte d’intérieur Jean-Philippe Nuel. Confort et esthétique ne sont pas toujours facilement conciliables mais, ici à Trouville, l’hôtel Les Cures Marines est parvenu à cet équilibre idéal perceptible immédiatement dès l’accueil de l’hôtel. « L’architecte d’intérieur de luxe Jean Philippe Nuel, en effet, a réussi à métamorphoser ces lieux avec sa touche personnelle bien perceptible dans tous les espaces de notre hôtel », souligne encore Émile Viciana, le directeur de l'hôtel.

 

 

Un chasseur prend en charge votre véhicule, vous êtes aimablement dirigé vers la réception tout en découvrant sur votre droite la majestueuse salle qui abrite dorénavant le bar et la brasserie avant de vous diriger vers votre suite aux étages. Après avoir longé ces longs couloirs aux épaisses moquettes, calmes et discrets, vous découvrirez votre suite donnant sur la mer et la fameuse promenade avec ses planches longeant les élégantes demeures trouvillaises.

 

 

Raffinement de la décoration des suites avec l’élégance et sobriété des matières naturelles avec lin, laine, satin, et ce doux camaïeu pastel entre bleu et gris, tendre reflet enchanté de la baie de Trouville. Silence et repos sont les maîtres mots dans ces calmes espaces que l’on pourra quitter pour rejoindre le fameux Institut Thalassa Sea & Spa dont le nom aurait tant plu à Marguerite Duras et sa ville inspirée de Trouville « S. Thala » dans son roman Le Ravissement de Lol V. Stein…

 

 

 

La tradition de l’hydrothérapie est en effet en ces lieux élégants honorée avec plusieurs étages dédiés aux bains d’eau de mer dotés de jets d’eau et douches, hammam, sauna, ainsi que de nombreuses cabines prodiguant une carte variée de soins personnalisés. Ainsi que le souligne Émile Viciana, directeur de l’hôtel Les Cures Marines : « Nous avons la chance d’avoir une thalassothérapie assez grande sur trois niveaux qui propose toutes les prestations de soins sur une gamme suffisamment large pour attirer curistes occasionnels ou plus réguliers ». Il ne faudra pas oublier la salle de sport et même un espace de cryothérapie.

 

 

 

L’hôtel M Gallery Les Cures Marines célèbrent enfin et surtout la gastronomie en une déclinaison de propositions allant du fameux restaurant étoilé dirigé par le talentueux chef Johan Thyriot jusqu’à la brasserie L’Ephemer qui vient de rouvrir dans une belle déclinaison de saveurs locales sublimées par la créativité du chef, sans oublier le bar d’Eugène intérieur ou extérieur en terrasse face à la mer, à moins de préférer l’intimité d’un room service toujours disponible.

 

 

L’expérience d’un séjour passée à l’hôtel MGallery Cures Marines restera inoubliable pour cette précieuse association d’expériences toutes sublimées par la passion partagée en ces lieux de l’accueil, de l’esthétique et du raffinement.

Le 1912 – Les Cures Marines - Trouville

1912, année des projets gigantesques, année tragique avec le départ sans retour du plus grand paquebot, le célèbre Titanic, mais aussi l’inauguration du plus grand casino qu’ait connu l’Europe avec les Cures Marines de Trouville. L’impression de grandeur perdure encore et c’est avec cette mémoire que nous entrons dans le désormais incontournable restaurant étoilé du chef Johan Thyriot, valeur montante de la côte normande. Les lieux offrent une habile réinterprétation de cet esprit Belle Époque au cœur de la IIIe République, une association de camaïeux de gris rehaussé de quelques touches bleutées, douces évocations de la mer si proche, compagne discrète dont le bleu se fond avec le ciel par temps apaisé, plus grise, mais tout aussi belle d’autres fois…

 

 

C’est en cette singulière compagnie que convoitent tous les regards lorsque nous prenons place à l’une des tables dressées avec sobriété pour ne pas voler la vedette à la reine des lieux, et accueillis avec élégance et discrétion par le maître d’hôtel et sommelier Julien Neveu. Les miroirs jouent avec les reflets de la mer qui a décidé de se retirer au loin en ce début de diner, une discrétion qui sied au lieu et laisse place à une sélection de mises en bouche délicates présentées avec prévenance par le chef de rang Luigi, toutes en douceur comme cette crème de foie gras et son sésame ou encore ce sabayon de sous-bois morilles et blettes en un crémeux accord. Immédiatement la magie opère, le goût du chef pour l’excellence des produits, les herbes et les accords subtils d’épices s’associent et se confirment avec ce mémorable tourteau et café, la pince du crustacé étant croûtée à l’arabica et la chair en rémoulade sublimée par à un fin bouillon infusé à la coriandre de mai, un plat raffiné et subtil.

 

 

Enchantement également pour ce mariage du petit pois primeur et agrumes sur un caillé de vache parfumé au Cumbawa, une ode à Dame nature du plus bel effet gustatif… La cuisine du 1912 a acquis une belle maturité et une identité nette vers cette excellence du produit magnifié par une discrète touche pour l’inconnu, l’exotique rêvé, mais non asséné. Sublimation encore de l’artichaut et du vernis avec cette marinière au beurre noisette et foin, un délicat accord crémeux. La mer se confond avec le ciel à cette belle heure de la soirée, une fusion unique pour un dégradé de bleu, de gris que seules les plus belles marines ont su capter dans ces contrées, scènes de plage immortalisée par Boudin un demi-siècle avant que les Cures Marines n’ouvrent.

 

 

La salle du 1912 est maintenant comble en ce milieu de semaine de printemps normand, signe que l’adresse fait parler d’elle à l’international tant les langues se conjuguent en cette soirée, échos renouvelés de ces mêmes heures d’insouciance plus d’un siècle en arrière en ces mêmes lieux… Le rouget cuit à l’unilatéral et souligné par le poivre de Saigon blanc est un régal avec cette note d’ail des ours et mousseline de jeunes poireaux alors que les asperges vertes jouent, elle aussi, un subtil et savoureux mariage avec le ris d’agneau pour cet autre plat conçu par le brillant chef avec cette note d’orange et pâte de citron confit, une cuisine de caractère dans la souplesse et la douceur.

 

 

Vient maintenant le temps des douceurs sucrées du talentueux chef pâtissier Sébastien Gamot alors que la nuit s’endort sur la mer sans que nous l’ayons remarquée, signe que la cuisine du 1912 sait rivaliser avec les beautés des lieux. Le chocolat est à l’honneur tout d’abord et au pluriel avec de fines feuilles croustillantes et un sablé breton en un ensemble qui donne l’esprit de la célèbre fève sans ses excès, une habile manière de prolonger les accords sensibles déclinés précédemment dans leurs versions salées. Même dialogue dans la légèreté et la sublimation des herbes et du fruit avec cette crème brûlée au thym citron, compotée de rhubarbe et sorbet aux baies de Bataks, où chaque touche répond à l’accord général, paisible et présent, une grande maturité dans les nuances sublimées du goût.

 

 

La nuit enveloppe Les Cures Marines et ce sont avec de belles mignardises et un Calvados hors d’âge que nous terminerons cet enchanteur dîner perpétuant cette tradition du rêve et de l’excellence initiée en ces mêmes lieux il y a plus d’un siècle.

Avec ces mets, le sommelier a élaboré un accord mets/vins tout en subtilité avec un Sancerre Henri Bourgeois 2015, un Vacqueyras Tradition 2016, un Bandol Fontbrune 2016 et un élégant Chinon Pierre Sourdais.

Interview Chef Johan Thyriot restaurant 1912 Trouville

 

 



Depuis quand êtes-vous à la tête du restaurant 1912 ?


Je suis arrivé voici maintenant deux ans et demi, un an après l’ouverture de l’hôtel. Tout juste un an après mon arrivée, nous avons eu l’heureuse surprise de décrocher notre première étoile, étoile qui a été renouvelée cette année.

 

Quel a été votre esprit en arrivant et qu’avez-vous souhaité imprimer en ces lieux ?


J’aime travailler les produits locaux, essentiellement sur des circuits courts, or je me suis trouvé dans un groupe à échelle quasiment planétaire. Cela a été l’occasion d’une rencontre de points de vue, de nombreux échanges avec le directeur Monsieur Viciana qui m’a donné carte blanche et m’a laissé imprimer ma vision des choses au 1912. C’est un élan qui a particulièrement bien fonctionné et qui s’est étendu à la brasserie et aujourd’hui au bar. Ma manière d’aborder la cuisine gastronomique a coïncidé avec les exigences diététiques de nombreux hôtes faisant une thalassothérapie dans notre hôtel. Je n’ai pas eu à faire de formation en cuisine diététique, il se trouve que ma cuisine est saine ! (Rires). Ma signature repose essentiellement sur les herbes aromatiques et les poivres rares ; par ailleurs, nous avons investi dans un potager en partenariat avec la mairie de Trouville qui a mis à ma disposition un lieu, une serre où nous pouvons cultiver nos propres herbes et légumes bio. En contrepartie, j’interviens dans les écoles primaires et maisons de retraite. Je trouve que le retour est exceptionnel, car nous avons fidélisé des parents avec leurs enfants. Une anecdote amusante d’une mère qui m’a témoigné qu’avant ces rencontres son enfant était un habitué des fast-foods, mais depuis il les avait totalement désertés ! Pour moi, c’est la plus belle des récompenses, cela vaut autant qu’une étoile…

 


Comment évolue votre carte ?


J’aime changer ma carte en fonction des saisons, ce qui est une priorité pour moi. Parallèlement, mes collaborateurs me font remarquer lorsque ma cuisine évolue, c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à percevoir moi-même, car je ne fais jamais deux fois la même assiette ! Ma signature est de ne justement pas en avoir et j’avoue ne pas trop aimer ces cuisines qui refont les mêmes recettes année après année. Je tiens à cette liberté. J’ai réduit volontairement ma carte de 15 à une dizaine de propositions, ce qui m’a permis d’aller un peu plus loin dans la recherche et maîtrise de chaque plat. Il me faut réaliser une offre qui puisse être compatible à la fois avec nos clients restant une semaine en thalassothérapie, nos autres clients séjournant le temps d’un week-end, sans oublier les hôtes extérieurs avec une tranche d’âge de 10 à 80 ans. Pour ces raisons, je suis particulièrement ravi de travailler avec le chef pâtissier Sébastien qui termine idéalement les menus que je compose avec des recettes s’accordant parfaitement avec ma philosophie gastronomique, une manière de terminer un repas avec des desserts travaillés mais non déroutants, une approche saine et très équilibrée. On a l’impression que c’est la même personne qui a cuisiné du début jusqu’à la fin. Ce qui est une belle prouesse pour un chef pâtissier en si peu de temps.


Vous venez d’ouvrir une belle brasserie jouxtant le restaurant étoilé.


L’ambition pour nous est d’avoir un nouveau lieu de restauration élégante tendant vers le haut de gamme ainsi qu’un bar beaucoup plus cosy. Le cadre est très joli avec une identité esthétique créée par Jean-Philippe Nuel, différente de celle de 1912 et pour laquelle nous avons été associés. Nous proposons une carte allant de la brasserie parisienne avec une belle sole meunière par exemple jusqu’à des plats plus sophistiqués se rapprochant de ma signature culinaire. Nous intégrons également des soirées spéciales notamment le vendredi soir avec un buffet fruits de mer et le brunch le dimanche midi.

 

 

 

 


Le chef pâtissier Sébastien Gamot


Quel a été votre parcours et comment s’est créée votre identité en pâtisserie ?


J’ai fait beaucoup de restauration en commençant chez Ladurée puis au Plazza Athénée avant de rejoindre le Byblos à Saint-Tropez, puis Yann Alléno, Pierre Hermé. C’est au contact de ces grandes maisons et en travaillant avec les plus beaux produits que progressivement j’ai pu bâtir une identité et certaines recettes tout en donnant la priorité à une nécessaire adaptation en fonction de la cuisine du chef pour lequel je travaille. Pour la brasserie, j’ai conçu un buffet de desserts avec tous les jours cinq desserts à la carte fixe. Je propose différentes pâtisseries qu’il s’agisse de celle correspondant à un restaurant gastronomique étoilé aux 1912 à des pâtisseries plus boutique pour la brasserie.


Quelles sont vos préférences en matière de desserts ?


J’ai tendance, actuellement, à créer peut-être plus facilement un dessert en boutique qu’un dessert à l’assiette. L’expérience chez Pierre Hermé a certainement compté en cela. L’entrecroisement des réflexions en étoilé implique d’autres références qui sont très complexes et sur lesquels je travaille avec Johann. Le cadre de l’hôtel les Cures Marines est idéal pour développer cette créativité.

 

Brasserie L’Ephemer – Cures Marines - Trouville

 

 

Le bar d’Eugène – Cures Marines - Trouville

 

C’est dans la vaste salle tout récemment rouverte de l’hôtel les Cures Marines ayant fait l’objet d’un remarquable travail de décoration et d’aménagement que nous découvrons la brasserie L’Ephemer, également dirigée par le chef étoilé Johan Thyriot. Pour ce bel et nouveau lieu, le chef a souhaité une cuisine associant les beaux produits locaux, la mer et les poissons bien entendu venus tout directement du port à quelques mètres de là, mais aussi les œufs et produits laitiers normands des fermes avoisinantes. Bien-être, santé, signature culinaire et tradition revisitée sont les maîtres mots de cette brasserie installée au cœur de l’hôtel des Cures Marines dans le lieu même qui accueillait naguère les hôtes du plus grand Casino de l’Europe. Hauteur de plafond, jeux de miroirs et vases de porcelaine bleu de Chine sur murs de briques anciennes, décorations florales sur fond de bleu gris, signent l’excellence de la décoration du talentueux architecte Jean-Philippe Nuel qui a su donner un nouveau et beau visage familier à l’héritage des lieux.

 

 

 

Nous débutons notre déjeuner par un soleil radieux et une popote de tomate pour lui rendre hommage où la douceur a remplacé toute acidité, puis une poêlée de crevettes grises au poivre de Penja fumé, une bien agréable manière de contempler les éléments marins de notre table bordant l’immense porte-fenêtre à l’allure d’orangerie. Saveurs franches et sincères également que cette soupe de poisson de roche du jour présentée avec ses croutons, rouille et gruyère, perpétuant ainsi cette tradition bien ancrée dans le célèbre petit port de pêche de Trouville. Le poisson est, bien sûr, à l’honneur dans la carte de l’Ephemer avec notamment cette généreuse sole meunière au beurre fondu et ses légumes printaniers pois et pommes de terre primeurs. Le regard hésite entre la mer d’un bleu profond sous ces rayons de soleil et ces nuances bleutées distillées avec une esthétique tout aussi prenante de la salle de l’Ephemer. Que de personnes ont naguère traversé ces espaces pour se rendre à un bal, au jeu ou au théâtre, époques où il était fréquent de changer de toilettes plusieurs fois par jour, robes longues et crinolines, temps perdu et retrouvé… Une assiette de fromages dans ce pays normand s’impose avant de découvrir ce buffet de dessert supervisé par le talentueux chef pâtissier. Une délicieuse tarte au citron meringuée viendra clore cet agréable moment passé à la brasserie Ephemer, un lieu élégant et adapté à toutes les rencontres formelles ou informelles, mais toujours tournées vers l’excellence avec « effet mer » garantie !

Complétant idéalement l’offre gastronomique de l’hôtel des Cures Marines, le bar d’Eugène est une invitation à la détente autour d’un des nombreux cocktails proposés à la carte dans ce lieu enchanteur. Une décoration tout récemment réalisée, lors de la rénovation de cette salle grandiose jouxtant la brasserie l’Ephemer.

 

 

Hauteur généreuse de plafond et parallèlement intimité de ces teintes sombres rehaussées de couleurs et associations florales, il y est loisible de prendre un verre en journée ou en soirée, au bar ou plus confortablement autour de l’une des tables basses disposées dans la grande salle baignée de la lumière marine.

 

 

 

 

Par beau temps, la terrasse extérieure est l’occasion de se rapprocher plus encore de l’élément marin avec vue directe sur l’onde et ses bateaux, petits et grands, qui croisent au large sur ce lieu, point de départ de la fameuse ballade sur les planches en direction des Roches Noires, réminiscence proustienne et durassienne, autour d’un long drink servi dans la tradition et l’héritage des moments précieux partagés.
 

 

 

Cures Marines Trouville Hôtel Thalasso & Spa-MGallery by Sofitel
boulevard de la cahotte 14360 Trouville sur mer FRANCE  Tel : (+33)2/31142600

https://www.accorhotels.com/fr/hotel-8232-cures-marines-trouville-hotel-thalasso-spa-mgallery-by-sofitel 

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Anvers, ville diamant !

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Promenades anversoises

La gare d'Anvers-Central, emblème magnifique, est assurément la plus belle manière d’aborder la ville, à peine descendu du train, à deux heures de Paris. Conçue par l’architecte Louis de la Censerie, elle compte parmi les plus belles gares du monde avec sa profusion de marbres et son inspiration lointaine du Panthéon romain. Le voyageur ébahi ne sait plus s’il se trouve dans un musée ou dans une gare, repères désorientés, propices aux découvertes… C’est justement un tout autre univers, à quelques pas de là, qu’offre le quartier des diamantaires d’Anvers où ateliers et boutiques oeuvrent pour le plus beau minéral, visite qui sera complétée par le tout nouveau musée DIVA doté des toutes dernières technologies interactives pour retracer l’histoire du précieux bijou. Surprise aussi que ces communautés juives vêtues de parures traditionnelles, chapeaux venus des temps anciens, impression d’avoir soi-même traversé l’espace-temps et de découvrir la ville au XVIe siècle.

 

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Si le promeneur souhaite renforcer cette impression, deux musées incontournables l’attendent, magnifiques musées n’ayant pris aucune ride depuis cette renaissance humaniste. Tout d’abord le musée Rubens, la maison où le peintre vécut et qui a été préservée jusqu’à nos jours. L’artiste est la figure majeure de la ville et compte parmi les peintres les plus célèbres du baroque flamand. On ignore souvent qu’il fut aussi diplomate, créateur et collectionneur, ce dont témoigne sa riche maison en un parcours captivant proposé à la visite. Nombreuses sont les œuvres maitresses que l’on connaît dans les manuels et qui sont présentées « à portée de main » dans ce cadre très intimiste : le fameux autoportrait du peintre, celui non moins célèbre d’Antoine van Dyck, son contemporain, L’Annonciation et Adam et Ève de Rubens et bien d’autres chefs-d'oeuvre. Il faut poursuivre par une promenade dans l’agréable petit jardin d’où l’on peut admirer la maison.

 

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Non loin de là, le musée Plantin - Moretus prolonge cette ambiance unique de ce XVIe siècle anversois où l’humanisme conjuguait les savoirs en un prodigieux tourbillon de connaissances. Christophe Plantin est l’ancêtre de neuf générations d’imprimeurs, et son nom est associé au commerce de livres, gravures, cartes et même dentelles. Amis des plus grands savants, ses éditions comptent parmi les réalisations les plus appréciées de son siècle, ce dont témoigne l’impressionnant musée qui retrace la vie et le siècle de cet homme d’affaires connu dans l’Europe entière de son époque. Classiques latins, atlas, Bible de Gutenberg, et autres merveilles jalonnent un parcours qui pourrait bien retenir une journée entière si d’autres trésors de la ville ne se faisaient encore attendre au-dehors…

 

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Il faudra profiter de la proximité du Maagdenhuis, le musée de la maison des vierges, qui fut en son temps un orphelinat pour filles à partir de 1552 jusqu'en 1882. C’est une vie frugale qui est évoquée dans ce musée discret et hors du temps où des trésors sont tout de même accrochés notamment des œuvres de Rubens, Jacob Jordaens, Van Dyck… Autre lieu, autre décor avec le museum de Reede installé au bord de l’Escaut, non loin de la cathédrale.

 

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Dans ce bâtiment au design contemporain réussi et dédié à l’art graphique, ce ne sont de véritables trésors de Goya, Rops et Munch qui sont proposés à la visite en une scénographie sobre et raffinée. Les célèbres Caprichos de Goya aux visions ténébreuses, l’énigmatique Félicien Rops et les visions tremblantes d’Edvard Munch sont ainsi réunies en un lieu paisible et calme, à découvrir absolument…

 

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Saut dans le temps avec la fameuse cathédrale gothique d’Anvers, immense navire de 117 m de longueur bordé des plus belles façades de maisons des riches corporations au fil des siècles. Le musée royal étant encore en rénovation, de nombreux chefs d’œuvres ont été accrochés et rappellent l’âge d’or de l’école d’Anvers de Quentin Metsys à Pierre Paul Rubens. De ce dernier, les œuvres incontournables ne manquent pas telle l’incontournable Assomption, apothéose chromatique pour ce thème marial, mais également la singulière Érection de la Croix traversée d’un mouvement diagonal fulgurant sans oublier l’émouvante Descente de Croix dans le bras droit du transept. Il faut de là traverser l’inoubliable Grote Markt, cette Grande-Place avec ses façades des maisons de corporations datant des XVIe et XVIIe siècles surmontés de statues dorées et dont les fenêtres vitrées sont un véritable tableau de jour comme de nuit, sans oublier la fameuse fontaine de Brabo conçue par Jef Lambeaux et qui rappelle la légende de Silvius Brabo qui tua le géant Druon terrorisant les habitants.

 

 

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Direction maintenant l’église St Charles Borromée située sur la ravissante place Henri Conscience et décorée notamment par Rubens. La nef d’un blanc immaculé rehaussé d’or contraste avec le bois sombre des lambris. Si les œuvres de Rubens ont pris le chemin du musée de Vienne, il règne encore en ces lieux une ambiance inoubliable faite de recueillement, un écrin à l’abri du temps et de ses changements. Encore quelques pas et c’est une autre église qui attend le visiteur. Dédiée à saint Jacques, elle est assurément un lieu incontournable pour bien des raisons. Point de départ des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l’église abrite également le tombeau du peintre Rubens décoré par l’oeuvre de l’artiste Marie entourée de Saints. Cette vénérable église recèle encore bien d’autres trésors telle cette superbe toile La vocation de saint Pierre de Jacob Jordaens.

 

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Très proche, l’intime et merveilleux musée Rockoxhuis, cet ami de Rubens, bourgmestre d’Anvers et humaniste raffiné dont le musée retrace les gouts et l’époque entre 1560 et 1640. C’est une période bénie des arts et le mobilier réuni – admirables cabinets d’ébène – céramique et une sélection de peintures qui compte notamment des Rubens, Van Dyck, Patinir, Jordaens, Teniers le Jeune, Pieter Brueghel le Jeune, présentée en une scénographie raffinée et précieuse où même des musiques d’époque sont proposées à l’écoute…

 

 

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De là, il ne faudra que quelques minutes à pied pour remonter vers le MAS, musée polymorphe où l’histoire du monde est évoquée à travers le prisme d’Anvers. Ce sera aussi l’occasion de flâner autour des bassins décidés par Napoléon, quartier des docks et de transition avec l’immense port voisin.

 

Promenade maritime dans le port d’Anvers

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Arrivés au ponton du Londonbrug, à quelques mètres de ce fameux pont capable à marée haute de se mettre au garde-à-vous pour laisser passer péniches et bateaux entrant plus à l’intérieur, nous embarquons sur un bateau appartenant à la Compagnie Jan Plezier qui depuis des années sillonne les eaux du deuxième port d’Europe. Par une belle journée ensoleillée, c’est une heure trente de découvertes exceptionnelles qui attendent les hôtes de cette promenade incontournable dans les méandres d’un port que l’on présente souvent et à juste titre comme le supermarché de l’Europe tant les denrées alimentaires, matériaux de construction, pétrole, voitures et autres transitent, arrivent et repartent dans ce méandre de quais, pontons et halls de stockage. Bateaux, entrepôts, trains, grues, camions jouent ici comme des jouets multicolores d’un troisième millénaire.

 

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Munis d’audioguides vivement recommandés pour bénéficier de toutes les précieuses informations fournies pendant l’excursion, c’est sur le pont agréablement installés autour d’une petite table que l’on visite les lieux, inaccessibles autrement au public.

 

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Nous longeons des supertankers, des quais immenses sur des kilomètres, des grues plus hautes que des immeubles, signes de la démesure des lieux. Après avoir traversé nombre d’écluses et leurs modernes pont-levis, lorsque l’on réalise après une heure trente que nous n’avons vu qu’1/5ème de sa superficie, cela donne une petite idée du gigantisme du port d’Anvers.

 

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Une croisière portuaire agréablement impressionnante ! Organisé avec professionnalisme et efficacité, ce tour du port d’Anvers est incontournable à qui souhaite comprendre la ville, indissociable depuis longtemps de cette activité maritime séculaire.

E-mail info@janplezier.be Londonbrug 2000 Antwerpen www.janplezier.be

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‘t Zilte Restaurant **

Adresse incontournable d’Anvers, ‘t Zilte est au sommet du Museum aan de Stroom (MAS) littéralement « Musée sur le cours d'eau », célèbre bâtiment conçu par l’architecte néerlandais Willem Jan Neutelings au cœur du bassin Bonaparte. Lorsque l’on parvient sur ce site, par une belle fin de journée de printemps, celui-ci se pare des allures de Riviera avec ces yachts et bateaux multicolores, c’est un air de vacances qui domine les lieux. Mais, c’est assurément vers cette tour de Babel des temps modernes faite de verre et de grès rouge indien que les regards convergent. Au rez-de-chaussée, un ascenseur privatif réservé aux hôtes du restaurant ‘t Zilte vous emporte dans les airs jusqu’au dernier étage ouvrant sur une vue époustouflante.

Vittorio Lot, le sympathique directeur de salle vous accueille avec prévenance, s’enquiert immédiatement de vos souhaits, et vous propose de prendre un apéritif sur cette étonnante terrasse ouvrant sur un horizon illimité. Comment refuser une si agréable proposition avec ce soleil déclinant sur L’Escaut qui capte le regard de cette hauteur ? Ce sera un accueil et un début de belle soirée inoubliables . Une coupe de Champagne Brut rosé Victor & Charles, Belgique oblige, et un défilé de mises en bouches signent déjà un prélude digne des plus belles compositions. Mousse d’asperge, crevettes grises et roquette, boulettes de porc Teriyaki,… chaque miniature culinaire est en soi l’appel d’un doux voyage en des compositions florales ouvrant vers le lointain. Il faudra bien se résoudre à entrer dans le saint des saints et quitter cette idyllique terrasse protégée des vents et des intempéries d’ailleurs absents en cette soirée printanière, notre table élégamment dressée nous attend au cœur du ‘t Zilte, le restaurant du brillant chef Viki Geunes, récompensé par deux étoiles.

Tables au vernis immaculé, confortables fauteuils gris perlé, ambiance minimaliste sublimée par de vastes espaces, les lieux ont un charme manifeste qui présagent le meilleur. Il faut dire que Viki Geunes a acquis une solide réputation d’excellence dans tout ce qu’il aborde. Précis, perfectionniste, à la fois rigoureux et ouvert à la création, on devine chez cette personnalité attachante, une interrogation perpétuelle d’excellence, une quête jamais inassouvie, à la fois moteur et élan d’une cuisine internationale saluée par les plus grandes distinctions. Un geste précis et une inspiration toute personnelle venant servir avec finesse l’intelligibilité des mets proposés telles ces petites sardines fraîches fourrées au crabe, et entourées d’une feuille d’algue, oseille, concombre salé et raifort glacé soulignant ces accords aussi frais qu’esthétiques.

 

 

 

 

Même délicatesse pour cette langoustine sublimée par une feta adoucie et une association poire et radis, décorée par des fleurs de cerisier, tableau minimaliste fort apprécié notamment des convives venus de l’Extrême-Orient… C’est à peine si le regard peut quitter ces plats aussi beaux à regarder que délicieux à savourer et il faudra toute la prévenance du personnel et les conseils avisés du sommelier Tom Ieven pour apprécier l’ensemble de l’équilibre de ce restaurant prestigieux où tout a été pensé : vins en accord pour sublimer la cuisine du chef, délicatesse des pains levés à la bière, brioches à fondre de plaisir et même de tendres fougasses…

De superbes poissons sont à l’honneur dans la cuisine Viki Geunes avec un délicieux turbot sur lit d’asperges vertes, poireau et un surprenant accord boisé de morilles et ail des ours, une subtilité de caractère. Le bar avec son médaillon de courgette et artichauts est, lui aussi, magnifié par sa bouillabaisse nordique, fraîcheur de produits d’excellence. Nous avons l’impression d’un rêve éveillé alors que la nuit est tombée sur Anvers et que du haut de notre tour de verre, c’est un scintillement ininterrompu de petites lumières de tout côté. Les desserts du chef pâtissier Maxine Van Meirvenne ne sont pas en retrait, bien au contraire avec cet accord subtil de chocolat, mangue, fruit de la passion et rhum en un merveilleux tableau. Fraîcheur printanière, aussi, avec cette crème nantaise décorée de fraises, litchis et roses qu’une bière originale aux fruits rouges accompagne.

 

Nous sommes dans des hauteurs vertigineuses, au sens propre et figuré, avec le restaurant de Viki Geunes où chaque détail signe une composition parfaite jusqu’aux mignardises qui rivalisent avec leurs sœurs aînées les desserts ! Prendre encore un café, une liqueur aux herbes et flâner sur cette terrasse avant de redescendre sur le bassin Bonaparte et de prolonger encore cette magie au U’, plus exactement U Eat & Sleep Antwerp, un bar-restaurant-hôtel devenu très rapidement prisé pour ses ambiances festives et ses onze chambres. La magie des incontournables de père en fille !

Le sommelier Tom Ieven propose un beau tour d’Europe pour une sélection de vins invitant l’Autriche avec un Weissburgunder – Judith Beck 2017, l’Italie et un blanc de Morgex et de la Salle – Vevey Marziano 2016, l’Italie, mais en Toscane, avec ce Etabeta – Fattoria Kappa 2016, la France et un Bourgogne blanc – Domaine de la Douaix 2014, l’Espagne et un Exceptional Harvest – Ximenez Spinola 2016 ; et pour finir la Belgique avec cette bière singulière Caractère Rouge – Rodenbach.

Hanzestedenplaats 5- 2000 Antwerpen 0032(0)3.283.40.40 info@tzilte.be
https://tzilte.be

Restaurant The Glorious *

 

The Glorious est avant tout une enclave unique au sud d’Anvers, à quelques pas du musée des Beaux-arts dont la réouverture est si attendue. En une petite rue calme, l’hôte du Glorious entre dans un restaurant élégant tant sa décoration a fait l’objet de tous les soins avec à la fois cette recherche dans ses détails et l’élégance de ses teintes sombres et or. Nous prenons place à l’une des tables joliment dressées tout de blanc immaculé vêtues, alors que Steve rappelle la philosophie des lieux et de la cuisine du chef Johan Van Raes, plusieurs fois étoilés et qui a décidé de faire au Glorious d’Anvers un restaurant où son amour des beaux produits et son expérience dans les plus grandes maisons lui ont permis de développer sa touche personnelle.

Une touche faite de discrétion et d’élégance avec un attrait certain pour la gastronomie classique. Le succès ne s’est pas fait attendre et une étoile est, déjà, venue récompenser cette approche en 2013. À l’heure du déjeuner, quelques tables accueillent des convives anversois, habitués des lieux. Nous débutons ces agapes avec des mises en bouche fraiches et douces, mi-cuit de saumon et crème d’asperges souligné par de l’ail sauvage, poulpes et encornets en feuilles de betteraves et chorizo.

Pour continuer cette belle mise en appétit, nous sera servi un savoureux tartare de bar sauvage, crème de wasabi, fenouil et pomme Granny Smith, des associations de saveurs douces et sans heurt. La vaisselle est étincelante, jeux de reflets entre argenterie et cristal… Un verre de vin de Saumur de Loire Chateau Fosse-Seche, un vin élégant accompagnant idéalement ces premières notes gastronomiques.

Un pigeonneau accompagné d’un foie de canard cuit au four, légumes primeurs et son jus nature aux baies de genièvre fait la démonstration que lorsque l’excellence d’un produit se trouve en les mains expertes d’un chef expérimenté, des saveurs que l’on pensait pourtant connaître peuvent encore surprendre le palais… surtout lorsqu’il est sublimé par un St-Emilion 2015 Château Godeau.

Autre met magnifié par l’art du chef Johan Van Raes, ce Rouget grillé accompagné de sa crème de brocoli, palourdes et relevé discrètement par une sauce au paprika doux rôti, un régal avec ce vin blanc Bodega Espinosos du Nord du Portugal, qui met en valeur ces associations de poissons et coquillages. L’ambiance intimiste du restaurant The Glorious est propice aux conversations feutrées, alors qu’au-dehors, à quelques pas de là, le fleuve L’Escaut dispense ses beaux reflets déjà évoqués par Pline l’Ancien, heures précieuses…

Avec le dessert, le chef a décidé de nous faire voyager avec un baba non point au rhum, mais au limoncello, un sorbet de mangue et une crème de citrons de Menton, des plats dont la présentation est digne des belles natures mortes de la peinture flamande. Avec ce dessert un Gewuztraminer Domaine Phirmann, Phalz in Germany, joue les associations subtiles entre sucre et fruit, une belle manière de conclure ce déjeuner anversois dans l’excellence et le raffinement.

 

DE BURBURESTRAAT 4A 2000 ANTWERPEN - TEL: 03/237.06.13 - MAIL : INFO@THEGLORIOUS.BE
http://theglorious.be

Graanmarkt 13

Graanmarkt 13 n’est pas seulement un lieu unique à proximité de la maison Rubens, il est aussi une personnalité attachante en la personne de son chef, le sympathique Seppe Nobels. L’endroit attire spontanément par l’apparente simplicité de sa décoration, une sobriété mettant en avant l’essentiel, le raffinement et l’approche sublimant les produits retenus par son chef. Seppe Nobels voue, en effet, une passion sans limite pour les plus beaux produits et notamment les fruits et légumes.

 

 

Si vous avez la chance d’être invité par le chef à découvrir le sommet de l’immeuble du Graanmarkt, après avoir traversé le showroom où une ligne de vêtements et d’accessoires attire le regard, vous serez étonné par le jardin de simples couvrant la terrasse dominant la ville et d’y surprendre des ruches installées sur ce promontoire ! Bravant les petites bestioles dérangées par le maître des lieux, le chef n’hésitera pas à vous faire goûter au miel directement prélevé sur le rayon encore chaud, une expérience inoubliable…

 

 

Nous découvrons aussi lors de cette escapade impromptue toutes les herbes cultivées et directement employées dans la cuisine du Graanmarkt, certaines bien connues, d’autres plus mystérieuses telle cette herbe à l’étonnante saveur d’huîtres, mystères de la Création. Nous redescendons à l’étage inférieur où toutes les tables sont occupées en ce dîner de semaine, ce restaurant ne désemplit pas. Nous comprendrons pourquoi en découvrant la cuisine du chef, dès ce carpaccio de betteraves rouges et jaunes, pop corn, chili et coriandre sans oublier les graines de sésame. Chaque produit déploie le meilleur de ses saveurs, magie des légumes et herbes d’antan redécouvertes.

 

 

 Le service jeune et prévenant sait faire face à l’affluence, sans heurt et vous présentera une carte minimaliste qui privilégie des recettes du jour, garantie de fraîcheur. L’agneau des Pyrénées est un régal avec ce chou braisé au pistou alors que la sole de Douvres aux câpres accompagnée de différents légumes et salades enchante le palais. Cette farandole de légumes se déployant sur la table en un vertigineux balai ravit les sens et le convive apprend à redécouvrir des saveurs et des associations qu’il avait oubliées ou ignorées.

 

 

 

Les associations subtiles des saveurs et des textures de Seppe Nobels subliment, en effet, sans les trahir salades, radis, carottes, betteraves et autres légumes, et si le rond de serviette a gravé ces mots « Demain est si loin ! » nous comprenons mieux maintenant l’invite du chef à ce Carpe diem épicurien. Encore quelques saveurs après ce festival culinaire, avec cette rhubarbe et crème citron accompagnée de sa meringue, un dernier clin d’œil à l’art de magnifier ce que Dame Nature nous a légué, une belle leçon à découvrir et surtout à partager!

 

 

 

Graanmarkt 13 2000 Antwerp
Tel +32 (0)3 337 79 91 welcome@graanmarkt13.be
https://graanmarkt13.com

Restaurant RAS

Véritable navire perché au-dessus de l’Escaut, RAS est à la fois un lieu au design raffiné et surtout l’occasion de partager des recettes proposées au quotidien en un style bistronomie élégante. Nous gravissons un escalier d’écoutille comme pour aller dîner sur l’avant-pont, avec le fleuve pour compagnon de tablée…

 

 

Un coucher de soleil sur l’Escaut en plein cœur de la ville du haut de ce promontoire invite à commencer cette soirée avec un velouté d’asperges de saison, doux et crémeux alors que ces croquettes aux crevettes et zestes d’orange, persil frit, sauce cocktail à la Rodenbach sont l’occasion d’une entrée en matière fondante. Notre regard se pose sur cet antique entrepôt du Congo, témoin du temps révolu des colonies en Afrique, combien de denrées exotiques ont dû transiter en ce lieu… Dernier rayon d’un soleil de printemps, quelques vagues irisent discrètement la surface de L’Escaut qui a décidé de déployer en cette soirée sa palette de bleu et de gris anversois pour mieux souligner ses courbes généreuses, ce fleuve a tant à nous raconter.

 

Nombreux sont les habitants à avoir choisi le RAS pour ce dîner qui tombait le jour d’une fête des Mères, bouquets et autres cadeaux égayant les tables. Le service alerte nous présente un filet de Coucou de Malines cuit à basse température, artichaut, courgette, croquettes à l’ail, jus à la truffe/romarin, une saveur fine pour cette poule originaire de Belgique.

 

 

Le filet de bar ravit également avec ses tomates confites, olives de Taggia, petit calamar, pommes de terre ‘Belle de Fontenay’, de beaux produits travaillés en une élégante simplicité. La salle est comble alors que la pénombre a gagné sur les flots et que la ville d’Anvers brille de tous ses feux. Notre croisière immobile poursuit agréablement son chemin avec un crumble de pistache et de rhubarbe marinée et une crème brûlée aux fruits rouges.

 

 

 

Encore quelques songes d’horizons lointains et de fières embarcations avant de regagner la terre en longeant les quais de ce fleuve décidément omniprésent. La soirée au RAS est un beau voyage qui mérite d’être choisi pour s’évader, le temps d’un dîner…

Ernest Van Dijckkaai 37 2000 Antwerpen
+32 (0)3 234 12 75 info@ras.today
www.ras.today

Anvers - Hôtels

Hotel Franq – Anvers

 

A quelques pas seulement de la fameuse cathédrale d’Anvers et jouxtant le centre historique de la ville, c’est en une rue paisible et discrète que le boutique hôtel Franq a fait l’objet d’une récente rénovation dans un élégant bâtiment néoclassique abritant naguère une banque. Seule une belle grille en fer forgé menant à la salle des coffres demeure encore préservée laissant flotter comme un parfum de trésors et secrets. Transformée dorénavant en cave à vin, elle indique encore l’histoire première des lieux aujourd’hui dédiés à l’accueil hôtelier.

 

 

A dessus, ouverte aux hôtes, la grande salle du patio brille de ses colonnes de marbre, niches et décorations de stuc, tableaux d’art contemporain… Ici ou là sont disposés des objets de décoration d’un goût certain, design urbain chic au cœur d’Anvers. Un peu plus loin, c’est la surprise de découvrir dans ce cadre intimiste un jardin soigné où tables et chaises sont disposées afin de goûter à la beauté des lieux avec au fond du jardin cette petite maison anversoise, véritable bijou datant de l’époque où le fameux Rubens résidait à quelques pas de là et qui enchante le regard.

 


 

À l’intérieur, la salle de restaurant jouxte le salon bibliothèque et le bar offrant aux hôtes tout au long de la journée et en soirée la possibilité de déjeuner ou dîner ou de prendre une collation ou un verre dans un cadre intérieur ou extérieur raffiné et discret.

Aux étages, cet hôtel décline en ses chambres un luxe discret où photographies d’art et objets artisanaux font bon ménage en une touche minimaliste. Une baignoire avec vue plongeante sur la rue aux immeubles antiques sera l’occasion d’un repos bien mérité après avoir déambulé dans les rues d’Anvers et avoir découvert les nombreux trésors qu’abritent ses musées.

Au matin, c’est dans la salle du restaurant que vous sera servi un généreux petit-déjeuner avec charcuteries, fromages, œufs à la coque ou en omelette, une variété de pains et viennoiseries, miel de saison et confitures, un choix gourmand pour bien débuter la journée. L’hôtel Franq offre l’expérience d’un hôtel de charme à dimension humaine en plein cœur de la ville.

Restaurant Franq – Hotel Franq

Le boutique-hôtel Franq abrite en son sein une perle cachée, le restaurant Franq, du même nom donc, dirigé par le chef étoilé Tim Meuleneire, qui y propose une cuisine élégante dans l’écrin de l’hôtel face au jardin ouvrant sur l’une des plus anciennes maisons d’Anvers. C’est justement sur la terrasse de la cour jardin que nous débuterons par un Campari orange accompagné de délicieuses mises en bouche avec ce flan d’anguille, kroepoek de sepia, tempura crevette nobashi et mix cake thon crème avocat, un régal de saveurs aux notes exotiques qui enchantent le palais alors que la douceur printanière baignant Anvers ne laisse pas de surprendre…

 

 

Après cette entrée en matière, nous sommes invités à entrer au restaurant par Pieter, le dynamique responsable de salle, qui nous propose une généreuse salade d’asperge accompagnée d’un espuma de mozzarelle, relevée de sésame et de bonite, une véritable décoration florale dont la fraîcheur réjouit immédiatement par ses accords tendres et aériens et qu’accompagne un vin de Touraine Sauvignon blanc 2016.

 

 

 

Le regard découvre cette cuisine ouverte où s’active une équipe visiblement mue par le souci de perfectionnement du chef, chaque assiette faisant l’objet d’un soin précis et méticuleux quant à son dressage. Les lieux sont baignés d’une lumière miellée, la décoration des espaces, enchante par un bel équilibre avec la verte chlorophylle extérieure et ces arbres fruitiers en espaliers…

 

Il faut avoir également goûté à cette sole cuite lentement avec sa chapelure au parmesan et ses rouleaux d’épinard et pommes de terre qu’une sauce aux champignons souligne. Pour ce plat, le sommelier a retenu un Côte de Provence Fleur de l’Amaurigue 2016, un vin surprenant et très aromatique, idéal avec ces associations de saveurs. L’entrecôte de bœuf Galloway est, elle aussi, un régal de saveur avec ces petits pois primeurs et cet assaisonnement d’oignon et graines de moutarde, un plat qui valorise la qualité de la viande et que vient agréablement souligner une version rouge du domaine Fleur de l’Amaurigue, un vin d’une belle finesse.

 

 

Le service est digne des belles maisons, élégance et prévenance sont de mise au restaurant Franq. Comme suggestion du jour pour clore ce déjeuner, ce sera un soufflé Grand Marnier dont la préparation nous permettra de goûter encore au charme du jardin alors que le soleil domine sur Anvers. À peine fait le tour du jardin, un généreux dessert nous attend tout aérien par sa légèreté et sa saveur, accompagné d’un frais granité de pamplemousse. Ce sont des heures que l’on souhaiterait prolonger dans cet écrin de tranquillité, le restaurant Franq est une gemme cachée au cœur d’Anvers qu’il faut découvrir pour un déjeuner ou un dîner de qualité.

 

 

Hotel FRANQ Kipdorp 10 - 12 2000 Antwerpen Belgium
T. 0032 3 555 31 80
www.hotelfranq.com

Hôtel Le Tissu

En plein cœur du centre du diamant, c’est l’ancien presbytère de l’église Saint Joseph qui est aujourd’hui reconverti offre aux hôtes d’Anvers en un élégant boutique hôtel aux services personnalisés. C’est le cabinet d’intérieur DMG qui en est aujourd’hui le propriétaire et dont le siège trouve résidence au rez de chaussée de l’hôtel dans une des ailes du presbytère. C’est donc tout naturellement que les architectes ont ainsi rénové avec un goût sûr les lieux et proposent cinq suites luxueuses, chacune différente quant aux couleurs et décoration choisie et recherchée, faisant de ce boutique hôtel l’objet et la meilleure vitrine de tout leur art de la décoration.

 

 

 

Nous entrons dans les lieux par une porte discrète de cette calme rue non loin du Stadtspark. Si tôt la porte refermée, c’est tout un lieu qui s’ouvre et enchante au premier regard, partout des éléments de décoration sont disposés avec un raffinement certain, festival de tissus, mobiliers anciens et modernes, patines et vieux pavages… L’accueil est chaleureux et on vous montrera les espaces communs dont vous pourrez profiter à toute heure du jour et de la nuit, le grand salon avec ses confortables fauteuils et canapés, ses livres et revues, la grande salle de travail avec sa vaste table en bois et ses échantillons de tissus pendus tout autour et laissant danser l’imagination, et surtout ce merveilleux jardin de l’ancien presbytère accolé à l’église et privatif avec ses buis et plantes en pots, ambiance feutrée à la tombée de la nuit en dégustant une tisane ou un café toujours mis à disposition des hôtes, lieux intime surtout pour un calme petit-déjeuner aux première heures d’Anvers.

 

 

Aux étages, c’est la découverte d’une suite spacieuse tout de blanc et de crème revêtue, un grand lit est recouvert de coussins et de plaids inondé de lumière. Une vaste salle de bain décorée avec des meubles en bois naturel offre le confort d’une douche à l’italienne, équilibre des teintes et des formes. En tout lieux , le silence est d’or, héritage d’un passé lié à la méditation.

En redescendant, le matin, c’est un somptueux petit-déjeuner préparé individuellement pour chaque hôte, point de buffet anonyme en ces lieux… Assiette de fromages, de charcuteries, œufs à la coque, pains et viennoiseries, salade de fruits aux multiples saveurs (pas moins de 8 à 9 fruits différents !) et jus d’orange frais tout juste préparé, sans oublier ces petits gâteaux et autres mueslis …

 

 

L’hôtel Le Tissu cultive une approche personnalisée, dans la discrétion et le calme. La clé du jardin vous sera agréablement laissée à discrétion, porte que vous refermerez derrière vous la nuit tombée lorsque les bras d’Orphée vous appelleront… vous avez l’impression d’être chez vous, en plein cœur de la ville.

 

Et comme sut le dire si bien Baudelaire...


« Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale. »

 

Le Tissu Résidence Brialmontlei 31 2018 Antwerpen
T: +32 3 281 67 70 info@le-tissu.be
www.le-tissu.be

Anvers

en peinture

Till-Holger Borchert « Peinture flamande de Van Eyck à Rubens » 360 illustrations couleur, relié sous jaquette, format 30 x 39 cm, nombre de pages 498 pages, 2014, Citadelles & Mazenod, 2014.

 


Till-Holger Borchert, spécialiste réputé de la peinture des Pays-Bas et conservateur en chef du Groeningemuseum de Bruges, a réalisé avec « Peinture flamande de Van Eyck à Rubens » aux éditions Mazenod un somptueux ouvrage, véritable promenade d’art avec les plus grands artistes de ce courant de peinture. Par sa connaissance intime de ces peintres qu’il fréquente depuis longtemps et ses différentes fonctions de conservateur et de commissaire d’expositions ( « Jan van Eyck, les primitifs flamands et le Sud » en 2002 et « De Van Eyck à Dürer – les primitifs flamands et l’Europe centrale » en 2010-2011), l’auteur a retenu à juste titre un dialogue au cœur de ces œuvres. Grâce à des détails extraordinaires révélés par le grand format de l’ouvrage et la qualité des illustrations, c’est tout l’art du détail caractérisant la peinture flamande qui se trouve placé au premier plan de ce livre d’art. L’auteur en avant-propos rappelle d’ailleurs ce jugement repris par le grand historien de l’art Aby Warburg « Le diable est dans les détails… », ce qui s’applique notamment aux arts plastiques… Rares sont les observateurs d’œuvres d’une telle richesse ayant le temps, la patience et l’acuité d’en découvrir les infimes contours et recoins lors d’une visite dans une exposition ou un musée.

 Aussi Till-Holger Borchert se fera-t-il dans ces pages, le temps d’une lecture, le guide de cette intimité, qui exige recul et connaissance, ce que l’auteur transmet avec une générosité sans bornes et invitant d’ailleurs son lecteur à faire suivre cette découverte par celle des œuvres in situ, une approche incontournable pour lui. C’est une sélection d’une quarantaine de chefs d’œuvres qui ont été retenus pour leur importance, richesse symbolique et caractère de la peinture flamande. Le livre débute naturellement par Jan Van Eyck, celui qui fut considéré comme le père de l’art pictural flamand pour le réalisme de ses détails et la beauté de ses paysages. L’Agneau mystique du peintre étudié en ouverture donne une idée de la démarche entreprise par Till-Holger Borchert qui n’est pas sans rappeler celle d’un cinéaste : vue éloignée du polyptyque fermé puis ouvert, avant d’entrer dans le cœur de l’oeuvre en une succession de gros plans éclairés par une « voix off », celle de l’historien de l’art. Il ne manque que la musique pour que l’expérience soit complète, une belle leçon. Plutôt que de privilégier un nombre incalculable d’œuvres, l’auteur a fait choix de retenir une sélection réduite mais donnant lieu à une initiation entière et complète.

 

 

Ainsi au fil des pages, l’historien de l’art fera-t-il défiler pour le lecteur de ces chefs-d’œuvre déterminants pour l’art européen, des toiles effarantes de Jérôme Bosch qui semblent encore plus psychédéliques avec force détails proposés par l’auteur, au dramatisme puissant de Rubens avec La Descente de Croix de la cathédrale d’Anvers, sans oublier la joie transmissible de Jordaens avec Le roi boit ! Une expérience unique au cœur de l’intimité de la peinture flamande.

Anvers Pratique

Guide Vert Michelin Anvers Week-end
 


Le Guide Vert Michelin Anvers Week-end accompagnera avec profit celles et ceux partant à la découverte de cette ville qui a beaucoup à offrir sur un plan culturel, touristique et gastronomique. Allant à l’essentiel et prévoyant une visite de la ville le temps d’un week-end ou de trois jours, les « coups de cœur » et « immanquables » permettent d’immédiatement de repérer les lieux incontournables présentés avec les informations essentielles, le tout dans en un petit format de poche fort pratique et appréciable. Quartier par quartier, ce sont musées, églises, institutions et curiosités qui sont ainsi décrits afin de faire son choix et itinéraire. Adresses de restaurants, hôtels, shopping, idées sorties sont sélectionnées avec le sérieux qui caractérise depuis des décennies les fameux guides. Pour aller plus loin, une histoire d’Anvers, quelques grandes lignes sur l’art, l’architecture, les incontournables diamants complètent ce guide indispensable à la découverte de la ville et de son port.

Antwerp City Card

 

 

 

Pour visiter la ville en toute tranquillité, il est recommandé de se procurer l’Antwerp City Card, une carte offrant l’entrée gratuite dans les principaux musées publics et églises de la ville (une seule entrée par musée) et le transport gratuit dans les transports en commun. Disponible en validité 24, 48 ou 72 heures, l’Antwerp City Card offre également la possibilité de réductions dans de nombreux magasins de la ville. Indispensable pour une découverte réussite et sans soucis de la fameuse cité anversoise.

 


www.visitantwerpen.be/fr

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Escapade Deauville -Trouville

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Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

 

Sur les hauteurs du mont Canisy, c’est encore un doux rêve qui accompagne le visiteur en ces lieux, celui qui fut cher au marquis de Lassay qui avait décidé sur son promontoire à la vue imprenable de bâtir un château pour sa tendre épouse. De la demeure de style Louis XV, il ne reste plus qu’un pan de mur, et de ces fastes d’antan qui virent la Comtesse du Barry y donner de somptueuses fêtes que le souvenir accordé par les ruines. Mais la légende rappelle que le phénix renait toujours de ses cendres et François André, fondateur du groupe, repère la beauté des lieux avec sa vue imprenable sur la mer. Après le fameux Casino, Le Royal et Le Normandy, c’est un autre hôtel qui verra le jour en 1929 grâce à l’architecte Georges Wybo qui après avoir conçu le Casino imagine ce nouveau bâtiment dans le plus pur style Art déco.

 

 

A celui-ci, un golf, devenu compagnon incontournable, lui donnera son nom, l’Hôtel du Golf. Lové au creux du Mont-Canisy, il deviendra rapidement l’un des plus beaux golfs de France grâce à sa conception due aux architectes Tom Simpson et Henry Cotton - oui ! de bien grands noms - qui le dessinèrent sur pas moins de 70 hectares. Trois neufs trous répondant à un code couleurs, rouge, blanc et bleu pour trois parcours selon les souhaits de chacun. Ayant vue sur la mer et sur la campagne, ce parcours attire rapidement les plus grands joueurs internationaux, des compétitions prestigieuses ainsi qu’une clientèle internationale fortunée attirée par la beauté des lieux. Après le tragique épisode de la Seconde Guerre mondiale qui endommagera l’hôtel et verra le Golf transformé en potager, une nouvelle vie s’offre à cet Hôtel et à son parcours attirant milliardaires, têtes couronnées et artistes. En 1962, Lucien Barrière, le neveu de François André, prend la tête du Groupe et modernise les lieux en restaurant l’hôtel et en agrandissant le Golf, permettant ainsi à l’Hôtel du Golf de garder encore aujourd’hui tout le prestige de son histoire.

 

 

 

Ce qui marque en premier l’hôte de l’hôtel du Golf à son arrivée, c’est la tranquillité qui règne sur les lieux où seul le vert de la chlorophylle dispute au bleu du ciel par beau temps, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense en Normandie… À peine entré, vous remarquerez tous ces joueurs déjà en tenue prêts à aller batailler sur les greens réputés. En grimpant aux étages, le ravissement gagne en découvrant l’une des Suites de l’hôtel avec une vue incroyable sur la mer, le seul point d’altitude sur la côte normande à offrir un tel panorama… 180° de nuances de bleu et à ses pieds une palette de vert à faire pâlir d’envie un peintre.

 

Aucun bruit, si ce n’est de temps à autre un coup sec lancé d’un club faisant écho au chant d’un merle. La chambre a fait l’objet d’une décoration sobre et raffinée, élégance due à l’art de la décoration de Chantal Peyrat, architecte d’intérieur qui a présidé à la récente rénovation de l’hôtel. Un confort chic a été retenu pour l’aménagement des chambres où apparaissent discrètement colombages et boiseries, de sculpturales têtes de lit en chêne brossé et cuir patiné, espaces décorés de vert et d’orange avec profusion de coussins et de plaids et quelques touches de modernité bienvenues avec les photos normandes de Patrick Braoudé…

 

 

En redescendant, le lobby offre ses vastes espaces qui rappellent le passé prestigieux de ce palace avec ses sculptures géantes de chevaux, ses originales pommes de verre soufflé, fresques et portraits d’hôtes illustres, la modernité côtoie ici la tradition avec bon goût. Les services sont innombrables, un choix et une qualité qui séduiront notamment les familles pouvant laisser la garde de leurs enfants pour des animations à toute heure de la journée grâce à un accompagnement personnalisé et responsable. Le golf a bien entendu la prééminence avec un parcours réputé non seulement pour sa technicité mais également pour son esthétique incontestable. Ce parcours parmi les plus anciens ne laisse de séduire champions et célébrités, il n’est pas rare en effet d’y voir un illustre acteur américain au moment du Festival du film américain de Deauville. Ce parcours dessiné par Tom Simpson alterne les difficultés entre mer et campagne, vents et tracés techniques…

 

 

Le Club House complète idéalement cette offre golfique avec un lieu dans la plus pure tradition anglaise. Des courts de tennis, une piscine extérieure chauffée à 28° pendant la belle saison, un SPA incluant soins, hammam et sauna, ainsi qu’une salle de fitness avec vue directe sur la mer complètent idéalement cette palette inspirée de services pour cet hôtel à la vue imprenable et dédié au repos et au savoir-vivre.

 Restaurant Le Lassay

Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

 

A qui ne connaitrait pas le mont Canisy à Deauville, il est une heureuse occasion de découvrir le site en se rendant à l’Hôtel du Golf, ainsi nommé car il est entouré, et les connaisseurs le savent bien, d’un des plus beaux parcours de la région normande. En ce promontoire dominant l’ensemble de la côte fleurie à cent dix mètres au-dessus de la mer, les lieux furent stratégiques pendant la Seconde Guerre mondiale avec la construction de batteries qui faisaient partie du fameux dispositif du mur de l’Atlantique. Depuis ces sombres années, les lieux ont repris leur calme, leur beauté et leur destination initiale tournée vers la baie Deauvillaise, sa plage et ses planches. Une petite route serpente entre les parcours du golf, avec une herbe verte à souhait et une hauteur idéale d’où admirer également Trouville et sa côte menant jusqu’à Honfleur, cette baie tant aimée de Marcel Proust, de Margueritte Duras ou encore de Françoise Sagan et qui en cette douce soirée d’automne sombre discrètement dans la pénombre. Nous entrons dans le vaste hall qui précédent la salle du restaurant Lassay.

 

 

L’animation est à son comble en cette soirée pourtant de semaine automnale, mais les amateurs de golf et de détente connaissent les lieux, Français, Belges et autres contrées internationales prisent ces lieux à seulement quelques minutes du centre de Deauville mais à l’écart des foules. Après avoir dégusté un Americano au bar chaleureux et admirablement tenu par son responsable Philippe, nous nous dirigeons vers la vaste salle du restaurant Lassay qui affiche complet en cette soirée. Ici, le chef Tommy Georges officie avec talent, privilégiant une cuisine invitant les plus beaux produits pour une cuisine à la fois saine et en même temps créative. Maxime Raux et Jérémie Boukouar, responsables de salle, vous guideront vers votre table, idéalement placée contre l’immense baie vitrée dominant toute la Côte, avec ses lumières scintillant comme autant de frêles bougies.

Un foie gras parfaitement assaisonné qu’accompagne un chutney de figue avec sa brioche ouvre les agapes. Les amateurs de saumon fumé de qualité seront également ravis par la proposition du Lassay d’y adjoindre cette mousse de raifort et petits toasts, un ensemble savoureux. Les premières impressions sont souvent les plus justes et le Lassay cultive un art gastronomique alliant excellence des produits, associations raisonnées et sans heurts, avec cette touche de créativité qui sied aux belles cuisines. Cette impression est encore renforcée par un remarquable bar cuit sur la peau avec ses olives taggiasca et son tian de courgettes, aubergines et tomates pour une petite touche de soleil en cet automne normand. Un peu d’exotisme encore pour ceux qui ne choisiraient pas ces alléchantes Saint-Jacques avec un Tagine d’agneau aux amandes et fruits secs, un parfait accord sucré-salé pour cette viande fondante et succulente.

 

 

 

Avec ces mets de qualité, un admirable Bourgogne Aloxe-Corton 1er cru du Domaine Latour 2007 nous sera servi, un vin généreux et puissant, nuancé par une finesse qui accompagne idéalement ces différents mets proposés par le Chef. Les conversations sont animées en cette soirée alors qu’à l’extérieur la nuit enveloppe l’ensemble du Mont Canisy gardant cependant un clin d’œil sur cette agréable perspective la baie de Deauville et Trouville illuminée comme un collier de guirlandes. Ce décor de rêve admiré des hauteurs méritait des desserts à leur égal, ce fut le cas avec une tarte au citron meringué ou encore ces crêpes généreusement flambées au Calvados Hors d’âge… Encore un café, un doigt de Calvados de la Maison Dupont 15 ans d’âge. Avant de nous éloigner, nous regardons la façade de l’Hôtel du Golf illuminé de tous ses feux nous promettant d’y revenir y passer une nuit et découvrir ce fameux parcours qui lui a donné son célèbre nom.

 


Déjeuner au Bar le Green

 Hôtel du Golf

 

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Alors que l’on quitte le vaste hall de l’hôtel du Golf pour se diriger vers le bar Le Green, c’est un décor typiquement british ou plus exactement écossais qui attend le visiteur en ces lieux...

Au mur, reproduction de motifs tartans, fauteuil et canapés confortables, une impressionnante collection d’alcools et des moquettes épaisses agrémentent un club où il fait bon prendre un verre, voire même y déjeuner avec régal. Une vue imprenable sur la côte et Deauville ne lassent pas de surprendre entre deux pommiers en fleurs et partout ce gazon d’un vert immaculé du golf de l’hôtel.

De belles sélections de saumons accompagnés de blinis, toasts grillés et billes d’agrumes enchantent le palais à l’heure de l’apéritif ou en entrée. Idéal également cette crème de thon à partager en tapas avec ses toasts qu’accompagnera agréablement l’un des multiples cocktails préparés dans ce bar réputé.

 

 

Le service est prévenant et professionnel et si vous décidez de déguster l’un des plats proposés qu’il s’agisse d’un généreux croque-monsieur avec ses frittes campagnes et sa salade ou ce dos de cabillaud cuit sur la peau et sa ratatouille, couverts en argent, nappes blanches et service dans la tradition de l’hôtellerie accompagnent ces mets simples et savoureux. Pour les amateurs, une très belle collection de Calvados est enfin proposée, ainsi que de vieux whiskys pour prolonger l’expérience, entre deux rayons de soleil…

Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

Mont-Canisy 14800 DEAUVILLE
Tél. : 02 31 14 24 00
www.hotelsbarriere.com

Brasserie Le Central - Trouville

 

 

 

Il est une brasserie emblématique de Trouville qui attire tout au long de l’année et depuis des décennies une foule d’habitués et d’hôtes de passage : tout simplement l’incontournable Le Central. Son nom en dit long sur sa position non seulement géographique au cœur de la ville mais également au plan affectif, presque sentimental que lui accordent volontiers ses habitués. Il est vrai qu’il règne en cet endroit à l’accueil toujours chaleureux comme l’esprit d’une pension de famille où beaucoup se connaissent, ont plaisir à se retrouver, voire même faire 200 km depuis Paris de manière inopinée et sans prévenir pour fêter un anniversaire impromptu… C’est cela l’esprit Central, une décoration 1930 qui a bravé les temps, des affiches vintage qui n’ont pas pris une ride au-dessus des banquettes de moleskine rouge, ces jeux de miroirs sans âge qui jouent de leurs éternels reflets, sans oublier ces comptoirs en bois dont la patine évoque les générations qui se sont succédé, et se succèdent encore avec bonheur dans cette brasserie.

 

 

 

L’animation règne à toute période de l’année, sans que le service ne soit débordé, plaisir d’un sourire comme celui de la serveuse Daniati qui tout au long du dîner ne sera que gentillesse et attention. Une coupe de champagne accompagnée des fameuses crevettes grises chaudes, si prisées de Marguerite Duras, en apéritif avec ses tartines grillées et déjà la magie de cette éternelle brasserie opère comme elle le fit en son temps pour le célèbre écrivain qui y avait sa table du temps où elle habitait quelques centaines de mètres plus loin aux Roches noires…

Cette époque est révolue mais la tradition d’accueil du Central n’a pas pris une ride et c’est avec un sourire non affecté que l’on vous servira également une belle assiette de fruits de mer, crevettes roses, bulots, crabes, écrevisses, langoustines… à déguster à deux ou en solitaire mais toujours en fraicheur avec pain croustillant, beurre salé ou doux et un Petit Chablis 2015 La Chablisienne plaisant et idéal avec les produits de la mer présentés. L’œil parcourt ces affiches vantant les mérites d’apéritifs la plupart disparus ou perdus dans la mémoire collective, partout les conversations vont bon train, nul besoin de « mettre de l’ambiance » au Central, elle est constitutive des lieux et un convive même solitaire ne s’y sentira jamais esseulé.

 

 

Vient le dilemme du choix d’un magret de canard préparé au miel et thym ou bien cette pêche du jour avec ce délicieux bar de ligne préparé avec sa sauce crustacée, pleurotes, petits légumes ou frites pour les plus gourmands. Des plats généreux qui régalent les appétits les plus féroces alors qu’au-dehors de nombreux convives ont fait le choix de dîner en terrasse couverte chauffée. Encore un petit creux pour le dessert ? La légèreté de ce Paris Brest tout juste monté viendra ravir les amateurs de recettes d’antan alors que les gourmands de délices glacés jetteront leur dévolu sur ce dessert glacé de Luc, le réputé Maître artisan glacier de Trouville qui fournit le restaurant avec ce parfait accompagné de sa glace passion. Nous sommes comme sur un petit nuage au Central alors qu’au-dehors la nuit est tombée et qu’il ne pleut pas ! L’occasion de faire une longue promenade jusqu’aux Roches noires et de croire entendre quelques accords d’India Song…
 

158 Boulevard Fernand Moureaux, 14360 Trouville-sur-Mer
Tél: 02 31 88 13 68
www.le-central-trouville.com

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Promenade à Chantilly

un rêve princier

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Sait-on que le cadre princier du Domaine de Chantilly a souvent été le refuge et l’accueil des hommes de lettres ? Déjà, en son temps le poète Théophile de Viau condamné au bûcher pour son libertinage fut protégé en ces lieux pour les derniers mois de sa vie de la rigueur d’une telle peine par le duc Anne de Montmorency. L’âme sensible et en peine y trouva certainement l’inspiration de ses vers :

Je veux faire des vers qui ne soient pas contraints,
Promener mon esprit par de petits desseins,
Chercher des lieux secrets où rien ne me déplaise,
Méditer à loisir, rêver tout à mon aise,
Employer toute une heure à me mirer dans l’eau,
Ouïr comme en songeant la course d’un ruisseau,
Écrire dans les bois, m’interrompre, me taire,
Composer un quatrain, sans songer à le faire.

 

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Le domaine enchanteur de Chantilly a été également fréquenté par des écrivains aussi prestigieux que La Bruyère ou Bossuet, La Fontaine, Racine, Molière, Boileau, Chateaubriand et, plus près de nous, Gérard de Nerval, Marcel Proust et Gabriele d’Annunzio. En ces lieux magiques, partout où le regard se pose, l’Histoire de France et sa culture rayonnent. La peinture a aussi, bien sûr, depuis longtemps été choyée en ces murs où l’une des plus grandes collections, celle du duc d’Aumale, demeure encore de nos jours après celle du Louvre en France.

 

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Le triste destin du cuisinier Vatel qui mit fin à ses jours au Château alors que la pêche du jour tardait à venir pour un somptueux dîner offert par le Grand Condé au roi Louis XIV ne doit pas faire oublier que c’est ici que s’illustra néanmoins la plus haute gastronomie de son époque. André Le Nôtre métamorphosa, quant à lui, les jardins du Grand Condé en broderies et dentelles végétales. Tous les arts ont trouvé grâce en ces lieux jusqu’à l’équitation de haute école, puis les courses sous le regard bienveillant de ces augustes Écuries, plus grandes que bien des demeures princières…

 

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Faire l’expérience de Chantilly, c’est s’immerger dans cette Histoire, remonter le cours du temps, en longeant cette longue allée du Domaine où partout nature et homme ont entretenu un dialogue courtois, sans heurts, sur ce qui n’était jusqu’alors que marécages. Si les allées et bosquets ne sont plus ce qu’ils étaient, ils gardent cependant le charme suranné de ces temps révolus, qui perdurent encore, grâce à la passion de quelques femmes et quelques hommes qui entretiennent, conservent, restaurent et administrent ce legs laissé par les siècles.

 

© Lexnews

Que l’on entre au château pour y découvrir des enfilades uniques de salles richement décorées au mobilier qui fait la gloire des artisans du passé, où que l’on découvre cette incroyable collection de peintures et dessins réunis par le duc d’Aumale jusqu’à sa mort, le vertige gagne…

 

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La Madone de la maison d’Orléans, La Vierge de Lorette et Les Trois Grâces de Raphaël, Portrait de Simonetta Vespucci de Piero di Cosimo, Le Massacre des Innocents de Nicolas Poussin, Esther et Assuérus de Botticelli et Lippi, le Portrait de François Ier de Jean Clouet, les tableaux d’Ingres, Watteau, Corot et bien d’autres chefs-d’œuvre ne sont qu’une infime partie des richesses exposées à l’identique, selon les vœux express du duc ; la sortie d’œuvres du domaine ayant été expressément proscrites par ses dernières volontés. Magie et féérie de la beauté, parquets cirés et entretenus avec passion, anime aujourd’hui tous celles et ceux qui travaillent en ses murs.

 

 

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Chantilly, c’est également le Jeu de Paume où ont régulièrement lieu des expositions de niveau international, la dernière en date, venant de se terminer, était consacrée au Massacre des Innocents, la puissante toile réalisée par Nicolas Poussin, habituellement accrochée au château, mais ayant fait pour l’occasion l’objet d’une magnifique exposition réalisée par le grand historien de l’art et spécialiste de Poussin Pierre Rosenberg avec notamment des toiles de Picasso, Ernest Pignon-Ernest ou encore Buraglio.

 

 

© Domaine de Chantilly

 

Chantilly est aussi la capitale du cheval, avec ses Ecuries, chef-d’œuvre du XVIIIe siècle, construites par l’architecte Jean Aubert pour Louis-Henri de Bourbon, dont aucun qualificatif ne rendra suffisamment gloire, un lieu magique de jour, comme de nuit. En ces murs, c’est un musée vivant avec ces chevaux Pure Race Espagnol et Lusitaniens, fiers descendants des chevaux royaux et princiers excellant dans les airs de Haute École.

 

 

© Lexnews

 

 

Ils ont encore belle allure dans leurs stabulations anciennes alors qu’un musée du cheval invite les visiteurs à découvrir leur histoire plusieurs fois millénaire, sans oublier toute l’année des spectacles équestres pour les grands, comme les plus petits… Partout le cheval est roi, sur les pistes de course avec les plus prestigieux prix de pur-sang, à l’obstacle ou encore au polo. Chantilly est princière, assurément, et vaut plus qu’une visite !

Chantilly

Auberge du Jeu de Paume

 

 

 

 

Lovée au cœur du Domaine de Chantilly, entre le château phénix réapparu grâce au doux rêve d’un duc amoureux de l’Histoire et des Écuries Royales plus vastes encore pour abriter le plus noble animal qui soit, l’Auberge du Jeu de Paume compte parmi les hauts lieux d’excellence et de raffinement à une heure de Paris. Au sortir de la forêt, comme par enchantement, les pistes de galop longeant le vaste hippodrome introduisent à cette vision féérique, le château de Chantilly surgi des brumes et jouxtant l’Auberge du Jeu de Paume, attenante au même Domaine.

 

 

Cette Auberge, palace cinq étoiles, est ainsi nommée car elle est accolée à l’un des plus anciens Jeu de Paume avec celui de Paris. Dans pas moins de 7 800 hectares, Histoire et paysages naturels se donnent rendez-vous pour une ode à ce patrimoine apprécié internationalement pour son luxe et son extrême raffinement.

 

 

En ces lieux enchanteurs, c’est tout le style français qui s’impose, un style inimitable qu’a su préserver l’Auberge du Jeu de Paume sous l’impulsion de son dynamique directeur Pascal Groell, véritable esthète à l’écoute de ce joyau. Dès la Réception, vous serez accueillis comme un prince des temps modernes. Au centre, un Patio qui l’hiver accueille des évènements comme ce Châlet d’hiver où sont proposés d’originales boissons à base de vin chaud, à moins que l’on ne préfère un bon chocolat chaud.

 

 

Vous serez conduits à l’étage non sans remarquer cette touche de classicisme avec moquettes épaisses aux teintes claires, mobilier de style d’origine française et tout spécialement dessiné pour ces lieux, tableaux et gravures anciennes, chaque élément étant présent pour rappeler la richesse historique des lieux. Vous découvrirez votre Suite avec ravissement, surtout si elle surplombe le parc du Domaine et la fameuse Fontaine de Beauvais, rien que pour vos yeux, avec une généreuse terrasse permettant de prendre le soleil ou d’inoubliables images par temps de brume et de songes… Petit salon aux meubles Louis XV revisités avec une touche de modernité par quelques appliques et détails soignés, chambre au lit généreux où les soieries et autres tentures et boiseries chaleureuses offrent cette opulence raffinée, sans ostentation. La salle de bains en marbre d’Italie ravit les sens pour les soins et la détente dans ce cadre enchanteur.

 

 

Et, lorsque l’envie vous prendra, un peignoir et l’ascenseur vous descendra alors directement au SPA Valmont remarquable par son esthétique aux notes orientales, sa piscine généreuse, ses cabines Hammam et Sauna non mixtes, son bain à remous, sans oublier les cabines de soin qui proposent les meilleurs traitements conçus par la célèbre marque suisse Valmont. On sort rasséréner par une telle expérience, alors qu’à une heure à peine, règne la vie trépidante de la capitale… A chaque expérience de l’Auberge du Jeu de Paume, l’hôte des lieux appréciera cet accueil chaleureux, efficace, tout de discrétion, qu’il s’agisse d’un renseignement demandé au Concierge, de la Réception toujours souriante, du Bar ou encore des restaurants à l’accueil soigné et distingué, sans oublier le SPA professionnel et discret.

 

 


Après un calme repos et une promenade dans le parc du Domaine accessible à quelques mètres de l’Auberge, les initiatives ne manqueront pas aux hôtes de ce lieu magique : une exposition au Jeu de Paume voisin, la découverte de la plus belle galerie de peintures anciennes après le Louvre au Château distant de quelques pas, la visite des étonnantes Écuries où le musée vivant du Cheval offre le rare privilège d’admirer des chevaux de Pure Race Espagnole et autres Lusitaniens dans les stalles antiques du Duc d’Aumale ou encore se promener dans les rues préservées de Chantilly où cet art de vivre demeure préservé avec un rare bonheur.

 

 

 

Interview Pascal Groell, Directeur de l’Auberge du Jeu de Paume de Chantilly
 


Comment s’inscrit l’Auberge du Jeu de Paume de Chantilly dans cette histoire plus que séculaire de Chantilly ?

Pascal Groell : "Ce rattachement à l’Histoire a été un souhait de notre propriétaire qui assure également la gestion du patrimoine du Domaine de Chantilly, domaine qui regroupe le château, les différentes collections du musée de Condé, les Grandes Écuries, le musée du cheval et l’hippodrome. A cette fin, une fondation a été créée en 2005 permettant ainsi une pleine gestion du Domaine de Chantilly assurée auparavant par l’Institut de France. C’est à cette date qu’est né le projet de construire un hôtel haut de gamme qui s’inscrirait dans la grande tradition de l’hôtellerie française. Nous avons ouvert en 2012 à partir d’un projet assez complexe puisque nous sommes sur un domaine historique avec de nombreux intervenants en termes d’architecture et de contraintes de construction. Nous avons réussi à retrouver une architecture qui existait au préalable fin XVIIIe, début XIXe siècle à cet emplacement même, rue du Connétable, face aux Grandes Écuries, et nous l’avons reconstruite pratiquement à l’identique".
 

Et qui jouxte le Jeu de Paume…

Pascal Groell : "Absolument, notre hôtel a le grand privilège de jouxter le Jeu de Paume, un lieu unique qui aujourd’hui reçoit des collections prestigieuses lors d’expositions. Les architectes ont été guidés pour reproduire et mettre en place dans l’établissement la grande tradition de cette décoration française avec du mobilier Louis XV, Louis XVI, des toiles de Jouy, de la porcelaine de Chantilly antique qui date pour certaines pièces de 1750… Il y a également de la dentelle, des singeries du XVIIIe, nous avons d’ailleurs dans les vitrines du jardin d’hiver certains exemplaires exposés ! Tout le mobilier et la décoration ont été réalisés par des artisans français et fabriqués en France".

 


Votre restauration gastronomique de haut niveau est également un autre point fort avec une identité française et de terroir.

Pascal Groell : "Oui, en effet, il y a plusieurs paris qui ont été entrepris : la décoration et la culture que vous évoquiez, mais aussi la cuisine qui est très importante. Lorsque nous avons ouvert cet établissement, nous avons réalisé qu’il fallait qu’il soit affilié aux Relais & Châteaux car nous avions une situation géographique et historique très forte. Il était donc également important de proposer une table gastronomique. Dès l’ouverture, nous avons gagné une première étoile, puis une deuxième. Notre jeune chef Julien Lecas qui vient de rejoindre notre établissement a travaillé avec les plus grands cuisiniers français, Joël Robuchon, Alain Ducasse, Bernard Loiseau… Il s’est très rapidement inspiré des lieux et du terroir régional. C’est quelque chose qui lui tient à cœur et il a sillonné la région en rencontrant les différents producteurs. Il a alors compris qu’il y avait un véritable patrimoine qui ne demandait qu’à s’exprimer dans le cadre de l’Auberge du Jeu de Paume. Ceci justifie le fait que sur notre menu figurent nos différents fournisseurs de produits locaux identifiés sur une carte".
 


Votre SPA ouvre également à une autre dimension.

Pascal Groell : "Nous ne sommes qu’à une heure de Paris, et le fait de pouvoir proposer un SPA de qualité à proximité de l’aéroport de Charles de Gaulle correspond au souhait de nombreux voyageurs internationaux qui à leur retour d’un grand tour d’Europe viennent chez nous avant de repartir à l’aéroport. Il n’y a pas d’équivalent dans la région, nous sommes le seul hôtel à proposer un SPA de 600 m2, une piscine, cinq cabines de soins et nous avons souhaité nous associer avec une marque qui est très peu présente en France, que l’on retrouve dans les grands hôtels parisiens et de la Côte d'Azur, la marque suisse très exclusive Valmont . Avec cette marque, nous avons notamment élaboré une gamme bien particulière de soins pour les cavaliers qui sont, comme vous le savez, particulièrement nombreux ici à Chantilly ! Vous avez ici 3000 pur-sang qui sortent tous les jours à l’entraînement et en course. C’est la deuxième année que nous accueillons l’Arc de Triomphe, le Grand prix de Diane tous les ans, le Jockey-Club, la saison de polo, sans oublier le Global Jumping".

Votre hôtel entretient un lien étroit avec la culture.

Pascal Groell : "Cela fait 30 ans que je dirige des hôtels et j’ai ce grand privilège, aujourd’hui, non seulement de proposer un service hôtelier haut de gamme, mais également une véritable expérience accompagnée d’un patrimoine unique. Pour nous, c’est une valeur ajoutée extrêmement importante. Tous nos services orientent et facilitent cette découverte du patrimoine historique et culturel de Chantilly en proposant systématiquement à nos hôtes de visiter le Domaine, de découvrir les collections, soit pendant les séances publiques, mais aussi de pouvoir les organiser en dehors des horaires d’ouverture des visites privées avec des guides pouvant faire découvrir les collections sous un autre angle. Nous mettons en œuvre également cette approche lors de privatisations avec des clients institutionnels, mais aussi lors d’événements familiaux. Nous pouvons alors faire rouvrir le château le soir, et proposer des prestations de restauration au sein même du château, dans le parc, mais également dans les Grandes Écuries à partir de l’expérience gastronomique de notre chef étoilé qui supervise toutes ces restaurations !".
 

 

Le dernier point fort de votre hôtel réside dans la qualité du service.

Pascal Groell : "C’est une dimension essentielle et qui ressort manifestement des avis laissés par nos hôtes. Nous avons des équipes qui sont naturellement très à disposition des clients. Nous tenons à cette dimension humaine, et pour ce faire, nous avons laissé beaucoup d’autonomie aux différentes équipes de notre établissement. Cela a permis de les responsabiliser et de leur donner une latitude de travail très appréciée de nos hôtes".

La Table du Connétable

Auberge du Jeu de Paume

 

 

Le duc d’Aumale, Henri d’Orléans cinquième fils du roi Louis-Philippe 1er, rêva de restaurer la gloire d’un lieu endormi par la tempête révolutionnaire. Rebâtir un château, au XIXe siècle qui ferait revivre les gloires d’antan, du château Connétable, du Grand Condé, tels furent en effet le rêve, le défi, l’œuvre de toute une vie de ce duc qui aujourd’hui encore enchante et vous convie à sa table. La Table du Connétable au XXIe siècle a hérité de ce rêve devenu réalité en offrant chaque jour à ses hôtes l’excellence de la gastronomie sous la direction de son jeune, Chef Julien Lucas, honoré par une étoile et qui a à cœur depuis son arrivée récente à Chantilly de valoriser la cuisine française et le patrimoine régional de l’Oise et de la Picardie.

 

 

Nous sommes à Chantilly, en plein cœur du Domaine, entre les Grandes Écuries et le Château, un lieu accolé à l’ancienne salle du Jeu de Paume… Ici, l’Histoire vous entoure avec bienveillance mais sans affectation, un doux rêve d’antan avec un accueil chaleureux, sympathique et dynamique, l’obséquiosité demeurant inconnue en ces lieux pratiquant pourtant l’excellence au quotidien. C’est dans ce cadre raffiné de l’Auberge du Jeu de Paume que nous entrons, un Hôtel cinq étoiles laissant place à une succession de salles joliment décorées jusqu’au saint des saints, la fameuse Table du Connétable, valeur montante de la gastronomie française et internationale.

 

 

Dans une décoration tout aussi chaleureuse réinterprétant ces antiques auberges avec leurs robustes lampes en fer forgé et leurs lourdes tentures, les notes de modernité éclairent une salle meublée de fauteuils Louis XVI recouverts de tissus couleur lie de vin. Nous apercevons les cuisines de notre table, cuisines dont les miroirs ont été remplacés par du verre, et où à cette heure de dîner toute l’équipe dirigée par le Chef en personne s’active avec la sérénité de personnes sûres de leur art pour offrir des mises en bouche inventives et ludiques.

 

 

 

Original en effet cette réinterprétation de la brioche picarde, un gâteau battu accompagné d’algues de la baie de Somme en un heureux sucré salé, une mise en bouche accompagnée d’un vin de champagne rosé Louis Roederer 2012. Fin et raffiné également ce dôme d’un blanc immaculé de topinambours avec son émulsion de truffes noires en plein hiver brumeux.

 

 

Le service de salle s’associe à la bonne humeur du restaurant, chaque geste est précis, les conseils avisés sous la direction du sympathique directeur de salle Nicolas Digard. Le foie gras poêlé à l’orange et jus à la gentiane accompagné d’endives braisées réserve de belles surprises gastronomiques dans sa juste préparation et sa cuisson idéale, un plat au parfait équilibre. C’est la saison des Saint-Jacques de plongée, et avec ce gâteau de Cresson de Fontaine c’est un ravissement de saveurs subtiles qu‘une bisque de crustacés vient souligner généreusement. L’ambiance agréablement enjouée règne en ces lieux de gastronomie qui honore en la plus belle des traditions françaises, le chef Julien Lucas ayant travaillé avec les plus grands : Alain Ducasse, Bernard Loiseau, Joël Robuchon…

 

 

Nous sommes au cœur de la saison de la chasse en ce vaste domaine de Chantilly prédestiné, aussi le choix se porta sur ce savoureux Chevreuil butternut en croute de sel avec sa sauce poivrade, cette écrasée étant terminée en salle devant votre table, une belle initiative qui perpétue le service de salle. Saveurs également des associations rondes et généreuses avec cette lentille de la Brie associée au Bar de ligne et magnifiée par différentes préparations (légèrement grillée, en écrasé,…). Les discussions vont bon train dans ce lieu à la fois raffiné et chaleureux. L’art du fromage, heureuse initiative, demeure à cette Table du Connétable également honoré dans la plus belle tradition française avec un très beau chariot proposant les plus belles sélections affinées par les frères Marchands : Tome marbrée aux bourgeons de sapin, Mont d’Or crémeux à souhait, Stichelton anglais…

 

 

 

 

Ravissement également des instants sucrés avec un délice de Chocolat Grand Cru associé de manière originale à l’endive de Picardie, des accords singuliers réussis, alors que les Agrumes sur une meringue française jouent également les associations originales avec le Géranium et la vanille, une belle expérience gustative.

 

Au terme de cette belle soirée passée à la Table du Connétable, on se dit que ce talentueux et généreux Chef Julien Lucas a un bel avenir devant lui, une passion qui l’anime et rayonne avec une cuisine rendant hommage au clacissisme français et mue par une singularité créative toute personnelle.

 


Amélie Allot, la talentueuse sommelière, sera vous recommander de belles sélections de vins français tels ces Vouvray Vincent Carême 2015, ce vin fin et élégant Viré Clessé Challand Marie 2013, Bourgueil « Les Perrières » Breton 2011 et ce remarquable Pomerol Château Gazin 2011.

Le Jardin d’Hiver

Auberge du Jeu de Paume

Le Jardin d’Hiver est le bistrot chic de l’Auberge du Jeu de Paume également dirigé par le chef étoilé Julien Lucas. Cette excellence se remarque immédiatement même pour un lieu plus décontracté que sa voisine. Belles tables dressées, service élégant et prévenant, déjeuner au Jardin d’Hiver est une expérience étonnante où le convive s’attendrait à une cuisine plus simple.

 

 

Ces macaronis farcis de courge musquée avec son émulsion de parmesan affiné enchantent le palais par ses saveurs discrètes et rondes.

 

 

Le gravlax de saumon, cette recette d’origine scandinave est également enchanteur dans cette réinterprétation inventive l’associant à la marinade de betterave accompagné d’une salade de fenouil. La table du Jardin d’Hiver offre de belles créations tel ce foie gras au poivre Sarawak, chutney aux fruits du mendiant, un filet de bar avec sa déclinaison de choux fleurs et jus de carotte au curry sans oublier la vollaile aen deux cuissons et châtaigne à la truffe… Une table généreuse qui tient plus de la bistronomie recherchée et dont l’excellence ravira les palais les plus exigeants !

4, rue du Connétable 60500 Chantilly - France
Tél : +33 3 44 65 50 00 info@aubergedujeudepaume.fr
https://aubergedujeudepaumechantilly.fr

Chantilly

en beaux livres

« Chantilly, le domaine des princes », photographies de Marc Walter, Format : 245 x 335 cm, 488 pages dont 3 dépliants de 8 pages, Environ 450 illustrations en couleurs, Relié plein papier, fer à dorer, signet, sous étui illustré, Swan éditeur – Domaine de Chantilly, 2017.
 

 

A lieu d’exception, livre d’exception, c’est désormais chose faite avec la splendide édition Chantilly, le domaine des princes (Swan éditeur), un livre d’art et d’histoire, servi par une iconographie remarquable. Le lecteur est en effet invité en ouvrant ce coffret raffiné à entrer dans cet univers d’ors et de moulures anciennes qu’une couronne princière souligne. Les splendides photographies de Marc Walter font immédiatement participer à cet univers qui pourrait relever du domaine onirique si nous n’étions pas en ces lieux en plein cœur de l’Histoire, celle du royaume de France jusqu’à l’actuel Domaine de Chantilly, au XXIe siècle. Qu’il s’agisse d’un détail de marqueteries précieuses, d’un ciel d’orage soulignant les dentelles de pierre du château ou de l’eau qui se joue des reflets de l’auguste demeure, chaque image participe à ce joyau dont l’histoire reste mouvementée par ces multiples facettes.

 

 

Regarder les façades du château de Chantilly de nos jours, c’est se tourner vers une belle utopie, celle d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), cinquième fils de la reine Marie-Amélie et du roi Louis Philippe, dernier roi des Français, et qui décida un demi-siècle après que la Révolution eut abattu les murs de ce château de redonner vie à ce phénix princier. Sa devise était « J’attendrai », c’est dire si la résolution de l’homme était aussi grande que son souhait, alors qu’il vécut plus de vingt ans en exil en Angleterre. Mais il est des attentes qui dépassent celle des hommes pour rejoindre celles des siècles, une prédestination à recomposer ce qui avait été à tort défait (...)

(...) Aujourd’hui plus personne ne remet en cause cette réhabilitation, bien au contraire, des foules de touristes s’empressent pour découvrir une partie de ce patrimoine réhabilité par cet homme qui s’éteindra dans son domaine de Zucco en Sicile, trois ans avant le début du nouveau siècle. L’ouvrage fait défiler cette riche histoire, page après page, de la forêt des origines avec Anne de Montmorency, connétable de France aux XVe et XVIe siècles jusqu’au fameux Condé au XVIIe siècle, descendant de saint Louis, et qui offrira à ce lieu sa splendeur toute princière grâce au concours d’un jardinier appelé à un destin célèbre, André Le Nôtre…

 

 

Le Grand Condé aimait la rivalité et notamment à l’encontre de son royal cousin auquel il emprunta le génie d’un de ses plus brillants architectes, Jules Hardouin-Mansart. Chaque génération des Bourbon-Condé apportera sa pierre à cet édifice faisant l’admiration de tous, Grands Appartements, Singeries, Grandes Écuries, Petit Parc, Jeu de Paume, Hameau dont s’inspirera Marie-Antoinette et jardin anglais passeront à la postérité jusqu’à ce qu’Henri d’Orléans ne redonne vie à cette splendeur au XIXe siècle après les ravages de la Révolution. Une partie entière de ce livre est d’ailleurs consacrée aux fameuses collections du Duc d’Aumale, un musée unique dont la seule visite donne le vertige tant les œuvres d’art réunies par cet esthète laissent sans voix. Lui qui interdit dans son legs de modifier l’accrochage ou de prêter et faire sortir du domaine la moindre œuvre de sa collection. Il suffit pour s’en convaincre de déplier les doubles pages successives de la Galerie de peinture insérées dans cet ouvrage d’art…

 

 

Les expériences seront multiples à la lecture de ce livre incontournable, la plus précieuse d’entre elles sera notamment ce désir irrépressible de partir à la découverte toujours renouvelée des charmes du Domaine de Chantilly.

« Le Massacre des Innocents, Poussin, Picasso, Bacon » sous la direction de Pierre Rosenberg, Flammarion, 2017.

 


Curieuse association que les noms des peintres Poussin, Picasso et Bacon accolés les uns aux autres à qui n’a pas eu le plaisir de découvrir à Chantilly la belle et forte exposition réalisée par l’académicien et historien de l’art Pierre Rosenberg (lire notre interview) ! Et pourtant, le présent catalogue rappellera au lecteur combien ce parcours n’a rien d’artificiel si l’on songe au fil directeur qui réunit ces artistes, et bien d’autres encore, à partir de ce thème biblique puissant pour le drame qu’il évoque. Partant en effet de ce récit de l’Évangile selon Matthieu rappelant la terrible condamnation de tous les enfants de Bethléem de moins de deux ans ordonnée par Hérode pour éviter la venue d’un roi des Juifs annoncée par les Mages lors de la naissance de Jésus, la peinture classique a développé cette histoire terrible qui est malheureusement celle de chaque siècle jusqu’à nos jours. Le lien était ainsi trouvé, confronter pour la première fois ce tableau iconique de Nicolas Poussin au regard et réinterprétations des artistes des siècles derniers et présent qui ont chacun offert une vision propre du tragique de l’Histoire. Dans ce catalogue richement illustré (180 ill.), ainsi que le rappelle en introduction Pierre Rosenberg, le cri de cette jeune mère de l’œuvre célèbre de Poussin Le Massacre des Innocents est certainement le plus tristement poignant de toute la peinture française. C’est l’histoire de ce tableau qui est rappelée dans ces pages, jusqu’à nos jours, avec la confrontation des autres regards d’artistes, depuis les contemporains de Poussin jusqu’aux artistes du XXIe siècle. Le marquis Vincenzo Giustiniani commanditaire de l’œuvre en mémoire d’une vingtaine d’adolescents de sa famille enlevés et massacrés par les Turcs ayant envahi l’île de Chio où ils résidaient, Lucien Bonaparte puis le duc d’Aumale seront les propriétaires successifs de cette œuvre aujourd’hui conservée au Domaine de Chantilly. Picasso sera fortement marqué par ce tableau qui a joué un rôle, conscient ou inconscient, dans ses évocations du massacre de civils à Guernica en Espagne. Le Charnier évoque l’enfant et la mère de Poussin, mais tous deux sont morts sous le pinceau du peintre espagnol. C’est toute l’histoire et la fortune de ce tableau qui sont étudiées dans ce catalogue entretenant avec l’art contemporain de riches développements, une ouverture et une invitation fertile au dialogue des périodes et des sensibilités de ces différents artistes mus par un thème puissant et tristement d’actualité, siècle après siècle.

« Nicolas Poussin » de Pierre Rosenberg et Nicole Garnier-Pelle, Les Carnets de Chantilly, Éditions Faton, 2017.

 


Ce catalogue publié par les éditions Faton lors de l’exposition des dessins de Nicolas Poussin au musée Condé du Domaine de Chantilly est l’occasion de revenir sur cette riche collection de dessins du grand peintre français réunie par le duc d’Aumale au XIXe siècle, et aujourd’hui conservé au Domaine de Chantilly. Ces dessins fragiles ont fait l’objet d’une récente restauration remarquable et ont été exposés quatre mois dans le cadre enchanteur du Château. Le catalogue rappelle les liens étroits qui unissaient la passion du duc d’Aumale à l’art de Nicolas Poussin dont il disait de lui « il est grand comme l’antique » !

 

 

© Domaine de Chantilly

 

C’est notamment lors de son exil en Angleterre qu’il fait cette acquisition mémorable de la toile Le Massacre des Innocents, un premier Poussin pour le moins prometteur ainsi que le rappelle Nicole Garnier-Pelle dans son essai sur le prince et Poussin. Nos lecteurs savent combien Pierre Rosenberg est le spécialiste de Nicolas Poussin, aussi ce catalogue des toiles et dessins de Nicolas Poussin conservés au musée de Condé sont-ils l’occasion d’explorer par une fine analyse le génie de ce peintre tout particulièrement présent au Domaine de Chantilly.

 

 

 

 

 

 

Rome

urbs aeterna

© Lexnews

Promenades romaines automnales
 

© Lexnews


Rome début de l’automne, l’été n’est jamais loin. Soleil, azur, quelques touches d’ocres sur les feuillages. Les places et ruelles commencent à respirer, la ville s’offre sous un regard sinon complice, tout au moins intime. Les promenades ne sont plus à redouter à l’heure du zénith et le Tibre brille de de désinvolture, contraste de ses quais, d’un côté soigné pour les cohortes des temps modernes de coureurs et autres cyclistes alors que sur l’autre rive herbes folles et embarcations ayant peut-être connu le temps de Sénèque se perdent dans leurs rêves.

 

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A quelques pas la fameuse piazza del Popolo qui hésite toujours entre peuple et peuplier quant aux origines de son nom, peu importe, toutes ces âmes qui flottent en son centre pourraient laisser croire parfois à une nouvelle pépinière plantée en ces lieux marmoréens. Verticale également de l’obélisque hérité de Séti 1er, sous l’ordre d’Auguste, symétrie des deux églises et mêmes de ses cafés où il fait bon prendre un verre en rêvant à toutes ces générations qui ont arpenté les lieux depuis sa création par l’architecte Valadier à la fin du XVIIIe. L’église Santa Maria del Populo se laisse désirer quant à ses horaires lorsqu’il s’agit d’admirer une fois de plus son fameux saint Paul tombé aux pieds de son cheval pie dû au génie de ce Caravage décidément hors sentiers battus.

 

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Contraste à quelques pas de là, l’étonnant musée Hendrick Christian Andersen, sur la via Pasquale Stanislao Mancini et dont la façade à elle seule mériterait le détour. En ces murs, flotte une tranquillité presque surnaturelle et d’immenses sculptures acclament la vie, bras tournés vers les cieux, une ode à la vitalité et au mouvement que le sculpteur chercha toute sa vie à insuffler à ses créatures… Non loin, le parc de la ville Borghèse ouvre également ses bras de verdure à la contemplation romantique de ces heures où Byron, Goethe, Victor Hugo et tant d’autres louèrent les charmes de ces jardins nés d’une folie d’un cardinal du XVIIe, le fameux Scipione Borghese, sur ce qui n’était jusqu’alors que des vignes.

 

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Descendons quelque peu encore vers la ville et remontons le temps avec les toujours étonnants Thermes de Dioclétien qui ont fait l’objet de rénovations et d’embellissements, étranges et monumentales installations souhaitées par la grandeur d’un de ses empereurs. Contraste de ces voûtes protégeant ce que l’imagination devine avoir été des bains, quelques mémoires de mosaïques de-ci de-là, et nous voilà en toges prêts à barboter avec quelques sages stoïciens… alors qu’à quelques mètres, le cloître dessiné par Michel-Ange transporte l’âme en d’autres états, lorsque l’on a la chance d’arpenter seul ces lieux inondés de soleil (...)

 

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(...) Le musée des antiques qui l’entoure mérite à lui seul une visite, sans commettre la faute de goût d’oublier d’arpenter la majestueuse basilique attenante Santa Maria degli Angeli e dei Martiri qui en son temps fit partie du complexe thermal, avant de se transformer en église, puis, au XVIe s. objet d’une nouvelle métamorphose sous l’art du même Michel-Ange.

 

Toujours pour l’époque romaine, cette ballade romaine se prolonge à l’incontournable Musée national romain jouxtant la gare Termini, un sanctuaire et un temple pour tout ce que Rome compta d’antiques dès sa fondation. Un lieu que l’on pourra en ces heures automnales découvrir à la tombée de la nuit, lorsque les sculptures jouent avec leurs reflets dans la tranquillité et la solitude de lieux abandonnés des foules.

 

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Quelques pas vers le sud et c’est l’une des plus belles églises de Rome qui s’offre aux yeux et au cœur de chaque âme émue par la beauté, Santa Maria Maggiore, née d’un songe et de neige au cœur d’un mois d’août au milieu du IVe s. Mosaïques et marbres tissent, ici, des harmonies à nulles autres pareilles, qui inspirèrent en son temps l’immortel Palestrina, et reçurent en toute discrétion la dépouille du Bernin.

 

© Lexnews

 

Poursuivant encore vers le cœur de Rome, une autre église s’enracine aux origines païennes de la ville éternelle, avec l’admirable basilique San Clemente, à quelques pas du Colisée. En ces lieux étonnants de contraste, c’est dans ses profondeurs qu’il faut se rendre pour remonter le temps en une vertigineuse découverte des premières époques de la chrétienté sur ce qui fut auparavant un culte dédié à Mithra venu de Perse et adopté des soldats romains.

 

© San Clemente Mithra

 

Trois niveaux s’y superposent, véritable millefeuilles historique où les pierres encore visibles des premières basiliques chrétiennes virent la naissance des conciles et des élections de pape... Songes de ces temps où de l’adversité impitoyable – le Colisée n’est guère loin pour le rappeler - surgit l’une des religions les plus importantes qu’ait connues l’humanité.

 

© Lexnews

 

Le forum et le Palatin, en fin de journée, offrent eux aussi ces instants d’éternité et de destin loués par les plus grands poètes et écrivains depuis Cicéron. Serpentant entre ce que furent des lieux de commerce ou de prière, de débats ou de loisirs, partout la grandeur rappelle son terme, heurs et malheurs des civilisations qui naissent, dominent pour dépérir en d’interminables colonnes…

 

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C’est l’automne à Rome où nulle nostalgie ne saurait durer bien longtemps, des ruines naissent toujours de nouveaux rêves, cette dolce vita des temps modernes murmure encore de doux souvenirs sur la via Veneto de la ville éternelle…

Grand Hotel Via Veneto

Le charme opère inexorablement à l’abord de la célèbre via Veneto, un nom mythique à Rome. Et si la Dolce Vita chère à Fellini n’est plus tout à fait ce qu’elle était, des univers magiques subsistent néanmoins à la morosité internationale et le Grand Hotel Via Veneto en est un de ses étendards.

 

 

En venant du parc de la Villa Borghèse si proche, ou au contraire en remontant la vaste rue bordée de ministères et d’ambassades, le promeneur a le sentiment d’être dans un lieu chargé de mémoires et de promesses. Au numéro 155, se tient depuis quelques années une enseigne hôtelière de tout premier plan, une valeur montante dans le cercle restreint des grands hôtels de luxe internationaux. Le Grand Hotel Via Veneto joue la carte de l’excellence dès l’accueil enjoué du portier en livrée n’attendant que de vous accueillir. À peine entrés, nous remarquons cette décoration à la fois raffinée et sans ostentation qui caractérise le vaste salon où une boisson rafraîchissante ou un café vous sera immédiatement offert par un staff jeune et dynamique tout entier dévoué à répondre à la moindre de vos questions ou attentes.

 

 

Votre regard sera également agréablement surpris par le grand nombre d’œuvres d’art, la plupart signées par des artistes internationalement reconnus tels Picasso, Angeli, Baj, Burri, Carrà, Dalì, de Chirico, Guidi, Guttuso, Marino, Mirò, Nespolo, Rotella, Schifano… Véritable musée agréablement vivant où il fait bon de séjourner. Vous gagnez ensuite votre chambre en remarquant ce magnifique escalier en fer forgé art déco qui trône au cœur de l’hôtel. Un ascenseur vous emportera dans les étages où chaque chambre bénéficie d’une décoration très sûre, déclinée dans des tons en camaïeu et où des dominantes marron glacé, beige et crème vous apporteront immédiatement une certaine sérénité. Le palissandre souligne discrètement un univers de luxe sans ostentation. Les lits d’un confort absolu, la qualité de la salle de bain toute décorée par des marbres de Carrare font de cet espace généreux un instant exceptionnel de confort.

 

 

En saison, l’hôtel offre une terrasse au calme surprenant en plein cœur de Rome. Chaises longues, fauteuils, bar et solarium renouvèlent avec esthétique l’art du farniente romain alors qu’au sous-sol un SPA décoré également avec goût propose une gamme de soins et de traitement qui complète à merveille les services de cet hôtel portant toute son attention sur ses hôtes. Le petit-déjeuner offre un généreux buffet où tout a été prévu pour débuter votre journée dans la ville éternelle sous les meilleurs auspices.

 

Interview Maria Albujar, Hotel Manager Grand Hotel Via Veneto

 

 


Le Grand Hotel Via Veneto donne sur une rue mythique en plein centre de Rome


Maria Albujar : " En effet, notre hôtel est le dernier palace à avoir été créé sur la via Veneto puisque nous avons ouvert en 2009. L'élégance de notre hôtel cinq étoiles et son lien tout particulier avec l'art sont au cœur de ce qui caractérise notre établissement. Toutes les œuvres d'art – près de 500 !- que vous pouvez découvrir dans les salles de l'hôtel sont des originaux signés par les plus grands artistes tels Picasso, Dali, Miro, Chirico… Pour être en harmonie avec ses œuvres précieuses, tout notre mobilier a été fait spécialement pour nous par les meilleurs artisans d'Italie. Les propriétaires de l'hôtel sont de grands collectionneurs d'art, et au lieu de les garder en privé, ils ont décidé de les faire partager au plus grand nombre, ce qui fait du Grand Hotel Via Veneto presque une galerie d’art ; un fait unique dans la via Veneto. La Dolce Vita est évidemment au cœur de notre hôtel avec de nombreuses photographies de ces instants précieux dans la vie romaine, c’est beaucoup plus qu’un nom mais une partie intégrante de l'esprit de notre hôtel".

 

 


La qualité du service est au cœur de vos priorités.


Maria Albujar : "À tous les niveaux de notre hôtel, la qualité se doit d'être au cœur de nos services. C'est l'une de nos priorités essentielles. Ceci est le fruit d'une attention de tous les instants, d’ailleurs surveillé par la stricte observance des critères de la chaine LQA (Leading Quality Assurance) dont nous faisons partie qu’il s’agisse du restaurant, du Spa, du nettoyage des chambres… Notre Spa est le plus grand dans le centre de Rome avec six cabines très modernes pour les traitements, un sauna, hammam ainsi que notre vitality pool. Nous collaborons depuis cet été avec la marque Maria Galland de Paris qui offre les plus hauts standards cosmétiques internationaux. Nous devons pouvoir garantir à nos hôtes lorsqu’ils demeurent quelques jours dans nos murs les meilleurs résultats en matière de traitement et de soins. Pendant l'été, notre terrasse au sommet de l’hôtel offre une vue imprenable sur Rome où vous pouvez prendre un repas léger sur notre grill ou un cocktail".

 

 


Quelles sont vos priorités pour les prochains mois ?


Maria Albujar : "Nous développons une nouvelle cave à vin au cœur du restaurant le Magnolia ainsi qu’un tout nouveau concept d’un afternoon tea qui sera proposé dans notre salon ; de même, nous allons proposer pour le bar un nouveau concept Champagne très attractif… Nous cherchons à innover en permanence avec une variété d’expériences à tous les niveaux de notre hôtel et pouvant réjouir nos hôtes".

Restaurant Magnolia

Grand Hotel Via Veneto

 


Que l’on parvienne au restaurant Magnolia depuis l’intérieur du Grand Hotel Via Veneto ou par l’élégante entrée depuis la via Sicilia, l’opulence et le ravissement toucheront l’hôte de ce restaurant étoilé dirigé par le Chef Franco Madama. La salle située en contrebas laisse l’impression d’un lieu protégé de toute indiscrétion, les voutes du plafond préservant les conversations et la décoration rehaussée par des murs ocres et noir offrent le plus charmant des décors pour une expérience culinaire reposant sur les accords visuels et gustatifs.

Le Chef Franco Madama aime en effet bâtir en ces lieux tout un réseau de correspondances visuelles et gustatives qui touche à l’intimité d’une inspiration nourrie par l’art et la culture dans laquelle son art prend toute son étendue.

 

 

Réputé pour ses plats, véritables tableaux gustatifs, où la couleur, les formes et les associations enchantent tous les sens, le Chef Franco Madama ouvre pour nous les agapes avec des mises en bouche alertes sous la forme de tortello aux tomates, herbes, prosciutto Barrique et parmesan. Incontournable, le risotto cocco invite en une association de saveurs forestières et exotiques la noix de coco, les chanterelles, la salicorne e et le poivre. Les filets de turbot sur une crème de topinambours et plancton accompagnés d’artichauts de Jérusalem composent un tableau aussi délicieux à déguster qu’à regarder avec ces notes blanches et vertes. Chaque produit est choisi avec le plus grand soin, un poisson à la préparation impeccable, des champignons savoureux, un sentiment de retrouver une mémoire gustative reposant sur des classiques avec cette touche d’originalité pour la sublimer. L’ambiance en salle est alerte, les conversations vont bon train, signe qui confirme l’excellence des lieux.

 

 

Le service prévenant sous la responsabilité de la souriante Claudia est toujours prêt à devancer votre souhait de ce savoureux pain biologique fait maison, ou d’un verre de ces vins italiens, parfaits avec ces créations. Aux amateurs de viandes idéalement savoureuses, on ne saurait que recommander ce contrefilet de bœuf Manzo associé aux pommes de terre et émulsion de gingembre pour un plat équilibré et structuré tout en regrettant de ne pas avoir assez d’appétit pour découvrir les fameuses spaghetti alla carbonora, une des autres spécialités très prisées du chef, ce sera – c’est promis -pour une prochaine visite !
Les desserts sont également très créatifs au Magnolia, un bonheur du goût et des yeux une nouvelle fois, avec ces « rochers » de bergamote, citronnelle et pistache ou encore cette mousse de caramel orange et cacahuètes, des saveurs généreuses qui ponctuent agréablement et sans fausse note ce dîner au Magnolia.
 

 


Lors de ce dîner, les vins suivants furent suggérés avec les plats : Bellavista Grand Cuvèe, Pinot Grigio Franz Haas, Chianti Classico Candialle La Misse.

 

 


Interview Chef Franco Madama

 


De quelle région venez-vous d’Italie ?

Franco Madama : "Je suis originaire de Bologne. C'est une région où nous avons de riches vallées produisant la plupart des produits majeurs d'Italie. Une autre aspiration importante me vient également de l'Émilie Romagne réputée pour ses voitures de sport et la vitesse ! L'essentiel de mes influences dans ma cuisine provient en effet d'Italie. Je souhaite que tous mes plats soient d'une certaine manière une autre langue italienne… (rires). Tous ces plats traditionnellement hérités de la culture italienne servent de base à mes créations à partir desquels je propose des réinterprétations telle que ma version des spaghettis carbonara. Nous sommes ici à Rome dans le Latium et je tiens compte dans ma cuisine des influences de la mer et des montagnes pour mes plats, sans oublier la Toscane. Je veille à choisir personnellement tous les produits pour ma cuisine, produits principalement italiens".
 

Quel type de cuisine tenez-vous à offrir à vos hôtes ?

Franco Madama : "En priorité, je tiens à mettre en avant le goût italien dans les plats que je propose en une interprétation créative et esthétique qui me tient particulièrement à cœur. Il y a cinq ans, le simple fait de créer de la cuisine ne me satisfaisait pas. Je souhaitais ajouter une autre dimension, plus artistique. Les créations reposent essentiellement sur le regard, à l'image d'un peintre. Les motifs d'inspiration sont à rechercher dans la nature, les montagnes ou près de la mer. Cela par les yeux et le regard pour influencer l'esprit afin de parvenir à la technique et au final au goût. L'influence des grands artistes compte également beaucoup pour moi, il ne faut pas oublier que nous sommes à Rome et que partout dans cette ville, dans les églises ou les musées, sans oublier, bien sûr, cet hôtel lui-même riche en œuvres d’art, sources d’inspiration artistique directes".

 

 


Quelles sont vos priorités pour le choix des produits ?

Franco Madama : "Je fais évoluer ma carte en fonction du changement des saisons. La dimension écologique compte beaucoup dans ce choix en privilégiant également les produits régionaux en fonction des producteurs avec qui j'entretiens des relations personnelles. Pour moi, tous mes fournisseurs doivent avoir la même exigence que celle que j'ai pour ma propre cuisine".


 


Une étoile a récemment récompensé votre restaurant.

Franco Madama : "Cette récompense a en effet beaucoup compté et est venue récompenser tout le soin que j'apporte à la réalisation et à la présentation de mes plats avec mon équipe, équipe qui compte également beaucoup pour moi. Le restaurant Magnolia a connu une nouvelle histoire avec mon arrivée. Chaque mois, nous travaillons en équipe à de nouvelles idées, notamment en ce moment, à une cave à vin bien particulière… Le sourire et le regard émerveillés de mes hôtes sont également une autre récompense que j'apprécie énormément chaque jour de la cuisine du Magnolia. Je ne compte plus les nombres de fois où une table me demande d'être pris en photo avec eux ! (rires)".
 

Vous êtes réputé pour votre approche esthétique associée à la technique qui marque profondément votre cuisine.

Franco Madama : "J'ai souhaité très tôt offrir une présentation avant-garde pour mes créations. J'aime transformer la forme d'un produit en une autre forme, ce qui crée la surprise et d'autres associations gustatives. Je conçois mes plats comme des œuvres d’art non seulement pour le goût mais également pour le regard. En parcourant des yeux un plat, ce sont des promenades dans la campagne ou au bord de mer, et à chaque fois une expérience sensorielle nouvelle où le regard et le goût sont est sollicités. C’est une des priorités de ma cuisine, et que nos hôtes apprécient…"

 

Mélodie autour des cocktails avec le barman Domenico Maura du Grand Hotel Via Veneto

 

 


Un lieu, le Grand Hotel Via Veneto, un homme, Domenico Maura et un bar incontournable. Domenico Maura dirige aujourd’hui, en effet, le bar du Grand Hotel Via Veneto, cette prestigieuse adresse de l’une des rues les plus mythiques de la ville éternelle. L’esprit Via Veneto est certainement préservé en ces lieux avec notamment cet art consommé de perpétuer les cocktails les plus emblématiques de la Dolce Vita, sans oublier des créations quotidiennes au goût du jour. Quoi de plus agréable, en effet, en fin de journée, après les multiples sollicitions de cette ville aux milles tentations que de prendre place dans l’un des confortables canapés en cuir des salons du Grand Hotel.

 

Vous aurez alors le plaisir de faire connaissance avec une sommité dans l’art du cocktail en la personne de Domenico Maura, récompensé par les plus grands prix dans son domaine. L’homme à l’humour un brin british avec une générosité toute italienne saura comprendre vos goûts et votre humeur pour vous proposer une magnifique carte de cocktails vintage revisités dans la tradition italienne et internationale. Domenico Maura avoue avec passion : « J’ai eu à cœur de redécouvrir des recettes des années 50 à 70, aujourd’hui méconnues, et que je propose au bar du Grand Hotel Via Veneto ».

Et c’est une réussite incontestable pour qui aura le plaisir de goûter à ce délicieux China Cocktail, une recette des années 50 créée initialement au Doney Bar distant de quelques pas du Grand Hotel, à base de Campari Bitter, China Martini et quelques autres ingrédients gardés secrets…

Autre apéritif relevant de la grande tradition italienne, le Fabbri Cherry Americano, datant lui aussi des années 50 et inventé par le grand barman Pierluigi Cinelli à partir de Bitter et de sirop d’Amerena, une réussite qui fait immédiatement sonner les premiers accords de la musique de Nino Rota ! Domenico Maura ne se lasse pas de parler de son art et il aura vite fait de convaincre de tester également ce singulier Green Negroni qui prend cette couleur verte inhabituelle, un effet visuel et gustatif conjugué avec une larme de Gentiane…

© Lexnews

L’art des cocktails pourrait à lui seul remplir un nouveau conte des 1001 nuits, et tel semble bien être le cas avec ce cocktail au nom évocateur : Il Viaggio del Conte in Oriente (le voyage du Comte en Orient), une réussite qui tient à cette réinterprétation du fameux cocktail Negroni à partir de deux différents gins. Pour conclure ce voyage dans la Dolce Vita des cocktails, Il Portogose associe deux alcools emblématiques : le Bitter Campari et le Port Red Wine, une association qui démontre s’il en était besoin que le bar du Grand Hotel Via Veneto tenu par Domenico Maura perpétue avec élégance l’héritage de la Via Veneto !

via Vittorio Veneto, 155 00187 Roma, Italy
Tel. +39 06 48 78 81 reservations@ghvv.it
www.ghvv.it

Aleph Rome Hotel

Curio Collection Hilton

 

 

L’aleph est la première lettre de l’alphabet hébreu et araméen, alif en arabe, son origine remonte aux Phéniciens et à la nuit des temps. Alpha et oméga en grec, c’est l’origine de tout et certainement de la culture orientale et occidentale réunie en une lettre commune. Une lettre qui inspira en son temps Jorge Luis Borges et Roger Caillois, signe de ce symbole fort caractérisant l’un des palaces cinq étoiles situé en plein cœur de la ville éternelle, un palais des mille et une nuits entièrement rénovés en une succession de marbres précieux et polychromes qui enchantent le regard à peine franchi le seuil gardé par un élégant chasseur…

 

 


Les lustres scintillent de tous leurs feux, des colonnes de marbre antiques ont même été dégagées des dernières rénovations de ce qu’était naguère une banque puissante jouxtant les ministères de l’économie italienne. La réception est la hauteur des lieux avec une prévenance et une efficacité qui se jouent de toutes les difficultés avec sourire. Emporté aux étages pour découvrir votre chambre, vous appréciez la décoration sobre et raffinée aux camaïeux de beige éclairée par l’omniprésence des marbres. Lits luxueux, salle de bains confortable, tout invite au repos et au calme dans ce lieu pourtant voisin de la célèbre via Veneto et de l’ambassade des États-Unis.

 

 

 

À peine rafraîchi, il faudra se rendre au dernier étage où une inattendue piscine trône en plein cœur de la ville ! Profitant des généreux rayons de soleil romains, un apéritif à la main et allongé sur un sofa, on pourra à loisir faire quelques brasses tout en admirant les toits de la capitale… Un personnel prévenant et d’une rare gentillesse préviendra tous vos désirs et à l’heure du déjeuner, vous pourrez à loisir choisir au Sky Blu une collation légère ou un repas plus sophistiqué. En journée ou en soirée, cette terrasse est inoubliable et fait de l’hôtel Aleph un lieu incontournable pour apprécier différemment les beautés de Rome.

 

 

En redescendant au rez-de-chaussée, d’autres expériences attendent encore l’hôte de l’Aleph Rome Hotel, un petit-déjeuner soigné dans une salle resplendissante de marbres clairs, un fumoir rare et précieux où déguster dans des fauteuils club en cuir un havane de son choix, un luxueux Spa qui va bientôt ouvrir, sans oublier l’Onyx Bar où les meilleurs cocktails sont proposés tout au long de la journée et en soirée…

Un cocktail au Bar Onyx de l’Hôtel Aleph Roma
 

 


A l’heure de l’apéritif, en plein cœur de Rome et à deux pas de la fameuse Via Veneto, prendre un cocktail à l’Onyx Bar, c’est en quelques instants renouveler l’expérience des grandes heures de la capitale italienne tant le professionnalisme et l’accueil qui règnent en ces lieux invitent à prendre son temps à l’une des tables de ce bar qui travaille en synergie avec l’équipe au sommet de l’Hôtel tout près de la piscine qui surplombe l’édifice…

 

 

C’est au rez-de-chaussée que nous resterons pour cette fois en cette soirée déjà automnale, mais Nicolò Andrenacci, le sympathique barman, saura tout autant vous y offrir de beaux moments en ce lieu où brillent marbres et onyx de tous leurs feux. La carte ou ses propositions vous réjouiront, cuisine et cocktails peuvant être associés pour un apéritif gourmant voire une collation plus copieuse, les cocktails étant alors proposés en fonction des mets proposés. La carte des cocktails et collations élaborés à l’Onyx Bar est renouvelée en fonction des inspirations, mais puise toujours dans une tradition italienne bien vivante, Dolce Vita oblige !

 


Nicolò Andrenacci saura ainsi vous conseiller en fonction de vos goûts et préférences une réinterprétation habile de l’Americano, nommée pour l’occasion Tu vuo' fa l'Americano et où le Campari et le vermouth sucré s’associent agréablement à l’amertume de la liqueur d’artichaut, idéal pour un apéritif. Les amoureux du Daiquiri seront quant à eux également ravis de se voir servis en ces lieux un joyeux Sleepless daiquiri, une nouvelle lecture du célèbre apéritif introduisant la camomille pour une préparation pleine de caractère. Pour un verre d’après repas, la tradition invite la grappa, le rye whiskey et vermouth doux, une recette équilibrée qui permet de prolonger les conversations avec bonheur.

 

 

Et si la soirée se prolonge quelque peu encore, ce qui sera aisé et souhaité à l’Onyx Bar, le cocktail El margarita de Thomas el siciliano, quant à lui, vous invitera au voyage avec cet aller du Mexique à la Sicile, un mariage réussi entre parfums de Sicile et épices du Mexique, une recette de caractère qui signe une belle carte à découvrir à l’Onyx Bar de l’Hôtel Aleph.
 

 

Via di San Basilio, 15 00187 Rome, ITALY
Tel: +39 06 422 9001, Email: Alephrome.reservations@hilton.com
http://alephrome.com

The H'All Tailor Suite

 

 

A celles et ceux qui ont eu le bonheur dans le passé de découvrir l’inoubliable restaurant All’Oro, puis le non moins agréable restaurant Madre, il est resté un souvenir d’excellence et de raffinement qui laissait présager le meilleur lorsqu’il fut question d’ouvrir un boutique hôtel 5 étoiles, à quelques pas seulement d’une des places les plus réputées de Rome, la fameuse Piazza del Popolo.

 

 

Depuis cette année, le rêve du chef Riccardo Di Giacinto et de son épouse Ramona est ainsi réalisé avec The H’All Tailor Suite, une enseigne au raffinement sur mesure, le prêt-à-porter n’étant pas la priorité des lieux. C’est également dans le cadre de ce nouveau boutique hôtel, en une rue calme et tranquille, bordée d’ambassades et de consulats et pourtant à quelques mètres seulement de cette incroyable place dessinée par Giuseppe Valadier, que la célèbre enseigne, le restaurant étoilé All’Oro s’est donc tout naturellement déplacé. L’endroit est confidentiel, protégé par un portail auquel il faut montrer patte blanche…

 

 

Gravissant quelques marches, on parvient en un élégant immeuble particulier qui fut certainement une demeure agréable au juger du vaste escalier, des hauts plafonds et des décors préservés par les nouveaux propriétaires. Signe des temps, l’art contemporain a remplacé les tableaux illustres, The H’All Tailor Suite n’est pas un musée mais un luxueux hôtel cinq étoiles. L’accueil de la réception est plus que cordial, avec cette touche de personnalisation qui s’enquière immédiatement de vos préférences et souhaits. L’ascenseur vous mène à votre Suite, agréablement décorée avec ces associations de bois naturel et peint, un vaste lit à baldaquin, un clin d’œil humoristique avec cette petite voiture, jouet d’enfant d’antan et qui fonctionne au point d’hésiter à… Comble du raffinement une belle terrasse surplombe la façade raffinée du musée Hendrik Christian Andersen. La vaste salle de bain invite à un jacuzzi, entre deux verres pris sur la terrasse, à l’abri des orangers en pots, excellence à la romaine…

 

 

Parmi les nombreuses et agréables surprises qui attendent les hôtes du The H’All Tailor Suite, il faut compter l’All’Oro Breakfast, un instant unique et inoubliable. Il s’agit d’un concept novateur où chaque matin, le chef Riccardo Di Giacinto vous ouvre les portes de son restaurant étoilé, non point pour un déjeuner ou un dîner mais un petit-déjeuner gastronomique ! En ces lieux, pas de buffet interminable ni autre profusion de plats préparés à l’avance, mais un menu à la carte qui s’élabore en fonction des goûts et habitudes des convives.

 

 

À partir de ces quelques indications laissées, un véritable festival de saveurs se met en place, avec une succession de mets dignes d’une nature morte classique : sélections de fromages affinés, charcuteries variées et raffinées, omelettes ou œufs brouillés au bacon, pain biologique maison, croissants à fourrer avec crème ou chocolat présentés dans des petites cassolettes, salades de fruits frais, petits gâteaux… Tout est présenté avec soin et beauté pour ce premier repas de la journée, une expérience inoubliable renforcée par l’élégance et la prévenance du service chargé de ces agapes princières. Décidément, un séjour à The H’All Tailor Suite n’est pas commun, un véritable art de vivre sur mesure !

Restaurant All’Oro * Chef Riccardo Di Giacinto

A quelques pas seulement de la Piazza del Popolo, le restaurant All’Oro a élu résidence en un lieu élégant et discret, entouré d’ambassades et de demeures prestigieuses. Ici officie le chef étoilé Riccardo Di Giacinto qui, avec son épouse Ramona, a fait de ces lieux un temple réservé au bon goût, celui de la haute gastronomie et de l’hôtellerie de luxe avec un tout nouveau boutique-hôtel.

 

 

Nous gagnons le restaurant en descendant les quelques marches de cet immeuble historique, et nous parvenons dans une salle idéalement décorée, associant le raffinement de couleurs tamisées par un éclairage diffus, en une ambiance d’intimité et de discrétion. Nous prenons place dans de confortables banquettes, avec un accueil du personnel de salle distingué et chaleureux à la fois. Les mises en bouche créatives et inventives donnent immédiatement la tonalité de ce voyage culinaire lancé par le Chef Riccardo. Il s’agit plus d’une ouverture que d’un prélude, véritable programme gastronomique en réduction où humour, reprise, créativité et imagination sont au cœur de ces savoureuses Cucciolone et anchois, gelée de melon et bacon, Marshmallow à la truffe et parmesan, l’incontournable Maritozzo, petite brioche fourrée de poivron rouge et œufs de poisson, sans oublier cette étonnante crème brûlée à la tequila, le tout dans une mise en scène baroque où chaque composition est accompagnée d’une présentation visuelle originale.

 


Le Chef se joue des formes et des matières, à la manière d’un artiste, chaque composition se veut à la fois originale et l’occasion d’un hommage aux traditions culinaires. C’est cette audacieuse attitude qui préside à de nombreux plats tels cette goûteuse réinterprétation de la Bressaola pour ses crevettes associées à la roquette et au parmesan ou encore cet étonnant et fondant Tiramisu à la morue et pommes de terre, saupoudré de cacao et présenté dans un oursin en porcelaine ! Tout est enchantement à All’Oro, une impression renforcée par l’art de la pasta atteignant des niveaux d’excellence avec ces Spaghettone aux crevettes-mantes à l’ail et relevées de poivre du Chili.

 

 

L’ambiance est au ravissement, le service d’une discrétion égale à son efficacité, tout est propice aux conversations gaies et feutrées. Un prédessert original suggère une nouvelle lecture de Blanche Neige revisitée par All’Oro, une délicieuse petite pomme présentée avec un miroir, pour un clin d’œil savoureux. Les instants sucrés atteignent eux aussi des hauteurs d’excellence avec ce remarquable Tiramisu All’Oro sous la forme d’une sphère de meringue protégeant un délicat tiramisu alors que la Bruschetta sucrée surprendra plus d’un palais avec son association de pain perdu, gelée de tomates sucrées et glace de pistou, une créativité audacieuse à l’image de la cuisine du Chef Riccardo Di Giacinto qui nous embarque en une valse inoubliable de saveurs !
 

 


Avec ces mets, All’Oro a suggéré un « Tenuta di trinoro, Le Cupole » un vin rouge de Toscane de belle tenue avec sa robe rubis.

 

All'Oro Restaurant Ph.: +39 069799 6907

E-mail: info@ristorantealloro.it

www.ristorantealloro.it

 

 

Via Giuseppe Pisanelli 23/25
Ph.: +39 0632110128 E-Mail: info@thehallroma.com
www.thehallroma.com

Roma Luxus Hotel

 

© Lexnews

 

En plein cœur de la ville historique de Rome, à quelques pas du Forum et du Colisée, encore plus près du non moins célèbre Marché de Trajan et au pied de l’impressionnante tour de la Milice, l’Hôtel Roma Luxus offre un havre de paix et de raffinement d’une discrétion égale à la qualité de ses prestations. Les lieux appartenaient jusqu’à récemment à l’Angelicum, cette célèbre université pontificale qui jouxte encore l’hôtel. Lui faisant face, la petite église Santi Domenico e Sisto bâtie sur les plans de Giacomo della Porta ravit le regard avec sa belle façade baroque et la fameuse statue du Bernin Noli me tangere.

A quelques mètres également, domine l’émouvante villa Aldobrandini dont les restes laissent imaginer ce que fut sa grandeur à l’époque de la Renaissance et du cardinal Pietro Aldobrandini, neveu de Clément VIII. Les lieux abritaient en ces temps des œuvres des plus grands artistes tels Giovanni Bellini, Le Corrège, Giorgione, Léonard de Vinci, Mantegna, Le Tintoret, Titien, Véronèse, autre temps, autre destin…

 

 

C’est dans cet écrin luxueux que nous entrons dans le long corridor de ce qui fut naguère un palais du XVIIIe et un couvent pour moniales, les lieux ont préservé cette discrétion avec un accueil personnalisé et francophile ! Nous montons à l’étage pour découvrir une décoration réussie, association subtile de modernité avec œuvres d’art contemporain et minimalisme mettant en valeur l’architecture des lieux avec ses hauts plafonds. Les chambres offrent également une décoration associant contemporanéité et classicisme de meubles fabriqués en Italie.

 

 

Roma Luxus Hotel est un boutique hôtel qui cultive l’art de vivre à la romaine avec le fameux restaurant Madre (notre chronique), l’ouverture prochaine d’un Spa, une salle de petit-déjeuner proposant des mets de qualité pour bien commencer la journée et à toute heure de la journée un personnel prévenant et souriant.

 

 

 

Roma Luxus Hotel s’avère être le lieu idéal pour découvrir la richesse du patrimoine antique de Rome distant de quelques pas seulement de ce lieu charmant et discret.
 

Interview Pierangela Soda General Manager Roma Luxus Hotel
 

 


Quelle est l’origine de votre hôtel ?

Pierangela Soda : "Je souhaiterais pour vous répondre commencer par le nom de notre hôtel. Roma Luxus Hotel fait en effet référence directement au concept du luxe, mais notre approche de cet univers est un peu différente de ce que l’on entend souvent par ce mot. Le concept de luxe qui s’exprime en ces lieux, et dont l’histoire est ancienne, doit s’entendre par rapport à cette idée de reprendre possession de toutes ces petites beautés de la vie quotidienne que nous oublions bien souvent. Commençons tout d’abord par la localisation de notre hôtel dans un lieu Rioni Monti qui de tout temps a connu l’excellence. C’est ici que vous pouvez trouver les plus anciens sites de l’histoire ancienne de Rome, le Colisée et le Forum romain notamment. En même temps vous pouvez trouver également des boutiques artisanales tout autant que des bars à vin. Notre hôtel est installé dans un palace ancien bâti au XVIe siècle qui abritait un couvent de moniales dominicaines. Au XVIIIe siècle, le collège de Saint-Thomas d’Aquin s’est établi en ces lieux, puis au siècle suivant, ce fut le tour de l’Université pontificale Angelicum, l’une des universités les plus réputées du monde. L’idée fut donc de restaurer cet endroit en associant cet héritage renaissance et baroque avec un style contemporain incluant la technologie. Il était bien évidemment prioritaire de préserver le caractère historique de ce palais."
 

 

La première impression que vos hôtes ont en entrant votre hôtel est la priorité donnée à l’art.

Pierangela Soda : "Lorsque vous entrez dans l’hôtel, vous ressentez en effet cette association entre réalité et art, mais aussi les symboles de la nature et de l’imagination. Comme vous pouvez l’observer sur les murs, les dessins réalisés à la main par un artiste romain sont reproduits dans tous les espaces de l’hôtel pour rappeler la beauté de la nature et l’histoire de ce lieu. Au premier étage, vous pourrez trouver ce restaurant unique Madre, une association de la joie latino-américaine et de l’architecture romaine. Le restaurant qui est un jardin vertical rappelant la nature une nouvelle fois fait face à la magnifique église Santi Domenico e Sisto bâtie au XVIe siècle, une église que l’on retrouve d’ailleurs dans le fameux film La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino. Nous sommes au cœur de l’architecture ancienne romaine. Des chambres de notre hôtel, nos hôtes peuvent admirer la tour de la Milice éclairée la nuit, le Palais du Quirinal ou encore l’église Santi Domenico e Sisto."
 

 

Votre hôtel est également centré sur les services que vous proposez à vos hôtes.

Pierangela Soda : "Notre hôtel n’est pas, en effet, seulement un bel hôtel, mais se veut également orienté vers les services personnalisés que nous offrons à notre clientèle grâce à une jeune équipe dynamique et passionnée. C’est pourquoi nous offrons, comme vous venez de l’indiquer, un très large éventail de services personnalisés. Pour nous, aucun service ne peut être standard. Chaque service est pensé et imaginé pour les besoins exclusifs de nos hôtes. Nous n’avons que 30 chambres ce qui fait de nous un boutique hôtel permettant de garder cette dimension humaine au centre de nos priorités. Nous pouvons par exemple organiser un tour spécial de la ville reposant exclusivement sur les attentes de nos hôtes et leur nombre de jours à Rome. Nous avons également l’habitude de proposer des tours en Maserati, ou bien des dîners exclusifs dans les meilleurs restaurants de la ville."

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Pierangela Soda : "Nos hôtes viennent essentiellement d’Europe, l’une de nos priorités est donc dorénavant d’élargir à d’autres régions du monde notre clientèle, l’Asie notamment. Nous avons à cœur de transmettre au plus grand nombre de pays notre concept de luxe bien particulier qui ne repose pas sur l’opulence, mais l’individualisation."

Ristorante Madre Roma

Madre a déjà acquis une réputation de restaurant d’excellence depuis son ouverture en 2016 par le brillant chef étoilé Riccardo di Giacinto du fameux restaurant All’Oro. Abrité en les murs du boutique Hotel Roma Luxus, dans le cadre étonnant d’une dépendance cédée par l’Angelicum, la célèbre université pontificale dirigée par les Dominicains réputée pour avoir diffusé la pensée de saint Thomas d’Aquin, le restaurant Madre accueille avec bonne humeur ses hôtes.

 

 

Faisant face à la très belle petite église Santi Domenico e Sisto dessinée par Giacomo della Porta et réputée entre autre pour sa délicate statue du Bernin Noli me tangere, Madre offre, en effet, un décor de choix pour un repas dépaysant dans cette salle aux allures de véranda avec ses plantes vertes aériennes tapissant le plafond en un exubérant jardin d’hiver idéal lors des étés romains.

 

De petites tables disposées affichent des touches originales comme ces verres dépareillés aux couleurs chatoyantes ou ces couverts également disparates pour une ambiance urbaine chic et décontractée.

 

La carte offre une multitude de mets à partager avec un large choix de délicieuses pizzas notamment blanches comme cette généreuse pizza associant fleur de courgettes et mozzarelle en un fondant mélange, mais aussi des tacos gourmets tel ce tacos au porc, mayonnaise aux épices et choux rouges pour des saveurs plus relevées.

 

 

 

 

Les cuisines du monde sont invitées à la carte de Madre avec des Ceviches également variés tel encore que ce Ceviche au poisson blanc mariné au citron, huile d’olive vierge, coriandre fraiche et oignons rouges, de petites salades à partager entre amis avec ce pain fait maison qui à lui seul régale le palais. Les hôtes de Madre viennent des quatre coins du monde à l’écoute des langues échangées, une dimension internationale qui correspond bien à la carte ouverte à toutes ces traditions à partir de produits frais et retenus pour leur qualité.

Madre offre ainsi une expérience de fraicheur en plein cœur de la ville éternelle et à quelques pas seulement du forum.

Largo Angelicum 4, 00184 Rome Tel +39 06 32091281
romaluxushotel@gmail.com
www.luxuryboutiquehotels.it/roma-luxus

© Lexnews

Il Pagliaccio **

Chef Anthony Genovese - Roma

 

 

 

Pour parvenir au Il Pagliaccio, le célèbre restaurant deux étoiles du Chef Anthony Genovese, c’est toute l’histoire la plus ancienne de la ville éternelle que l’on aborde avec les traces du pomoerium, l’une des églises les plus antiques, avec le Panthéon, un concentré de ce que Rome compte de plus vénérable, surtout lorsque l’on arrive dans ce haut lieu gastronomique par une belle journée ensoleillée. Il Pagliaccio se traduit par clown en français, mais fait référence surtout au personnage bien connu de la commedia dell'arte, serait-ce à dire que le chef Anthony Genovese ne se prend pas au sérieux ?

 

 

Une bonne dose d’humour et de détachement caractérisent en effet cet homme qui, s’il sait prendre distance avec les choses, prend néanmoins avec un sérieux brio les exigences de la haute gastronomie, un art qui ne souffre d’aucune concession à la facilité ou aux modes. En ces lieux discrets, l’accueil du directeur de salle Matteo Zappile assistée de Laura Braggion au restaurant Il Pagliaccio donne la tonalité du haut degré d’exigence qui règne en ces lieux : professionnalisme, cordialité sincère sans familiarité, avec l’élégance d’une décoration propice à mettre en valeur la cuisine dispensée par le Chef depuis 2003 à Rome. Nous prenons place à une belle table ronde d’angle permettant d’observer d’un côté la belle façade baroque de l'église Santa Lucia del Gonfalone qui abrite depuis des siècles l'Archiconfraternité de la Gonfalone, des pénitents blancs dont l’origine remonte au XIIIe s. , et de l’autre ce raffinement de la salle qui cultive un minimalisme avenant.

 

 

A partir de là, une scénographie à la fois orchestrée avec naturel et relevant du rêve se met pour chaque hôte en place. Le sommelier Luca Belleggia aura également pour sa part tôt fait de percevoir vos goûts et d’anticiper vos hésitations, et proposer un programme digne de ce qui se réalisera parallèlement aux cuisines. D’admirables mises en bouche suffisent à comprendre que c’est toute une histoire qui se trouve ici aux reines d’un des meilleurs restaurants de Rome et d’Italie avec un nid de cheveux d’ange au mulet et bille de vodka, une petite salade de pois chiche rafraichie, cube de parmesan affiné, tartelettes de lentilles et petites brioches vapeur en un joli clin d’œil aux saveurs du monde, le chef Genovese a en effet parcouru le monde pour nourrir son inspiration. Un consommé d’oursin, choux de Bruxelles et cèpes offre pour suive une belle expérience de saveurs subtiles, sans heurts, à l’image de l’ambiance qui règne dans la salle du Il Pagliaccio.

 

 

Nous avons le sentiment d’être enveloppés par une douce protection, une cuisine qui ne cherche pas à convaincre mais à transmettre un partage sans réserve. Ce que vient confirmer ce délicieux calamar rôti et rhubarbe, une réminiscence des heures tendres de l’enfance.

Quel chef italien ne garde pas, il faut l’avouer, un souvenir ému de la manière bien particulière de préparer les spaghetti et Anthony Genovese nous fait quant à lui partager une émotion bien particulière avec cette recette traditionnelle de son enfance revisitée avec de la morue et une infusion d’eau de tomates qui parfume idéalement et sans heurts ce plat généreux.

 

 

Nous avons l’impression que le temps s’est arrêté entre ces murs et si quelques sons de cloche ou de vie provenant de l’extérieur parviennent de temps à autre à nos oreilles, c’est comme de manière feutré, en d’autres espaces et d’autres lieux. La cuisine du Chef Anthony Genovese sait capter tous les sens et notre ravissement. Suit encore un beau tribut à l’art de la pasta avec ces cannelloni de poulpes aux courgettes préparées en différentes cuissons, en un ensemble très doux et structuré. Les rougets laqués avec gratin de fenouil et sel trois saveurs feront eux aussi partie des plats mémorables, surtout lorsque le sommelier eut l’heureuse initiative de les associer à un saké pétillant, innovant et réussi !

 

 

Un petit clin d’œil de l’humour du Chef pour ce porc sucré-salé accompagné d’un chutney aux pommes et d’un marshmallow pour ces joyeuses réminiscences enfantines ! La daurade préparée au lait infusé d’herbes est elle aussi un parfait exemple du degré d’excellence atteint au restaurant Il Pagliaccio, un équilibre parfait entre la qualité du produit, la préparation rigoureuse, la créativité et l’inventivité des associations toujours structurées. Nous sommes sur un petit nuage ce que vient d’ailleurs confirmer ce prédessert en forme de mousse et de nuages de fromages avec ses noisettes caramélisées.

 

 

 Viennent alors les doux moments de l’art de la pâtisserie savoureusement préparés par le Chef pâtissier Thierry Tostivint. Une tartelette aux fruits rouges et mûres, accompagnée d’une glace orientale shochu poursuit l’heureuse ligne initiée depuis le début de ces agapes, sans excès de sucre, pour laisser libre cours aux associations des fruits et saveurs. Quelques petits fours – une tartelette au citron pour la gourmandise notamment – un café italien bien entendu, et une délicate Grappa, concluent avec excellence ce repas mémorable passé en compagnie du sympathique Chef Anthony Genovese et de toute son équipe du Il Pagliaccio.
 


Le sommelier Luca Belleggia saura a conseillé pour accompagner ces mets un Giulio Ferrari “Riserva del Fondatore” 2005, Ferrari ; “Mareneve” 2016 Federico Graziani, un original saké pétillant “Hitotoki” Sparkling Sake, un “Petra” 2013 Cantine Petra et enfin une délicieuse Grappa “Poggio alle Mura” riserva Banfi

Rencontre avec le Chef Anthony Genovese à Rome dans son Restaurant
 


Comment êtes-vous venu à la cuisine ?

Anthony Genovese : "C'est une question à laquelle il est toujours difficile de répondre. Je suis né en France, fils d'émigrés venant d'une région très pauvre du sud de l'Italie, une région avec très peu de produits. Il n'y a pas eu de véritable déclic mais un amour très jeune pour la cuisine, le fait même de cuisiner. Dès l'âge de 10 ans, j’aimais déjà toucher, pétrir, rester en cuisine…mais, par la suite, j’ai été néanmoins très mauvais à l'école hôtelière ! (rires). J'ai commencé à Monte-Carlo où on a remarqué mes qualités et qui m'ont valu d'être envoyé au restaurant doublement étoilé du Château Éza sur la Côte d'Azur. C'est en ce lieu que j'ai eu un véritable coup de foudre et une réelle prise de conscience de ce qu'est un produit brut, la manière dont on le traite avec respect, voir le plat fini, ce qui a été une émotion énorme.

 

 

C'est vraiment cette expérience qui m'a conforté dans mon choix de travailler dans la haute gastronomie. J’ai également travaillé à ce grand restaurant qu’est l’Enoteca Pinchiorri à Florence, trois étoiles au Michelin".
 

C'est donc à partir de ces fondations reposant sur un héritage structuré des bases et de la technique que toute votre cuisine s'est bâtie et que l'on retrouve dans toutes vos créations ?

Anthony Genovese : "Absolument, je crois qu'un cuisinier doit connaître les bases de la grande cuisine, tel Escoffier, savoir-faire un consommé, un fonds, une sauce Grand Veneur… Oui, du Escoffier ! Car c'est très joli de mettre des petites pinces avec des herbes, des fleurs, etc. mais tout cela est lassant pour ne pas dire agaçant ! Je suis certes un peu sévère, mais j'estime qu'un cuisinier doit savoir tenir une casserole dans les mains, tourner une viande, l’arroser, la glacer, reconnaître la cuisson simplement au regard, tout cela est très important. Il ne s'agit pas d'un refus de la modernité, nous avons aujourd'hui l’ABS dans nos voitures, mais il s’agit de ne pas oublier les bases au profit de feux d’artifice factices. J'ai toujours un peu peur lorsqu'on me présente un cuisinier souhaitant rejoindre notre équipe avec un CV alignant une liste de chefs prestigieux du monde entier. Je me souviens qu'à mon époque, on nous recommandait de ne faire que deux ou trois maisons dont une un peu plus moderne, c'est tout ! Je crois que cette question est quelque chose de très actuel".

Une tendance que l’on retrouve partout, y compris dans la musique classique où les musiciens passent d’un ensemble prestigieux à un autre internationalement.

Anthony Genovese : "Exactement, il ne s'agit pas de fermer les fenêtres sur le monde, mais il ne faut pas non plus oublier l'identité ; Identité qui se trouve d'ailleurs de plus en plus revendiquée par certains chefs en France mais aussi en Italie".

Quelles sont vos influences plus personnelles qui nourrissent votre cuisine au quotidien ?

Anthony Genovese : "Je suis très curieux de nature, j'adore également aller au musée voir la peinture, j'adore aussi lire, aller au cinéma ce qui me permet de me détacher de la cuisine. L'Orient nourrit aussi mes inspirations avec ses senteurs, cela m'influence énormément. Chaque semaine, nous allons une fois au marché ce qui peut sembler un peu trivial, mais demeure très important pour moi. Nous nous baladons et c'est le moyen, le moment privilégié de faire des découvertes. Je n'ai jamais aimé la cuisine au dosage rigoureux, je préfère plutôt une inspiration au jour le jour. Pour citer un grand maître que j'adore, M. Gagnaire, la cuisine se doit d’être faite avec le cœur et non simplement avec le cerveau. La cuisine ne saurait être figée, et si aujourd'hui je suis détendu ou au contraire énervé, mon produit va être transformé ; un plat est en éternel mouvement, et cela reste essentiel pour moi, je ne le perds jamais de vue ou de « cœur ». J'essaie d'éviter au maximum les catalogues de produits que l'on me propose, je préfère aller voir mon poissonnier, mon boucher, mon marchand de légumes et toucher les produits. J'y vais souvent personnellement, j'ai donc un très bon rapport avec chacun d’eux. C'est pour moi très important et il ne faut pas oublier que nous sommes des artisans du goût et non des artistes ! Voir en un cuisinier, un artiste sous les feux de la TV, cela m'énerve un peu (rires)…"

Qu'est-ce qui nourrit au quotidien votre cuisine ?


Anthony Genovese : "J'ai envie de vous répondre spontanément l'amour de mon métier ! J'ai beaux avoir plusieurs années derrière moi, c'est toujours la même passion ! J'aime en parler, écouter mon équipe, lorsqu'ils rient ou s'interrogent, je me revois à leur âge. J'aime bien les taquiner pour les pousser en avant, c'est une véritable collaboration.

 

 

Je n'ai jamais été un chef patron. Je crois que les médias ont créé des situations où de jeunes chefs ont été mis en avant très artificiellement, c’est très dangereux pour eux et pour la gastronomie. Nous sommes dans une machine à épater avec des jeunes qui quelques années après sont obligés de fermer leur restaurant, on assiste à la même chose pour des chanteurs lancés par la télévision. Il y a maintenant une impatience qui devient la règle, et à l'âge de 26 ans bien des jeunes ne supportent plus leur patron et veulent ouvrir leur propre restaurant. Mais les déconvenues arrivent très vite par la suite. Il est impossible de faire ce métier sans la passion, même si cela n'est pas toujours facile, et c’est bien pour quoi d'ailleurs j'ai choisi le nom de mon restaurant Il Pagliacio, le clown !"

 

 


 

Mais, un Clown, un Il Pagliaccio dans les étoiles avec les pieds sur terre ! que Lexnews remercie pour son accueil délicieusement chaleureux.

 

Ristorante il Pagliaccio | via dei Banchi Vecchi 129a, Roma – T. +39 06/68.80.95.95
www.ristoranteilpagliaccio.com

Metamorphosi *

Un peu à l’écart du centre de la capitale italienne, à quelques pas du ravissant parc Borghese, se trouve une adresse discrète et feutrée qui fait pourtant grand bruit ces derniers temps dans la haute gastronomie romaine. Il s’agit de Metamorfosi, le restaurant du chef Roy Salomon Caceres, d’origine colombienne, et qui conçoit sa cuisine comme une belle histoire à narrer par des plats créatifs et originaux où de nombreuses influences convergent.

 

 

À peine franchi le seuil d’une façade discrète, la sobriété et le raffinement du lieu gagnent immédiatement les convives qui apprécient le minimalisme esthétique de la décoration orienté vers la mise en valeur des plats et privilégiant les éléments naturels. Alessandro D’Andrea, le directeur de salle saura vous conduire avec élégance à votre table placée et à l’abri des conversations.

 

 

Une succession de mises en bouche offre alors un festival de couleurs et de saveurs avec de petites carottes miniatures et crème d’anchois, une terrine d’agneau, des galettes de graines et sériole, le tout servi avec du pain pétri à l’ancienne dans un pétrin en pierre… L’émulsion de pommes de terre, champignons et marjolaine décorés par un nuage d’encre noire fait merveille en douceur automnale.

 

Les racines de l’Amérique latine reviennent discrètement en mémoire avec ce délicieux thon rouge cru assaisonné d’herbes enveloppé dans une feuille de blettes, une association de saveurs à la fois familières et exotiques du plus bel effet, alors que l’œuf carbonara cuit à basse température renouvelle l’expérience des associations crémeuses du traditionnel plat italien où lardons et chips de fromage sont suggérés en saveurs discrètes.

 

 

Décidément le chef Roy Salomon Caceres a bien choisi le nom de son restaurant, il est un maître pour métamorphoser plats et produits en un festival original de saveurs harmonieuses et créatives, sans heurts, ni fracas, tout en douceur, ce que confirme d’ailleurs cet excellent risotto présenté de manière originale dans un pot de terre cuite fermé par une feuille comestible qui laisse l’impression d’un tambour ! De la crème est versée dessus, avant de percer ce couvercle singulier pour déguster une délicate association de champignons de saison et noisettes.

 

 

Nous sommes ravis et la sérénité des lieux ne fait qu’ajouter au charme du Metamorfosi où prévenance et haute gastronomie composent un délicieux voyage en plein cœur de Rome. Un prédessert étonnant associe chocolat blanc, fromage bleu et gel de Porto, idéal en transition avec de gourmands desserts telle cette réinterprétation de la traditionnelle Forêt noire en la forme d’une pomme d’api avec cerises sur un lit de crumble de chocolat, encore une belle métamorphose que nous garderons longtemps en mémoire…

 

Via Giovanni Antonelli 30, Roma ITALIA
(+39) 06 8076839 info@metamorfosiroma.it
www.metamorfosiroma.it

Restaurant Acquolina *

Au numéro 14 de la Via del Vantaggio, à quelques pas seulement de la fameuse Piazza del Popolo, le Chef Alessandro Narducci vient juste d’élire résidence au First Luxury art Hotel avec Acquolina, un restaurant récompensé d’un étoile et appelé à faire parler de lui. Venu de l’univers du vin qu’il connaît intimement pour avoir été tout d’abord sommelier, c’est ensuite tout naturellement l’univers de la haute gastronomie qui a attiré ce chef amoureux d’art, d’esthétique et d’originalité. Dès lors rien d’étonnant à ce que cela soit le cadre idéal du First Luxury art Hotel connu pour sa galerie d’œuvres d’art contemporain qui accueille aujourd’hui cet esprit vif et fugueur pétillant de créativité ;

 

 

une créativité gastronomique tournée essentiellement vers la mer et ses produits. En clin d’œil à la tradition italienne que ce Romain d’origine chérit par-dessus tout, nous commencerons ces agapes avec un pain Made in Italy comme il le nomme, une réinterprétation savoureuse de la bruschetta où sorbet de cinq tomates, pain et huile d’olive sont à composer soi-même alors que le cocktail di Gamberi joue la partition d’une réinterprétation du cocktail de crevettes si populaire et où gambas crues s’accordent, ici, avec de la salade cuite et de la poudre de cacao pour relever le tout !

 

 

Encore un jeu de souvenirs pour ses hôtes avec ce traditionnel plat servi par les grands-mères italiennes à base de tranches de pain rassis, et revisité par le Chef à partir de la liche, ce poisson délicieux retenu pour sa saveur, évitant ainsi par souci écologique le thon. Le chef Alessandro Narducci privilégie les saisons pour les produits de la mer mettant ainsi en valeur le meilleur de chaque produit choisi et retenu.

 

 

L’esthétique est au cœur également de ses priorités avec un jeu subtil des saveurs et des couleurs par des associations fines et délicates. Ici, la créativité culinaire s’allie au plus haut point à celle de la présentation, coquillage, matière, pince, etc., en un jeu, des jeux de saveurs, qui n’attendent que l’amusement ravi de ses hôtes…

Un aïoli végétarien séduit les amoureux de beaux légumes dont on apprend à redécouvrir les saveurs préservées et qui se dégustent avec crème fondante d’anchois, d’ail et pince « savante » ; jouer et savourer, une fois encore...

 

 

La salle est désormais comble en ce diner de semaine, principalement des résidents romains qui connaissent déjà cette adresse valeur montante, ainsi que de nombreux touristes bien renseignés. Ce qui n’étonnera pas lorsque l’on connait le souci avec lequel les plats préparés par la cuisine sont présentés en un festival de couverts et d’accessoires chargés de réjouir les yeux et de mieux préparer les papilles. Le poulpe préparé par le chef est un délice de croustillant et en même temps de tendresse, un résultat toujours délicat à obtenir en fonction des cuissons. L’art de la pasta n’est bien évidemment pas oublié en ces lieux où il faut avoir dégusté ces linguines aux palourdes dont la subtile chlorophylle du persil a été tout spécialement prélevée pour leur cuisson, du grand art !

 

 

Encore un moment d’excellence avec ce homard cuit dans une fleur de courgette et lard, une cuisson délicate qui préserve toute la saveur et la texture du homard. Des surprises attendront encore les hôtes de l’Acquolina avec des desserts étonnants comme ces noccioline revisités avec crème de cacahuète et bière, des associations singulières qui étonnent le palais ravi par cette progression des saveurs.

 

 

Aux amateurs de café, il faudra recommander le caffè syphon, une expérience dont nous réservons la surprise aux heureux hôtes de cette soirée passée au restaurant l’Acquolina et dont vous pourrez très agréablement prolonger les instants sur la terrasse tout en haut de l’hôtel avec sa vue imprenable…Décidément Acquolina au First Luxury art Hotel a plus d’un atout !


Le sommelier Emanuele Gizzi recommande avec ces mets un Pinot noir Franz Haas 2015, un vin du Alto Adige, élégant et équilibré avec ces différents plats.

Via del Vantaggio, 14 - 00186 Roma (Piano Terra - The First Roma)
T. +39 06 3201590 E. info@acquolinaristorante.it
www.acquolinaristorante.it

Restaurant Pacifico Roma – Hotel

 

 

C’est un air d’exotisme qui envahit l’hôte du Pacifico à peine franchi le seuil de l’Hôtel qui l’abrite. A quelques mètres de la célèbre Piazza del Popolo, le chef internationalement réputé, d’origine péruvienne, Jaime Pesaque, apporte en effet en ces lieux tout romains un vent d’outre-Atlantique aux carrefours de l’Amérique du Sud et de l’Asie…

 

 

On oublie bien souvent que le Pérou a connu une influence de l’Asie depuis plus de 500 ans, un entrecroisement des cultures gastronomiques que le Chef, Jaime Pesaque, a souhaité faire partager à sa clientèle romaine et internationale dans un restaurant tendance, en plein cœur de Rome. Les lieux sont réputés et c’est une vive effervescence qui se manifeste dès le début de soirée de ce samedi romain où il fait bon d’être vu dans ces murs bordant la belle piscine de l’Hôtel. La décoration laisse la part belle aux teintes bleu-gris rehaussées d’or, petits sièges et banquettes privilégiant la prolixité des hôtes d’une même table pour honorer la cuisine du Chef se partageant idéalement entre convives.

 

 

L’ensemble de la vaste salle bénéficiant d’un éclairage réduit que de multiples miroirs renvoient pour un effet réussi. L’animation gagne rapidement et les spécialités du Chef se succèdent en autant de petits plats appétissants et colorés tel ce Ceviche puro composé de loup de mer, oignons rouges, maïs, aji limo et autres saveurs parfaitement assaisonnées.

 

Le Tiradito lima limón ouvre lui aussi la porte des grands espaces où la sériole, le lait de tigre (marinade servant à préparer le poisson cru) et le quinoa grillé offrent des saveurs à la fois de caractère et de douceur. Le palais est agréablement surpris, s’attendant à des saveurs plus heurtées, mais le chef Jaime Pesaque n’a pas son pareil pour adapter et proposer sa cuisine aux Européens.

 

 

Les influences sont nombreuses dans ses préparations aux carrefours des grandes civilisations, bonheur de contrastes géographiques entre montagnes, côtes, jungle et plaines… Alessio, en salle, saura quant à lui, vous guider avec élégance et prévenance tout au long de ce parcours singulier et atypique, aussi n’hésitera-t-il pas également à vous recommander ces délicieuses langoustines ou encore ces Taco Tataki idéalement préparés par la cuisine du Pacifico.

 

 

Ces mets invitent au partage des discussions et des petits plats que l’on s’échange sans façon pour une expérience multipliée de saveurs tout comme ce plat associant poulpe, sauce kalamata aux olives noires, purée de pommes de terre, aji amarillo, avocat et oeufs de caille en une agréable et singulière association.
Nombreuses seront encore les découvertes au Pacifico, notamment ce plaisir de terminer avec un café la soirée au bord de la piscine avant de traverser de nuit l’incomparable Piazza del Popolo…

 

Alessio a recommandé pour ce repas un Baglio Di Pianetto Ginolfo 2012, un Baglio Di Pianetto Salici 2011 Merlot et un Baglio Di Pianetto Rais Moscato

 

 

Palazzo Dama Lungotevere Arnaldo da Brescia 2
Tel: 06 3207042
http://wearepacifico.it

Checco er Carettiere

 

Après avoir traversé le Tibre, en longeant les quais d’où l’on aperçoit la fameuse île Tibérine, on entre dans le quartier du Trastevere, l’un des lieux les plus connus de Rome pour sa vie diurne et nocturne. Dans les étroites ruelles de ce quartier qui a su garder les traces des siècles passés, une magnifique église surgit au milieu d'une place de rêve, il s’agit de la basilique Sainte-Marie du Trastevere, un des premiers édifices chrétiens du III° siècle… Étrange clin d’œil à l’ancien persécuteur, ses vingt-deux colonnes de granit viennent des thermes de Caracalla, lorsque le syncrétisme se fait visible d’une aussi heureuse manière, on ressort rasséréné d’une telle visite, et l’arpenteur des venelles du Trastevere ne pourra que se rendre à une adresse incontournable pour déjeuner ou dîner : Checco er Carettiere, précisément au numéro 10 de la Via Benedetta. Une institution romaine alliant la chaleur de la tradition et une générosité gourmande.

 

 

Rien au monde ne pourrait nous faire manquer ce rendez-vous si délicieusement romain.
Un repas pris chez Checco offre, en effet, l’expérience renouvelée année après année d’authenticité d’une gastronomie romaine préservée, à l’abri des flux là. Signe rassérénant, un grand nombre des clients en ces lieux inchangés sont des Romains, venant en famille, trois générations à une même table et ce depuis combien de générations… ou en tête à tête, en amoureux.

 

 

Les centaines de photographies anciennes et d’autres plus récentes évoquant ces générations de clients et amis de Checco, un voyage dans le temps qui laisse songeur, juste le temps de découvrir une carte généreuse et familiale, ainsi qu’un choix de vin tout aussi prolifique.

La décoration est sobre avec ces tables et chaises confortables pour rester de longs instants à bavarder et à refaire le monde, boiseries, ail suspendu ajoutent au charme, sans oublier bien entendu ce service toujours souriant et prêt à devancer les attentes qui font la réputation de cette adresse prisée.

 

 

Nous commencerons par l’une des spécialités du lieu avec cette sélection d’antipasti préparés avec soin par les cuisines de Checco pour connaître la maîtrise des assaisonnements équilibrés, du choix des légumes parfaitement associés ; à moins, que vous ne préfériez fondre de plaisir pour ces artichauts à la juive cuisinés en ces lieux avec bonheur. Faire également l’expérience de ce veau au four assaisonné de pommes de terre, c’est retrouver les saveurs des plats d’antan, mitonnés longtemps à partir de produits retenus pour leur qualité.

 

 

Même impression pour cette pêche du jour, une daurade présentée par avant cuisson, un régal de fraicheur dans sa cuisson au four accompagnée de petits légumes. Mais, le choix est toujours cornélien chez Checco, comment renoncer en effet également aux spaghettis carbonara, aux tortelli si généreusement servis… Mais, rassuré, on sait qu’ici son choix est toujours le bon ! Après de telles agapes, une sélection de petits fours maison complètera idéalement ce repas généreux passé dans cette ambiance joyeuse et communicative ; une bien agréable manière de découvrir le Trastevere.

 

 

© Lexnews

Via Benedetta 10, 00153 Roma - Italia Telefono

+39 06.5817018 info@checcoercarettiere.it

www.checcoercarettiere.it 

Un apéritif au Caffè Rosati - Piazza del Popolo

Nous sommes au cœur de la Piazza del Populo, celle que l’écrivain Alexis Curvers jugeait à la fois sévèrement et en même temps passionnément, comme de nombreuses places de la ville éternelle « pleines de mauvais goût et néanmoins parfaitement belles. Regardez bien, regardez longtemps la piazza del Popolo, mais n’arrêtez votre regard sur rien, faites-le tournoyer avec elle et bientôt vous serez en extase ».

 

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En ces lieux, le Caffè Rosati trône comme une institution incontournable, goûtée des Romains, comme des touristes, depuis des décennies. Cette attraction pour ce célèbre Caffè tient à la position stratégique de ce lieu, à la fois ouvert sur l’ensemble de l’architecture de la place, mais aussi légèrement protégé, à l’abri comme un repère d’où tout observer, discrètement.

 

 

Pier Paolo Pasolini y avait également ses habitudes et comme on le comprend ! La maison Rosati cultive en effet avec élégance et sobriété la tradition de l’art du café italien depuis 1922, presque un siècle déjà.

 

 

Nappes blanches, serveurs stylés, un endroit idéal pour prendre en terrasse, à toute heure de la journée, un apéritif maison champagne et fruits rouges, accompagné de petits toasts délicieux.

 

© Lexnews

 

 

Tout est parfaitement ordonné, le service discret invite à revenir en ces lieux pour y découvrir sa restauration, notamment à l’intérieur du Caffè qui a préservé toute la tradition des plus beaux cafés et délices italiens !

Piazza del Popolo, 4/5a - 00187 Roma
Tel. 06. 3225859 / 06.3227378 info@ristoranterosati.net
www.barrosati.com

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Blacklane

limousine privée pour découvrir la ville éternelle

 

De l’arrivée à l’aéroport jusqu’au cœur même de la ville éternelle, la société Blacklane offre une large gamme de services de qualité de limousine et transport avec chauffeur privé mise en œuvre à partir d’Internet. Cette société qui bénéficie d’une fiabilité à toute épreuve propose ses services dans plus de 250 villes et 50 pays.
Dotée d’une infrastructure d’une redoutable efficacité, l’ensemble des services est en effet entièrement concentré sur un seul site web à partir duquel l’utilisateur organise avant son voyage, les lieux et horaires de ses transferts, indique avec précision l’endroit où il désire se rendre, ainsi que l’heure précise où le véhicule sera présent, véhicule qui pourra également faire l’objet d’un choix lors de la réservation.

 

 

Le tout est d’une simplicité technique infaillible, quelques clics, l’adresse du point de départ (aéroports, gares…) et l’adresse d’arrivée, et le parcours horaire est organisé en fonction, tenant compte des temps nécessaires pour les aéroports. Ce dispositif web est même disponible à partir d’une application mobile avec une saisie des informations également très intuitive afin de garantir un résultat sans faille.

Efficacité encore le jour du rendez-vous anticipé par deux e-mails et deux SMS vous informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu avec son nom et ses coordonnées téléphoniques, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports.

A l’aéroport, Blacklane a également tout prévu avec précision pour une arrivée sans stress, votre chauffeur est là, ponctuel, à l’heure indiquée, et si par hasard votre vol avait du retard, pas de panique, 60 mn sont prévues d’attente (15 mn pour les autres rdv).
 

 

Le parc automobile de la société Blacklane est varié et doté de voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule. Tous les chauffeurs Blacklane sont des professionnels à la conduite irréprochable, connaissant la ville et tous ses détours en cas de trafic dense.

 


Blacklane offre également la possibilité de visiter Rome avec un chauffeur formé à cet effet et apte à conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels. Avec un chauffeur Blacklane, aller du Forum aux musées du Vatican sera un réel plaisir, évitant les transports surchargés ou les rues embouteillées grâce à une voiture Business Class tout spécialement réservée à l’heure à cet effet. La Dolce Vita fait partie des emblèmes de la ville éternelle et assurément aller dîner en ville ou découvrir une basilique éloignée du centre en limousine Blacklane ajoute au charme d’un voyage mémorable.

www.blacklane.com

Roma Pass

pour ouvrir les portes de la Ville éternelle…

Rome compte incontestablement parmi les villes offrant le plus de musées et de lieux culturels à découvrir. Toute personne ayant fait l’expérience d’une première visite a connu ce vertige ! Aussi, la Commune de Rome et le Ministère des Biens et Activités Culturelles ont-ils prévu un encadrement efficace grâce au Roma Pass, un système pratique et rapide à mettre en œuvre pour découvrir la ville et tous ses trésors.

 

 

Le Roma Pass est né de cette heureuse initiative de regrouper les principaux lieux à visiter à partir d’une seule carte centralisée, une agréable manière pour éviter de se perdre et de passer à côté des lieux incontournables, surtout si le séjour est bref.

Cette carte est valable pendant 48h ou 72h selon l’option retenue ;

à partir de son activation, cette dernière donne accès gratuitement aux deux premiers musées (un seul pour le Roma Pass 48h) ou sites archéologiques, les autres musées pouvant être visités à l’aide de cette carte avec un tarif réduit. Les avantages ne s’arrêtent pas là : la Roma Pass offre également la gratuité sur tous les transports en commun Atac (bus, lignes A et B du métro…).

 

 

 


La carte Roma Pass est vendue avec un kit complet incluant la Roma Map et toutes informations utiles touristiques, transports, liste des musées fonctionnant avec la carte, enfin un accès à des informations culturelles et pratiques par Internet.

Cette carte peut être achetée sur le site : www.romapass.it  et dans tous les points d’Informations Touristiques de la ville.

 

 

Escapade à Zurich

 

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Promenades zurichoises

Les manières d’aborder la ville de Zurich ne manquent pas. Côté lac, côté vieille ville ou encore quartier ouest reconverti en galeries et musées d’art contemporain, ses facettes sont multiples.

 

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Une promenade au bord du lac en plein cœur de l’été fera la démonstration que les Zurichois ont trouvé la solution : descendant la célèbre Bahnhofstrasse où banques, magasins de luxe et ruelles courant vers la ville ancienne, ils n’hésitent pas à pied ou à vélo à plonger une tête dans les eaux pures du lac du côté de l’Arboretum avant de prendre un verre en ville. À partir de là, pourquoi ne pas remonter sur la rive gauche de la Limmat, cette belle rivière où cygnes et poissons témoignent de la pureté de l’eau, fierté des habitants de cette ville où la propreté est omniprésente.

 

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En longeant ces quais étroits et sans voitures, c’est l’histoire de la ville qui défile à pas lents, entre ruelles étroites sur la gauche qui s’élève vers l’Église réformée Saint-Pierre dont les origines remontent aux VIII° s. avant la construction de l’actuel édifice, datant du début du XVIII°, plus baroque avec aux alentours ses nombreuses échoppes et restaurants traditionnels. En prenant le pont de la gare, c’est sur l’autre rive que se poursuit cette découverte avec son célèbre petit funiculaire rouge qui grimpe vers le haut de la colline où se trouvent les universités réputées de Zurich, funiculaire qui s’est notamment rendu célèbre dans le fameux film Espion Lève-toi. En ces lieux, a priori point d’agents secrets, mais une foule d’habitants et de touristes qui à peine le début de soirée commencé occupent toutes les terrasses des cafés et restaurants de la Niederdorfstrasse qui se prolonge dans la Münstergasse où se tient encore fièrement le Cabaret Voltaire, lieu de naissance du Dadaïsme en février 1916 sous l’impulsion de Hugo Ball et de sa compagne Emmy Hennings, tous deux vite rejoints par Tristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck, poète allemand, Jean Arp, sculpteur alsacien ainsi que Hans Richter, peintre allemand.

 

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L’endroit a conservé cet esprit de non-conformisme créateur en réaction à l’inhumanité de la Première Guerre mondiale et organise régulièrement des expositions en ses murs. En descendant encore cette route, toujours piétonne, c’est une autre atmosphère qui succède à cette vie bouillonnante. Nous arrivons en effet dans un des hauts lieux de la Réforme à Zurich avec la demeure du théologien et célèbre réformateur Ulrich Zwingli (1484 - 1531).

 

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Il résida à quelques pas de l’église Grossmünster dont la construction fut commencée par Charlemagne sur les tombes des saints fondateurs de la ville Felix et Regula persécutés à la fin du III° s. par Rome… Il est encore possible de demander à visiter ses appartements conservés en l’état et d’une belle sobriété, ce que l’on fera avec gentillesse en vous laissant découvrir ce rare témoignage ayant bravé les siècles et où le théologien imposera la Réforme à Zurich et dans toute la Suisse alémanique… Juste au pied de cette imposante église Grossmünster à l’architecture romane, c’est la Wasserkirche, littéralement l’Église sur l’eau car elle était naguère installée sur une île rattachée depuis à la rive ; en ces lieux auraient été martyrisés les saints fondateurs avant d’être inhumés à Grossmünster.

 

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En découvrant la crypte de cette petite église, c’est un véritable voyage dans le temps qui attend le visiteur, lequel devra se courber pour déambuler dans les restes antiques de ce qui fut l’origine de la cité de Zurich à l’époque romaine. Un système audio particulièrement bien conçu rappellera ces origines et les anecdotes parfois cocasses qui ont pu concerner l’Empereur à la barbe fleurie…


Les découvertes ne manquent pas et il faudra un peu de courage par temps de canicule pour braver la Kirchegasse, ruelle pentue qui mène tout droit au-dessus de la colline surplombant Zurich et où se trouve le remarquable musée Kunsthaus. Ce musée des beaux-arts de la ville possède une impressionnante collection de chefs d’œuvre allant du Gothique tardif jusqu’à l’art contemporain.

 

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Chacun y trouvera les toiles selon ses préférences qu’il s’agisse des maîtres hollandais Rembrandt, Ruisdael, van de Cappelle, Kalf … la peinture italienne avec Domenichino, le XVIII° vénitien avec Tiepolo, Canaletto, Guardi ou Bellotto, sans oublier les célèbres Suisses Vallotton et Hodler, les grands maîtres de l’impressionnisme avec de superbes nymphéas de Monet ou encore l’incontournable collection d’œuvres d’Alberto Giacometti réunies en ces murs.

 

Toujours sur les hauteurs de Zurich, ce sont les institutions universitaires et de recherche vénérables qui attendent une visite. La fameuse École polytechnique fédérale de Zurich qui ne compte pas moins de 21 prix Nobel et la mémoire du célèbre Albert Einstein qui fréquenta ses murs…

 

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Ce sont aussi à côté de prestigieuses universités dont il faut avoir la curiosité d’arpenter les halls d’entrée qui recèlent parfois des trésors méconnus tel cet autel du Dôme de Côme de Tommaso Rodari datant de la fin du XV° s… On visitera avec curiosité le musée de paléontologie pour la richesse de ses collections et ses inoubliables fossiles de poissons, plantes et coquillages remontant à la plus ancienne histoire de la vie sur terre, un spectacle accessible même sans connaissances préalables ; Son impressionnante collection d’animaux naturalisés du monde entier dans cette galerie de zoologie transporte à elle seule dans le monde entier, offrant de la plus petite bestiole jusqu’à l’immense mammouth ! Du haut de ces lieux du savoir, la ville s’étire sous ses pieds en un point de vue imprenable avec sur la gauche le lac ourlé de hauts sommets enneigés tels le Mürtschenstock culminant à 2441m et plus haut encore le Glärnisch à 2914m.

 

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A l’ouest de Zurich, c’est un tout autre paysage qui attend le visiteur curieux d’art contemporain. C’est en effet sur d’anciennes friches industrielles que se sont développés galeries et musées réputés internationalement pour la qualité de l’art contemporain qui y est présenté. Parmi les nombreux choix possibles, il faudra découvrir le Migros Museum où des expositions temporaires mettent à l’honneur des artistes comme Markus Schinwald avec sa marionnette Bob ou encore Maja Bajevic.

 

Markus Schinwald, Bob, (2007) © Lexnews

 

Artiste vivant à Paris, Maja Bajevic est connue pour son questionnement du pouvoir et des ressorts sociaux, questionnement inspirant des œuvres très personnelles et critiques où l’artiste peut mettre en scène son propre corps à l’occasion pour dénoncer le biopouvoir du capitalisme mondial, convoquant ainsi Michel Foucault dans des œuvres au titre évocateur « How do you want to be governed? » ou « I’m eating somebody else’s bread ».

 

© Michael Riedel. Courtesy David Zwirner,

New York/London and Gabriele Senn Galerie, Vienna.

 

Dans le même immeuble aux salles surdimensionnées idéales pour l’art contemporain, c’est le Kunsthalle qu’il faut également découvrir avec des expositions de qualité telle celle consacrée à Michael Riedel CV, artiste allemand redonnant vie à un autre discours parallèle à partir d’éléments remployés notamment à partir du graphisme et du texte mais aussi le son et la vidéo en des renaissances étranges et saisissantes tel cet air de Grieg dans son fameux Peer Gynt à peine décelable au milieu de notes éperdues…

 

Alexander Calder © Lexnews

 

Jouxtant le Kunstalle, la célèbre galerie Hauser & Wirth présente actuellement un somptueux accrochage des œuvres d’Alexander Calder et de David Smith, les deux célèbres sculpteurs américains du XX° s. En un langage spatial délicat sollicité par les entrelacs de masse sculptée et le vide, c’est à une interrogation sur ce qui nous compose et nous élève à laquelle nous invitent ces œuvres remarquables.

 

Jenny Holzer © Lexnews

 

A un autre étage, toujours dans la même galerie, c’est un artiste plus contemporain dont on pourra découvrir les œuvres, Jenny Holzer, avec ses installations mécaniques qui s’activent comme des robots luminescents d’un autre monde…

Hotel Park Hyatt Zurich

 

Au 21 de la Beethovenstrasse à Zurich, c’est une enseigne incontournable de l’hôtellerie de Zurich qui attend le visiteur. Accueil chaleureux et prestigieux, berlines de luxe et chasseurs aimables, allées et venues d’hôtes de tous les horizons de la planète, et surtout la touch Hyatt qui se fait remarquer dès l’entrée de l’impressionnant lobby… Hauteur vertigineuse des plafonds, œuvres d’art pour la plupart d’artistes internationalement reconnus, multiples fauteuils et canapés confortables, le tout sur fond de camaïeux brun foncé nuancé des marbres précieux et des jeux de lumière des nombreuses vitres en verre donnant sur l’extérieur.

 

 

Le Park Hyatt Zurich ne faillit pas à cette tradition d’un accueil sans faute, chaleureux et efficace, il suffira pour s’en convaincre de noter avec quel professionnalisme le personnel répondra à la moindre de vos questions tel Marko, le jeune et sympathique concierge, qui connaît la ville comme sa poche et saura vous en faire partager les secrets. Les œuvres d’art ont été, pour certaines d’entre elles, tout spécifiquement créées pour l’hôtel, donnant ainsi à ce dernier un style classic modern art qui n’agresse pas l’œil, mais sont l’expression d’artistes engagés dans leur temps.

 

 

Sans pour autant délaisser une certaine élégance manifeste dans les couleurs et les formes retenues telles ces deux œuvres de Sol LeWitt à la réception et à l’entrée du Foyer, c’est le début d’un voyage remarquable dans tout l’hôtel avec des créations d’artistes majeurs tels Serge Poliakoff, Ossip Zadkine, Heinz Mack, Guiseppe Santomaso et bien d’autres encore…

 

© Lexnews

Après ce ravissement des yeux, nous grimpons à l’étage pour découvrir une très belle suite, récemment rénovée et qui développe une gamme de teintes associant parquet en bois foncé, tapis clair, fauteuil vert tilleul, et œuvres d’art.

 

 

 

Le confort associé à un minimalisme urbain donne immédiatement une sensation de bien-être, l’impression d’être chez soi avec le luxe d’un palace cinq étoiles. Impression renforcée par une salle de bains aux dimensions généreuses avec baignoire et salle de douches séparées, une bougie a même été prévue pour le farniente aquatique !

 

 

 

Quelques détails originaux encore comme cette petite porte qui s’ouvre près du lit et qui permet la nuit venue d’avoir une aération naturelle protégée des moustiques. Il faudra bien se résigner à quitter quelque temps ce havre de paix pour un petit-déjeuner savoureux au buffet qui propose toutes sortes de mets sucrés et salés, se promener dans les couloirs aux allures de galeries d’art contemporain, faire du shopping dans les petites boutiques de l’hôtel ou prendre un café dans le Lounge dans une ambiance unique et avec à chaque fois cette dimension humaine irréprochable.

 

 

 

Le Park Hyatt Zurich joue une carte subtile entre l’efficacité spontanée qui a fait la renommée des hôtels Hyatt et une personnalisation locale qui vous rappelle avec bonheur que vous êtes bien au cœur de Zurich, à quelques pas seulement du célèbre lac !

Dîner au restaurant Parkhuus

Hyatt Zurich

 

C’est une expérience gastronomique réjouissante et agréable qui attend l’hôte du Parkhuus, le restaurant du Hyatt Hotel Zurich en plein cœur de la ville. A quelques pas du lac et du cœur historique de Zurich, c’est une vaste salle à la décoration raffinée qui se prolonge par une terrasse extérieure très prisée pendant l’été. On entre en ce lieu qui se veut avant tout de gastronomie écoresponsable par un long couloir depuis le lobby de ce bel hôtel qu’est le Hyatt Zurich ou directement par l’extérieur ; dans chacun de ces cas, c’est de toute façon un accueil chaleureux qui attend l’hôte de cette promesse de douce soirée.

Des tables joliment dressées suffisamment espacées les unes des autres offrent déjà l’intimité d’un repas proposé avec l’exigence des produits retenus par Armin Waldvogel, le directeur du restaurant qui n’hésite pas à rappeler : « Plus nous savons d’où vient un produit, comment il a poussé et a été cultivé, meilleur sera le goût ». C’est cette priorité donnée aux meilleurs produits de la Suisse, avec un rare souci de traçabilité et dans le respect du développement durable, qui préside à la cuisine du Parkhuus sous la houlette du chef exécutif Frank Widmer et du chef de Cuisine Sebastian Wirsching.

Le la sera donné dès la mise en bouche originale sous la forme de petites moules miniatures fraichement prélevées dans le lac l’après-midi même, et préparées idéalement au beurre de noisette et herbes fraîches, témoignant, s’il en était encore besoin, de l’extrême qualité de l’eau du lac de Zurich. Car le Parkhuus a à cœur de faire partager ces découvertes, ce patrimoine culinaire des lacs, forêts, montagnes et prairies suisses qui toutes ont des histoires à raconter, un legs que ce restaurant tient à remettre en valeur.

Chaque fournisseur a une histoire de cœur avec ses produits telle cette « fée » des herbes qui chaque semaine prélève dans la nature pour le restaurant ces plantes et herbes oubliées par la modernité. Cette sélection de viande de cœur de bœuf séché à l’air associée à des fraises fumées, concombre mariné, raifort et roquette est un bel exemple de l’extrême priorité donnée au beau produit qui se suffirait presque à lui-même par ses saveurs préservées d’un élevage intensif.

Même impression de fraîcheur et de qualité pour ce tartare de truite au concombre et poivron et mie de pain où la pêche du jour préserve les saveurs authentiques du poisson. Les convives sont déjà nombreux en ce samedi soir, toutes les langues sont invitées en ce lieu réputé pour la qualité de sa cuisine et de son service.

Il faut avoir dégusté cette poitrine de porc braisée au feu de bois, moutarde Parkhuus et pommes de terre grenaille pour retrouver ces saveurs d’antan, goût franc et entier, équilibre de chaque ingrédient. Le restaurant Parkhuus s’est également forgé une belle réputation pour l’excellence de ses poissons, soigneusement sélectionnés dans les lacs suisses aux eaux pures telle cette pêche du jour avec ces mémorables filets de perche poêlés au four à bois et assaisonnés d’herbes, citron, pomme, ail et accompagné d’un risotto crémeux.

 

La nuit est tombée sur Zurich mais l’animation grandit d’heure en heure en ce lieu prisé de la ville où restaurant et bar se font une amicale concurrence. Nous prolongerons encore ces instants de bonheur avec ce dessert d’abricots et sorbet de thym citronné ou encore cette fondante tartelette de crème brûlée et meringue avant une promenade au clair de lune sur les abords du lac de Zurich…


Fabienne assurera le service avec prévenance, discrétion et gentillesse, rappelant ce que nous souhaitons apprendre, anticipant nos moindres désirs. Elle est également une sommelière avisée comme en témoigneront ses belles sélections de vins suisses : Eleganz Riesling-Silvaner Trottingen 2016, Kuckuck Pinot Noir Taggenberg AOC Winterthur 2016, Grimbart Pinot Noir Taggenberg AOC Winterthur et cette admirable Poire Williams Old Willi Draft Brothers Zurich…

Cocktail à l’Onyx Bar

Hyatt Hotel Zurich

 

Impossible de passer à côté de l’Onyx Bar de l’hôtel Hyatt Zurich sans prendre un verre à toute heure du jour et de la nuit.

En version extérieure avec ses tables hautes au design original avec vue directe sur la ville ou bien plus intimiste à l’intérieur, avec cet environnement minéral que souligne l’impressionnant bar dont la luminescence est un habile écho à la fameuse agate, l’onyx… Les hôtes de ce bar tendance et particulièrement prisé à Zurich ont immédiatement le sentiment d’être à l’abri des regards indiscrets, de nombreuses personnalités le fréquentant.

Assis au bar ou au creux des confortables banquettes et fauteuils, c’est l’endroit idéal pour découvrir une carte des cocktails et apéritifs variée et inventive, éclairée par les conseils avisés de Sebastian.

Nos choix porteront sur un classique Martinez, une recette du XIX° s. que l’on doit à Jerry Thomas aux États-Unis où gin, vermouth et oranges amères composent une boisson de caractère et en même temps d’une certaine rondeur, idéale par temps estival… Le Spicy Passionfruit Martini enchante le palais et porte bien son nom avec ce subtil accord des fruits de la passion et du chili, épice dosé selon la force souhaitée.

Avec ces cocktails, la jeune équipe saura vous conseiller pour une collation légère, sandwichs de saumon ou clubs accompagneront de manière gourmande cet apéritif élégant et raffiné à ne pas manquer avant ou après un dîner au restaurant Parkhuus – Hyatt Zurich.

 

Beethoven-Strasse 21, Zurich, Switzerland, 8002
Tel: +41 43 883 1234 zurich.park@hyatt.com
https://zurich.park.hyatt.com

Hotel Schweizerhof – Zurich

 

Rendez-vous avec l’Histoire à l’Hôtel Schweizerhof de Zurich, une histoire de 140 années dans l’Hôtellerie haut de gamme dans cette célèbre ville bordant le lac de Zurich… À ses débuts, ses seuls voisins sont des moutons et des prairies, c’était avant le développement de la ville grâce à la voie ferrée et à la fameuse gare qui donnera son nom à la fameuse Bahnhofstrasse.

Depuis lors, ce sera une succession de créativité et d’évolution pour cette adresse incontournable qu’est l’Hôtel Schweizerhof et qui deviendra désormais le lieu où résider à Zurich en raison de la qualité de son architecture et de ses services.

 

 

Avant le début du XX° s., l’hôtel proposait en effet pas moins de 130 chambres, 5 appartements, 4 salons, 5 bains, un ascenseur, un coiffeur pour dames, un café restaurant avec trois tables de billard, une modernité étonnante pour l’époque…
Avec le tournant du siècle, c’est un autre style qui s’introduit pour le Schweizerhof avec l’Art Nouveau et qui vaudra depuis à l’hôtel d’être protégé au titre des monuments historiques, il suffit encore aujourd’hui de regarder sa fière façade pour s’en convaincre. Depuis 1947, l’hôtel appartient au célèbre architecte et mécène zurichois Otto Streicher, le grand-père des actuelles propriétaires Silvia Pestalozzi et Sonja Hitroff-Pestalozzi. Cette riche généalogie a eu pour résultat non seulement d’enrichir cet hôtel plein de charmes au gré des décennies, mais aussi d’avoir à cœur de lui en conserver son âme, préoccupation immédiatement perceptible dès les premiers abords.

 

 

Charme de cette façade qui vous accueille avec la bienveillance des pierres qui ont abrité et protégé tant de générations, charme de l’accueil qui sera non seulement chaleureux, mais également efficace, allant à l’essentiel pour vous conduire à votre suite, agréablement aménagée objet d’une décoration raffinée et urbaine, un minimalisme rehaussé par le confort de sa moquette épaisse rose framboise sur fond gris perlé, son mobilier alliant notes modernes et classiques, ses rideaux soyeux, et surtout, atout essentiel, à tout moment un calme olympien en plein cœur de la ville face pourtant à la majestueuse gare centrale.

 

 

En début de soirée, un room-service-surprise et gourmet passera vous offrir gracieusement tablettes de chocolat – nous sommes en Suisse, il est vrai ! – ou yogourts selon votre convenance. Le hall offrira également à ces hôtes, outre cette toujours calme efficacité, d’agréables surprises quotidiennes avec boissons fraîches ou café, et même certains soirs, avant de vous rendre à son non moins réputé restaurant La Soupière, une coupe de champagne ou verre de jus de fruit frais.

 

 

 

 

Raffinement, élégance, prévenance et en permanence cet esprit bienveillant qui sonne comme un rappel, un leitmotiv naturel hérité de ces générations qui ont veillé à transmettre l’art de l’hôtellerie dans sa plus noble expression.

 

 

Un cocktail au bar Schweizerhof

Hôtel Schweizerhof Zurich

 


 

Autre lieu, autre ambiance toujours à l’Hôtel Schweizerhof, avec son bar du même nom et pour lequel une agréable décoration a été retenue avec cette atmosphère orientée pour un lieu cosy où bois sombre et fauteuils confortables en cuir cultivent l’esprit british teinté d’exotisme extrême-oriental. Nous commandons deux Spritz qui s’harmonisent avec le rouge vif des lustres Murano, les conversations sont animées en ce début de soirée où des négociations d’affaires se concluent autour d’un verre, nous sommes à Zurich.

 

 

 

Mais, les amateurs de fins de journée tranquilles et délassantes, quelques discrets amoureux ou touristes connaissent également cette adresse intimiste. Une assiette d’assortiments de sushi et maki d’une fraîcheur remarquable accompagne les cocktails préparés dans les règles de l’art quant aux proportions.

Un fond de musique discrète, un service impeccable, il n’en faut pas plus pour prolonger les conversations en ce lieu prisé des Zurichois à l’abri des regards et oreilles indiscrètes.

Interview Andreas Stöckli General Manager Hôtel Schweizerhof Zurich

 

 

Votre Hôtel s’inscrit dans l’Histoire de Zurich et compte parmi les plus anciens établissements de prestige.


Andreas Stöckli : "Oui, en effet c'est une histoire qui compte déjà 140 années ! Lors de sa construction, il n'y avait pas de gare, ni de voies ferrées, mais des champs avec des moutons. Puis la ville a décidé cette mesure très importante pour l'avenir de bâtir une gare juste en face de l'hôtel ; à partir de là, tous les magasins ont commencé à ouvrir, la fameuse rue principale Bahnhofstrasse est devenue l'artère la plus connue de Zurich et il est certain que la gare a eu une part importante dans le succès de l'hôtel.

 

 

Alors que l'hôtel appartenait à la ville, dans les années 40 du siècle dernier, Otto Streicher, le fameux architecte bien connu à Zurich pour les nombreux immeubles qu’il avait construits dans la ville et grand-père des propriétaires actuels, acheta l'hôtel et l’aménagea pour répondre aux évolutions de l’hôtellerie de luxe. Par la suite, une tragédie survint avec un accident de voiture mortel pour les parents des deux sœurs actuellement propriétaires, les petites filles d’Otto Streicher. Orphelines à l'âge de 17 et 18 ans, elles prirent cependant la décision courageuse de prendre la direction de cet hôtel qui devint l'une des meilleures adresses de Zurich, en investissant continuellement et en donnant la priorité sur la satisfaction des clients".


Il semble que l’investissement dans cet immeuble historique a en effet toujours été une priorité pour ses propriétaires.


Andreas Stöckli : "
Il est vrai que notre hôtel a toujours fait l'objet d'une priorité dans ce sens. Nous avons la chance de travailler avec le même architecte de confiance depuis 40 ans ! Il connaît les lieux intimement, ce qui nous évite bien du temps perdu, d'autant plus que la façade extérieure de l'hôtel est classée monument historique. La disposition des lieux a évidemment évolué depuis le début de l'hôtel. Tous les ans, nous rénovons étage par étage chaque chambre. Nous avons centré notre action non seulement sur l'esthétique de la décoration des chambres avec une sobriété minimaliste mais également sur la priorité donnée au calme et au confort de nos chambres et suites".

 


La qualité du service et sa cordialité sont au cœur de votre métier.


Andreas Stöckli : "
C'est en effet une priorité non seulement dans l'histoire de notre hôtel mais au quotidien. Nous avons mis en œuvre différents services allant en ce sens tel que le service Butler qui passe en fin d'après-midi dans les chambres pour proposer gracieusement friandises, chocolats, légère collation, journaux… Nous proposons aussi régulièrement un petit espace apéritif en fin d'après-midi dans le lobby offert à nos clients. Notre philosophie est assez simple et repose sur la question : pourquoi sommes-nous faits ici en ces lieux ? Notre réponse est de penser que nous sommes là pour rendre nos hôtes un peu plus heureux - non pas heureux - mais un peu plus, nous ne vendons pas des rêves impossibles à réaliser. Nous savons que c’est sur cette dimension sur laquelle nous pouvons nous différencier de bien d'autres adresses en raison de notre taille et de notre équipe compacte et souvent fidèle depuis des années. C’est d’ailleurs un critère de recrutement prioritaire pour moi lors des entretiens, quelque chose que l’on perçoit très vite".

 


Quelles sont vos priorités dans la restauration que vous proposez ?


Andreas Stöckli : "
Notre restaurant La soupière au premier étage correspond à une gastronomie à la fois exigeante dans la qualité de ses produits et en même temps accessible dans ses recettes. Nous croyons en une gastronomie reposant en effet sur la qualité extrême de nos produits ainsi que sur la meilleure manière de les préparer et de les servir dans la tradition de la gastronomie d’excellence. Le premier vendredi du mois, nous proposons un repas de très haute gastronomie avec huit plats pouvant inclure parfois de la cuisine moléculaire. Mais le reste du temps, nous tenons à maintenir cette formule qui est appréciée d'une cuisine honnête. Notre restauration est également ouverte sur la ville car les tables sont suffisamment espacées pour garantir la confidentialité de repas d'affaires. Le Café Gourmet est plus informel et existe depuis 30 ans déjà en proposant des produits de première qualité en formule déjeuner où l’on peut trouver des produits de très grande qualité comme le caviar et le saumon, mais aussi des formules plus accessibles avec un quick lunch original. Il s’agit d’un plat du jour avec une bouteille d’eau minérale servi en 15mn avec un sablier ! Si le repas n’est pas fait au terme du sablier, nous remboursons le repas… C’est une formule qui marche très bien et qui est de plus en plus demandée avec les repas d’affaires".

 

Dîner au restaurant La Soupière

Hôtel Schweizerhof Zurich

 

Alors que la chaleur estivale a dispersé les voyageurs en partance ou à l’arrivée en gare de Zurich, il est un lieu, le restaurant La Soupière, où fraîcheur et raffinement vous accueillent avec élégance pour déjeuner ou dîner. C’est au premier étage de l’un des plus anciens hôtels de la ville, l’Hôtel Schweizerhof Zurich, que ce restaurant a élu résidence. En ces lieux, l’art gastronomique est le précieux héritage d’une longue tradition, cultivée de génération en génération, de maîtres d’hôtel, chefs et personnels de salle. Moquette épaisse, murs immaculés, rideaux beiges et bleus en harmonie avec de confortables fauteuils, un classicisme de bon goût renforcé par un accueil prévenant de grande maison. Nous prenons place à une petite table dressée avec raffinement avec une coupe de champagne rosé Roederer, nous laissant agréablement découvrir la carte de La Soupière qui cultive l’art de la cuisine française.

 

 

 

 

Nous dégusterons ces Saint-Jacques grillées sur une émulsion de tomates blanches et carpaccio de melon en un dressage floral avant de découvrir un choix remarquable de tartares proposés par la carte de La Soupière. C’est en effet l’une des spécialités estivales du lieu, avec, pour chaque version choisie, une préparation faite en salle devant les convives ravis avec un soin et un art maitrisés.

En version végétarienne, c’est une association fraîche et savoureuse de l’avocat, radis effilé, courgettes, oignons et grenade pour l’exotisme, une entrée haute en couleur et saveurs !

Avec ces mets, le sommelier conseillera un vin blanc de la région de Zurich, à la robe jaune clair, aux parfums floraux et une belle minéralité aux notes d’agrumes idéales avec le tartare et les Saint-Jacques.

 

 

Les invités de cette soirée viennent de tous les coins du monde et goûtent visiblement à l’excellence des produits préparés avec art par le chef Marin Fencz ; une impression que vient confirmer ce filet de sandre cuit sur la peau et présenté avec un risotto crémeux où les premières chanterelles de la saison font leur apparition, un régal ! L’excellence des viandes caractérise également le restaurant La Soupière avec un savoureux filet de bœuf accompagné également de ses chanterelles, pommes de terre sautées et fondue d’épinards pour un plat à l’équilibre parfait, idéal avec ce Pinot noir du Valais.

 

Le service est impeccable sous la direction du responsable de salle Helmut Stadlober et c’est avec un plaisir partagé qu’un chariot de desserts tous aussi gourmands les uns que les autres nous est présenté avec tartelettes aux fruits des bois, dômes de fruits exotiques, profiteroles au chocolat pour prolonger longtemps encore ces heures passées à La Soupière !

 

 

 

Collation gourmande au Café gourmet

Hôtel Schweizerhof Zurich

 

L’Hôtel Schweizerhof Zurich réserve décidément bien d’agréables surprises à ses hôtes avec une gastronomie répondant à chaque heure et attente. À l’heure du déjeuner, entre deux trains, visites aux nombreux musées et galeries d’art contemporain de la ville, une pause au Café gourmet offre la garantie d’un service digne d’une grande maison, une rapidité à toute épreuve et un choix de mets de première qualité, le tout en un décor calme et élégant.

 

 

 

Il fait très chaud encore à Zurich en ce déjeuner estival, aussi choisissons-nous de rester à l’intérieur, les plus courageux retenant la terrasse extérieure ouverte sur les trépidations de la vie moderne. Le Café gourmet perpétue cette tradition des cafés historiques où marbre, dorures et lustres composent un décor raffiné où le bon goût se dispute à l’intimité.

Une petite table, un apéritif et une rafraîchissante soupe de melon au vin rouge ouvrent cette pause déjeuner avec bonheur. Une formule repas en 15 min garanties est même au programme avec sablier pour démontrer, s’il en était besoin, l’efficacité du service et la fameuse ponctualité suisse…

 

 

Nous prendrons quant à nous tout notre temps, précieux dans ce pays de l’horlogerie, en dégustant cet impeccable saumon fumé accompagné de sa crème fraîche aux herbes et röstli, une des spécialités du lieu. Les amateurs de viande ne seront pas en reste avec un délicieux rosbif tendre à la perfection, pommes frites et légumes de saison. Un café et quelques douceurs prolongent encore ce déjeuner passé en ces murs où tout n’est que fraîcheur et plaisir, le Café gourmet cultivant l’art de la gastronomie avec discrétion et élégance.

Bahnhofplatz 7 8001 Zürich / Suisse
Tel. +41 44 218 88 88 info@hotelschweizerhof.com
www.hotelschweizerhof.com

Maison Manesse – Zurich

Au bord de la Sihl, et à l’ouest de Zurich dans un quartier d’affaires, un restaurant gastronomique fait parler de lui depuis quelque temps déjà. Atypique et un brin singulière, la Maison Manesse casse les conventions classiques sans pour autant renier l’esprit de la haute gastronomie sous la houlette de son jeune chef Fabian Spiquel né en Australie et globe-trotter depuis dans ses inspirations culinaires.

Sa passion pour la cuisine est en effet née de ses rencontres, voyages et traditions du monde entier qu’il réinterprète selon ses recherches incessantes. Deux concepts sont proposés à la Maison Manesse, une formule plus légère pour les déjeuners d’affaires et une approche gastronomique pour le repas du soir. Pour toutes ces occasions propres à découvrir la cuisine de Manesse, la priorité est donnée à l’excellence des produits, un choix sans concession pour leurs qualités mais aussi leur contribution à la santé, un critère essentiel pour Fabian qui n’hésite pas d’ailleurs à importer certains produits du monde entier pour les faire partager à ses hôtes.

À l’heure du déjeuner et de la chaleur estivale, c’est sous une agréable tonnelle que nous déjeunerons alors que l’intérieur du restaurant offre un sobre minimalisme pour un restaurant étoilé avec ses teintes vertes crème et ses meubles peints de la même couleur. Jean-Denis, le sommelier et responsable de salle vous accueille avec un large sourire communicatif. Tourangeau d’origine, il partage immédiatement son amour de la cuisine et du vin. Nous commencerons par un gaspacho original de betterave servi dans un pot à boire, une préparation fraiche et vitaminée à souhait.

 

Une petite salade du jour vient également démontrer cette priorité donnée à retrouver le sens originel de la gastronomie, ces goûts élémentaires sublimés par des produits sains et choisis pour leur qualité, le croquant d’une salade, les nuances gustatives d’une carotte ou d’un concombre…

Les tables avoisinantes de repas d’affaires démontrent que les lieux sont connus pour cette approche répondant aujourd’hui à une demande et un besoin toujours croissants, ce que vient agréablement confirmer un délicieux curry de poulet où l’influence de l’orient est tempérée par une jardinière de légumes de saison. Une brandade de silure de la rivière sur une écrasée de pommes de terre aux herbes vient également attester cette approche naturelle et en même temps intuitive de la gastronomie. Quelques souvenirs de plats de poisson, une réminiscence des purées d’antan, pour un plat franc et onctueux…

Des desserts viendront enfin séduire les gourmands telle cette traditionnelle crème brûlée à la vanille bourbon ou cet original gâteau Mississippi réinterprété en une version plus légère avec chocolat, café, purée de cassis fermenté, fruits secs caramélisés et sorbet pommes vertes. Après un tel repas, on se promet de revenir à la rentrée prochaine, lorsque le restaurant du soir aura rouvert, et dont les promesses évoquées par ce très agréable déjeuner sont de bons augures !


Jean-Denis aura à cœur de vous proposer des vins originaux, découverts au gré de recherches viticoles singulières à l’image du restaurant. Aussi vous fera-t-il peut-être découvrir cet étonnant vin élaboré selon une méthode champenoise Tom Litwan, un extra brut subtil et crémeux, idéal avec les entrées.

Hopfenstrasse 2 Manesseplatz 8045 Zürich
+41 44 462 01 01 www.maisonmanesse.ch/lunch

Max Chocolatiers

Lucerne - Zurich

Volenweider Chocolatier

Zurich - Winterthur

 

Connaissez-vous Max ? Si vous êtes un habitué des rives du lac de Zurich et de sa ville ancienne, vous aurez certainement arpenté l’une de ces ruelles au pied de l’église Saint-Pierre pour parvenir à l’un des hauts lieux du chocolat zurichois, la Maison Max Chocolatiers. L’histoire de ce chocolatier, plus que prisé, a tout d’abord commencé en 2009 à Lucerne pour Patrick König, le père du jeune Max, passionné de chocolat, réalisant un rêve en ouvrant sa première boutique et en lui donnant le prénom de son fils handicapé. Depuis, c’est une équipe de quatre maîtres chocolatiers et une deuxième adresse à Zurich qui font de Max Chocolatiers une adresse qui sait faire parler d’elle par la qualité de ses produits et l’esthétique de leur présentation.
Tout est naturel chez Max Chocolatiers, pas de conservateurs, pas d’exhausteurs de goût, ni autres ingrédients chimiques si souvent présents dans les chocolats proposés à la vente. À partir de ces données et d’une forte inspiration des valeurs héritées de la Suisse en matière de chocolat et de lait, la nature, la beauté de ses paysages alpins, de ses riches pâturages pleins de promesses pour la qualité du lait, les plus belles recettes peuvent se développer dans l’intimité de l’atelier de Lucerne.

 

 

C’est le souhait d’une expérience à chaque fois renouvelée du chocolat qui est à la base de chaque nouvelle recette proposée, qu’il s’agisse des inoubliables truffes, des plaques de chocolat ou des pralines, un voyage qui ne se limite pas aux frontières naturelles de la Suisse mais va bien au-delà pour inviter l’exotisme des fruits et des fleurs dans toutes les contrées servant d’inspiration à ces créateurs. Une charte a été établie, véritable credo de ces artisans, qui exige de connaître et de visiter les fermiers cultivant les fèves de cacao achetées afin d’avoir une connaissance plus intime et personnelle de ce qui est à la base de Max Chocolatiers. C’est une approche écoresponsable également qui motive le paiement des producteurs au-dessus des barèmes habituellement pratiqués afin de pouvoir avoir la garantie que la production respecte bien la nature et l’environnement.

 


En entrant dans l’élégante boutique, c’est un havre de paix qui s’étire en longueur où délicieux sorbets, dragées, caramels, truffes et pralines déclinent toutes les variations proposées par la fameuse fève. Pour avoir un aperçu – toujours partiel — de ce riche éventail, le choix se portera sur la collection d’été en un coffret réunissant orangettes, carrés de chocolat au lait, blanc et noir, truffes venant de toutes les régions du monde, de l’Équateur à Java, en passant par le République Dominicaine… Les goûts sont délicats, les associations de fruits et de fèves nuancées, sans excès et avec un luxe de nuances, l’expérience Max Chocolatiers est unique… et à chaque fois renouvelée !

 

Schlüsselgasse 12 CH-8001 Zürich
Tel. +41 (0)44 251 03 33 zuerich@maxchocolatier.com
www.maxchocolatier.com

 

Volenweider Chocolatier peut être fier de son ancienneté ! Cette célèbre enseigne est en effet une entreprise familiale déjà ancienne et prisée à Zurich et à Winterthur avec plus de 70 ans passés à la réalisation d’une passion, celle de l’artisanat traditionnel du chocolat en Suisse. La recette d’une telle réussite est à la fois secrète et connue : connue, car Volenweider ne retient que les meilleures fèves de cacao biologique des régions des grands crus d’Amérique du Sud, et des produits les plus fins pour accompagner ses recettes telles les pistaches de Bronte, les plus savoureux laits de vache suisse et des œufs de poules élevées en pleine liberté. Mais Volenweider, c’est aussi le secret d’un savoir-faire, hérité de cette passion et de cette expérience, qui se perpétue de génération en génération avec ses nouveautés et innovations telles ces créations mondiales qui font la fierté de la Maison Volenweider avec ces truffes associant porto et fèves de cacao criollo, ou encore la truffe du Piémont, chocolats et whisky…
 

 

Qu’ils soient carrés ou ronds, triangulaires ou allongés, chaque chocolat Volenweider invite à une expérience unique d’associations patiemment élaborées telles cette ganache parfumée à l’eau de rose, ou cette autre association de fève de cacao 65 % Venezuela et zestes d’orange, sans oublier, bien sûr, les plus classiques amandes grillées et pralines, pâte de pistache et amande… Le célèbre chocolatier affectionne la musique et certaines de ses pralines avec leur nom inoubliable d’opéras restent gravées à jamais pour leur riche association, ainsi Don Giovanni avec sa gelée et mousse d’orange, Cosi fan tutte pour le Gianduja et noisettes du Piémont ou encore Turandot avec le thé Earl Grey et une ganache fondante…

 

 

Volenweider, c’est aussi un voyage dans l’univers du chocolat « à l’état pur » pour ces plaques de Grand cru Bio 40 % et 65 % pour multiplier les expériences et les intensités de ces fèves extraordinaires provenant de l’Équateur et de la République Dominicaine. La recette de cacao vénézuélien associé aux éclats de fèves de cacao grillées est également l’occasion d’une rare expérience d’associations inédites et gourmandes…à ne surtout pas manquer.

 

Theaterstrasse 1
8001 Zürich
Tel. 043 288 04 04
mail@vollenweiderchocolatier.ch
http://vollenweiderchocolatier.ch

Cigares

 Davidoff

 

 

 

Les magasins Davidoff de Suisse à Genève comme à Zurich sont toujours l’occasion de retrouver l’inspiration de son créateur, une présence indissociable des lieux pour tous ceux qui ont eu un jour le rare plaisir de rencontrer Zino Davidoff en terre suisse. Dans ces temples du cigare qu’il sut en effet ériger patiemment, et malgré les vicissitudes du marché cubain dans ses dernières années de vie, l’homme affichait toujours une générosité d’un accueil humain et humble. C’est cette tradition enracinée par cette personnalité indissociable du cigare que perpétuent encore aujourd’hui la maque Davidoff et chaque boutique à son enseigne dans le monde entier.


 

 


Parmi les nouveautés Davidoff, l’amateur retiendra cette gamme remarquable Winston Churchill, dédié à ce fumeur invétéré devant l’Éternel qui associa sa silhouette à la feuille de tabac avec son profil doré qui orne chaque coffret et bague de ce cigare. Dernier né, le module The Late Hour qui – comme son nom l’indique – est un cigare destiné aux fins de soirée, en ces heures tranquilles où le grand homme politique méditait et prenait ses décisions. Les feuilles de ce cigare capiteux et complexe ont été assemblées dans des fûts de scotch whisky d’exception, une osmose idéale reliant ces deux produits emblématiques d’un art de vivre tant apprécié du Premier ministre britannique.

L’assemblage est composé de quatre origines différentes Équateur pour la cape, Mexique pour la sous-cape, République dominicaine et Nicaragua pour la tripe, offrant ainsi un cigare à la fois intense et d’une douceur idéalement aromatisée par la présence du whisky.

Quelle que soit la taille retenue, chaque cigare fait main a été l’objet de la plus grande attention, de la récolte jusqu’à la diffusion, sans oublier bien sûr les étapes cruciales du séchage et du roulage. La cape impeccable démontre, s’il en était besoin, le degré d’excellence atteint par Davidoff dans cette gamme Winston Churchill, une excellence qui se retrouve également dans sa combustion continue et sans heurts jusqu’aux dernières volutes de fumée d’un cigare de caractère à l’image de son inspirateur.

 

 

Autre nouveauté qui sera appréciée des amateurs d’exotisme et de voyages avec le Nicaragua Toro (...)

(...) C’est une recherche insatiable et longue d’une dizaine d’années des meilleures terres nourries par les activités volcaniques du pays qui a motivé les créateurs de ce remarquable cigare au caractère certain où amertume et sucré s’associent en un heureux mariage.

 

 

Avec une cape séduisante, chaque dégustation de cigare est un voyage dans l’exotisme de ces contrées lointaines où la terre et ses épices s’invitent pour une longue dégustation rassérénante…

 


Le cigare Yamaza est également un bel hommage à Zino Davidoff avec un module pensé depuis 20 ans pour réunir dans sa cape toutes les qualités du légendaire homme de cigares. Audace de ce cigare, bien entendu, avec l’exploration des terres dominicaines dans la région Yamasá où les terres marécageuses semblaient pourtant hostiles à toutes cultures de tabac. Bravant l’impossible, Henke et son équipe sont parvenus à la naissance d’un cigare rare, où le dialogue des épices et la douceur des tabacs nicaraguayens Estelí et Condega invitent au rêve et aux découvertes. La cape est à elle seule une véritable carte géographique de ces régions, une agréable impression renforcée par des notes d’épices sans excès, avec ce sentiment d’une expérience renouvelée du cigare dominicain, provenance pourtant déjà bien diffusée depuis plus d’une vingtaine d’années.
 

 

Encore une expérience nouvelle avec les nouveaux Primeros by Davidoff Escurio, un cigare brésilien conçu comme une invitation à une expérience courte dans sa consommation, mais intense au palais avec sa douceur épicée nuancée par l’admirable travail réalisé par ses créateurs pour y introduire des nuances subtiles. C’est l’assemblage du Cubra brésilien épicé, du Criollo cubain et de la douceur du Mata Fina brésilien qui confère à ce petit cigare ses saveurs de réglisse, de terre, de piment et de bois. Une évasion garantie qui invite aux rythmes de Rio et du Brésil !

Excursion à Küsnacht

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Restaurant Steinburg – Küsnacht

Quittant la ville de Zurich, c’est vers d’autres lieux et d’autres sphères que l’on pourra se diriger. En prenant le bateau au bord du lac en direction de Küsnacht, c’est une trentaine de minutes sur les ondes zurichoises qui attendent les promeneurs ayant fait le choix de découvrir ce petit village célèbre pour avoir abrité des noms illustres. Conrad Ferdinand Meyer, tout d’abord, le plus important poète germanophone de son pays au XIX° s et qui aura une influence sur Rainer Maria Rilke.

 

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C’est sa maison que l’on pourra découvrir au bord du lac dans un cadre enchanteur, maison qui séduira le grand psychiatre suisse Carl Gustav Jung qui s’y établira le siècle suivant pour y installer par la suite son Institut qui existe encore.

 

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Küsnacht compte également parmi ses célébrités le grand romancier allemand Thomas Mann ayant fui la montée du nazisme et résidant cinq années dans une maison construite par l’architecte Lux Guyer, une des premières femmes architectes à avoir créé son propre cabinet dans les années 20. C’est dans cette maison qu’il écrira notamment deux volumes de sa tétralogie « Joseph et ses frères » et « Charlotte à Weimar ».

 

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C’est la plus ancienne enseigne de cette petite ville dénommée Küsnacht et située au bord du lac, distante d’à peine une demi-heure par bateau de la ville de Zurich même. Au bord de l’onde, cette auberge ancestrale vient d’être reprise par un jeune sommelier Björn Hilmert qui entend redonner tout son lustre à cette adresse bien connue.

 

 

Proposant deux formules, une plus gastronomique à l’étage avec un ensemble de salles décorées avec soin et vue directe sur le lac, et une plus informelle à l’heure du déjeuner, après ou avant la baignade, au rez-de-chaussée, le restaurant Steinburg cultive l’art de l’accueil chaleureux.

 

 

Après avoir visité la belle cave voûtée recelant quelques trésors viticoles, à l’heure où le soleil est au plus haut, les convives pourront également apprécier la petite tonnelle où leur seront proposés flamiches, antipasti et autres collations légères pour un rapide déjeuner-lac en se promettant, bien sûr, de revenir en soirée découvrir une prochaine fois la restauration plus élaborée du Restaurant le Steinburg situé au premier étage.

 

 

 

Seestrasse 110, 8700 Küsnacht, Suisse
Téléphone : +41 44 910 06 38
http://seerestaurant-steinburg.ch

TGV Lyria Paris-Zurich

 

TGV Lyria a depuis longtemps à cœur de relier la Suisse et la France. La proximité tant géographique qu’historique entre ces deux pays permet en effet de privilégier cette liaison ferroviaire sure et rapide à tout autre moyen de transport. Tant la qualité que la durée du trajet assuré par TGV Lyria Paris-Zurich rendent sans surprise et agréable tout voyage entre Paris et Zurich, et ce de préférence à l’avion. Il suffit pour s’en convaincre de prendre un des TGV Lyria Paris-Zurich en gare de Lyon pour goûter au plaisir d’un voyage sans file d’attente, ni contrôle en arrivant seulement quelques minutes avant son départ.

 

Avec des voitures spacieuses aux sièges confortables, c’est un voyage sans contraintes qui est ainsi proposé du cœur de la capitale française jusqu’à la célèbre Bahnhoff qui a donné son nom à l’une des rues les plus connues pour ses célèbres enseignes du luxe.

Ainsi, après seulement 4 heures de train, le voyageur se trouve au cœur même de la Suisse et à quelques pas de son magnifique lac et sommets enneigés alpins.

 

 

Capitale financière et tourisme culturel se conjuguent en cette ville de Zurich avec une douceur de vivre incomparable. La ligne est desservie depuis la Gare de Lyon à Paris avec 6 allers-retours par jour, le voyage pouvant également se faire à partir de Dijon, Belfort-Montbéliard, Mulhouse et Bâle.

 

 

Des espaces de travail calmes sont aménagés pour les voyages affaires, une voiture-bar propose une restauration gourmande, et une application mobile TGV Lyria permet de gérer en toute tranquillité ses voyages, de vérifier les actualités des réseaux, et même de réserver un taxi pour son arrivée !
 

www.tgv-lyria.com
 

Blacklane, le partenaire confiance

pour vos transports à Zurich

 


La société Blacklane est incontestablement le service le plus efficace pour organiser ses transports avec chauffeur privé sur Internet. Cette société, sure et fiable, propose, en effet, ses services dans plus de 250 villes et 50 pays. Dotée d’une infrastructure d’une redoutable efficacité, l’ensemble des services est en effet entièrement concentré sur un seul site web à partir duquel l’utilisateur organise avant son voyage les lieux et horaires de ses transferts, indique avec précision l’endroit où il désire se rendre, ainsi que l’heure précise où le véhicule sera présent, véhicule qui pourra également faire l’objet d’un choix lors de la réservation.

 

 

Le tout est d’une simplicité technique infaillible, quelques clics, l’adresse du point de départ (aéroports, gares…) et l’adresse d’arrivée, et le parcours horaire est organisé en fonction, tenant compte des temps nécessaires pour les aéroports. Ce dispositif web est même disponible à partir d’une application mobile avec une saisie des informations également très intuitive afin de garantir un résultat sans faille.

Efficacité encore le jour du rendez-vous anticipé par deux e-mails et deux SMS vous informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu avec son nom et ses coordonnées téléphoniques, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports ! Votre chauffeur est là, ponctuel, à l’heure indiquée, aucun retard ni stress inutile.


 

 

 

Le parc automobile de la société Blacklane est varié et doté de voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule. Blacklane offre également la possibilité de visiter la ville retenue avec un chauffeur formé à cet effet et apte à conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels… Enfin, professionnelle et efficace, cette société réactive sait s’adapter immédiatement aux changements de dernières minutes grâce à son réseau étendu lui permettant à trouver une solution à toutes les difficultés, un point non négligeable à souligner.


www.blacklane.com 

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De Thessalonique

à Halkidiki

 

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Préambule

i les images de Grèce surgissent subrepticement avec leur cortège de mer azuréenne, de marbre blanc et de plages baignées de soleil, il est d’autres lieux plus secrets au nord de ce pays où mythologie et histoire se confondent et où l’accueil et le bonheur de vivre restent préservés des affluences touristiques. Ce diamant caché, ainsi qu’on le présente souvent, n’est pourtant qu’à moins de trois heures d’avion de la France, et ne demande qu’à émerveiller de ses facettes multiples les amateurs d’histoire, d’art, de gastronomie et de convivialité. En ces lieux, Poséidon a abandonné son célèbre trident qui s’est métamorphosé en trois doigts que forme la Chalcidique, et qui a non seulement vu naître le célèbre Aristote, mais protège encore de nos jours les moines du Mont Athos. Plus au nord, l’art byzantin a posé ses plus beaux jalons dans l’antique Thessalonique dont les fières basiliques rythment encore la vie urbaine du XXI° s. ville qui a également vu arpenter dans ses ruelles l’infatigable saint Paul avec ses fameuses lettres aux Thessaloniciens… Omniprésence également d’Alexandre le Grand avec ces belles plaines encore riches de cultures fruitières. Ici, le temps a cessé d’égrener ses secondes et les armées du conquérant laissent encore résonner le bruit de leur marche fière, prête à faire tomber l’idée même de frontière, rêve éternel de l’humanité… Mais cette région attire également pour la beauté de son paysage, entre vignes, cultures fruitières, et collines escarpées autour desquelles se nichent ici ou là des monastères d’une austère beauté. C’est une autre Grèce à laquelle invite Thessalonique et sa région, partons à sa découverte, pour un voyage singulier et pluriel à la fois.

Promenade au cœur de Thessalonique

 

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Peut-être faudrait-il commencer pour ressentir le pouls de cette ville singulière, faite de contrastes diurnes et nocturnes, par une promenade le long du quai qui borde la ville comme un ourlet ouvert sur les ondes. Nulle digue, nulle barrière entre terre et mer, les Thessaloniciens savent depuis la création de ce port antique que ces deux éléments sont matriciels et ne peuvent être séparés. Le soleil éclatant rend encore la mer plus bleue, des embarcations à la mesure des ambitions humaines troublent les règles de la perspective par leur gigantisme.

 

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La statue d’Alexandre le Grand, le Théâtre Melina Merkouri, la fameuse Tour Blanche se succèdent avant cette longue enfilée d’immeubles de l’avenue Nikis, face à la mer, pour la plupart nés au XX° s., à l’exception de ces quelques rescapés du terrible incendie de 1917 qui prennent l’allure de vénérables ancêtres… Oui, c’est en marchant, au rythme des vagues qui terminent leur course à nos pieds que l’on remonte le temps, que l’on imagine ce port de commerce, rival de la grande Constantinople. Aujourd’hui encore, ce port, omniprésent lors de cette promenade, jette tels de fiers étendards ses grues vers le ciel. Rien n’a changé, ou presque…

 

 

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Pour plonger dans ces racines historiques et culturelles évoquées, deux musées s’imposent. Le musée archéologique de Thessalonique tout d’abord. Remarquable par son parcours didactique et l’esthétique de son architecture, œuvre de Patrocle Karantinos, il est d’ailleurs classé monument historique. Tout est fait en ce lieu pour replacer dans son contexte ce port antique appelé à de grandes destinées. De la Macédoine préhistorique jusqu’au trésor de l’or des Macédoniens, un riche parcours initie le néophyte et passionne le spécialiste sur l’émergence de la Macédoine et l’importance croissante de Thessalonique au fil des siècles.

 

 

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C’est aussi la Grèce antique, ses héros et ses dieux, ses mythes et sa vie quotidienne qui défilent dans des vitrines idéalement présentées par une muséographie claire et passionnante. Au terme de ce vertigineux parcours, alors que l’on pense avoir tout vu, une surprise attend le visiteur, un véritable trésor, les ors de la Macédoine présentés dans la pénombre pour un feu d’artifice d’orfèvrerie inimaginable.

 

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Le musée de la culture byzantine est l’autre musée incontournable pour comprendre la ville et ses richesses culturelles. A quelques pas du musée archéologique, c’est une autre expérience qui attend le visiteur, un musée tout aussi original et conçu selon des principes muséologiques modernes. À la manière du palais de Knossos, et en un labyrinthe conçu par l’architecte Kyriakos Krokos, le musée invite à découvrir ses riches collections du christianisme antique – saint Paul prêcha dans la ville – la période byzantine ou postbyzantine avec la mise en valeur des sites de ville de Thessalonique et de la Macédoine.

 

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C’est un livre d’histoire vivant qui défile sous nos yeux en une présentation claire et avenante, chaque espace étant séparé par une montée progressive dans ce labyrinthe. De merveilleuses icônes, des céramiques jaunes et vertes, sculptures fresques et mosaïques font revivre, ici, ce passé glorieux de la ville et de la région.

 

 

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Avec ces évocations à l’esprit, il faudra alors déambuler au gré des ruelles et des grandes artères telle la rue Egnatia du nom de la célèbre voie romaine qui, jadis, traversait la ville et tous les Balkans. Au hasard de ses découvertes, le visiteur de Thessalonique réalisera combien cette ville est un musée à ciel ouvert avec ces précieux témoins de la période romaine, byzantine et ottomane.

Hagios Demetrios est certainement la première église à visiter, tout d’abord parce qu’elle est le sanctuaire du saint le plus important de la ville, Demetrios, un soldat romain converti au christianisme et martyrisé avec son compagnon Nestor au début du IV° s.

 

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C’est depuis toujours un lieu de pèlerinage important et il suffit de voir avec quelle vénération ce pope que nous croiserons fera plusieurs fois le tour des reliques du saint pour prendre conscience qu’Histoire et sainteté ne font qu’un en ces lieux.

 

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La Rotonda ou église Saint-Georges invite elle aussi à remonter le temps et à retrouver ce passé romain qui la reliait à l’arc de Galère, qui n’était d’ailleurs non pas un arc de triomphe ainsi qu’on le croit souvent, mais une porte, ou tétrapyle, distant de là de quelques pas. Galère la voyait comme son futur mausolée, elle sera vidée de son passé païen et deviendra une église sur décision de Constantin.

 

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Les traces de ses antiques mosaïques émerveillent encore le regard tout en haut de cette voûte immense et laissent deviner quelques lointains témoins sous la forme d’oiseaux brillants de leurs tesselles multicolores… Un minaret attenant rappelle le passé musulman de la ville, entrecroisement des cultures, avec toujours cette même élévation des prières vers le ciel.

 

L’église Sainte Sophie offre encore une autre ambiance, celle de ses murs sombres d’un vert antique où la patine laissée par les bougies de cire d’abeille et les encens ajoute au charme des lieux. C’est l’un des lieux de culte le plus ancien de la ville, VIII° s., une première église ayant été fondée au même endroit au IV° s.

 

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Elle n’a pas cessé d’être l’enjeu des religions qui ont jeté leur dévolu sur ces travées. Catholique, byzantine, de nouveau catholique, mosquée et enfin orthodoxe depuis 1912… La riche décoration de ses chapiteaux intérieurs, ses mosaïques, et surtout la sérénité qui se dégage de ses voutes, font de cette basilique un havre de paix en plein cœur de la ville et de sa canicule.


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L’Église de l’Acheiropoiètos est l’occasion d’une autre expérience. Née sur d’anciens bains romains dont les traces sont encore visibles sous les vitres de la nef nord, peu d’éléments restent de sa splendeur si ce n’est d’admirables chapiteaux corinthiens qui à eux seuls vaudraient la visite si les mosaïques qui les jouxtent ne rivalisaient leur beauté sur les arcades.


Nombreuses sont encore les découvertes à faire à Thessalonique, longer l’ancienne agora romaine, flâner sur l’incontournable place Aristote au charme suranné, construite après le terrible incendie de 1917 par l’architecte français Ernest Hébrard, et aujourd’hui encore point de rencontre de toute la ville ; Peut-être certains entendront-ils encore Aristote, dont la statue trône, y enseigner l’éthique à Alexandre ?

 

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Il faut également se perdre dans les méandres du Marché central, l’agora Modiano, qui laisse l’impression d’entrer au cœur de l’orient, sans oublier bien entendu la ville haute dont l’ascension est une épreuve par temps de canicule avec sa citadelle imprenable qui offre une vue inoubliable sur la ville.


Pour conclure, une visite insolite au musée du judaïsme ouvrira les portes d’un passé révolu de manière tragique, celle de la présence des Juifs depuis les premiers temps de la ville jusqu’à cette année terrible de 1943 où une communauté de 53 000 Juifs de Thessalonique sera balayée par le vent impitoyable de l’Histoire, et dont le musée fait revivre la présence de manière émouvante.

L’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki

havre de paix au cœur de la modernité

C’est une bien agréable impression qui saisira l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki. À peine arrivé dans cet hôtel distant de quelques minutes seulement de l’aéroport international de Thessalonique, il aura le rare bonheur en plein cœur de la vie moderne d’être immergé dans un ilot de verdure et de tranquillité où le chant des oiseaux concurrence en volume celui des cascades d’eau.

 

 

Dans ce vaste ensemble, il trouvera partout de petits et grands espaces où s’isoler, pour le travail comme pour le repos, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est à peine si l’on remarque en ressortant les zones industrielles, un système de navette gratuite reliant l’hôtel chaque jour au centre de la ville en très peu de temps. Mais avant d’explorer la richesse culturelle de la grande ville portuaire, l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki aura bien du mal à s’extraire de ce petit paradis où la luxuriance de la végétation s’associe partout à une décoration sobre et raffinée avec cette touche Hyatt bien spécifique de modernité urbaine.

 

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Dès l’entrée, le hall de réception donne cette impression favorable des grandes maisons, canapés et fauteuils confortables, hauts plafonds, éléments de décoration invitant des artistes grecs réputés, et, omniprésent, un sourire affiché pour un accueil irréprochable. Nous sommes accompagnés à notre suite après avoir parcouru de longs couloirs bordés de vitres donnant sur la vaste piscine et le parc de l’hôtel où la végétation luxuriante fait partie du décor.

 

 

La suite spacieuse donne directement sur une terrasse privative extérieure où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre, bordée de larges pelouses assurant une fois de plus ce calme olympien où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre (...)

(...) La suite est équipée des toutes dernières technologies de la communication et un WiFi disponible à tous les endroits.

 

 

À peine ressorti, c’est l’immense piscine qui surprendra le regard et cette curieuse cascade surgissante de rochers dignes des Titans que l’on dirait tout droit issu de la mythologie grecque !

Fraîcheur, ombrages, et espaces retirés permettent de profiter de la baignade sans les inconvénients d’une trop grande promiscuité alors même que transats et parasols s’alignent dans un savant garde-à-vous. Un personnel jeune et prévenant vous apportera un verre d’eau aux heures les plus chaudes de la journée, à moins que vous ne préfériez prendre une collation légère au grill qui borde la piscine. Envie de soins du corps ?

 

 

Le Club Olympus porte bien son nom et offre également tout ce que l’on peut rêver en un seul espace : une large piscine intérieure, jets hydromassage, sauna et hammam, soins, salle de fitness…

 

À l’extérieur, ce sont des courts de tennis et de squash qui s’offrent aux plus sportifs. Idéal pour les familles avec des enfants en bas âge en raison de la priorité donnée à la sécurité, idéal aussi pour le business alliant vastes espaces de travail suréquipés dans un cadre idyllique ou en étape relais vers, notamment, la côte d’Halkidiki et ses environs, les hôtes de l’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki apprécieront le degré d’excellence du service, la qualité de sa restauration, la prévenance de son personnel et surtout ce calme absolu qui y règne à si peu de distance de la ville ou de l’aéroport !

 

 

 

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Soirée idyllique au restaurant Ambrosia

du Hyatt Regency Thessaloniki

L’Oceana - Hyatt Regency Thessaloniki

 

Dans un cadre enchanteur dominant l’ensemble de la vaste piscine de l’hôtel, nous prenons place à une table joliment dressée près de l’impressionnante cascade et rochers dignes d’Encelade… Musique d’ambiance, ciel immaculé avec un soleil enfin déclinant après une journée caniculaire, fraîcheur des embruns de la cascade et des chants d’oiseaux omniprésents composent le tableau offert par l’ équipe dynamique du restaurant Ambrosia du Hyatt Regency.

 

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Nektarios Pochos, le prévenant et sympathique maître d’hôtel, nous accueille avec un très agréable Spritz ; nous prenons notre temps et découvrons avec curiosité la belle carte méditerranéenne proposée par le chef Apostolos Altanis originaire de Thessalie. Nous commencerons par un carpaccio de poulpe, parfaitement assaisonné de crème de fèves de Santorin, câpres, radis et œufs de poisson, et par une salade de quinoa et persil plat aux grosses crevettes, tomates et gelée de citron ; des entrées idéalement choisies et proposant une palette de saveurs élégantes faisant écho au décor luxuriant de palmiers, pins, oliviers…

La terrasse de l’Ambrosia est comble ce soir en raison du temps estival, de la prévenance du service et de la générosité de la cuisine. Avec ces mets Nektarios a judicieusement retenu un Sauvignon blanc Alpha Estate Kthma du nord-ouest de la Macédoine doté d’un bouquet floral et d’une finesse au palais, idéal avec la gastronomie proposée. Nous découvrirons également ce crémeux risotto aux courgettes, safran et citron avant de déguster une savoureuse Moussaka, avec un bœuf mitonné en ragoût fondant associé au fromage Metsovone.

 

 

Tout est équilibré en ces lieux, ambiance festive et intimité, un service d’une rare gentillesse, et ce cadre inoubliable avec dorénavant la nuit environnante ne laissant percevoir que l’éclairage turquoise de l’immense piscine qui nous fait face, alors que la cascade, elle-même illuminée, rafraîchit l’atmosphère. Le chef Apostolos Altanis excelle également dans la cuisine des poissons avec cette délicieuse fricassée de maigre accompagnée de salade cuite, purée de racine de céleri et sauce citron, équilibre et justesse des saveurs. L’instant des desserts sera également une belle expérience gustative avec des douceurs sucrées inventives faisant appel à tous les sens. L’esprit de citron et celui de pêche sont déclinés à partir de fruit reconstitué avec une coque en chocolat blanc et fourrée d’une mousse au fruit complétée de yuzu pour le citron et d’abricot pour la pêche, un régal !

Nous prolongeons encore cet instant de bonheur avec un café grec, un digestif Mastika de Chios décliné en version doux ou sec selon les goûts, lors de cette soirée rêvée sous le ciel étoilé de Thessalonique…

Bordant l’agréable et belle piscine de Hotel Hyatt Regency, et avec sa large pergola protégeant des ardeurs du soleil grec à l’heure du déjeuner, l’Oceana est l’endroit où se rendre pour une restauration légère et savoureuse à la fois, à partir de menus et recettes élaborées et supervisées par le chef Apostolos Altanis.

 

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Après une matinée passée entre lecture, baignade et bronzage autour de la piscine extérieure de l’hôtel, une petite table sous les ombrages offrira rafraichissements et collations légères n’excluant pas pour les plus gourmands une gastronomie plus opulente. C’est ainsi qu’en débutant par un frais Tatziki parfaitement préparé accompagné d’un jus d’orange fraîchement pressé et de pain grec tout chaud fait maison, le regard se pose et se repose sur cette nature environnante qui fait oublier que nous ne sommes pourtant qu’à quelques kilomètres de la grande ville de Thessalonique, et moins encore de son aéroport.

 

 

 

Un service jeune et prévenant vous apportera un poulpe tout juste grillé des cuisines ouvertes visibles de la terrasse, accompagné d’olives, tomates, salade pour un régime méditerranéen sain et savoureux. Les plus gourmands jetteront leur dévolu sur cet impressionnant Hamburger maison avec son steak de première qualité, ses assaisonnements à la carte et ses grosses pommes frites…

 

 

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Quelques fruits frais, un café turc et l’heure de la sieste sous un parasol compléteront ce farniente idéal au cœur de l’Hôtel Hyatt Regency Thessaloniki !

 

 

Hyatt Regency Thessaloniki
13 kilometres Thessaloniki-Perea
Thessaloniki, Greece, 57001,
Tel: +30 231 040 1234
https://thessaloniki.regency.hyatt.com

 

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Dîner traditionnel au restaurant Rouga

au cœur de Thessalonique

A celui qui souhaiterait s’immerger au cœur de la ville de Thessalonique et se dépayser en quelques instants lors d’un dîner, on ne peut que recommander de se diriger vers la rue Karipi, un labyrinthe de ruelles marchés antiques, artisans et restaurants. Tout semble en effet cohabiter ici harmonieusement, vestiges de l’antiquité, splendeur byzantine, influence ottomane, sensibilité du judaïsme dont l’émouvant musée n’est qu’à quelques pas…

 

 

Il faut avouer que l’on a l’impression un peu d’entrer dans un décor de cinéma, il ne manquerait presque que l’ordre intimé « Action ! » par un réalisateur invisible pour que nous nous croyions les acteurs d’un jour, d’une soirée d’ailleurs particulièrement chaude et dont les nuages annonciateurs d’éclairs ajoutent au charme. Dans la rue Karipi, c’est un spectacle étonnant qui attend les visiteurs, une rue piétonne de petites échoppes de tissus d’antan reconverties en restaurants où des collections de volières sont suspendues par un fil entre les maisons dont les corniches sont habitées par de bien curieuses figurines tels des étendards de l’excentricité.

 

 

 

Tout cela compose une ambiance festive, décalée, propice aux découvertes et notamment celle de Rouga, une adresse bien connue non seulement des Thessaloniciens, mais également des touristes internationaux qui ont inscrit ce restaurant dans leur programme. Le souriant Giannis nous accueille avec sa mère qui n’hésite pas parfois à prendre le fourneau, surtout lorsqu’il s’agit de perpétuer la tradition. On vous sert en amuse-bouche une généreuse anchoïade avec deux boules de pain blanc pour ouvrir l’appétit. Il faudra après déguster ces mezzés typiques qu’offrent les lieux pour comprendre la palette de gouts et de textures de la cuisine grecque traditionnelle : savoureuses Ntolmadakia, ces célèbres feuilles de vigne, une Marathopita, galette fine d’épinards, de fenouil et oignon…

 

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Alors qu’un coup de tonnerre au loin lance le « la », deux musiciens font leur apparition. Bouzouki et guitare entament alors des accords parfois légers, parfois sombres, une déclinaison d’émotions fidèle au cœur grec qui bat au rythme de la vie dans ces lieux. Nul folklore cependant, mais un souci de partage sincère, apprécié tant par les touristes – toutes les langues se parlent en cette soirée – que par les habitants de la ville qui aiment à se donner rendez-vous chez Rouga.

Comment venir au Rouga et ne pas déguster cette fameuse Moussaka maison dont la recette est léguée de génération en génération dans cette famille, avec une onctueuse béchamel préparée à l’instant, et où viande, aubergine et pommes de terre composent un plat généreux que l’on déguste dans son pot de terre cuite à peine sorti du four… Les cuisines offrent également de beaux plats de crustacés et fruits de mer avec ces calamars grillés et assaisonnés aux herbes fraiches, ces monumentales assiettes de fritures de grosses crevettes, poulpes, calamars…

 

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Une pluie bienvenue tombe pour rafraichir l’atmosphère, il en faut plus pour décourager les convives qui s’en amusent avec les musiciens en verve cette soirée. Le temps encore d’un café grec, d’une dernière conversation entamée avec Giannis, et cette soirée restera gravée dans nos mémoires comme celle d’une expérience sincère et fidèle à l’âme de Thessalonique.

 

Karipi 28, Thessaloniki 546 24, Grèce
Téléphone : +30 231 024 1727

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Danaï Beach Resort

au cœur de la nature égéenne

 

Après avoir quitté l’urbanisme actif de Thessalonique, en se dirigeant plus au sud entre plaines et montagnes, des paysages arides alternent avec des cultures fruitières, rythmées ici où là par des éternels oliviers, leitmotiv de la Grèce et de la Méditerranée… Camaïeu d’ocre sur fond de ciel d’un bleu azur immaculé, nous traversons ces paysages qui ont vu naître le Stagirite, ce philosophe plus connu sous le nom d’Aristote alors que notre voiture choisit le « doigt » du milieu, Sithonie, parmi les trois promontoires qui forment la Chalcidique.

 

 

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Mer Égée, pins et rochers forment maintenant un écrin, paysage de rêves encore préservé de la main redoutable de l’homme et béni des dieux, nombreux en ces lieux proches de l’Olympe, montagne voisine à vol d’oiseau. Un vaste portail que garde un vigile que l’on dirait sorti de la fameuse guerre de Troie s’ouvre comme par magie. Au Danaï, tout a été pensé de main de maître pour que la nature serve les rêves les plus doux des hommes et qu’en échange, ces derniers la servent sans l’asservir.

 

 

 

L’hôte de ce vaste ensemble réalisera alors que ce sont des amoureux de la terre et de la région qui ont patiemment, en famille, réuni des lots pour en former un tout cohérent, à l’image d’un village grec. Ici, ruelles et petit centre villageois alternent avec de beaux immeubles ne dépassant pas quelques étages afin que la vue sur la mer ne soit jamais contrariée. Plusieurs niveaux suivant la pente naturelle des lieux ajoutent à la variété et à l’intimité.

 

 

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L’accueil est, ici, dans la grande tradition de l’hospitalité grecque, avec coupe de Champagne et serviette rafraichissante à l’abri d’une vaste terrasse donnant droit sur la mer, un accueil comme un prélude… Les Suites, vastes et fraiches, donnent également pour la plupart sur la mer à perte de vue, seuls quelques pins et autres végétations méditerranéennes ponctuent le paysage de touches de couleur autre que le bleu omniprésent.

 

 

 

Tout a été fait et pensé au Danai pour que le repos des hôtes soit maximal : vaste literie confortable, marbres blancs, mobiliers raffinés et œuvres d’art aux murs composent un ensemble à la fois harmonieux et discret pour ne pas s’imposer aux éléments naturels d’une rare beauté.

 

 

 

Le silence est impressionnant en ces lieux pourtant visités par des familles avec enfants. Nul cri, nul tumulte ou tapage mais le calme des flots et des éléments seulement interrompu par quelques cigales ou oiseaux. On serpente parmi les chemins pour se rendre invariablement vers la plage qu’service irréprochable aménage chaque jour avec transats, parasols ou encore vastes tentes, et s’enquière avec un naturel désarmant de vos préférences sans aucune affectation.

 

 

 

Lorsque les rayons dardent un peu trop, il sera alors temps de regagner quelques mètres plus haut la restauration du Sea Horse Grill pour de beaux plats légers et savoureux, réservant pour la soirée la table enchanteresse de l’Andromeda. Bar, piscine extérieure, salle de fitness, Spa et bien d’autres activités sont prévues au Danaï, cet havre de paix où les éléments naturels attirent le regard et les sens pour une expérience inoubliable.

 

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Interview Kimon Riefenstahl - Managing Director
 

 

Quelle est l’histoire de votre hôtel ?

"C'est une affaire de famille qui a commencé il y a plus de 30 ans. Ma mère a, en effet, commencé par construire quatre appartements. Puis, c'est un peu par hasard que tout cela commencé. Alors que des amis étaient venus et ont été charmés par l'endroit, elle a décidé d'ajouter quatre autres chambres. Et, ainsi, chaque année, de nouvelles constructions ont eu lieu. Notre famille a fait l'acquisition, progressivement, d'arpents de terre selon les opportunités. Aujourd'hui, nous comptons 60 chambres & suites et 145 membres du personnel. Nous avons la chance d'avoir une grande diversité de suites et de chambres car ma mère est architecte de formation et a donc veillé personnellement à l'ensemble des constructions et décorations".
 

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Vous avez cherché semble-t-il à reproduire l'esprit d'un village dans votre complexe hôtelier ?

"Absolument, c'est exactement ce que nous avons cherché à réaliser. Nous avons installé des boutiques, une cave à vin célèbre dans la Grèce entière, tout a été fait pour que nos hôtes retrouvent cet esprit de la Grèce concentrée ici dans ces ruelles que nous arpentons.
(Notre hôte nous ouvre la porte de la vieille cave et nous donne une bougie allumée en raison de la faible lumière pour ne pas déranger les vins)
Dans cette cave ou nous nous trouvons, vous pouvez remarquer que nous avons installé une table à laquelle sont invités nos hôtes pour des repas au cours desquelles ils pourront découvrir les plus belles bouteilles que cet endroit recèle. Les champagnes millésimés les plus connus sont rangés d'un côté, d'un autre côté reposent les vins les plus précieux du monde entier, un autre protège les Bourgognes rouges alors qu’un peu plus loin un endroit est réservé aux vins grecs, notamment aux beaux vins de Chalcidique".

 



La décoration de vos chambres et suites a à la fois une grande diversité et en même temps trouve son inspiration en une source commune.

"Oui, nous avons tenu à cet effet afin d'éviter une impression d'éclectisme. De même, nous avons tenu à préserver l'intimité de chacun nos hôtes. Un grand nombre de personnalités viennent ici se reposer, aussi nous avons dû tout mettre en œuvre pour les préserver de toute intrusion dans leur vie privée. C'est pourquoi vous pourrez trouver ici un grand nombre d'espaces clos par des murs végétaux ainsi que ces petites villas qui peuvent être totalement privatisées. Certaines villas, comme celle que je vous montre, peuvent voir leur toit entier s’ouvrir pour profiter pleinement de la nature (avec une télécommande les rampants du toit se mettent alors à s’actionner immédiatement…). Vous voyez que la décoration est ici encore différente avec ces touches de brun foncé alternant avec le blanc immaculé. Cette villa sera d’ailleurs privatisée ce soir pour un client russe fortuné tenant à être à part du reste de nos clients. Nous organisons régulièrement ce genre d’évènements tels des diners privés aux chandelles sur la plage, des visites au Mont Athos ou encore des sorties en mer…"

 


Quels sont vos projets pour le Danaï Beach Resort ?

"Le secteur dans lequel nous nous inscrivons est très compétitif et évolutif. C’est pourquoi nous travaillons sans cesse à de nouvelles idées étroitement associées aux attentes de nos clients, la moitié d’entre eux étant des familiers de l’hôtel. Nous avons tout d’abord rénové un grand nombre de suites et de villas depuis deux ans, afin de leur donner une allure plus moderne et dynamique, avec des nouveautés comme le fait d’introduire des baignoires dans les chambres et plus seulement dans les salles des bains. Deuxièmement, il y a une grande attente de nos clients pour une expérience individuelle personnalisée. Nous offrons par exemple la possibilité d’avoir une privatisation totale d’une partie de la plage avec accès exclusif à la mer, nous organisons également des expériences de sorbet à la plage réalisés en direct en présence de nos clients ou encore des expériences musicales au petit-déjeuner pour varier les expériences vécues. Au début de la saison, nous offrons même des petits déjeuners directement sur la plage avec une dizaine de tables installées sur le sable, une expérience inoubliable…

 

 

Nous faisons également venir des chefs gastronomiques régulièrement dans nos murs pour des évènements sur mesure. Nous donnons enfin une priorité à notre cave avec quatre sommeliers en charge d’une collection de vins variée et attractive. Les clients de nos villas nous demandent de plus en plus de services individualisés directement dans leur lieu de résidence en toute intimité. Nous venons de mettre en place un nouveau bar qui s’appelle le Philosophy Bar car, comme vous le savez, Aristote est né non loin d’ici et notre chef barman est une encyclopédie sur la question !"

Diner à l’Andromeda

du Danai Beach Resort

Saveurs grecques traditionnelles

au Sea Horse Grill - Danai Beach Resort

Nous descendons la ruelle bordée de boutiques et d’arbres taillés, évocation d’un petit village grec traditionnel, pour nous rendre au restaurant Andromeda, du nom de l’épouse de Persée qui la sauva dans la mythologie grecque du monstre marin qui devait la punir de l’affront fait au dieu Poséidon par sa mère Cassiopée. Une superbe terrasse ourlée d’une balustrade d’un blanc immaculé et ombrée de vénérables pins surplombe la mer d’un bleu azur. Face à nous, un yacht a élu résidence pour quelques jours, quelques acteurs célèbres y font une pause discrète, nous les comprenons.

 

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Une équipe souriante et efficace se met en place, vous apporte une coupe de champagne, quelle autre boisson conviendrait à un lieu si divin ! Nous commencerons ce repas avec le soleil déclinant sur l’horizon et un velouté de chou-fleur avec crevettes grillées et pistaches, suivi d’une salade aux tomates cerise du jardin du Danai même, mozzarelle fumée et pistou, comme un rappel de cette Méditerranée qui s’offre à tous nos sens. La température est estivale, sans excès, l’ambiance sereine, pas un bruit de voiture, seul le ressac de la mer accompagne une légère brise bienvenue. Le chef sommelier Apostolos Plahouras a retenu pour accompagner ce repas un vin grec Estate Kyr-Gianni Gianakohori 1995, un vin délicat qui au nez développe un large éventail de fruits rouges et noirs, avec des notes de vanille et chocolat. En bouche, c’est une puissance nuancée par des arômes subtils de fruits pour une belle longueur en bouche.

 

 

Un saumon grillé sur la peau est idéalement présenté sur un lit de crème d’avocat, fenouil sauvage et radis, avec quelques notes d’agrumes pour égayer les papilles et souligner la fraîcheur du poisson. Le filet d’agneau préparé aux artichauts de Jérusalem, avec ses fines galettes de pain et sa sauce aux raisins et pommes vertes est également, quant à lui, un régal de saveurs sucrées salées. La nuit est maintenant tombée sur Halkidiki, seules les bougies et une magnifique lune éclairent en un paysage romantique la terrasse du restaurant Andromeda. Un dessert grec avec un gâteau au citron, crème yuzu, pastilles de citron et glace au yaourt terminera cette soirée.

A l’heure où le soleil est à son zénith et que la mer n’a pas pris une ride dans son bleu manteau, quelques cigales guident nos pas vers le Sea Horse Grill, le restaurant qui borde la plage du Danai Beach Resort pour une pause gourmande.

 

 

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Une équipe élégante propose en ces lieux une large variété de mets traditionnels grecs à l’heure où les transats sont tournés vers la mer. Assis à l’abri du soleil sous une tonnelle, c’est un spectacle enivrant que de contempler cette palette de bleu qui se décline sous vos yeux et chaque heure renouvelée par les effets de la brise et la position de l’astre lumineux. Tatziki, caviar d’aubergine, moussaka, houmous, petites sardines marinées et autres marinades de tomates renouvellent le plaisir simple et savoureux des mézés grecs. Un verre de vin Papaioanou Estate Nemea – Region Mikroklima accompagne agréablement ces mets, un vin tannique et rond.

 

 

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Le régime méditerranéen a fait ses preuves et le Sea Horse Grill privilégie des produits frais et sains où fromage de chèvre, olives, tomates et pain rappellent cette nourriture qui était celle des héros de l’Iliade. Encore un gratin d’aubergine au fromage, de petits beignets d’épinard et pour finir un café grec à l’abri de la tonnelle face à la mer, il n’en faut pas plus pour rêver aux héros et dieux de la mythologie…

 

 

63088 Nikiti
Sithonia – Halkidiki – Greece
Telephone: +30 23750 20400
www.danairesort.com

Exécutive Security Services

Transport Limousine Thessalonique

 

 

 

Exécutive Security Services est la société de transport en limousine incontournable pour tous les déplacements à Thessalonique et en Macédoine. Créée et dirigée par Gregoris Moisiadis, cette société repose sur une expérience acquise depuis de nombreuses années dans le transport de personnes, allant des VIP, affaires, artistes, athlètes ou encore touristes exigeants et désireux d’obtenir un transport fiable et informé sur les destinations incontournables de la ville et de la région.
Exécutive Security Services offre une flotte de véhicules de berlines de luxe régulièrement renouvelée ; ses chauffeurs sont formés non seulement à une parfaite maîtrise des destinations courantes ou plus originales, mais également à l’accueil et à la communication avec les clients. D’une ponctualité remarquable notamment pour les transferts aéroportuaires, la conduite est également l’objet de toutes les attentions afin de privilégier la découverte de la ville et de ses environs.

Les services ne s’arrêtent pas au transport, mais incluent également de nombreux conseils sur les lieux à visiter, les références culturelles et gastronomiques incontournables afin de ne pas passer à côté de ce qu’il faut voir dans cette région décidément très riche. Exécutive Security Services réalise régulièrement des voyages dans l’ensemble de la Macédoine et même au-delà en Bulgarie, Turquie ou encore dans les Balkans.

 

 

La gentillesse et la dimension humaine au cœur de l’expérience d’Executive Security Services ont valu à cette dynamique société la reconnaissance de nombreux clients internationaux qui gardent précieusement cette adresse pour leur voyage à Thessalonique et en Macédoine.


E.S.S – Executive Security Services & V.I.P Transportation
30, Sahtouri str. – P.O BOX 1140
570 01 Thermi, Thessaloniki, Greece
Mobile: +30 6932 470151 & +30 6941 646017
Website: www.executive-security.gr
e-mail: info@executive-security.gr 

 

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Genève

Sur les pas de la Réforme

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Sur les pas de la Réforme avec le Musée international de la Réforme,

la Fondation Genève Tourisme et la Ville de Genève

 

 

L’image de Genève serait certainement très différente aujourd’hui si la Réforme n’avait pas eu lieu au XVIe siècle, le rayonnement des idées de Luther ayant en effet profondément marqué non seulement la spiritualité, mais également l’identité, l’architecture, l’économie de la cité de Calvin.

C’est ce vent nouveau du XVIe siècle au sein de l’Europe que cherche à mettre en relief aujourd’hui, en cette année du 500e anniversaire de la Réforme, la ville de Genève, la Fondation Genève Tourisme et le Musée international de la Réforme grâce à un parcours remarquable au cœur même de la ville, ponctué d’étapes instructives et en même temps divertissantes.

 

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Ainsi, est-il possible de se plonger dans la Réforme comme au cœur de Genève et d’en comprendre l’esprit au sein de la « Rome protestante » en suivant le plan réalisé par la ville et le MIR et retenant 10 lieux clés. Tout d’abord, l’admirable Musée international de la Réforme (lire notre chronique), puis la visite de la Cathédrale Saint-Pierre qui la jouxte.

C’est, en effet, dans cet édifice érigé aux XII et XIIIe s. que Calvin prêchait deux fois par dimanche et tous les jours ouvrables une semaine sur deux devant un auditoire de plusieurs centaines de fidèles ; sa chaise demeure encore visible au pied d’un des piliers de la cathédrale !

 

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A quelques pas de là, il faut marquer un arrêt à l’Auditoire Calvin, lieu où les Réformés de langues étrangères fuyant les persécutions se rassemblaient pour célébrer leur culte. John Knox y prêcha et décida de traduire la Bible en anglais, la fameuse Geneva Bible. A peine plus loin, toujours dans la vieille ville, l’Église luthérienne et le Collège Calvin sont également des symboles de l’action de la Réforme sur la diversité des sensibilités entre culture luthérienne et calviniste et sur l’importance donnée à l’éducation.

 

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Nombreuses seront encore les découvertes autour de la ville de Genève tel l’incontournable Mur des Réformateurs adossé à l’ancienne enceinte de la ville avec ses dix statues dont celles de Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox, figures essentielles de la Réforme à Genève et dans le monde.

Pour plus d’informations et découvrir le dépliant avec le plan des étapes
https://www.geneve.com/fileadmin/Univers/Reformation/MIR-depliant-tourisme-FR.pdf

PRINT ! Les premières pages d’une révolution
Exposition interactive pour le 500e de la Réforme
jusqu'au 31 octobre 2017

Musée international de la Réforme

 

A l’occasion de l’anniversaire des 500 ans de la Réforme, le Musée international de la Réforme de Genève a conçu une exposition originale et interactive dénommée PRINT! permettant de découvrir les pages d’une révolution et proposant un regard croisé entre notre époque et ces 500 ans de la Réforme luthérienne. « Le parallèle que nous avons trouvé entre ces deux époques est l’urgence de la diffusion de la pensée au temps de Luther et de nos jours » souligne Gabriel de Montmollin, directeur du MIR et commissaire de l’exposition. La « presse » de ce XVIe siècle avec le développement de l’imprimerie a été, bien sûr, le principal catalyseur et amplificateur de la pensée de Martin Luther ; aujourd’hui, un même rapprochement peut être établi avec l’univers digital, omniprésent dans nos sociétés. « Comme exemple emblématique de cette dimension, nous avons posé des affiches dans tout Genève, affiches sur fond noir en référence avec l’encre de l’imprimerie ainsi que cette typographie de caractères accumulés renvoyant aux premiers temps de l’imprimerie » précise encore Gabriel de Montmollin.

 

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Le jour du vernissage, le titre également emblématique de cette exposition PRINT! a été sérigraphié en direct sur toutes les affiches préalablement collées dans les différents emplacements, événement relayé sur la page Facebook du musée comme illustration de la diffusion de l’information en temps réel mais toujours avec le papier.
C’est grâce, en effet, à l’essor de l’imprimerie que les idées de Luther ont pu connaître en Europe une telle diffusion, phénomène entrevu par Luther, mais qui l’a cependant largement surpris par son ampleur. Cette véritable révolution inattendue de la presse avec l’imprimerie a ainsi permis cette autre révolution que fut la Réforme. « On peut sans exagérer dire qu’il s’agit de la première campagne de presse réussie de l’Histoire ! » souligne avec humour le directeur du MIR. « Nous avons choisi comme angle de vue pour cette exposition l’aspect mécanique de la Réforme et la réflexion sur le rôle de la communication dans la diffusion des idées. Pour illustrer cette dimension, nous avons eu l’idée de construire une presse grandeur nature selon les modèles de l’époque de Gutenberg pour imprimer une Bible, un des fondamentaux de la Réforme. Il faut savoir qu’il s’est vendu un million de Bible dans les cinquante premières années du XVIe siècle, un record de best-sellers si l’on songe à cette époque ! », précise encore Gabriel de Montmollin.

C’est dans cet esprit que le MIR a choisi d’imprimer sur toute la durée de l’exposition, à raison de quatre pages par jour, une Bible complète à partir de la version récente (2002) établie par de grands écrivains et parue aux des éditions Bayard, et ce, afin de garder cette idée d’un genre littéraire plus actuel.

 

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Parallèlement à la construction de cette presse sur le modèle de celle-là même de Luther pour l’impression des pages, l’exposition a également entendu replacer cette révolution de l’imprimerie ayant favorisé la Réforme dans une sorte de « galaxie Gutenberg ». Cette « galaxie » permet une mise en relief de la Réforme dans son contexte littéraire, philosophique et scientifique avec la présentation d’ouvrages anciens les plus célèbres édités en ce XVIe siècle, salle dont la scénographie savamment pensée a été confiée en qualité de directeur artistique de cette exposition au zurichois Juri Steiner. Cette seconde salle introduit ainsi une « capsule de temps » selon les mots mêmes de Juri Steiner, à l’image de la Bible éclairée par la reproduction de vitraux conçus par l’artiste allemand Sigmar Polke au Grossmünster de Zurich, un clin d’œil au réformateur Zwingli contemporain de Luther. Dans une pénombre éclairée par ces seuls vitraux, le visiteur pourra découvrir les trésors de l’édition du temps de Luther : le Nouveau Testament de Luther, La Cité de Dieu de saint Augustin déterminant pour les Réformateurs, les livres mis à l’index dont Luther (!), un psautier omniprésent dans les familles protestantes, ainsi qu’une sélection de livres très diffusés en ce siècle dont l’Eloge de la folie d’Erasme, le Pantagruel de Rabelais ou encore Les Essais de Montaigne…

 

 

 

 

Un dernier panneau donne enfin l’état de la progression de l’impression de la Bible du Musée Internationale de la Réforme qui se doit donc d’être achevée d’ici le 31 octobre 2017. Comme le XVIe siècle illustré par de grands peintres tels Cranach ou Holbein, Juri Steiner, souligne combien il était important de donner également aujourd’hui, en cet anniversaire de la Réforme, une dimension artistique à ce projet en invitant des artistes contemporains à illustrer cette Bible du 500e anniversaire. Ainsi, John M Armleder, Marc Bauer, Vidya Gastaldon et Mai-Thu Perret, reconnus internationalement et ayant un lien avec Genève ont-ils été sollicités et proposeront une soixantaine d’illustrations qui s’inscriront et viendront s’intercaler dans cette Bible célébrant le 500ième anniversaire, justifiant ainsi pleinement le titre de l’exposition PRINT!
 

 

Musée international de la Réforme

4 Rue du Cloître CH-1204 Genève

Martin Luther Œuvres Tome II Trad. de l'allemand et du latin par Matthieu Arnold, Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie et Marc Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer. Édition publiée sous la direction de Matthieu Arnold et Marc Lienhard avec la collaboration de Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer, Bibliothèque de la Pléiade, n° 622, 1216 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm, Gallimard, 2017.


En cette année du 500e anniversaire de la Réforme, la parution du second volume des œuvres de Martin Luther dans la collection de La Pléiade offrira au lecteur un éventail remarquable de la création de ce jeune lettré, critique de l’Église de son temps et qui eut l’importance que l’on sait. Si l’acte contestataire est bien connu, il mérite néanmoins d’être rappelé, même si certains doutent de son authenticité exacte : ainsi, le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur les portes de l’église de Wittenberg pas moins de 95 thèses critiquant l’Église romaine. Du débat religieux, le niveau des discussions est très rapidement passé au stade politique et international, pour aboutir aux terribles guerres de religion qui marqueront tout le XVIe siècle et conduiront à la séparation définitive entre catholiques et protestants. (...)

(...) Pour ce second volume, la période couverte part de son installation au cloître de Wittenberg, le lieu même où il poursuivit ses études théologiques après son ordination, jusqu’au 18 février 1546, date de sa mort. Après avoir violemment critiqué les activités lucratives de l’Église et plus particulièrement avec véhémence les indulgences, Luther ira plus loin encore et soutiendra qu’un croyant ayant commis un péché n’est pas pardonné et racheté en raison de ses bonnes œuvres – c’est-à-dire par tout ce qu’il pourrait faire et surtout payer pour obtenir le pardon – mais seulement par le don de Dieu directement, une grâce née de la foi seule ; Luther signe ainsi la rupture définitive avec Rome. Les thèses de Luther se diffusent en France dès 1520 et le protestantisme se développe dans le royaume enflammant l’Europe. Pendant 36 années, pas moins de huit guerres de religion vont se succéder, du massacre de Wassy en 1562 jusqu’au fameux édit de Nantes en 1598, sans oublier l’épisode le plus tristement célèbre avec les massacres de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.

Et pourtant, le protestantisme survit, se déploie et se ramifie ce dont témoignent ces écrits réunis. Passé la tourmente initiale, il s’agit pour Luther d’établir dans la durée ce qu’il a initié. Le théologien n’écarte pas les questions temporelles, et notamment celle de l’autorité politique dans des textes engagés tel celui De l’autorité temporelle. Il s’avère également impérieux de gérer au quotidien les églises évangéliques et leur bon fonctionnement, sujet qui intéresse bien évidemment Luther dans ses lettres et missives qui développent des thèmes allant du service divin à l’ordre de la messe, sans oublier les questions cruciales de l’instruction et de l’éducation, chères à l’universitaire (Appel à ouvrir des écoles chrétiennes). Sa Lettre sur l’esprit séditieux souligne combien ce n’est que par la paix et l’évangélisation que le théologien entend développer sa pensée, et non par une action révolutionnaire sociale à la Müntzer qu’il réprouvait.

Les textes présents dans ce second volume révèlent également des aspects moins connus du penseur, empreint de considérations éthiques, qui rejoignent parfois celles de nos contemporains, notamment l’attitude à adopter face à la mort… (Si l’on peut fuir devant la mort). Luther révèle enfin dans ce volume une âme de poète avec ses trente-six Cantiques, des cantiques familiers aux amateurs de Bach, ce dernier les ayant mis en musique, et dont le plus célèbre, Ein feste Burg ist unser Gott, est encore aujourd’hui traditionnellement chanté le 31 octobre, le jour de la fête de la Réformation.

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Hôtel Métropole – Genève

Au 34 Quai du Général-Guisan, sur la rive gauche du Léman, se tient une institution qui porte fièrement son siècle et demi d’existence dans l’hôtellerie de luxe depuis 1854 : l’Hôtel Métropole. À qui parvient jusqu’au seuil de cette vénérable demeure érigée face au lac, seul dans sa catégorie de palace de luxe au pied la vieille ville, est réservé un accueil digne de l’héritage de ces siècles qui ont vu et voient passer têtes couronnées et célébrités du monde entier tels Edouard VII, la reine Isabelle d’Espagne, Richard Wagner, Franz Liszt et bien d’autres encore jusqu’aujourd’hui…

 

 

Élégance, prévenance et naturel président à cet hôtel récemment rénové et ayant changé de philosophie (lire notre interview du directeur Philippe Rubod). Alors que nous regardons encore le Jardin Anglais avec sa célèbre horloge fleurie et dans son prolongement le non moins célèbre Jet d’Eau en ligne de mire, nous sommes invités à gravir le perron intérieur et à nous diriger vers la réception avant de gagner les étages. Colonnades, corniches, pierres de taille et candélabres témoignent de la noblesse des temps, une noblesse allégée par une décoration moderne qui en atténue la rigueur avec ces tonalités de rouge sombre notamment son élégant bar attenant où touristes, hommes d’affaires et Genevois se donnent rendez-vous.

 

 

Sourires et accueil personnalisé sont de mise, et c’est à l’étage que nous découvrirons les chambres récemment décorées faisant face au Léman en un angle inhabituel sur sa longueur et non face au Mont Blanc. Ces chambres lifestyle sont les toutes dernières créations de l’Hôtel métropole avec une inspiration manifeste d’ambiance alpine revisitée par la modernité de papiers peints uniques réalisés spécialement pour l’hôtel par le fabricant de textile Suisse Jakob Schlaepfer, une entreprise de soie et de broderie de renommée internationale, fournissant en tissus d’exception les créateurs de haute couture comme Chanel, Louis Vuitton ou Vivienne Westwood. Literies confortables avec possibilité de personnaliser les senteurs de vos oreillers, salle de bains en mosaïque avec douche hammam ou baignoire Jaccuzi, et technologies avancées notamment pour le contrôle centralisé des lumières, et autres connectiques modernes font d’un séjour à l’hôtel Métropole un instant de tranquillité avec toutes les commodités d’un palace moderne.

 

 

Il faudra à tout prix également grimper aux étages et découvrir cette étonnante terrasse qui a doublé de surface et s’étend aujourd’hui tout en largeur face au Léman, unique point de vue de ce côté-ci du lac et permettant de découvrir un paysage extraordinaire, surtout lorsque le soleil rayonne sur l’onde. Le petit-déjeuner est également une expérience réussie de confort et de qualité, le tout avec un sourire omniprésent, point d’orgue de tout le personnel de l’hôtel Métropole.

 

À l’heure du déjeuner

la Cantina del Gusto

Hotel Métropole


 

 


C’est en milieu de journée, à Genève, qu’il faudra se rendre pour une pause gourmande et légère à la Cantina del Gusto, une adresse qui porte bien son nom car selon les humeurs de la météo, la terrasse extérieure de l’Hôtel Métropole ou sa discrète et confortable salle intérieure en contrebas, accueilleront les heureux visiteurs qui auront retenu cette table. Il fait très chaud à Genève ce jour-là, et nous choisirons la salle intérieure pour des instants de fraîcheur avec ce concept de libre-service haut de gamme où un choix varié de salades et d’antipasti a été disposé avec élégance sur un large buffet accessible. À volonté, il sera loisible de déguster des salades de poulpes et pèche, quinoa associé au saumon et chèvre, crevettes et tomates séchées…

 

 

Le service d’un hôtel de luxe, celui de l’Hôtel Métropole, est là toujours présent pour conseiller un vin adéquat et choisi sous la houlette de Laurent Neel, le sympathique sommelier qui connaît cette maison depuis des lustres et saura notamment vous recommander un rosé de Pinot Noir Domaine des Graves Soleil de Plaisir 2015, idéal pour accompagner en légèreté ces entrées. Des plats chauds sont également proposés tels ces gratins de penne au parmesan et d’aubergines fondantes qui laissent l’impression d’avoir traversé la frontière et de se trouver en Italie ! Saveurs et élégance sont en cette Cantina conjuguées pour offrir une restauration de qualité accessible. Un plat de poisson ou de viande est chaque jour également proposé au menu. De petits gâteaux feuilletés et des fruits frais complètent ce tableau idéal pour un repas rapide, léger mais de qualité.

Interview Philippe Rubod – Directeur Hôtel Métropole.
 

 

L’hôtel Métropole a une véritable dimension historique pour la ville de Genève, propriétaire de ses murs.


Philippe Rubod : "Au milieu du XIXe siècle, en plein cœur de la révolution hôtelière suisse, des financiers, entrepreneurs, architectes visionnaires se sont lancés dans des projets très importants pour l'époque avec de véritables monuments hôteliers que ce soit dans les grandes villes de Suisse ou vers des destinations alpines. Et ce jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, soit plus d'un siècle d'hôtellerie générant un important retour sur investissement. À ce tableau s'ajoute une clientèle qui ne demandait qu'à être éblouie et divertie.

 

 

C’est dans ce contexte qu’est né notre hôtel, une naissance due au rêve d'un financier allemand Christian Frédéric Kohler. Pour réaliser ce rêve, il s'adjoint les services d'un architecte genevois, Joseph Collard, pour construire le premier établissement de cette envergure sur la rive gauche du lac alors que tous les autres palaces étaient installés de l'autre côté. Notre hôtel à l’époque se nommait le Grand Hôtel de la Métropole. C'est le seul établissement de cette catégorie, encore aujourd’hui, sur la rive gauche à offrir à ses hôtes cette vue imprenable sur le lac dans toute sa longueur ; c’est ce qui a fait sa spécificité et en fait encore aujourd’hui sa renommée. La première pierre est posée en 1854 et l'établissement ouvrira ses portes en 1857. L'architecte a retenu une inspiration néoclassique dont les volumes sont très équilibrés et géométriques. En 1942, le comité international de la Croix-Rouge résidant dans ces murs doit trouver de nouveaux locaux et la ville de Genève décide alors d'acheter l'hôtel pour des bureaux. Ce n'est qu'après la guerre que l'hôtel retrouvera sa vocation initiale.

 

 

Notre hôtel a toujours été à la pointe de la modernité ; Ainsi, a-t- il été l'un des tout premiers à être équipé d'un éclairage au gaz qui a succédé à l'éclairage aux bougies. Le prix de ces dernières était d'ailleurs autrefois facturé aux clients et dépassait souvent le montant même de la chambre ! Le Métropole a été également l'un des tout premiers à être équipé de sonnettes dans les chambres qui permettaient d'appeler le personnel. Étonnamment, à cette époque, vous n'aviez pas de salle de bains pour chaque chambre mais celles-ci étaient parfois partagées pour 5, 6 ou 7 chambres. En revanche, les chambres étaient le plus souvent équipées de salons annexes. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour qu'il y ait cette adéquation entre une chambre et une salle de bains".

 


L’hôtel Métropole aujourd’hui a à cœur de préserver cet héritage et offre un visage intégrant la modernité.


Philippe Rubod : "Depuis juillet de l’année dernière, la ville a décidé d’abandonner la concession de l’hôtel Métropole à une marque pour lui préférer une réappropriation par les Genevois. Un nouvel axe de positionnement a ainsi été posé avec un hôtel qui se doit exprimer l'essence de l'hospitalité genevoise et être la vitrine de l'Histoire de la culture et des talents de la communauté genevoise.

 

 

Il y a également le souhait de mettre en avant un hôtel de luxe certes, mais aussi lifestyle dans lequel le design, la cuisine sont plus créatifs avec des technologies plus développées que la moyenne ; un établissement au luxe décontracté et un peu plus fun comme nous avons commencé à le faire avec notre terrasse au dernier étage donnant sur le lac Léman qui a doublé de taille ou notre Cantina del Gusto également très accessible".

 

La qualité immédiate s'inscrit semble-t-il dans le service à tous les niveaux de l’hôtel.


Philippe Rubod : "Nous avons cherché à faire un mix entre les membres du personnel qui portent la continuité et la mémoire de l'hôtel dans de nombreux secteurs clés tels les restaurants, le bar, la réception, et toute cette génération qui est venue ces dernières années et qui apporte une fraîcheur et un vent nouveau.
Le monde des affaires est très présent dans vos murs.
Effectivement, le cœur même de Genève bat sur sa rive gauche puisque Genève est né sur cette petite colline au pied de laquelle l'hôtel se trouve. Par sa situation géographique, l'Hôtel Métropole est le plus proche du quartier traditionnel des affaires de Genève ainsi que du quartier commerçant et du shopping avec la route du Rhône et ces rues basses où se mélangent activités de commerce mais aussi le trading, les finances et métiers d’avocat. On oublie souvent que Genève est la première place de trading mondial. Nous sommes donc un point de rencontre absolument central et naturel pour tous ces univers".

Restaurant Gusto

Hôtel Métropole

Le goût italien est au rendez-vous pour ce dîner au restaurant de l’Hôtel Métropole le Gusto qui peut être découvert dans l’élégante salle à l’étage ou sur cette agréable terrasse de la place Métropole, choix que nous retiendrons, l’été genevois ayant déjà décidé de s’imposer en cette période printanière.

 

 

Le sommelier Laurent Neel avec sa bonne humeur communicative suggère un vin Franciacorta Domaine Ziliani de Lombardie, une bien joyeuse manière de commencer la soirée sous d’agréables auspices italiens. Une monumentale sculpture de l’artiste Jean-Pierre Perusset intitulée « La paix » (1970) domine une fontaine éclairée qui dispense une fraîcheur agréable alors que la pénombre gagne timidement en ce lieu discret et pourtant déjà bien fréquenté en cette soirée.

 

 

Il faut, par beau temps, choisir ces grillades gourmandes du soir avec cette réputée tagliata de bœuf sur os 6 semaines, un régal servi avec sa roquette, parmesan et dont on choisit la sauce – une béarnaise légère en l’espèce, accompagnée de pommes frites et artichauts italiens.

La pêche du jour – une truite de mer – fait également merveille, grillée avec sa sauce Vierge de légumes croquants à l’huile d’olive pour des saveurs préservées et accompagnée d’artichauts de Toscane, un équilibre parfait de préparation et de fraîcheur qui ravit le palais.

 

 

Pour accompagner ces saveurs, un vin rouge Suisse Noir Combe 2015 Domaine des Graves Genève fera merveille avec la truite alors que la valeur sûre du Valpolicella Superiore Monte dall’Ora 2013 sera idéale avec le bœuf préparé à la mode toscane…

 

 

 

La nuit est maintenant tombée sur Genève, la température demeure élevée et c’est avec un plaisir renouvelé que nous découvrirons les desserts créatifs du Restaurant Gusto de l’Hôtel Métropole, tels ce Tiramisu revisité avec sa glace et pistaches ou encore ce Délices d’agrumes déclinant le citron en crème et en meringue en de doux accords gourmands. Nous prolongerons encore délicieusement cette expérience tard dans la soirée, une invitation partagée lorsque l’heure du café accompagné d’une Grappa rappelle que Genève et l’Italie sont encore plus proches au Gusto de l’hôtel Métropole !

Hotel Metropole

34 Quai General Guisan, 1204 Geneva, Switzerland
hotel@metropole.ch
www.metropole.ch

Déjeuner en terrasse

au restaurant Hôtel du Parc des Eaux-Vives

Quelle surprise ! Celle qui attend le visiteur de la table du Parc des Eaux-Vives surtout s’il découvre pour la première fois ce lieu enchanteur à quelques pas du cœur de Genève. Il pensera s’être trompé d’adresse, déranger un descendant de Voltaire ou de Madame de Staël tant les lieux ont gardé la noblesse de leurs années.

 

© Lexnews

 

Un parc se déroulant vers les ondes du Léman jette un décor somptueux rehaussé par la majesté d’arbres séculaires, d’une collection non moins remarquable d’hortensias, sans parler des nombreuses dépendances qui évoquent subrepticement le souvenir de ces propriétés du Siècle des lumières où la pensée moderne émergeait des plus beaux esprits que comptait l’Europe.

 

 

 

C’est dans ce décor enchanteur que nous serons accueillis par Jérémy Biémont, le manager de salle et que nous prendrons place en terrasse sous de vastes parasols à une table face au Léman, entre deux rangées d’arbres vénérables. Il faut cependant quitter des yeux quelques instants ce décor féerique pour découvrir, sous la direction du chef Julien Schillaci, une carte inventive et fraîche de ses promesses de fin de printemps avec cette soupe de melon et focaccia de jambon fumé ou encore ce tofu grillé avec ses asperges vertes printanières déclinées cuites et crues en émincé, quinoa et pois frais.

 

L’élégance de la cuisine des Eaux-Vives vient en écho par une juste réminiscence de ces heures grandioses que l’on devine des siècles passés, ce que confirme un succulent carré d’agneau de la ferme du plateau de Vessy rôti à la fleur de thym en cocotte avec ses pommes Ratte confites, thym et petits légumes printaniers ; un plat généreux qui satisferait bien deux convives s’il n’était aussi réussi, un régal gourmand et gourmet !

 

 

Le poisson est également à l’honneur à la table des Eaux-Vives avec cette daurade et son duo de carottes et riz basmati, un plat élégant dont les saveurs enchantent le palais par son équilibre sans artifices. Une brise légère rafraîchit et irise la surface du lac de multiples reflets, quelques petits nuages blancs tempèrent la monotonie du bleu, on dirait l’un de ces tableaux accrochés au musée des Beaux-Arts de Genève…

 

 

Le service toujours prévenant vous conseillera agréablement pour terminer ce déjeuner de beaux desserts avec notamment ce délicieux chou citron accompagné de sa meringue ou encore cette tartelette de crème de pistache et framboise, ode aux saveurs d’antan.

 

 

Avec ce repas élégant, une carte de vins de la région offrira un beau voyage dans les vignobles suisses tels ce Chardonnay, domaine du Nant d’Avril Genève ou encore ce Pinot gris, domaine Dugerdil Genève qui accompagneront idéalement le souvenir de ce déjeuner enchanté en terrasse au restaurant Hôtel du Parc des Eaux-Vives de Genève.

Restaurant du Parc des Eaux-Vives
Quai Gustave Ador, 82 CH- 1211 GENEVE Tel : +41 22 849 75 75
info@p-e-v.ch http://parcdeseauxvives.ch

Mandarin Oriental Geneva

L’Histoire fait date tout autour de l’Hôtel Mandarin Oriental installé entre le Pont de la Machine et celui de la Coulouvrenière en ce lieu si paisible face au Pont de l’Île, et pourtant nous sommes bien en plein cœur de la ville de Genève. C’est en ce même lieu que Jules César en 58 av. J.-C. détruisit ce moyen de rejoindre les deux rives, édifice qui sera reconstruit par la suite, preuve de la ténacité de ses habitants et début d’une longue prospérité commerciale pour toute l’Europe. Un château fort fut par la suite érigé au cœur même de l’île au Moyen-Âge, et c’est encore aujourd’hui une de ses tours qui témoigne de ce passé si riche des lieux.

 

 

Au numéro 1 du Quai Turrettini se dresse l’Hôtel Mandarin Oriental, et de ses fenêtres, le Rhône, le lac Léman, les chaînes montagneuses des Alpes et la vieille ville en ses hauteurs composent un paysage idyllique rappelant les grandes heures de la ville. À tout moment de la journée et du soir, nous comprenons ce sentiment évoqué par Franz Liszt citant Byron : « Je ne vis pas en moi-même, mais je deviens une part de ce qui m’entoure » (extrait de Childe Harold) et qui inspira au musicien ses fameuses Cloches de Genève, pièce pour piano de ses Années de Pèlerinage consacrées à la Suisse. À qui prend le temps d’écouter les bruits de la ville le soir tombé, ces cloches ponctuent tel un métronome l’air cristallin de Genève alors que l’un des plus beaux palaces ouvre ses portes au visiteur d’un jour.

Le luxe est sobre et discret en ces lieux, la priorité étant donnée à l’accueil dès votre arrivée, et les sourires et regards sont francs, aimables et directs, du portier au chasseur, de la réception jusqu’au bar…

 

 

 

 

Aux étages, avec cette vue imprenable sur la vieille ville et les cimes montagneuses, une chambre confortable et spacieuse nous accueille où cuir et tissus choisis composent un décor raffiné avec ces camaïeux de beige et d’ocre, ses épaisses moquettes et sa salle de bain exclusivement décorée de marbre ocre en écho aux cimes lointaines… À tout moment, la tranquillité est de mise au Mandarin Oriental et même en pleine saison alors que l’hôtel est complet, le calme règne au point de pouvoir dormir les fenêtres ouvertes…

 

 

Le petit-déjeuner en terrasse ouverte lorsque le temps le permet ou à l’intérieur offre un choix varié et savoureux de pains, viennoiseries, gâteaux, buffet salé et autres choix personnalisé pour commencer sous les meilleurs auspices sa journée. Tout est fait pour qu’un séjour dans cet hôtel soit une expérience, comme une promesse d’y revenir… bientôt !

 

 

Un verre au Mo Bar

de l’Hôtel Mandarin Oriental

 

 

A l’heure de l’apéritif, lorsque la journée se termine ou pour prolonger une douce soirée lorsque les couleurs deviennent miellées aux abords des ponts et sur les quais du Rhône, laisser vos pas vous guider vers le MO Bar, le bar chic et sélect de l’hôtel Mandarin Oriental Geneva. Lieu sympathique et agréable avec sa terrasse ouverte sur le quai, on s’y repose ou discute autour d’un verre idéalement préparé par l’équipe du Mo Bar dans un cadre élégant et confortable. Un pianiste talentueux officie en ces lieux, les fauteuils et canapés invitent à la détente et l’accueil réservé est digne des grandes maisons. Vincent nous présentera la carte des cocktails et nous retiendrons un Sprintime in Geneva, bien nommé en raison de la saison et parfaitement équilibré avec de l’apérol, du vin rosé, du pamplemousse amer et Champagne… Pour de la couleur et des accords de fruits rouges, on retiendra le cocktail Mandaritini idéal avec cette association de vodka, chambord, framboises fraîches, feuilles de menthe et jus de canneberge. Avec ces boissons, des petits sandwichs à partager à la viande de grison, au saumon, fromage blanc et tomate animeront gaiement les conversations feutrées et l’art discret et élégant de ce pianiste-chanteur qui envoute la salle par son suave charisme… Un nom le MO Bar, un lieu, une adresse à noter dans son carnet !

Interview Lars Wagner General Manager Mandarin Oriental Geneva
 


Comment s’inscrit historiquement et géographiquement le Mandarin Oriental au cœur de la ville de Genève ?


Lars Wagner : "L'hôtel a été construit en 1950 et s’appelait alors l’Hôtel du Rhône, une adresse bien connue à Genève. C'était un bâtiment à cette époque très moderne ayant un emplacement stratégique en ville avec un accès très direct aux banques et aux commerces. Il faut reconnaître que nous bénéficions d'une situation un petit peu à part avec cette tranquillité toujours appréciée face au bord du Rhône qui vous permet de dormir fenêtres ouvertes… Il faut souligner également que la ville a fait de gros efforts pour aménager tous ces espaces et notamment les quais, ce qui ajoute à la fluidité et l'accessibilité des lieux. En 1999, la chaîne Mandarin Oriental a acquis cet hôtel et l'année 2000 a vu l'ouverture de cet établissement.

 

 

Entre 2008 et 2012, toutes les chambres ont été rénovées par le fameux architecte parisien Sylvie de Margerie ainsi que les espaces communs de l'hôtel par Adam D.Tihany, le talentueux designer new-yorkais bien connu pour ses boiseries laquées… Je suis rentré dans les murs le 1er janvier 2013 et nous poursuivons les rénovations notamment les couloirs de l'hôtel, ainsi que celle de la suite présidentielle et des salons de banquet…"

 

Confort et chaleur de l’accueil sont au cœur de vos priorités. Comment cela se traduit-il dans les différents services que vous proposez à vos hôtes ?


Lars Wagner : "Je tiens beaucoup à cette dimension et je dois vous avouer que c'est une de nos premières priorités lorsque nous faisons des entretiens d'embauche. Je dis souvent que j'embauche un sourire, surtout pour les postes à contacts visibles. J'aime citer l'écrivain Antoine de Saint-Exupéry avec cette image des cœurs qui se parlent. Nous tenons à cette chaleur humaine, et de même qu'entre amis lors d'une fête, les sourires et les regards sont naturels, j'aime à ce qu'il en soit ainsi également dans notre hôtel. Je ne tiens pas à ce qu'il y ait un service guindé et trop strict mais plutôt un service qui vient du cœur et naturellement. Nous sommes une petite famille de 220 employés ayant tous pour priorité d'anticiper les attentes des clients afin qu'ils se sentent à l'aise, chez eux. Genève est cher, il y a une offre nombreuse, et la seule vraie raison pour qu'un client revienne, vous savez, c'est la qualité et la reconnaissance du service".

 


La restauration au Mandarin Oriental est réputée à Genève avec une option exotique qui correspond à l’identité Mandarin Oriental, pouvez-vous nous en parler ?


Lars Wagner : "Notre chaîne Mandarin Oriental met en avant toute une déclinaison de services où la restauration est, en effet, très importante. Nous avons mis en place ici à Genève, il y a trois ans, des promotions culinaires internationales avec les chefs réputés Pierre Gagnaire, Thierry Marx et bientôt Emmanuel Reynaud de Genève. Fin septembre, ce sera même une équipe de cuisiniers de Bangkok ! La semaine prochaine, nous allons créer un restaurant éphémère pop-up sur le thème du Moyen-Orient, et en hiver pour la troisième fois, nous mettrons en place notre chalet, un vrai chalet en bois… Le Rasoi est le fruit d’une coopération avec le chef Vineet Bhatia depuis sept ans avec un réel succès pour un restaurant complet presque tous les soirs. Nous tenons à ce que notre restauration soit ouverte sur la ville et non exclusivement réservée à notre clientèle. Nous avons par exemple invité dans nos murs les ventes aux enchères de Sothebys pour cinq ans, nous sommes également partenaires avec le bal de la Croix-Rouge avec le chef Marc Veyrat… Je tiens véritablement à ce que cet hôtel soit ouvert à la ville et à ses habitants et non un lieu fermé et snob".

 

 

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L’Inde au bord du Léman avec le restaurant Rasoi

Mandarin Oriental Genève

Etonnant voyage culinaire que celui proposé par le restaurant Rasoi au Mandarin Oriental Genève. Toute la richesse de l’Inde est ici réunie dans un écrin de la haute gastronomie genevoise, fruit d’une heureuse rencontre entre le Chef Vineet Bhatia et le très bel hôtel Mandarin Oriental de Genève. Au numéro un du quai Turrettini, le promeneur exotique croit traverser l’espace et parcourir en quelques fractions de seconde des milliers de kilomètres. Les évocations de palais de Maharadja cèdent aussi facilement à ces rêves de longues processions où encens, chants et ferveur religieuse esquissent un tableau saisissant pour l’Occidental béotien.

 

L’Inde est ici, par ses senteurs et ses saveurs, ces premières impressions de tout voyageur débarquant sur ce vaste continent. C’est ce rêve qui est suggéré au restaurant Rasoi avec une cuisine née de la terre et dont les épices ouvrent à de nouvelles expériences gustatives. Tout est en effet finesse dans les associations réunies par le chef Baskar Chakravarty officiant dans les cuisines du Rasoi. Pour commencer, un cocktail maison donnera un avant-goût de la rencontre entre Orient et Occident : un Champagne rosé délicatement mélangé à un jus de litchi avec un bâtonnet de cannelle, prenant allure de bois flottant remué par les bulles… La nuit tombée, le Rasoi est une véritable ruche où le Tout-Genève se réunit dans cette ambiance rouge sombre et chaleureuse avec ses panneaux de bois laqué noir. En ces lieux, le palais ne sera jamais agressé, et l’usage raisonné des plus belles épices de l’Inde exige un savoir-faire et une écoute des mets et de leur cuisson. C’est à cette condition que les épices vont servir les saveurs et non les détruire. Un savoureux flétan aux piments frais qu’accompagne une purée de chou rouge ouvre le palais à des saveurs nouvelles, chaudes et rondes. L’harmonie des couleurs n’a pas en ces lieux magiques qu’une seule valeur esthétique, mais tisse des liens immédiats avec la profondeur des saveurs, un leitmotiv enrichissant nous entraînant à des redécouvertes de ce que l’on pensait acquis.

La salle est chaleureuse et les hôtes – tables d’affaires ou repas privés – sont à la fois curieux de ces belles découvertes et enjoués par une cuisine rassérénante. Mais il est un plat incontournable au Rasoi qu’il faut avoir goûté, ce Homard grillé avec sa polenta « Masala » et son écume d’encre de seiche, un plat à l’équilibre parfait où les épices soulignent la fraicheur du noble crustacé. Le Tandoori de suprême de volaille aux olives et tombée d’épinards joue également les accords orient-occident avec subtilité accompagné de sa gaufrette de tomate et sauce blanche à l’eau de tomate. Tout est affaire de nuances et de délicatesse en ces lieux de gastronomie indienne. Un sorbet melon et poivre, caviar de melon et champagne pour faire reposer les papilles, et c’est une noisette d’agneau fumé au gingembre et ses légumes Bhaji de Chowpatty qui fait une fois de plus la démonstration de la qualité de la cuisine pratiquée au Rasoi. En fermant les yeux et en humant toutes ces odeurs, les palais des Maharadjas ne semblent qu’à quelques pas, en les rouvrant, c’est le Rhône qui s’étire à vos pieds !

 

 

Qu’ajouter à ce beau voyage en terre indienne ? Les desserts doux et onctueux qui prendront encore la forme d’une déclinaison heureuse de saveurs originales avec ces entremets à la noix de coco et pomme verte, son petit clin d’œil d’un kulfi sous la forme d’un Lego à la citronnelle et gel de pomme et ganache chocolat pour un éventail frais et doux de saveurs.

La tâche n’est jamais aisée pour un sommelier avec une cuisine si riche en saveur, et il faudra tout le savoir-faire et le talent du Chef Sommelier Fabien Mene pour s’acquitter à merveille de sa tâche en suggérant de beaux vins de pays tels cette Petite Arvine, Valentina Andrei Combe de Nutze 2015 du Valais, La Colombe Noire, Raymond Pacot La Côte, 2013 Vaud et ce Merlot Diasca, Gialdi 2013 Ticino.
 

Quai Turrettini 1 1201 Geneva, Switzerland
Telephone +41 (22) 909 00 00 Email mogva-reservations@mohg.com
www.mandarinoriental.fr/geneva

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Restaurant Le FLORIS - Genève

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À l’écart du bruit de la ville et des trépidations du trading international, un espace préservé de la frénésie moderne résiste à l’air du temps et cultive un art légué par les siècles, celui du partage d’une gastronomie heureuse et bienveillante. Bonheur et bienveillance ne sont effet pas de vains mots au restaurant Le Floris, mais bien des réalités tangibles se manifestant dès votre arrivée par des sourires sincères et des regards présents.

 

 

À peine assis à sa vaste terrasse que l’on pourrait qualifier d’Éden si le mot n’était pas tant galvaudé, un paradis sur terre où l’élément aquatique est aussi omniprésent avec Le Léman, vous aurez la chance de recevoir les salutations du Chef Claude Legras. L’homme a beau être honoré par pas moins de cinq étoiles tout au long de son riche parcours dans la plus haute gastronomie, il n’a pas perdu sa simplicité ni cette sincérité de cœur qu’il partage volontiers avec vous dans un paysage idyllique pour des agapes non moins divines dont la réputation a franchi les Alpes et bien d’autres contrées.

 

 

Le Floris cultive sous l’inspiration de son Chef une cuisine capable des plus grandes hauteurs, en gardant toujours ce fil ténu qui la rattache aux sens et aux émotions sans heurts. Des mises en bouche élégantes donnent le "la" de cette dégustation, un cannelloni de carotte fourré de crème de potimarron avec son émulsion de noisette accompagné d’un Champagne rosé de la maison Gosset pour un accord de couleurs et de saveurs. Les douceurs océanes qui suivent offrirent une rare expérience de saveurs équilibrées avec ce crémeux de langoustines à boire et servi en papillote avec sa paille, ce tartare de bar et huitres, et ce ceviche de daurade aux coquillages, caviar et mangue où chaque saveur répond aux autres en un dialogue enrichissant de songes océanes.

 

 

Sans heurts et tout en offrant d’autres suggestions gustatives, un soufflé de brochet en cannelloni de courgettes avec écrevisse du Léman ravira les palais les plus exigeants en un bonheur enveloppant qui restera gravé dans notre mémoire gustative. La cuisine de Claude Legras opère en effet cette magie de suggérer des réminiscences gustatives par des associations subtiles et choisies, une cuisine qui prend soin de votre enfance…

 

Encore une belle découverte, locale avec l’omble chevalier pêchée dans Le Léman même, un poisson d’eau douce froide, proche du saumon et de la truite, qui réserve toute la délicatesse de ses saveurs lorsqu’elle est ainsi préparée avec une écume à l’ail des ours accompagnée d’une asperge blanche.

 

 

A l’image de ces grands maîtres zen dont un seul geste suffit à résumer l’art, le Chef du Floris sait concentrer en quelques traits bien des richesses de la gastronomie comme ce remarquable Grenadin de lotte confie, un poisson dont les tranches sont parfaitement parées et émulsionnées d’une sauce aux herbes fraîches accompagnées d’une galette azuréenne aux légumes de saison, beauté et saveurs confondues… La cuisine du Floris réserve encore bien des surprises pour les amateurs de viande avec ce Duo de bœuf filet couvrant un bourguignon fondant, un duo en un bouquet gourmand qu’un Bourguignon ne renierait pas !

 

© Lexnews

 

L’heure des saveurs sucrées est maintenant venue, le Léman dispense toujours tel un miroir les reflets de ses petits nuages, un bateau fait retentir sa sirène, une buse tournoie au-dessus de nos têtes comme pour rappeler que c’est bien ici que règne le bonheur. Un rocher au chocolat au lait – Suisse oblige ! – avec son sorbet à la fraise, puis un majestueux Dôme rose associant rhubarbe, citron vert et fraise gariguette en des accords délicatement acidulés et sucrés, font leur entrée comme des desserts d’antan…

 

 

Le Floris invite à découvrir également de beaux vins locaux, dont les vignes ne sont distantes que de quelques centaines de mètres, baignées par le soleil lémanique, tel cet élégant Pinot Blanc 2015 « Domaine des Ménades », ce Chardonnay en Barrique 2015 « Villard & Fils » ou encore ce Merlot remarquable de la même maison « Villard & Fils » 2015.

 

Décidément, le restaurant Le Floris imperturbable dans ce siècle réserve toujours à ses hôtes, avec la générosité et le bonheur partagé de son chef Claude Legras, de bien belles surprises gourmandes et gourmettes !

 

 Le Floris
287 route d'Hermance 1247 Anières
+41 (0)22 751 20 20
www.lefloris.com

Restaurant La Bottega - Genève

La Bottega est le restaurant valeur montante des saveurs italiennes à Genève. Récompensée d’une étoile, cette adresse séduit immédiatement pour sa cuisine inventive et près du cœur par la poésie gastronomique déclinée en ces lieux par le talentueux chef Francesco Gasbarro. Au numéro 21 de la rue de la Corraterie, tout proche du Grand Théâtre et au pied de la Vieille Ville, il faut avouer que les lieux ont tout pour plaire que l’on vienne du lac ou de la belle promenade de la Treille avec ses charmants marronniers, un soir de printemps… Avec ses ruelles anciennes environnantes, l’hôte de La Bottega a immédiatement le sentiment de dîner dans l’âme de la ville.

 

 

À l’intérieur, le design contemporain chaleureux vous accueillera avec ces matériaux recyclés et cette touche inimitable du design italien : briques rouges, tables et chaises en bois clair ; une ambiance décontractée invitant à se concentrer sur l’essentiel, sur une gastronomie inventive et originale. À peine installé, on vient vous avertir qu’ en ces lieux, les menus sont élaborés par le chef en fonction des goûts, des envies, et qu'ils sont réalisés en direct de la cuisine ouverte donnant sur la salle du restaurant. Cette partition libre répond à des critères stricts d’une cuisine reposant sur les bases incontournables de la cuisine italienne mais revisitée par une inspiration débridée et moderne.

Une mise en bouche légère et aérienne de crème d’œufs et de fromage rehaussée de lardons présentée dans sa coquille d'œuf débute les agapes, suivie de chips de pommes de terre avec une crème de Cabillaud et pistache idéales pour éveiller la curiosité des papilles !

 

 

Le gastronome averti sera séduit par ces filets de rouget idéalement cuits par le seul contact d’une huile bouillante afin de préserver leurs saveurs soulignées d’une crème de petit pois et de pousses de scarole.

La salle est presque comble et l’activité est digne des enseignes italiennes avec ces accents transalpins conjugués aux différentes langues internationales des convives. L’art de la pasta est fièrement honoré par le chef Francesco Gasbarro avec ses raviolis d’agneau légèrement fumé alors que les gnocchis au pecorino et aux fèves révèlent tout leur fondant. Des associations délicates conjuguées avec gaieté.

 

 

La cuisine de La Bottega est décidément créative sans pour autant enfreindre les codes des racines italiennes ce que confirme d’ailleurs ce Risotto de gambas rouges, orange et basilic. Peut-on encore être surpris à La Bottega ? Oui, avec cet étonnant turbot associé à la menthe et aux courgettes, une association audacieuse, mais réussie qui témoigne de la maîtrise des cuisines de La Bottega. Nous terminerons cette expérience gastronomique par un dessert curieux et original où un crumble de cacao, câpres et raisins secs revisite une fois de plus des saveurs connues en des déclinaisons novatrices, un leitmotiv gourmand à La Bottega, pour le plus grand plaisir de ses convives.
 

 

La Bottega accorde également une priorité à la carte des vins avec des suggestions idéales mets/vins qui se font l’écho des plats créés en cuisine. Ainsi, l’hôte de La Bottega pourra-t-il passer agréablement d’un vin du Frioule Delfino della Marchesa floral et minéral à un puissant et raffiné vin de Bordeaux Agape Chateaux L’Escart, sans oublier ce vin du Jura plein de noblesse Les Clous, Domaine de L’Aigle à deux têtes, et ce mémorable Sangiovese l’Alberaia, Paolo Caciorgna.

Rue de la Corraterie, 21 – Geneve (Suisse)
info@labottegatrattoria.com – +41 (0)22 736 1000
www.labottegatrattoria.com

6000 ans de réceptacles, la vaisselle des siècles par Michel Butor
musée Barbier-Mueller Genève
jusqu'au 31 janvier 2018

C’est un anniversaire quelque peu nostalgique qui est proposé au musée Barbier-Mueller, situé au centre de la vieille ville de Genève, avec la disparition récente le 22 décembre 2016 de Jean Paul Barbier-Mueller, lui-même, président-fondateur de la Fondation. Triste absence qui se double par la disparition également récente de Michel Butor, décédé quelques mois avant, le 24 août 2016, et qui avait été sollicité pour fêter les 40 ans du musée. Cette belle et émouvante exposition, « 600 ans de réceptacles », qui se tient actuellement à la fondation, est donc bien plus qu’un anniversaire, mais bien un très bel hommage rendu tant au poète et romancier, Michel Butor, qu’au collectionneur Jean-Paul Barbier-Muller, tous deux épris d’humanité.

 


Michel Butor avait choisi cent pièces majeures à partir de ses affinités électives, un choix où singularité, sensibilité et poésie tissent un dialogue intime. Un dialogue partagé avec les visiteurs, presque comme un murmure, autour d’une scénographie naturelle et remarquable. Le thème du réceptacle a été choisi avec un plaisir évident par cet amoureux de la langue et des idées recueillies par la mémoire, comme ces objets recueillent les actions des hommes depuis l’aube des temps.

 

 

À la fois fruits de nos projections et invitations à interroger l’au-delà et l’indicible, ces vases, plats, carafes, boîtes et autres situles parlent au visiteur en écho aux murmures qu’a bien voulu laisser sous la forme de poèmes Michel Butor en vis-à-vis de ces témoins de l’humanité.

Alors même que ces pièces proviennent des quatre coins de la planète et des temps les plus reculés de notre histoire, Michel Butor les a classés en « rayons » selon l’inspiration qu’il reçut de leur forme, histoire, matériau, et surtout du message qu’ils ont bien voulu transmettre au poète.

 

 

De cette rencontre que l’on devine secrète et intime sont nés un véritable partage et une ode d’amour ou d’humanité, mais pour Michel Butor, ce poète à la sensibilité à fleur de peau, c’est presque un synonyme, une tautologie. Avec le recul, on se dit bien entendu que c’est un testament, la prescience que bientôt il pourrait poursuivre ces conversations après sa vie terrestre, prémices à une communion parfaite avec l’humanité. Le visiteur passe d’une salle à l’autre, littéralement inspiré par ces fonctions des réceptacles qui suggèrent, présentent, versent, conservent ou donnent encore…

 

 

Antiquité et artistes contemporains s’entrecroisent aux détours de l’Afrique, de l’Océanie ou des Amériques. Les frontières de la création s’étiolent, le souffle vital qui a animé ces témoins, et les anime encore, se renforce, ce qu’a bien compris Michel Butor. Chaque objet est expliqué dans son contexte et ses utilisations, mais c’est dans l’entrecroisement de leur rencontre que se niche - grâce à l’acuité de Michel Butor et à la scénographie du musée - la fertilité de ces découvertes.

Musée Barbier-Mueller
Rue Jean-Calvin, 10
1204 Genève

Du Rhône Chocolatier

Genève

 

Du Rhône Chocolatier compte assurément parmi les meilleurs chocolatiers genevois ; un nom qui appartient non seulement à l’histoire de la ville mais qui a su également se positionner à la pointe de la créativité. C’est en 1875 que Monsieur Pertuiset installe sa chocolaterie au 2 rue du Rhône, le début d’une belle histoire d’amour entre ce passionné de la fève de cacao et la société genevoise toujours plus pressée depuis lors de découvrir les saveurs créées par cet établissement à la renommée croissante. Au XXe siècle, c’est dans le monde entier que la renommée de Du Rhône se fait connaître, même si depuis 1976, le célèbre chocolatier a certes déménagé au 3 rue de la Confédération, rien ne change, ni le célèbre nom ni sa renommée jamais démentie. En 1986 les frères Alexandre et Lorenzo Marangoni ont pris la direction de cette adresse incontournable de Genève où vous pourrez régulièrement rencontrer le très sympathique Federico Marangoni, Directeur Général Du Rhône Chocolatier.

 


Que ce soit le General de Gaulle, Grace Kelly, J.F. Kennedy, Maurice Chevalier, Colette, Dwight Eisenhower, Winston Churchill et bien d’autres personnalités, tous ont un jour ouvert la porte de cette célèbre institution pour y déguster, le Coline, une ganache noire intense avec 70 % de fèves de cacao du Brésil et de Papouasie-Nouvelle-Guinée et pour lequel le chocolatier a obtenu le 1er Prix du salon international des chocolatiers de Genève en 2011, et, bien entendu, le plus que fameux Mocca Glacé, le secret le mieux gardé du chocolatier depuis plus d’un siècle et pour lequel il a également obtenu le Prix Gault & Millau…
Les prix internationaux décernés, année après année, témoignent de la qualité irréprochable des créations réalisées par ce Maître chocolatier et cet artisanat de luxe. Le choix des meilleurs produits, avec une fine sélection des fèves, un contrôle et un soin de la plus haute exigence apportés à toutes les étapes de la production ont valu à cette célèbre enseigne chocolatière la reconnaissance d’une fidèle clientèle tant genevoise qu’internationale. Au titre de cette haute exigence, le refus ferme du chocolatier Du Rhône d’incorporer des additifs chimiques et autres agents conservateurs dans ses créations, une garantie de qualité et de fraîcheur de plus en plus rare malheureusement ! Les fins connaisseurs ou les amoureux et gourmets ne s’y trompent pas et tous ont en mémoire gustative la célèbre enseigne.

 

 
Dans les chocolats noir, l’amateur averti retiendra assurément également L’Impérial, l’accord parfait entre une ganache noire 70% de fève bio de la République Dominicaine aux deux thés, Earl Grey et Chine non fumé, chocolat noir ayant été primé au salon International des chocolatiers de Genève en 2012, ou encore le noir Helène, un massepain salé très légèrement avec sa ganache fine de caramel enrobée de chocolat noir ou encore le Citrus, une association subtile d’une ganache noire et du citron vert.

Mais, le choix pourra également se porter sans hésitation sur des « clairs » ou chocolats au lait tels que Le Divin, l’association, digne de son nom, d’une ganache lait avec une pointe de subtilité de pâte de cacao, Le Marie-Galante pour son accord fondant cacahuète et caramel au beurre salé ou encore L’exotique, une ganache lait aux fruits de la passion.
 

 

Pour les gourmands et les amoureux impénitents de pralinés, leur choix pourra se porter sur le classique et non moins délicieux Malakoff, un authentique praliné lait noisette réalisé à l’ancienne ou Le Délicat, un praliné noisette clair en feuillantine sans oublier le doux et délicat Aveline lait, un praliné lait aux amandes de Provence.
Chaque chocolat que cela noir ou « clair » signé Du Rhône fait l’objet d’une réalisation entièrement « fait main », fruit d’une création soignée par le maître chocolatier Jean-Pascal Sérignat et son équipe. L’excellence du chocolat où créativité, originalité et tradition sont à chaque fois interrogées pour émouvoir le palais et susciter ces réminiscences de l’enfance retrouvée…. Pour cela, le chocolatier Du Rhône privilégie cette émotion toujours renouvelée de l’onctuosité et de la fraicheur de ces chocolats aux fèves de première qualité avec une répartition idéale de la ganache, une découpe adaptée des pralines et un enrobage équilibré.

 


A noter que pour cette année 2017, le célèbre chocolatier surprend encore agréablement sa fidèle clientèle avec sa toute nouvelle création de chocolats noirs « de printemps/été », de subtiles associations de ganache avec une pâte ou gelée de fruit et aromates telles que fraise-basilic, abricot-thym ou framboise-citron vert sous un joyeux habillage aux couleurs « ethniques », léopard, rose, vert…qui raviront petits et grands gourmands ! Les alliances sont subtiles, les associations les plus complexes ne saturent jamais le palais mais au contraire l’émerveillent et le rassurent. Ce grand art est présenté dans des écrins raffinés et sobres, signe des meilleurs enseignes d’antan.

 


Le gourmet trouvera encore mille et une autres saveurs ou surprises dans ce paradis du chocolat tels ces sachets de grains de café pour accompagner cette même boisson ou ces extraordinaires pâtes de fruits où le sucre s’efface pour privilégier le souvenir du fruit sans oublier les marrons glacés qu’il faut à tout prix découvrir pour cet art équilibré du fruit et du sucre.
Du Rhône Chocolatier a depuis longtemps déjà acquis ses lettres de noblesse dans l’art du chocolat et de la confiserie, une maîtrise toujours renouvelée et qu’il faudra découvrir lors d’une visite gourmande à la célèbre enseigne 5 rue de la Confédération à Genève ou par correspondance sur le site de la célèbre marque.

Du Rhône Chocolatier
Rue de la Confédération 3 P.O. Box 5241 1211 Genève
Tél +41 (0) 22 311 56 14 info@du-rhone.ch
www.du-rhone.ch

 

Histoire de Genève

 

Histoire de Genève. Coffret Mathieu Caesar, Corinne Walker, Olivier Perroux, Editions Alphil, 2015.

 

 

 


Mathieu Caesar est spécialiste d’histoire médiévale et sa thèse de doctorat a porté sur la communauté de Genève aux XIV° et XV° siècles. C’est le fruit de son travail universitaire ainsi que d’un attrait porté à la région de Genève et de la Savoie qui se trouvent réunis dans le premier volume de ce coffret de trois tomes consacrés à l’Histoire de Genève. Un coffret incontournable pour les amoureux de cette ville ! Le premier volume, La Cité des Evêques (Ive-XVIe siècle), débute par les premiers temps de la ville à la fin de l’Antiquité, époque du IV° siècle qui voit les frontières de l’Empire romain vaciller sous les assauts du monde barbare qui l’entoure.

 De ces structures persisteront comme en Gaule, la puissance ecclésiastique et Genève sera rapidement La Cité des Évêques,une ville forte de par sa position stratégique au cœur de l’Europe et de ses voies de communication. Le deuxième volume, intitulé « De la Cité de Calvin à la ville Française (1530-1813)», et rédigé par Corinne Walker, également historienne et spécialiste de Genève sous l’Ancien Régime, s’attache pour sa part à analyser la cité de Calvin avec les profondes transformations imposées par la Réforme. Commerce et négoce vont également venir renforcer le poids d’une bourgeoisie présente, bourgeoisie qui réclamera de plus en plus de pouvoir. Mais, derrière l’aspect bucolique de son paysage, Genève est aussi l’objet de convoitise et de stratégies à la veille de la Révolution française et qui mèneront quelques années après sa réunion à la France. De cette période demeureront de nombreux traits culturels que Corinne Walker met en évidence et qui permettent de mieux comprendre l’esprit de la ville. Olivier Perroux, historien ayant analysé dans sa thèse de doctorat les élites bourgeoises au XIX° siècle, signe enfin avec « De la création du Canton en 1814 à nos jours » le troisième volume de ce coffret consacré à l’histoire de cette étonnante ville de Genève. La création du canton dans un contexte industriel marqué par l’emprise importante de l’horlogerie, une identité à la fois marquée par un repli sur soi et une ouverture au monde extérieur, c’est en effet une société faite de contrastes qu’il revient au lecteur de découvrir pour mieux parfaire sa connaissance de cette cité bordant le Lac Léman grâce à ces trois ouvrages de fond richement agrémentés de cartes et d’illustrations.

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Florence

gemme de la Toscane

 

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Ouverture

 

La Toscane a revêtu, en ces jours, sa livrée de printemps. Le vent fait ondoyer la richesse des prés en une déclinaison de verts, tendres ou profonds, céladon ou fugaces selon les effets du soleil. À l’approche de la ville aux pierres et briques antiques, les vibrations de l’air trahissent l’accumulation de la mémoire. Celle des hommes et des générations qui ont converti cette richesse en abondances architecturales, œuvres d’art passées à la postérité, long fleuve qui a pour nom Arno et dont les teintes ocre s’harmonisent avec les palais qui le bordent, à moins que cela ne soit l’inverse…
Au pied des Uffizi, des antiques demeures et de ses majestueuses églises, les pas sont comme amortis par les ruelles florentines, le bruit assourdissant des visiteurs s’estompe au gré des heures, il y a toujours un lieu pour s’isoler à Florence et renouer avec l’Histoire qui chuchote à chaque coin de ruelle. C’est l’instant rêvé pour être l’invité de cette ville, c’est le moment délicieux pour se perdre et se retrouver dans ses enchevêtrements de palais, de basiliques et de chefs-d’œuvre. Le promeneur croit avoir entendu quelques réflexions chuchotées par Dante en revenant de Santa Croce, ce n’était semble-t-il qu’un vol de martinets enjoués par le printemps. Des pancartes composent un jeu de piste pour retrouver les traces de ces illustres ancêtres, mais il suffit de prêter l’oreille à tous les possibles pour qu’entre fracas opposant Guelfes et Gibelins, nous continuions tranquillement notre chemin dans cette cité au cœur de lys et y découvrir ce qui nous importe. Giotto croise votre regard lorsque vos yeux s’élèvent au sommet du majestueux campanile qu’il conçut, nous qui le pensions occupé à la seule représentation des sourires des anges. Florence oscille entre les hauteurs majestueuses de l’art et de la foi, entre le foisonnement de ses ruelles ou son fameux Ponte Vecchio qu’un long fleuve traverse suivant les siècles en un jeu de lumière incessant.

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Hôtel St Regis

point de vue unique sur l’Arno…

L’hôtel St Régis compte très certainement parmi les résidences d’exception ayant vue directe sur l’Arno. Légèrement en retrait de l’afflux touristique, il est pourtant au cœur du centre historique.

 

 

L’environnement architectural n’est qu’Histoire en ces lieux, sur cette place Ognissanti, sur laquelle le fameux architecte Brunelleschi reçut commande de la famille Giuntini d’y bâtir, il n’y a pas moins de quatre cents ans, une résidence dont le St Régis a hérité et fait sienne depuis. D’importants travaux ont eu lieu, il y a peu, afin de redonner à cette superbe résidence tout le style et le panache les plus proches de la construction initiale. Sur cette même place de l’hôtel se dresse également, discrètement, une belle église franciscaine, la Chiesa di Ognissanti. Connue des amoureux de l’art pour son célèbre crucifix réalisé par Giotto au XIVe siècle, récemment restauré, ses très beaux portraits de saints, celui de Jérôme peint par Domenico Ghirlandaio à la fin du XVe siècle et celui de saint Augustin par Botticelli, l’église demeure également connue pour y renfermer la sépulture du même Botticelli et de son fameux modèle Simonetta Vespucci. Nous sommes ainsi en plein cœur de la Renaissance et c’est avec ces références que nous découvrons le St Regis, palace cinq étoiles célèbre pour le raffinement de sa décoration, perceptible dès le hall d’entrée franchi.

 

 

Chasseurs et réception privilégient un accueil chaleureux, tourné exclusivement vers la satisfaction du client qui bénéficiera tout au long de son séjour d’un service de butler à l’ancienne, avec carte de visite et appel toujours possible pour régler les moindres détails. L’esprit des lieux inspire l’amoureux des beaux objets avec une décoration se faisant écho de l’humanisme florentin de par sa bibliothèque, ses œuvres d’art choisies avec goût, ainsi qu’un mobilier associant style et objets contemporains dans une douce harmonie. Inspiré des demeures patriciennes d’antan, le St Régis parvient à cet équilibre subtil d’un raffinement confortable, un style praticable et habitable et non d’apparats malgré les nombreuses tentures, dorures et fauteuils de style qui en font sa griffe inimitable. Pour toutes ces raisons, le St Régis reçoit depuis deux siècles les plus grands noms attirés par le calme, le charme du lieu, et sa vue imprenable.

 

 

Un bel ascenseur vous mène à votre suite spacieuse donnant directement sur l’Arno et disposant d’un généreux balcon où l’on pourra prendre agréablement une collation en cherchant à discerner les infimes variations des reflets du ciel sur l’onde… Les hauts plafonds éclairés par des lustres étincelants, un lit royal à baldaquin trône au milieu de la pièce aux accords de violine et de gris. Et face à lui, surprise, une baignoire à l’ancienne avec son miroir sur pied permettant de prendre un temps de repos tout en regardant le Ponte Vecchio, luxe suprême… Gravures et miroirs aux encadrements généreux, parquets à chevrons ajoutent à l’opulence des lieux. De confortables canapés, fauteuils et une pléiade de tabourets et petites tables ajoutent à ce confort classique aisance et plaisir.

 

 

Une fois écartées les lourdes draperies, vous découvrirez le spectacle de l’Arno étendant son cours sous vos yeux. La tranquillité est de règle ici et aucun bruit ne parviendra à vos oreilles tant les portes sont lourdes et isolées. Envie d’un SPA ou d’une limousine pour un achat en ville ? Tout est prévu en ces lieux enchanteurs pour qu’en quelques instants les meilleurs soins vous soient apportés. Au matin, le petit-déjeuner au balcon de l’immense salle du restaurant offrira tous les délices souhaités, pains, viennoiseries, gâteaux, omelettes et autres céréales, tout cela servi dans de la porcelaine avec élégance et prévenance. Un séjour passé au St Régis perpétue cette tradition de l’excellence florentine sous les auspices bienveillants de l’Arno !

 

Diner au Winter Garden By Caino à l’Hôtel St Régis de Florence…


C’est sous les lustres de la grande salle du restaurant de l’Hôtel St Régis de Florence que nous sommes accueillis par le responsable de salle Andréa qui orchestrera de main de maître cette découverte de la cuisine du chef, Michele Griglio, en partenariat avec la chef Valeria Piccini associant traditions culinaires de Toscane et cuisine internationale pour un restaurant étoilé au Michelin.
 


L’immense salle du restaurant évoque immédiatement ces fêtes fastueuses d’antan, un transport des décennies en arrière, à une époque où la magnificence était chose courante. Malgré le gigantisme du lustre, l’ambiance en ces lieux charmants n’est pas écrasante, bien au contraire, il y règne une douce intimité renforcée par la pénombre et la lueur des bougies que fait danser le piano enjoué de ce musicien au répertoire vintage du meilleur effet. L’équipe de salle se met en branle et tournoie autour de vous, maître d’hôtel, sommelier et chef de rang, toute cette équipe étant chargée de traduire et de transmettre l’art du Chef qui œuvre en ces lieux, le jeune et dynamique Michele Griglio, originaire de la région de Turin.

Nous débutons ce dîner par un magnifique homard légèrement cuit à la vapeur et servi sur un gaspacho de tomate et d’avocat en une jolie présentation florale, une fraicheur printanière bienvenue après les froidures de l’hiver. Une autre préparation régale le palais avec cette rascasse rôtie et préparée de manière originale dans une fleur de courgette et accompagnée d’une crème de courgette. Les accords sont tendres et délicats, la saveur des poissons soulignée par une préparation subtile des légumes.

 

 

Les accords de musique ajoutent au charme de ces instants, le pianiste anticipe les attentes et égrène des airs familiers propices au bonheur partagé. À la manière d’une valse oubliée, difficile de ne pas songer à toutes ces tables qui naguère ont dû entendre elles aussi des accords vibrants aujourd’hui disparus, mais l’heure n’est pas à la nostalgie, place aux instants festifs et à l’art de la pasta honoré de main de maître en ces lieux avec des raviolis « gnudi » à la ricotta, parmesan et herbes finement hachées pour un accord crémeux sans artifices. Les tortelli de rouget sur une crème de pois cassés et de poutargue sont également un régal avec leur préparation antique et précieuse à base d’œufs de mulet.

 

 

Les espaces sont déjà bien occupés en cette soirée, certains préférant les lumières de l’imposant lustre alors que d’autres convives ont recherché l’intimité des petits espaces protégés tout autour de la salle. L’équipe talentueuse valse autour de vous dans de belles livrées d’un blanc parfait, vos plats disparaissent et de nouvelles assiettes les suivent en un tourbillon de porcelaine et de cristal… Encore de belles découvertes avec ce loup de mer préparé à l’acqua pazza avec sa sauce tomate, une préparation originaire du sud de l’Italie et dont les apparentés avec une soupe légère de poissons sont manifestes, une belle manière de mettre en avant la fraicheur du poisson. L’échine de porc est braisée à très basse température avec du fenouil, framboises et un délicieux crumble de Finocchiona, le salami toscan explorant les associations subtiles sucrées salées.

 

 

L’heure est encore à la fête avec les desserts notamment cette tarte au citron déstructurée avec sa meringue ferme accompagnée de sa version plus moelleuse alors qu’une crème de citron et une glace du même agrume composent un ensemble équilibré. Une belle grappa, un café et des mignardises tentatrices prolongeront longtemps encore ces heures précieuses passées au restaurant Winter Garden by Caino avant une promenade nocturne au bord de l’Arno en direction du Ponte Vecchio, ce fidèle compagnon nocturne…
 

(Vin conseillé par le sommelier : Alto Adige Pinot Nero DOC “Barthenau Vigna S. Urbano” 2012 - Hofstätter
un vin 100% pinot noir d'un rouge intense, tanique frais et aromatique idéal avec les mets proposés)

The St. Regis Florence Piazza Ognissanti 1, Florence, 50123, Italie

Téléphone: (39)(055) 27161

www.stregisflorence.com

Gallery Hotel Art

Lungarno Collection

L’expérience Lungarno Collection est une occasion unique de goûter au savoir-vivre italien et à celui de l’excellence cultivée depuis des décennies par l’univers Ferragamo. Avec des hôtels et des suites de luxe, c’est en effet une manière de vivre raffinée ou excellence rime avec confort qui est proposée dans toutes ses déclinaisons par Ferragamo et Lungarno Collection.

 

 

Avec le Gallery Hotel Art, un boutique Hotel tout orienté vers l’art, c’est la culture et le luxe discret qui est offert en une version intimiste. Michele Bönan, l’architecte florentin renommé, a présidé à la conception de ce lieu tendu vers l’art, la mode et l’élégance, éléments indissociables de la marque Ferragamo. Le style et le design ont ainsi été dans les priorités pour la conception de cette résidence élégante à cent mètres du célèbre Ponte Vecchio tout en étant légèrement en retrait de la foule incessante qui sillonne l’une des merveilles les plus connues de la ville. De nombreux vernissages et évènements de la mode ont ainsi lieu en ces murs, l’Hôtel étant en effet connu pour abriter des expositions de renommée internationale et dont les vernissages connaissent un succès où les people sont nombreux…

 

 

Et, en ce moment, vous aurez le privilège de prendre votre petit-déjeuner en compagnie d’œuvres originales d’Andy Warhol et de Steve Kaufman son ami, l’exposition Andy Warhol Forever présente en effet seize des œuvres les plus iconiques du célèbre artiste du pop art américain provenant de la Rosini Gutman Foundation. Imprimant dans ces clichés passés à la postérité les profonds changements de la société américaine avec la consommation de masse, la reproductibilité des images et leur multiplication, l’artiste a immortalisé le portrait de Marilyn Monroe au destin tragique dont deux sont accrochés aux murs de l’hôtel ! D’autres œuvres célèbres également figurent dans les espaces de la réception et les couloirs menant à la bibliothèque telle la série Ladies and Gentlemen avec ses drag queens d’un club de New York ou encore ces fameuses représentations des conserves de soupe Campbell. L’exposition sera également l’occasion de découvrir certaines œuvres de l’artiste Steve Kaufman, ami et assistant de Warhol qui le surnommait SAK et qui a su dans cette même inspiration poursuivre et développer une narration et un style personnel.

 

 

Le Gallery Hotel Art place l’art de vivre au premier plan avec des suites d’une sobre élégance aux matériaux nobles, lin, cachemire, boiseries asiatiques et pierres de Toscane telle la Penthouse San Miniato. L’hôte pourra découvrir cette belle et agréable suite à l’équilibre parfait alliant raffinement des décorations, aménagement des espaces et cette impressionnante terrasse privée donnant sur la ville entière au dernier étage de l’hôtel ; Une suite qui offre l’expérience rare de vivre Florence à l’écart des bruits tout en profitant des monuments qui l’ont rendu célèbre. De jour comme de nuit, le Duomo, le Palazzo Vecchio, le Bargello, toutes les églises de Florence s’offrent en ce haut lieu à la contemplation des hôtes, et il n’est pas un clocher jusqu’à la lointaine San Miniato al Monte, ayant donné son nom à la suite, qui ne soit observable.

 

 

Il faut avoir fait également cette expérience unique d’un feu d’artifice, un soir de 25 avril, jour de la Libération italienne, bien confortablement installé dans son fauteuil pour comprendre que le Gallery Art Hotel privilégie toute une gamme d’émotions, à jamais gravées dans sa mémoire. Envie de repos et d’intimité, nous descendons dans la vaste chambre où tout a été prévu pour un confort maximal : grand lit, bureau, minibar, dressing, et salle de bain permettant de prendre une douche tout en regardant les toits de ville jusqu’à la fameuse coupole de Brunelleschi sans être vu ! Les expériences seront nombreuses au Gallery Art Hotel et la non moindre d’entre elles sera assurément la prévenance et la gentillesse de son personnel, disponible et souriant, à toute heure de la journée ou de la nuit…

Restaurant Caffè dell'Oro Lungarno Collection avec vue sur l’Arno…

Le Caffè dell'Oro est l’un des rares restaurants à donner directement sur le si célèbre et beau Ponte Vecchio et l’Arno, les emblèmes de la ville les plus connus. Lorsque la pénombre gagne, les petites édifications qui rythment le pont laissent l’impression d’une création de conte de fées lorsque la couleur miellée de ses façades laisse ressortir l’âge vénérable de ses boutiques. Nous prenons place à l’une des tables élégamment dressées de la marque Lungarno Collection du groupe Ferragamo propriétaire de cet établissement. Invariablement, les yeux s’attardent sur l’onde qui reflète fidèlement l’architecture de cet édifice construit au XIVe siècle et siège de la joaillerie depuis la Renaissance.

 

 

 


L’aménagement intérieur des lieux est à la fois urbain et privilégie un agréable confort avec ces fauteuils tapissés de beige et ces tables généreuses. Tapis et boiseries viennent apporter une touche de chaleur aux briques blanches. En ces lieux urbains, le nouveau chef étoilé Peter Brunel en collaboration avec le chef résident, Gilberto Vannini, qui officie également au restaurant Borgo San Jacopo de l’autre côté de la rive laisse une large part à la créativité italienne réinterprétée afin de satisfaire une clientèle internationale. Une mise en bouche raffinée sous la forme d’une mousse de pommes de terre associée à des œufs de poisson accompagne un Americano, bien venu, alors que le regard demeure rivé sur le point de vue unique du Ponte Vecchio.

 

 

 

 

Un carpaccio de bœuf très finement préparé avec ses mini artichauts, noix et olives fait la preuve d’une cuisine à la fois simple et raffinée avec ces associations héritées de l’antique tradition culinaire méditerranéenne aux accents internationaux, tout comme ce délicieux saumon fumé à l’aneth relevé d’une moutarde à l’orange en billes de couleur parsèment l’assiette.

 

 

 

La salle est comble en cette soirée de weekend et les accents du monde entier se conjuguent pour donner un air d’insouciance à cette ambiance festive. Les touristes ne cessent de faire crépiter le flash de leur appareil photo, ajoutant aux scintillements des lumières sur l’antique pont. Un poulpe grillé aux cèpes et aux pommes de terre ravit le palais par ces associations réussies terre – mer alors que les raviolis au potiron et parmesan jouent la carte crémeuse d’une préparation généreuse.

 

 

 

Le service est prévenant, francophone de surcroît, et a à cœur de conseiller de beaux vins italiens tel ce Sauvignon Winkl Terlan du Trentin-Haut-Adige au nord-est de l’Italie ou encore ce Vernaccia di San Gimignano Panizzi, un vin équilibré avec une belle acidité. Il restera encore des découvertes à faire au Caffè dell'Oro avec des desserts gourmands tel ce Tiramisu réinterprété avec ses traditionnels gâteaux secs Amaretti ou encore ce chessecake aux agrumes et aux châtaignes pour ajouter au charme de cette fin de soirée en compagnie du Ponte Vecchio !

 

Vicolo dell’Oro, 5 50123 - Florence
Téléphone ++39 055 27263 gallery@lungarnocollection.com
www.lungarnocollection.com

L’Hotel Brunelleschi

ou l’Histoire de Florence vécue…

Nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres d’un des lieux les plus célèbres de la ville de Florence, le fameux Duomo et son Baptistère, et pourtant il règne un calme olympien dans cette toute petite Piazza Santa Elisabetta où nous avons rendez-vous avec l’Histoire !

 

 

 

 

Le cœur historique bat en effet en ces lieux à plein régime. L’hôtel Brunelleschi est installé dans l’ancienne tour byzantine de la Pagliazza construite au milieu du VIe s. et de l’église San Michele in Palchetto. Dans les fondations antiques de la tour, aujourd’hui visibles en un petit musée privé accessible aux hôtes de l’hôtel, on a retrouvé un bain datant de l’époque romaine… Nul étonnement alors que le célèbre romancier Dan Brown ait fait de ce lieu non seulement sa résidence lors de ses séjours dans la ville, mais surtout qu’il l’ait cité à deux reprises dans ses best-sellers mondiaux le Da Vinci Code et Inferno.

 

 

 En ces lieux chargés d’histoire, c’est un dédale de couloirs, de vieilles pierres admirablement restaurées en une association harmonieuse avec éléments modernes et design réussi qui accueillent avec chaleur les hôtes. Les éléments anciens du précédent hôtel ont été réhabilités avec goût et élégance en des jeux de miroirs accrochés aux murs, des éléments placés ici ou là pour un effet charmant, à nul autre lieu pareil. Malgré ce passé le plus ancien omniprésent dans ces murs, la modernité est partout dans les 96 chambres et suites équipées de tout le confort moderne d’un hôtel de luxe : télévision par satellite, WiFi, minibar… « Notre priorité est de permettre à nos hôtes de vivre en ces lieux uniques une expérience humaine et artistique authentique » souligne Claudio Catani, le dynamique General Manager de l’Hôtel Brunelleschi. « Nous sommes convaincus du caractère essentiel d’une authenticité du service et non d’un standard de base. Pour cela, nous aimons donner à notre équipe la liberté de prendre des décisions en ce sens, une latitude exclusivement orientée pour cette expérience née de ce rapport humain ».

 

 

Et toute personne ayant séjourné à l’Hôtel Brunelleschi pourra témoigner que ce ne sont pas là que vains mots. Qu’il s’agisse du responsable de la réception qui prendra la responsabilité d’un changement de chambre pour une meilleure adéquation de l’attente des clients, ou du responsable du restaurant établissant avec rigueur et prévenance un repas dans les règles de l’art, tout est en effet orienté vers une prévenance et personnalisation du service. Lorsque l’hôte du Brunelleschi empruntera les différents ascenseurs pour grimper au sommet de l’hôtel et atteindra la Pool Suite, une surprise l’attendra. En effet, située au plus haut, en duplex, cette généreuse Suite offre tout d’abord un salon décoré avec goût et une vaste salle de bains avec une immense baignoire – jacuzzi en marbre.

 

 

Une fois l’escalier intérieur du duplex gravi, d’autres ravissements l’attendent encore avec cette chambre donnant sur le Duomo quasi à portée de mains et cette terrasse privée équipée d’une baignoire hydromassage extérieur… Il sera difficile de quitter ces lieux après une telle expérience, observer de nuit le Duomo avec sa fameuse coupole qui a donné le nom à l’hôtel est un songe qui restera gravé à jamais dans la mémoire.

Osteria della Pagliaza - Hotel Brunelleschi

 


C’est encore une rencontre avec l’Histoire que propose l’Osteria della Pagliaza de l’Hôtel Brunelleschi située dans une ruelle toute florentine à deux pas du Duomo. Niché au cœur d’une antique tour byzantine dont les fondations remontent à l’époque romaine, cet élégant restaurant propose une cuisine aux accents italiens interprétée avec raffinement dans ce cadre unique où vieilles pierres et mobilier tendance font bon ménage. Alessandro, le serveur, saura vous accueillir comme dans les meilleures maisons avec une distinction et une prévenance appréciées.

 

 

Il pourra vous conseiller - en français ! – cet œuf poché irréprochable avec sa crème de parmesan et truffe, idéalement proposé avec un verre de Champagne Perrier Jouet Brut… Grand classique de la cuisine italienne, le poulpe est ici rôti à basse température sur un lit d’épinards et une sauce tomate accompagné d’un Chianti classico tanique et fruité sans excès. De notre place, nous pouvons observer cette petite place où la terrasse de l’hôtel a disposé ses parasols et ses petites tables dont profitent ses hôtes. Peut-on imaginer avec une telle tranquillité qu’à quelques mètres de là seulement, le fameux Duomo et son non moins illustre baptistère sont assaillis par une horde de touristes internationaux ?

 

 

 

 

Nous goûtons à cette tranquillité avec ces murs vénérables, cette histoire florentine omniprésente en pensant que Dante a foulé cet endroit à maintes reprises, suivis en cela par tout ce que l’histoire de l’art compte d’artistes prestigieux… Il faut avoir également dégusté, en ces lieux privilégiés, l’ombrine à la ligure avec ses tomates séchées, fruits de mer et ragout d’aubergine pour apprécier toute la saveur de la cuisine de l’Osteria della Pagliaza avec cet équilibre idéal entre saveurs franches de la tradition méditerranéenne et notes inventives.

 

 

Les desserts seront au diapason de ce repas, un fondant Tiramisu – Italie oblige – avec ses biscuits Amaretti et des cubes de gelée au Vermouth pour une touche moderne ou encore ce délicieux gâteau aux cantuccini et poires cuites au Vino Santo viendront conclure idéalement ce repas passé au cœur intimiste de la Florence médiévale.

Alessandro saura également vous conseiller un beau voyage avisé parmi les vignobles italiens lors de votre repas avec un Chianti Classico 2015 Peppoli Estate by Antinori Sangiovese Toscana, un Pinot Bianco 2014 by Villa Russiz Friuli Venezia Giulia et un Bruciato 2015 Bolgheri DOCG by Guado al Tasso.

 

HOTEL BRUNELLESCHI FIRENZE Piazza Santa Elisabetta, 3 Firenze 50122

Tel. +39 05527370 info@hotelbrunelleschi.it

www.hotelbrunelleschi.fr

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L’Enoteca Pinchiorri

ou le Paradis de la gastronomie florentine…

Au numéro 87 de la Via Ghibellina, à Florence, se tient l’une des adresses mythiques de la ville, emblème de la haute gastronomie italienne et internationale. En effet, c’est, ici, au cœur de la ville ayant connu le célèbre poète Dante Alighieri, de cette rue chargée d’Histoire et d’histoires arpentée par les plus grands artistes de la Renaissance italienne que se tient fièrement l’Enoteca Pinchiorri.

 

 

C’est un superbe palais qui abrite ce restaurant trois étoiles au Michelin avec ses fenêtres protégées d’antiques ferronneries et ses deux piliers en marbre qui entourent la vénérable entrée. Par ce début de soirée et avec la douceur printanière, un parfum de légèreté règne sur Florence et l’accueil dès les marches franchies est celui des grandes maisons, dirigée ici même par le Chef Annie Féolde, première dame à avoir reçu les célèbres trois étoiles en Italie, et de Giorgio Pinchiorri dont la renommée de la cave a fait le tour du monde. Cette cave est un moment d’émerveillement pour qui a eu le privilège de sa découverte.

 

 

Sa notoriété tient aux choix sûrs opérés par son propriétaire Giorgio Pinchiorri bien avant que l’économie mondiale ne s’y intéresse. Véritable mythe, nous comprenons pour quelles raisons cet endroit fait écarquiller les yeux de tout amo